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03/09/2018

La Fédération des usagers de transports accusent la SNCF et la Région de délaisser le rail en Auvergne-Rhône-Alpes

https://www.placegrenet.fr/2018/09/02/la-federation-des-u...

Par FM | le 02/09/2018 | 12:47

FIL INFO – La démission de Nicolas Hulot ne fait pas réagir que la classe politique. La Fédération nationale des associations d’usagers des transports (Fnaut) Auvergne-Rhône-Alpes profite du départ du ministre de la Transition écologique et solidaire pour rappeler le poids du trafic routier sur l’environnement. Et dénonce un manque d’ambition ferroviaire de la part de la SNCF et de la Région.

« On ne réduira pas le trafic automobile s’il n’y a pas d’offre ambitieuse en matière de transports publics », clame la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (Fnauts) Auvergne-Rhône-Alpes. Celle-ci profite de la démission du ministre de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot pour rappeler que « le trafic routier est largement responsable des émissions de gaz à effet de serre et de la pollution de l’air ».

Suppressions de trains et fermetures de gares

Or, la Fédération estime que « rien n’est fait » en Auvergne-Rhône-Alpes pour améliorer l’offre de transports publics plus respectueux de l’environnement. « Au contraire », jugent les usagers des trains de la région, qui constatent la suppression par la SNCF de treize TGV desservant des gares comme Annecy, Chambéry, Grenoble, Lyon-Part-Dieu ou Valence-ville. Auxquelles viennent s’ajouter des changements d’horaires « sans concertation ».

Train en direction de la gare de Grenoble. © Léa Raymond - Place Gre'net

Train en direction de la gare de Grenoble. © Léa Raymond – Place Gre’net

Autres motifs de colère : la fermeture de guichets ou de gares, ou des travaux pour maintenir certains petites lignes accusés d’avancer « à l’allure d’un escargot ». Deux lignes ont par ailleurs été fermées : Saint-Claude-Oyonnax et Clermont-Ferrand-Saint-Étienne. Des fermetures que la Fnaut met en parallèle avec les travaux autoroutiers qui représentent « plus centaines de millions d’euros d’investissement ».

Autant d’éléments, en plus des retards fréquents ou des trains trop souvent bondés, qui incitent la Fédération à rappeler le Conseil régional à ses responsabilités, en tant qu’autorité partenaire et financeur régional de la SNCF. « La Fnaut Auvergne-Rhône-Alpes demande à la Région de prendre conscience de l’urgence climatique et de changer radicalement de politique en sollicitant l’État et la SNCF », concluent ainsi les usagers courroucés.

La Région trop laxiste vis-à-vis de la SNCF ?

La Fnaut avait par ailleurs amplement dénoncé l’attitude de la SNCF durant la longue période de mouvements de grève précédant l’été. Estimant que la société traitaient différemment les clients des TGV et ceux des TER, la fédération avaient demandé à la Région d’obtenir les remboursements des abonnements mensuels pour les usagers TER. Tout en dénonçant des suppressions de trains dépassant le cadre des mouvements sociaux.

Pour le Fnaut, selon qu'ils montent dans un TER ou un TGV, la SNCF ne traite pas ses clients de la même manière © Florent Mathieu - Place Gre'net

Pour le Fnaut, selon qu’ils montent dans un TER ou un TGV, les clients de la SNCF ne sont pas traités de la même manière. © Florent Mathieu – Place Gre’net

D’autres conseils régionaux se montrent plus sévères à l’égard de la SNCF et n’hésitent pas à taper du poing sur la table. Face à de récentes annulations inopinées de TER, la Région Pays-de-la-Loire a ainsi sèchement rappelé à l’ordre la compagnie, déclarant notamment : « Toute suppression de train met en difficulté les usagers et c’est l’image du réseau régional qui en pâtit ». De quoi rendre jalouse la Fnaut Auvergne-Rhône-Alpes ?

FM

LA RÉGION INVESTIT SUR LA LIGNE GRENOBLE-GAP

Accusé de se désintéresser du ferroviaire, le Conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes n’en a pas moins annoncé son engagement financier pour la ligne Grenoble-Gap, aux côtés de la Métro et du Conseil départemental de l’Isère. Un investissement attendu depuis longtemps par le Collectif de l’Étoile ferroviaire de Veynes, qui révélait la bonne nouvelle au début du mois d’août. Non sans y ajouter quelques bémols.

