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24/01/2013

Cauchemar en tête de train

http://www.ledauphine.com/faits-divers/2013/01/23/cauchem...

Aux commandes de la locomotive, les conducteurs risquent durant leur carrière d’être confrontés à cette tragédie. Photo Archives DL/Hélène NAHORY

Aux commandes de la locomotive, les conducteurs risquent durant leur carrière d’être confrontés à cette tragédie. Photo Archives DL/Hélène NAHORY

C’est le cauchemar des conducteurs de train : apercevoir quelqu’un sur les voies. Accidents, suicides, imprudence sur les rails, ils sont, malgré eux, confrontés à l’image de la mort. Par pudeur, certainement, la SNCF répertorie les suicides dans les “accidents de personnes”. Le CHSCT (1) des conducteurs de Chambéry en a recensé 10 en 2011 ; 14 en 2012. Et l’année 2013 a débuté avec déjà deux accidents de personnes.

Cela arrive une fois dans la carrière d’un chauffeur, parfois deux ; d’aucuns y échappent. Mais tous sont hantés par la peur de voir quelqu’un se jeter sous leur train.

« La première fois, c’était en 2004 », se remémore Thomas*. Ce conducteur de train de Chambéry acheminait des marchandises. « J’arrivais à hauteur d’Ambérieu-en-Bugey. C’était au mois de janvier, il était 20 heures, il faisait nuit. En abordant le virage précédant la gare, j’ai vu dans les phares une personne sur les voies qui avançait en direction du train. » La locomotive est alors à 50 mètres de l’homme d’un âge déjà avancé. Thomas peut voir ses cheveux blancs ; il tient une sacoche à la main. Le cheminot applique la procédure d’urgence qu’il a apprise pour arrêter le train. « On appuie sur un bouton d’urgence. Dans la foulée, pour éviter un suraccident, on stoppe les trains en sens inverse grâce à un signal d’alerte radio reçu par tous les convois du secteur. J’ai également enclenché l’alerte lumineuse, des flashs blancs. »

Mais il ne peut éviter la collision, même s’il voit l’obstacle. Le train de fret de 1 200 tonnes, lancé à 100 km/h, met un kilomètre à s’immobiliser… Un temps d’arrêt qui paraît interminable : 40 secondes.

« J’ai avisé, ensuite, le régulateur de cet accident de personne. » Le conducteur sort de la locomotive, sur le marchepied, c’est une vision d’horreur qui s’impose à lui. Le règlement stipule d’aller porter assistance, mais la chair déchiquetée retrouvée sur l’engin ne laisse aucun espoir. Alors que les secours arrivent sur les lieux, Thomas reste dans sa bulle, attendant l’arrivée d’un cadre de traction qui doit venir le relever. Une enquête des gendarmes est diligentée.

Six mois plus tard, sur la même ligne Chambéry-Ambérieu, mais cette fois-ci aux commandes d’un train voyageurs, Thomas vit de nouveau un événement traumatisant. « C’était au mois de juin, à 18 h 30, il faisait jour. Je voyais au loin quelque chose sur les voies. Je pouvais voir à 400 mètres. Plus je me rapprochais, plus je voyais quelqu’un qui allait sur les voies et en repartait à plusieurs reprises. » Encore un jeu imprudent, pense Thomas. « J’ai sifflé de loin, la personne s’est écartée des voies. » Mais lorsque le train est arrivé presque à sa hauteur, la silhouette s’est jetée sur les rails. « C’est encore pour moi », se dit à cet instant-là le conducteur malchanceux. Et là, tout va très vite, « un mélange de cauchemar et de réalité. » Les gestes d’urgence sont effectués comme un automate. Après, vient le contrecoup.

Comme à chaque fois lorsque de tels drames surviennent, le conducteur est suivi par le médecin du travail de la SNCF et peut l’être par un psychologue s’il en éprouve le besoin, afin d’ôter toute pensée de responsabilité. « J’ai eu trois jours d’arrêt, puis j’ai demandé à passer au même endroit et avec le même train, car il est important de voir comment on réagit après un tel choc psychologique. » Les traumatismes peuvent resurgir une semaine, voir un mois plus tard. « Encore aujourd’hui, je pourrais vous dire où ça s’est passé, dans quel virage, quel buisson, mais ça va », assure-t-il. Bien mieux que l’un de ses collègues, en arrêt de travail depuis deux ans.

