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24/10/2012

La grève à la SNCF tombe au plus mauvais moment pour la direction de l'entreprise

http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/auto-transpor...

 Par Lionel Steinmann | 24/10 | 07:00

 Les quatre principaux syndicats de l'entreprise (CGT, Unsa, SUD et CFDT) appellent à cesser le travail à partir de ce soir et jusqu'à vendredi matin pour obtenir des concessions sur l'emploi et les salaires. Seuls 70 % des TGV et deux tiers des TER devraient circuler.

 La grève va commencer alors que le gouvernement doit annoncer les grands axes de sa réforme ferroviaire (ci-dessus, en octobre 2010, à la gare Saint-Lazare). - PATRICK KOVARIK /AFP

La grève va commencer alors que le gouvernement doit annoncer les grands axes de sa réforme ferroviaire (ci-dessus, en octobre 2010, à la gare Saint-Lazare). - PATRICK KOVARIK /AFP

La grève qui démarre ce soir à 19 heures à la SNCF jusqu'à vendredi matin devrait provoquer des perturbations notables dans la circulation des trains. La direction prévoit d'assurer en moyenne seulement 70 % des TGV, à l'exception des TGV Est, des Thalys et des Eurostar, où le trafic sera normal. Un peu plus de la moitié des Intercités et deux tiers des trains régionaux (TER) devraient circuler demain. En Ile-de-France, 7 trains sur 10 sont prévus en moyenne aux heures de pointe, avec un trafic normal ou « proche de la norm ale » sur les RER A, B et E.

Pour la direction de l'entreprise et son président, Guillaume Pepy, ce mouvement tombe particulièrement mal. Le gouvernement doit en effet annoncer dans les jours à venir (très probablement le 30 octobre) les grands axes de sa réforme ferroviaire. Cet arbitrage, la SNCF l'attend depuis plus d'un an. En 2011, les assises du ferroviaire avaient acté la nécessité de réunifier la gestion de l'infrastructure, aujourd'hui séparée entre la compagnie ferroviaire et Réseau Ferré de France, le propriétaire du réseau. Les deux entités se livrent depuis à un farouche lobbying afin d'obtenir des pouvoirs publics cette nouvelle mission.

« Entreprise exemplaire »

Ces dernières semaines, la tendance à une décision favorable à la SNCF se dessinait nettement. Le nouveau schéma la placerait en clef de voûte du système, à la fois opérateur mais également responsable de l'entretien du réseau pour le compte de tous les acteurs qui l'utiliseront. Pour mériter cette place centrale et faire taire ceux qui critiquent par avance son omnipotence, la SNCF se doit donc d'être irréprochable. Ces derniers temps, elle s'est appliquée à se poser en « entreprise exemplaire », comme le pointait Guillaume Pepy devant la presse le mois dernier, par exemple sur l'emploi, en annonçant un millier de recrutements supplémentaires en 2012.

La grève vient ternir le tableau, surtout que Guillaume Pepy prétendait le mois dernier que «  la culture de la négociation progresse » à la SNCF. De quoi crisper la direction : dans la dernière ligne droite, elle redoute les grains de sable qui pourraient pousser le gouvernement à reconsidérer ses décisions. La divulgation en début de semaine d'une enquête de l'UFC-Que Choisir indiquant une chute de 10 points de la satisfaction des clients en six ans est, elle aussi, arrivée au mauvais moment.

Les syndicats n'ignorent pas ce contexte. Et ils comptent bien en jouer pour obtenir des concessions, que ce soit en termes d'emploi ou de salaire. Sur ce point, le signal est envoyé aussi bien à Guillaume Pepy qu'à Frédéric Cuvillier, son ministre de tutelle. A cela s'ajoute un second message : une réforme qui viendrait écorner trop sensiblement leurs conditions de travail au nom de la compétitivité ne se fera pas sans conflit.

LIONEL STEINMANN

19/10/2012

SNCF: Un appel à la grève la veille des vacances de la Toussaint pour l'emploi

[Mise à jour du 19/10/2012]

Bonsoir,

Un appel à la grève est annoncé pour la semaine prochaine.

Nous n'avons pas précisement les perturbation à venir pour ces journées mais nous avons cette affichage en gare :

http://telechargement.ter-sncf.com/Images/Rhone_Alpes/Tri...

Nous pouvons être d'accord sur certains points avec les cheminots.

Mais nous critiquons la méthode de bloquage des transport encore et toujours.

