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21/06/2016

Trop c'est trop => Rendez-vous le 23 juin à 8h45 devant l'hôtel de région

Mesdames, Messieurs,
 
Vous trouverez ci-joint un communiqué diffusé ce jour à l'attention des adhérents de l'ADUT, des élus et des médias.
 
 
Nous vous remercions de diffuser plus largement ce communiqué et nous restons à votre disposition pour répondre à vos sollicitations dans la mesure de nos disponibilités.
 
D'ici là, nous vous donnons rendez-vous le 23 juin à 8h45 devant l'hôtel de région à Lyon 2ème.

1 esplanade François Mitterrand
 69002 Lyon

Objectif : Obtenir la gratuité pour 2 mois d’abonnement suite aux dysfonctionnements de ce début d’année.

Tram T1 - Arrêt Hôtel de Région - Montrochet

Plan Hotel de région.jpg

 
Cordialement,
 
Pour l'ADUT,
Patrice BELVEGUE
Secrétaire de l'ADUT
--
Association Dauphinoise des Usagers du Train
1285, Route de la croix St Marc
38440 Ste Anne sur Gervonde
Email : adut.ter.ra@gmail.com
Blog :  http://adut.20minutes-blogs.fr/

20/06/2016

"Trop c'est trop !" disent les usagers du train des lignes Grenoble-Lyon et Chambéry-Lyon

https://www.francebleu.fr/infos/transports/trop-c-est-tro...

Par Nicolas Crozel, France Bleu Isère et France Bleu Pays de Savoie vendredi 17 juin 2016 à 9:04

les usagers du TER sont exaspérés
les usagers du TER sont exaspérés © Maxppp - Maxppp

Ils ont compté 53 jours de grève sur leur ligne depuis le début de l'année, et dès la semaine prochaine ce sont des travaux qui vont perturber leur quotidien. Ils demandent un geste sur l'abonnement mensuel qu'ils payent plein pot.

"Qui se moque des usagers qui payent leurs abonnements sans avoir aucun service en retour ?" Voilà comment commence la missive adressée par l'Association dauphinoises des usagers du train (ADUT) envoyée à la direction régionale de la SNCF et au vice-président chargé des transports à la région. L'ADUT a en effet totalisé pas moins de 53 jours de grève depuis le 1er janvier et dresse la (longue) liste des désagréments.

 

"Ce printemps, nous avons eu droit à la réduction de l’offre car la direction de la SNCF 'a découvert' début 2016 qu’il allait lui manquer des conducteurs pour faire circuler ses trains TER. Résultat note l’Association, Début avril, puis début mai, ce sont 20 TER qui sont supprimés dont certains en heures de pointe (8 sur Lyon / Chambéry et 12 sur Saint-André-le-Gaz ou Rives / Grenoble) imposant à de nombreux usagers des heures supplémentaires de déplacement travail/domicile et cette situation va perdurer jusqu’en décembre 2016 !"

"Nous ne sommes pas contre les travaux, nous demandons juste un service de substitution correct."

Par ailleurs d’importants travaux vont être réalisés cet été entre la Tour du Pin et Chambéry, du viaduc du Grenant et du pont-rail St Charles à Cognin. L’ADUT affirme avoir fait, début mars, des proposions de scénarii à la SNCF pour réduire les impacts de la fermeture de la ligne Saint-André-le-Gaz / Chambéry du 23 juin au 30 août. Toujours selon l’ADUT, SNCF Mobilité n’a répondu que fin mai (trois mois plus tard) et présente les fiches horaires qui sont prévues et les moyens de substitution "qui vont conduire les usagers à subir des conditions de transport vraiment très dégradées et un allongement des durées de transport."

"_Nous ne sommes pas contre les travaux, nous demandons juste un service de substitution correct" _déclare sur France Bleu Isère le secrétaire de l’association, Patrice Belvègue, qui rappelle aussi "qu’une négociation interne à la SNCF sur les futures conditions de travail des salariés de la SNCF est le prétexte pour un certain nombre d’entre eux à se mettre en grève pénalisant une fois de plus les usagers."

Un service réduit pendant l’été

A ces événements, s’ajoute aussi de la mi-juillet jusqu’à fin août, une réduction supplémentaire de l’offre avec la mise en place du service estival ! "Eh oui, il paraît que les usagers pendulaires ont six semaines de congés l’été" ironise Patrice Belvègue. L’association demande donc un geste sur les abonnements qui sont payés par avance par les usagers. L‘ADUT estime que la SNCF devrait offrir deux mois gratuits à ses abonnés.