* Le prénom du conducteur de train a été changé pour préserver son d’anonymat

(1)CHSCT : comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail.

par Ghislaine GERBELOT le 24/01/2013 à 06:04

22/01/2013

Nouvel 'accident de personne' sur la ligne Grenoble-Lyon à hauteur du Fontanil (Isère)

http://alpes.france3.fr/2013/01/22/nouvel-accident-de-per...

Vers 13h35, ce mardi 22 janvier, une personne a été percutée par un TGV à hauteur du Fontanil-Cornillon en Isère. Un 'accident de personne' qui engendre d'importantes perturbations sur la ligne.

  • Par Franck Grassaud
  • Publié le 22/01/2013 | 14:52, mis à jour le 22/01/2013 | 15:35
© France 3 Alpes
© France 3 Alpes

 

La SNCF parle toujours pudiquement d'un 'accident de personne' avant de connaître les conclusions de l'enquête mais, le suicide ne semble pas trop faire de doutes au Fontanil. La personne s'est jetée sous un TGV parti de Grenoble quelques minutes plus tôt. Le drame s'est produit à hauteur du passage à niveau n°81, rue Babière.

Vers 14h30, le TGV a pu repartir en "marche prudente" mais les perturbations étaient encore nombreuses. Un TER a dû être dévié et 10 cars ont été envoyés par la SNCF pour récupérer les autres passagers bloqués sur la ligne Grenoble-Lyon. Une ligne d'importance puisque chaque jour l'axe voit passer 30 000 passagers.

C'est le troisième accident de ce type sur cette ligne depuis le début de l'année. Il y en a eu déjà près d'une dizaine en Rhône-Alpes.

http://api.dmcloud.net/player/pubpage/4f3d114d94a6f669450...

Intervenants : Josiane Beaud, Directrice régionale SNCF Rhône Alpes; Jean-Philippe Peiny, Dirigeant centre opérationnel des Alpes.

21/01/2013

Sur la voie Lyon-Chambéry Sur les câbles SNCF, l’aluminium remplace le cuivre

http://www.ledauphine.com/savoie/2013/01/20/sur-les-cable...

Samedi 26 février 2011, trois câbles en cuivre sont sectionnés sur la voie ferrée entre Tournon et Frontenex.  30 000 voyageurs resteront en carafe à cause de cet acte de vandalisme sur le réseau SNCF. Archives DL/A.P.

Samedi 26 février 2011, trois câbles en cuivre sont sectionnés sur la voie ferrée entre Tournon et Frontenex. 30 000 voyageurs resteront en carafe à cause de cet acte de vandalisme sur le réseau SNCF. Archives DL/A.P.

C’est un casse-tête pour la SNCF (celle qui exploite le réseau ferroviaire) et Réseau ferré de France (celui qui le construit et le maintient en état) : la protection de leurs installations. Une lutte sans merci s’est engagée contre le vandalisme et surtout contre les voleurs de cuivre qui sévissent et peuvent, outre le coût pour l’entreprise (RFF), entraîner de monstres perturbations pour l’acheminement des voyageurs SNCF. On se rappelle encore du “chaos” engendré entre Bourg-Saint-Maurice et Chambéry par un acte de vandalisme (un sabotage plus qu’une tentative de vol) lors d’un des gros chassés croisés de février 2011 en direction des stations de sports d’hiver de la Tarentaise.

Sauf à enfouir les câbles (impossible aujourd’hui), la solution miracle contre le vol ne paraît pas exister. Outre la technique d’un marquage des câbles, les deux entreprises publiques vont pourtant tenter un “coup” à l’occasion des travaux sur les voies en Rhône-Alpes en 2013, en « innovant » pour limiter sensiblement les convoitises. Tous l’espèrent. Le cuivre des câbles terminaux (il n’y en a pas sur les caténaires) sera remplacé par de l’aluminium, dont la valeur marchande est beaucoup plus faible (quatre fois moindre en janvier, NDLR) », explique Anne Lambusson, directrice régionale de RFF Rhône-Alpes-Auvergne sur le tronçon de 57 km de voie Lyon-Saint-André-le-Gaz, intéressant les axes Lyon-Chambéry et Lyon-Grenoble du 25 février au 13 juillet (notre édition de samedi). Une “première” qui pourrait bien s’étendre chez nous, par exemple sur l’axe de la Tarentaise, où « ces vols peuvent causer bien des tourments l’hiver », dixit Josiane Beaud, directrice régionale SNCF.

 
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