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01/03/2018

Concertation sur la réforme de la SNCF : la CGT cheminots n’est « pas rassurée du tout »

http://www.lemonde.fr/economie-francaise/article/2018/03/...

La ministre des transports, Elisabeth Borne, reçoit successivement jeudi les principaux syndicats de cheminots, opposés aux annonces d’Edouard Philippe lundi.

Le Monde.fr avec AFP | • Mis à jour le

Laurent Brun, secrétaire général de la fédération CGT des cheminots à Paris, jeudi 1er mars 2018.
Laurent Brun, secrétaire général de la fédération CGT des cheminots à Paris, jeudi 1er mars 2018. Jean-Claude Coutausse / French-Politics pour Le Monde

La CGT cheminots « n’est pas rassurée du tout » sur le projet de réforme de la SNCF, a déclaré son secrétaire général, Laurent Brun, jeudi 1er mars, à la sortie d’une première réunion de concertation avec la ministre des transports. Elisabeth Borne doit recevoir successivement les principaux syndicats de la SNCF (CGT, UNSA, SUD-Rail, CFDT), y compris FO, qui n’est pas représentatif.

Il y a eu « beaucoup d’échanges mais pas beaucoup de marges de manœuvre », a relevé Laurent Brun. La CGT participera aux réunions de concertation « sans beaucoup d’illusions », a-t-il ajouté.

Il a précisé avoir formulé à la ministre « un certain nombre de critiques » à l’égard du projet présenté lundi par le premier ministre, Edouard Philippe, qui prévoit notamment la fin du statut de cheminot pour les nouveaux embauchés, la transformation de la SNCF en société nationale à capitaux publics et de mener la réforme par ordonnances.

« Au-delà de la concertation, nous voulons de la négociation, nous n’avons pas eu gain de cause », a-t-il dit, en ajoutant que son syndicat remettrait « le 7 mars une proposition globale au ministère avec une analyse de la situation ». « Pour l’instant, la ministre n’a pas écarté nos craintes », a noté le syndicaliste.

Alerte sociale déposée

Quant à l’alerte sociale, première étape du processus permettant d’appeler à la grève pour les cheminots, elle a été déposée « ce matin » par les quatre syndicats représentatifs. Réunie mardi, l’intersyndicale s’est donné rendez-vous le 15 mars pour décider d’un mouvement de grève, au vu du résultat de la concertation avec le gouvernement et du contenu du projet d’habilitation des ordonnances.

Evoquant la manifestation nationale du 22 mars, la CGT a proposé « à toutes les organisations syndicales de faire un appel commun » à manifester, en rappelant que l’UNSA (deuxième syndicat) et SUD-Rail (troisième) avaient déjà annoncé leur participation. « Cette manifestation s’annonce énorme », a prédit Laurent Brun, confirmant que ce jour-là il n’y aurait « pas d’appel national à la grève ».

28/02/2018

Grève SNCF: Pourquoi la loi sur le service minimum ne garantit pas un service minimum

http://bfmbusiness.bfmtv.com/entreprise/greve-sncf-pourqu...

28/02/2018 à 06h19

Nina GODART Journaliste

Grève SNCF -

Instaurée il y a dix ans, la loi sur le service minimum dans les transports publics oblige les grévistes à se déclarer à l'avance et les syndicats à anticiper leur mouvement. Mais elle ne garantit en rien que des trains circulent si l'appel à cesser le travail est très suivi. Explications.

SNCF : les syndicats maintiennent la pression sur le gouvernement

https://www.ladepeche.fr/article/2018/02/28/2750645-sncf-...

Publié le 28/02/2018 à 07:35

Les syndicats veulent voir si le gouvernement reste dans la logique du «passage en force»./ illustr XdF

Les syndicats veulent voir si le gouvernement reste dans la logique du «passage en force»./ illustr XdF

L'annonce du recours aux ordonnances pour réformer la SNCF a provoqué une réponse unitaire des syndicats de la SNCF qui maintiennent la manif du 22 mars. Ils attendent le résultat des réunions avec le gouvernement pour décider d'une éventuelle grève.

La bataille du rail aura-t-elle lieu ? Les quatre syndicats représentatifs de la SNCF (CGT, Unsa, SUD Rail, CFDT) décideront «le 15 mars» d'une éventuelle grève, en fonction des premières réunions de concertation avec le gouvernement sur la réforme du rail, a annoncé hier soir Laurent Brun, secrétaire général de la CGT-cheminots. Il s'exprimait à l'issue d'une réunion syndicale unitairepour décider de la riposte à apporter au gouvernement, au lendemain de la présentation de la réforme de la SNCF par le Premier ministre Edouard Philippe, qui comprend notamment la fin du statut des cheminots.

«En prévision» d'un éventuel mouvement social, les syndicats vont déposer «dès demain (aujourd'hui) une alerte sociale» nécessaire avant tout préavis de grève à la SNCF, a indiqué M. Brun.

Ainsi, les syndicats maintiennent la pression sur le gouvernement mais ils n'embrayent pas tout de suite sur l'épreuve de force – en clair, la grève illimitée – qui reste cependant une éventualité en forme d'épée de Damoclès : «Si le 15, nous constatons que le gouvernement est dans la logique d'un passage en force alors il y aura grève à la SNCF», a résumé le syndicaliste. Il a également précisé que la manifestation prévue le 22 mars était «maintenue».

Le gouvernement avait anticipé le message en laissant une porte ouverte à la négociation : «J'ai proposé aux organisations syndicales qu'on se rencontre dès jeudi», a ainsi déclaré Elisabeth Borne, ministre des Transports. Et le Premier ministre Edouard Philippe avait tenté de calmer le jeu dès lundi soir dans le journal de 20 heures de France 2 : «Je ne me situe pas dans une logique de conflictualité, de guerre, de bras de fer». Le Premier ministre a également assuré ne pas vouloir «passer en force» mais les syndicats restent encore sceptiques sur ce point, une inquiétude avivée par la volonté du gouvernement de procéder par ordonnances pour faire passer la réforme.

Des syndicats qui se disent prêts pour une grève de longue durée, «une grève d'un mois» a même précisé la CGT, syndicat majoritaire dans l'entreprise, «un mouvement dur», prévient SUD-Rail (3e), alors que la CFDT (4e syndicat) proposait initialement une «grève reconductible à partir du 14 mars», et que l'Unsa (2e) se déclarait également favorable à la grève.

Guillaume Pepy, le patron de la SNCF, a réagi sur ces menaces de grève : «Personne n'a intérêt à un conflit long qui affaiblirait le train au moment où il redécolle (…) ni le personnel, ni les syndicats ni l'entreprise ni le gouvernement».

Guillaume Pepy a également annoncé les bénéfices (quelle surprise) réalisés par la SNCF en 2017 (lire ci-contre) avec des trafics en progression aussi bien pour les TGV que pour les TER. L'entreprise SNCF fait l'objet de critiques récurrentes, notamment sur la ponctualité des trains et une politique de l'offre souvent illisible, mais elle rencontre un succès croissant auprès des usagers. Une bonne base pour que la réforme ne laisse personne sur le quai.

 
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