L'ADUT demande deux mois gratuits pour les abonnés TER

"Afin que l’usager revienne au centre des discussions, nous demandons à M. Patrick Mignola d’organiser dès le mois de septembre des assises du TER d’Auvergne-Rhône-Alpes pour que toutes les parties prenantes : AOT, SNCF direction et syndicats, associations d’usagers aboutissent à la mise en place d’actions visant à faire circuler tous les trains, avec une ponctualité d’au moins 90% sur l’ensemble des lignes d’Auvergne-Rhône-Alpes pour les trains en heure de pointe, et dans des conditions correctes pour les usagers (le transport debout devant être exceptionnel." rajoute l’Adut dans son communiqué.

D’ici là, pour que les élus de la région d’Auvergne-Rhône-Alpes prennent conscience de leur besoin et de leur colère, l’Adut appelle ses membres à se rassembler jeudi 23 juin devant le siège de la région à Lyon à 8h45.

Patrice Belvègue le secrétaire de l'Adut est l'invité de France Bleu Isère l_invite_de_france_bleu_isere_matin-aod-net_367d4624-9176...

15/06/2016

Les cheminots français sont les plus favorisés d'Europe

http://fr.myeurop.info/2016/06/14/les-cheminots-fran-ais-...

Un conducteur SNCF dans sa cabine

Un conducteur SNCF dans sa cabine / Creative Commons

Mar, 14/06/2016 - 14:45 Par  Daniel Vigneron (Paris) myeurop avec RFI Accents d'Europe
RFI Accents d'Europe

La grève SNCF se prolonge alors que les accords sur la table préservent ou améliorent les conditions de travail des cheminots. Les conducteurs français bénéficient de beaucoup plus de jours de repos que leurs homologues allemands, italiens ou britanniques et partent bien plus tôt à la retraite.

Alors qu’une nouvelle journée d’action contre la loi El Khomri se déroule aujourd’hui, la grève de la SNCF continue de perturber les transports ferroviaires. Un mouvement qui se poursuit en dépit des accords intervenus concernant l’organisation du travail des salariés du secteur ferroviaire.

Des accords jugés pourtant très favorables aux salariés mais qui n’ont, à ce jour, pas été entérinés par la CGT, Sud-Rail et Force Ouvrière qui peuvent encore s’y opposer puisqu’ils disposent à eux trois de la majorité des représentants syndicaux du secteur.

Le contenu de ces accords justifie-t-il une telle opposition ? Deux textes ont été signés par trois centrales syndicales « réformistes » - l’UNSA, la CFDT et la CFTC - représentant 40% du corps électoral du groupe SNCF. Le premier est l’accord d’entreprise SNCF portant sur l’organisation du travail au sein du groupe public ; le second est la convention collective nationale du ferroviaire définissant les conditions de travail de l’ensemble des salariés du secteur, y compris donc ceux des entreprises ferroviaires privées qui opèrent dans le fret ferroviaire (35% du marché) et ont vocation à concurrencer, dès 2020, la SNCF dans le transport de voyageurs.

Pour la SNCF, l’enjeu est double : améliorer d’une part la médiocre productivité du groupe en assouplissant l’organisation du travail et, d’autre part, faire en sorte que des contraintes soient imposées aux entreprises ferroviaires privées pour minorer un avantage de compétitivité estimé actuellement à au moins 20%. Et neutraliser ainsi le risque d’une concurrence qui contraindrait la SNCF à se réformer...

Des accords ferroviaires très avantageux pour les cheminots…

Les deux accords sur la table sont considérés comme très avantageux pour les salariés : les salariés de la SNCF préservent à peu près tous leurs avantages tandis que la convention collective octroie à tout le secteur des conditions bien plus favorables aux salariés du privé que le régime actuel.

En dépit de ce résultat, les syndicats majoritaires à la SNCF – la CGT, Sud-rail et FO – menacent de torpiller ces accords en faisant jouer leur droit d’opposition. S’ils ne le font pas, les accords entreront en vigueur car ils ont été approuvés par plus de 30% des salariés représentés.

Sur l’accord d’entreprise, l’essentiel est préservé à part quelques concessions sur la polyvalence des conducteurs de train ou des possibilités de dérogations au plan local, points que dénoncent justement la CGT et Sud-rail. 

Les règles d'organisation du travail des conducteurs de train sont multiples et complexes. Considérons simplement le nombre de jours de repos par an. Sans compter 28 jours de congés payés et 10 jours de RTT, les conducteurs de trains de la SNCF conserveront 126 jours de repos pour compenser le travail de nuit ou celui du week-end. En tout, 164 jours par an non travaillés, soit 20 jours de plus en moyenne que l’ensemble des salariés français !