Un train TER en gare de Clelles © Collectif de l'étoile ferroviaire de Veynes

Un train TER en gare de Clelles. © Collectif de l’étoile ferroviaire de Veynes

Les usagers craignent en effet que les travaux ne soient financés qu’entre Grenoble et Clelles sans aller au-delà, faute d’investissements de la part de l’État et de la Région Provence-Alpes-Côtes-d’Azur. Bien décidé à ne pas laisser retomber la pression, le collectif a d’ores et déjà prévu une action à Lus-la-Croix-Haute, à l’occasion de son assemblée générale.

31/08/2018

SNCF : l’intersyndicale se fracture sur la grève

https://www.lemonde.fr/economie/article/2018/08/31/sncf-l...

La CGT lance une mobilisation pour le 18 septembre, SUD consulte sa base, l’UNSA et la CFDT en refusent le principe. La direction, elle, veut montrer que le groupe public passe à la mise en application du « nouveau pacte ferroviaire ».

LE MONDE |

Par Éric Béziat

Manifestation de cheminots contre la réforme de la SNCF à Lyon, le 12 juin.
Manifestation de cheminots contre la réforme de la SNCF à Lyon, le 12 juin. JEFF PACHOUD / AFP

« Vous reprendrez bien un rab de conflit social ? » C’est, en substance, ce qu’a proposé la CGT aux trois autres syndicats représentatifs de la SNCF, réunis en intersyndicale jeudi 30 août pour la première fois depuis la grande grève cheminote de plus de trois mois contre la réforme voulue par le gouvernement. Un mouvement qui n’avait pu empêcher que soit promulguée, le 27 juin, la loi « pour un nouveau pacte ferroviaire ».

« La CGT a proposé une journée de mobilisation le 18 septembre, cette proposition sera soumise à la consultation de nos structures régionales en début de semaine prochaine », a indiqué à l’AFP Erik Meyer, secrétaire fédéral de SUD-Rail. De leur côté, l’UNSA et la CFDT, les syndicats dits réformistes, ont refusé le principe d’une nouvelle grève lors de cette réunion.

« On n’a pas réussi à trouver d’accord pour une action, a confirmé Roger Dillenseger, secrétaire général de l’UNSA-Ferroviaire. Nous donnons priorité à la négociation. » La négociation en question est celle qui va démarrer mardi 18 septembre, d’où la date choisie pour cette nouvelle grève. Elle réunira le patronat du secteur et les représentants syndicaux de la branche ferroviaire (les quatre syndicats déjà cités plus Force ouvrière). Il s’agit de définir les nouvelles conditions d’embauche pour les futurs travailleurs du rail – qui ne seront plus embauchés au statut à partir de 2020 – et de préciser les critères de transfert des personnels dans le cadre de l’ouverture du transport ferroviaire à la concurrence.

« La CGT est en campagne électorale »

La désunion syndicale entérine les divergences de fond qui existent entre des syndicats réformistes qui, ayant admis que la réforme se ferait, veulent se concentrer sur le fond des sujets en négociation et les organisations plus radicales, qui souhaitent politiser le débat et n’ont pas totalement renoncé à faire abroger, au moins en partie, la loi.

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SNCF : une nouvelle grève le 18 septembre ?

https://www.rtl.fr/actu/debats-societe/sncf-une-nouvelle-...

Lancée par la CGT-Cheminots et Sud-Rail, cette initiative a été refusée par l'Unsa-Ferroviaire et la CFDT.

Des usagers du RER le 24 avril 2018, jour de grève de la SNCF
Des usagers du RER le 24 avril 2018, jour de grève de la SNCF Crédit : BERTRAND GUAY / AFP

Caroline Drzewinski et AFP

publié le 31/08/2018 à 00:38

Une rentrée sur fond de contestations sociales. Alors qu'une journée de mobilisation contre le gouvernement aura lieu le 9 octobre, la CGT-Cheminots et Sud-Rail envisagent une journée de grève le 18 septembre, a-t-on appris jeudi 30 août de sources syndicales. Soit moins de 3 mois après la fin du mouvement commun contre la réforme ferroviaire

"La CGT a proposé une journée de mobilisation le 18 septembre, cette proposition sera soumise à la consultation de nos structures régionales (respectives) en début de semaine prochaine", a indiqué Erik Meyer, porte-parole de Sud-Rail, à l'issue de la réunion entre les quatre organisations représentatives du personnel de la SNCF. 

L'Unsa-Ferroviaire et la CFDT ont refusé le principe d'une nouvelle grève lors de cette réunion, a précisé la même source. "On n'a pas réussi à trouver d'accord pour une action", a confirmé Roger Dillenseger, secrétaire général de l'Unsa-Ferroviaire. "Nous donnons priorité à la négociation, sans écarter la possibilité d'actions, mais notre priorité est la négociation".

 
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