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09/05/2018

SNCF : le référendum de la CGT divise les syndicats

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2018/05/09/20002-20180...

SNCF : le référendum de la CGT divise les syndicats
Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez (à gauche) et Laurent Brun, secrétaire national de la CGT Cheminots, le 7 mai, à Matignon. FRANCOIS GUILLOT/AFP

Les quatre organisations devaient préciser mercredi soir si elles seraient main dans la main pour immobiliser la circulation des trains le 14 mai dans le cadre d'une « journée blanche ».

Toujours unis dans la grève jusqu'à présent, les syndicats commencent à diverger sur la stratégie à conduire pour s'assurer du soutien de la «base». Inspirée par l'organisation d'une consultation chez Air France, qui se solde par le départ du PDG du groupe, la CGT-cheminots a indiqué qu'elle organiserait un référendum pour savoir si les cheminots sont d'accord ou pas avec la réforme ferroviaire. Cette consultation des salariés devait être débattue mercredi en fin de journée lors d'une nouvelle réunion de l'intersyndicale au siège de la CGT.

Avant même la rencontre, Roger Dillenseger, secrétaire général de l'Unsa ferroviaire, prenait ses distances. «Le référendum est une méthode assez intéressante de manière démocratique, à condition que ce soit bien organisé, estime-t-il. Un référendum n'a de valeur que s'il est organisé pour l'ensemble des cheminots et de manière très, très précise, avec des modalités de scrutin cadrées.» Le syndicaliste a été plus loin, prenant position contre la consultation: «Aujourd'hui, la proposition qui nous est faite à demi-mot par une organisation syndicale nous semble pour le moins pas très sécurisée. L'interprétation qu'on pourrait en faire est tout aussi aléatoire. Nous, on ne souscrit pas.»

Le front uni des dernières semaines est-il en train de se fissurer? La volonté de l'Unsa et de la CFDT de se rendre vendredi au ministère des Transports à l'invitation d'Élisabeth Borne pour discuter des amendements avant l'arrivée du projet de loi au Sénat avait déjà marqué une forme d'indépendance à l'égard de la CGT et de SUD Rail. Les quatre organisations devaient préciser mercredi soir si elles seraient main dans la main pour immobiliser la circulation des trains le 14 mai dans le cadre d'une «journée blanche». Mercredi, le taux de participation à la grève à la SNCF était de 14,46 % en moyenne: 53 % chez les conducteurs, 45,5 % chez les contrôleurs et 20,9% chez les aiguilleurs.

Grève à la SNCF : "Chez nous en Auvergne Rhône-Alpes c'est 24h/24 et 7j/7", dénonce la Fnaut

https://www.francebleu.fr/infos/transports/greve-a-la-snc...

mercredi 9 mai 2018 à 18:21 Par Bleuette Dupin, France Bleu Drôme-Ardèche, France Bleu Isère et France Bleu Pays de Savoie

"La grève a assez duré", écrit la Fnaut, la Fédération nationale des associations d'usagers du train, dans un communiqué national. Les voyageurs sont à bout et la prolongation de ce mouvement est "très dangereuse pour l'avenir du rail". Quant au dédommagement des abonnés, il est loin d'être réglé.

"La grève devient insupportable pour les voyageur", écrit la FNAUT qui ajoute que sa prolongation "met le système ferroviaire en danger".
"La grève devient insupportable pour les voyageur", écrit la FNAUT qui ajoute que sa prolongation "met le système ferroviaire en danger". © Maxppp - Pascal Bonniere

Chambéry, France

"Les voyageurs sont à bout" écrit dans son communiqué ce mercredi la fédération des usagers du train. La Fnaut demande l'arrêt de la grève, rapidement, sous peine de mettre en péril l'avenir du rail. En Auvergne-Rhône-Alpes, la présidente de la Fnaut souligne que ce n'est pas une grève perlé sur certaines lignes mais une grève quotidienne depuis le mois d'avril. "Nous attendons toujours un remboursement conséquent des abonnements. Nous n'avons pas eu le service au mois d'avril, nous ne comprenons pas pourquoi il faudrait payer un service que nous n'avons pas eu", souligne Anne-Marie Ghémard.

L'association a demandé au président de la Région d'intervenir pour les remboursements des abonnements

L'association a demandé au président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes d'intervenir auprès de la SNCF pour obtenir les remboursements des abonnements. Pour l'instant la proposition de la SNCF, c'est 50 % de réduction sur l'abonnement du mois de juin. "C'est inadmissible, dit la présidente de la Fnaut. Il y a des endroits dans la région où il n'y n'y a eu aucune train du 3 au 21 avril, puis quelques uns de temps en temps. _Là on a besoin de remboursement à 100%_. Maintenant c'est au niveau régional que ça se négocie. Nous avons demandé au président de la Région d’intervenir parce qu'il a le pouvoir de faire pression sur SNCF Mobilités et les TER mais nous attendons sa réponse. Nous lui avons écrit il y a dix jours, nous n'avons aucune réponse".

La grève à la SNCF a assez duré, sa prolongation est “dangereuse” estiment certains usagers

https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-al...

Photo d'illustration / © CHRISTOPHE SIMON / AFP.
Photo d'illustration / © CHRISTOPHE SIMON / AFP.

Les voyageurs de la SNCF sont à bout estime la FNAUT Auvergne-Rhône-Alpes. Dans un communiqué publié ce mercredi 9 mai 2018, l'association d'usagers des transports publics réclame la fin du mouvement. Elle interpelle gouvernement et syndicats.

Par YG avec communiqué.

Si elle rappelle en préambule, dans son communiqué publié ce mercredi 9 mai 2018, qu'elle "respecte le droit de grève", la FNAUT, l'association d'usagers des transports publics dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, estime que "sa prolongation est dangereuse pour l'avenir du rail".

La patience des usagers semble s'émousser alors que la grève à la SNCF se poursuit. La Fédération nationale des usagers des transports a en tout cas décidé de hausser le ton. Selon elle, la grève perturbe le trafic "au moins 3 jours sur 5, et non 2 comme l’affirment les syndicats qui l’organisent".

Pour la FNAUT, "tous les voyageurs en ont assez". Assez du temps perdu, mais aussi des frais engendrés : "pertes de revenu, gardes d’enfants, transport de substitution (autocar, covoiturage, véhicule personnel, taxi, parking), nuits d’hôtel".

Pour l'association, la prolongation du mouvement "met le système ferroviaire en danger". Les voyageurs apprendraient ainsi à se passer du train pour se tourner vers "les modes de transport concurrents - automobile, covoiturage, autocar, avion à bas coût, camion – au détriment de la sécurité routière et de l’environnement".

"La grève doit cesser rapidement" 
estime l'association d'usagers. Elle met dos à dos le gouvernement et les syndicats. Le gouvernement est invité à "préciser les conditions dans lesquelles la dette ferroviaire sera reprise par l’Etat". Quant aux organisation syndicales, elles doivent "mettre fin à une grève devenue incompréhensible pour l’opinion, car elle affecte gravement l’activité économique et met leur entreprise et le rail en péril, et d’accepter l’introduction de la concurrence dans le secteur ferroviaire"

Pour ce mercredi 9 mai 2018, 16e journée de grève, la SNCF fait part d'un taux total de grévistes en matinée de 14,46%, le plus faible depuis le début du mouvement de grève le 3 avril par épisode de deux jours sur cinq. 

Les prochains jours de grève sont pour l'instant toujours programmés les 14 et 15 mai prochain. Toutes les prévisions de trafic sont à retrouver sur le site des TER.

 
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