En effet il est dommage de taper sur les travailleurs qui n'ont pas d'autres choix pour se rendre à leur travail que de prendre les transports en commun.

Il faut penser aussi aux travailleurs précaires, aux temps partiels et pas seulement aux futurs avocats qui peuvent attaquer la SNCF et obtenir gains de cause. La situation n'est pas facile pour tout le monde.

Il n'y a pas d'autres modèles d'actions ou de communication ?

Nous sommes sûr que ça va râler dans les trains !

Voici le tract distribué par les cheminots aux usagers :

adresse_usagers 4 pages.pdf

Eric

 

http://www.20minutes.fr/societe/1024240-sncf-appel-greve-...

Créé le 17/10/2012 à 13h46 -- Mis à jour le 17/10/2012 à 14h01

A la gare du Nord à Paris, durant une grève surprise d'agents SNCF, le 17 septembre 2012

A la gare du Nord à Paris, durant une grève surprise d'agents SNCF, le 17 septembre 2012 Thomas Samson afp.com

TRANSPORT - Quatre syndicats veulent ainsi adresser un «signal d'alarme» à la direction et au gouvernement...

Les quatre syndicats représentatifs de la SNCF appellent à la grève pour le 25 octobre, juste avant les vacances scolaires, pour adresser à la direction de l'entreprise publique ainsi qu'au gouvernement «un signal d'alarme» sur l'emploi et la réforme de la gouvernance du système ferroviaire à venir.

La CGT, l'Unsa, Sud-Rail et la CFDT vont déposer un préavis de grève nationale qui débutera le mercredi 24 octobre à 19h jusqu'au vendredi 26 à 8h, soit la veille des vacances de la Toussaint, ont précisé mercredi des représentants syndicaux. Cette grève intervient alors que le cycle des négociations salariales vient de s'achever et que le gouvernement a annoncé pour 2013 une loi réformant à la fois la gouvernance du système ferroviaire et le statut social des cheminots.

La CGT dénonce «l'enfumage» des chiffres

«Il faut un changement radical de la politique de la direction de la SNCF, qu'elle cesse la casse du service public ferroviaire. Notre message au ministère est que "si (le PDG de la SNCF Guillaume) Pepy (...) ne s'arrête pas, ne comptez pas sur les organisations syndicales pour entrer dans les débats sur la gouvernance"», a déclaré à la presse Gilbert Garrel, secrétaire général de la fédération CGT Cheminots.

La CGT fustige aussi «l'enfumage» des chiffres de la direction sur le nombre des embauches, soulignant la différence existant entre les 5.500 embauches prévues dans l'Epic et les 6.900 départs en retraite.

«Un coup de pied dans la fourmilière vis-à-vis du gouvernement»

Les salaires sont un autre sujet de désaccord, avec 0,5% d'augmentation générale proposée par la direction, «on est en dessous de tout avec des cheminots en dessous du SMIC», a commenté pour sa part auprès de l'AFP Didier Aubert de la CFDT. «L'autre élément est que le financement et la réunification du gestionnaire d'Infrastructure (RFF/SNCF) tarde à venir: la grève est clairement un coup de pied dans la fourmilière vis-à-vis du gouvernement», poursuit Didier Aubert.

L'harmonisation sociale (entre les agents de la SNCF et les salariés des opérateurs privés), dans la perspective d'une ouverture à la concurrence du transport régional, est un autre sujet d'inquiétude pour les syndicats, de même que la situation du fret.

Avec AFP

16/10/2012

France-La CFDT appelle à la grève à la SNCF le 25/10

http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/auto-transpor...

 

 

16/10 | 17:19

 

La CFDT des cheminots appelle à une journée de grève à la SNCF le 25 octobre pour protester contre la politique salariale de la direction et la précarisation de l'emploi.
Avec un taux d'inflation supérieur à 2%, les propositions de la SNCF limitant l'augmentation générale des salaires à 0,5% au 1er septembre "ne sont pas de nature à garantir le pouvoir d'achat des cheminots", écrit-elle dans un communiqué.
La fédération précise qu'elle ne signera pas l'accord salarial 2012 au sein de l'entreprise, mettant ainsi fin à plusieurs années de contractualisation.
La plupart des syndicats de cheminots estiment que les propositions salariales faites le 8 octobre par la direction demeurent "bien en deçà des attentes exprimées par les cheminots."
Les fédérations CGT, Unsa, Sud Rail et CFDT, jugent en outre impératif de "rompre avec la feuille de route" du précédent gouvernement sur l'avenir de la SNCF.

 

 

 
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