Quant aux conducteurs de train du privé, ils se voient garantir (hors congés et RTT) 117 jours de repos par an, soit 13 jours supplémentaires par rapport à l’accord de branche en vigueur. L’avantage compétitif des opérateurs privés reviendrait de 20% à moins de 8 %

… mais lourds de conséquences pour le secteur ferroviaire

Pour la SNCF, mais aussi pour les opérateurs privés, ces « avancées » sont, selon Marc Ivaldi, grand spécialiste de l’économie ferroviaire, « une catastrophe dont on mesure mal les conséquences ». Faute de gains de productivité, le groupe SNCF est dans l’incapacité de maitriser l’accroissement de son énorme dette qui atteignait fin 2015, 50 milliards d’euros. Un chiffre à comparer à la dette de la Deutsche Bahn, l’opérateur ferroviaire allemand, qui est de 17,5 milliards, ou encore de la dette du groupe italien Ferrovie dello Stato qui n’atteint pas 7 milliards.

Il faut dire que la Deutsche Bahn a bénéficié en 1995, d’une reprise de sa dette par l’Etat fédéral. Le président de la SNCF Guillaume Pepy laisse entendre qu’il pourrait en être de même en France. Mais Marc Ivaldi estime que la Commission européenne n’acceptera pas cette reprise de dette puisqu’elle n’est aucunement assortie, comme ce fut le cas en Allemagne, d’engagements en matière de gains de compétitivité.

Avantage compétitif pour les chemins de fer allemand et italien

En Allemagne, même si les difficultés du secteur fret ont provoqué en 2015 une perte de 1,3 milliards d’euros pour la Deutsche Bahn, le secteur ferroviaire a su se réformer. D’abord en mettant fin, dès 1994, au coûteux statut public des cheminots, plus que jamais en vigueur en France. Puis en s’ouvrant résolument à la concurrence au niveau du transport régional, ce qui a incité l’opérateur public à améliorer son offre et sa productivité.

Du coup, les subventions publiques au ferroviaire outre-Rhin n’ont pas varié depuis 13 ans et elles sont plus de deux fois inférieures, pour un kilomètre parcouru par chaque train, aux soutiens publics français. Les coûts d’exploitation en Allemagne sont également inférieurs de près de 50% à ceux de la France.

En Italie, les Ferrovie dello Stato sont bénéficiaires et se confrontent avec succès, sur les lignes à grande vitesse, au concurrent privé NTV. Les gains de productivité en Italie sont également significatifs depuis quelques années.

Chez nos voisins, les conducteurs travaillent plus longtemps

Les conducteurs de train allemand travaillent 39 heures par semaine (contre 35 en France) et bénéficient de 20 jours de repos de moins que les Français (en comptant les congés payés). Ils sont en outre plus polyvalents et effectuent des tâches de maintenance que refusent les conducteurs français.

Ils sont en contrepartie mieux payés qu’en France : de 3000 à 3500 euros par mois pour un conducteur expérimenté contre 2500 à 3000 euros en France. En revanche, un conducteur allemand ne peut prendre sa retraite qu’à 63 ans contre 52 ans pour un Français.

Les conducteurs italiens partent à 58 ans et travaillent 40 jours de plus que leurs homologues français tout en étant en moyenne payés moins de 2000 € mensuels. La situation des conducteurs espagnols est assez semblable (35 jours de repos en moins qu’en France) mais ils sont mieux payés que les Italiens (de 1.900 à 3.000 €).

Enfin, au Royaume-Uni, les conducteurs peuvent être payés jusqu’à 4.750 € mensuels pour 40 heures hebdomadaires. Mais l’âge de la retraite peut dépasser les 65 ans à moins d’une contre-indication médicale.

Conclusion : la grève des cheminots n’est qu’un prétexte

Sauf en ce qui concerne les salaires, les conducteurs français apparaissent donc très nettement privilégiés par rapport à leurs voisins. Et le paradoxe, c’est que les accords contestés par la CGT et Sud-rail ne portent aucunement sur les salaires mais confirment ou améliorent la plupart des conditions de travail des personnels roulants ou sédentaires.

En outre, il faut savoir que la réforme El Khomri, dont le retrait est une autre exigence des cheminots en grève, ne s’applique aucunement à ces derniers puisqu’ils ne sont pas soumis au code du travail ! Bref, le mouvement est purement politique. Cela dit, on peut parier que la CGT ne fera pas jouer son droit d’opposition et que les accords dans le ferroviaire vont entrer en vigueur malgré les vociférations. Car les salariés ont beaucoup à y gagner... à court terme.

 
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