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13/06/2013

Les (très matérielles) raisons cachées de la grève à la SNCF

http://www.latribune.fr/entreprises-finance/services/tran...

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Fabrice Gliszczynski | 12/06/2013, 12:45 - 489 mots

L'appel à la grève des cheminots ce jeudi 13 juin contre le projet de réforme ferroviaire devrait être largement suivi. En réalité, deux sujets préoccupent cette catégorie de personnel. La réforme des retraites et la perte de leurs avantages qui pourrait intervenir en cas de dégradation de la situation de la SNCF sous l'effet de la concurrence.

La grève des cheminots jeudi 13 juin contre le projet de réforme ferroviaire devrait être très suivie. Plus que l'endettement croissant du système ferroviaire qui s'élève à 40 milliards d'euros, ou les conséquences de la création d'un gestionnaire unique d'infrastructures, les principales craintes sont ailleurs. Elles sont plus terre-à-terre. Elles touchent au quotidien des cheminots. Il y a deux sujets qui se télescopent. Le premier n'a rien à voir avec la réforme ferroviaire. Il s'agit de la réforme des retraites . « Les cheminots sont perturbés qu'on puisse leur demander de travailler plus longtemps ou qu'on ne calcule plus les pensions sur les six derniers mois mais sur les dix dernières années », explique une source proche des syndicats, préférant conserver l'anonymat. Le second sujet d'inquiétude concerne l'avenir des conditions de travail. Les cheminots craignent que l'évolution du ferroviaire français et de la SNCF ne conduise à la perte de leurs avantages. « Pour eux, l'ennemi numéro un, c'est la concurrence », explique la même source. Avec l'ouverture à la concurrence (à partir de 2019, ndlr), ils craignent, comme cela a été le cas pour le fret, une dégradation de la situation de la SNCF, et que celle-ci ne puisse pas préserver leur situation.  C'est la principale motivation des cheminots», précise-elle.

Convention collective
Pour rappel, l'un des volets essentiels de la réforme ferroviaire sera en effet de définir un nouveau cadre social pour l'ensemble du secteur. Même si la loi de 1940 qui régit le transport ferroviaire sera modifiée, le statut des cheminots sera conservé. Pour autant, une convention collective pour l'ensemble du secteur ferroviaire sera élaborée au sein de l'Union des transports publics (UTP), et sera retranscrite ensuite au sein de la SNCF par des accords d'entreprises. Objectif : harmoniser le cadre social, en évitant « tout dumping social » selon le gouvernement et les syndicats de la SNCF, qui veulent une harmonisation vers le haut. Notamment pour tout ce qui touche à l'organisation du travail (nombre de jours de repos, amplitude du temps de travail, temps de travail effectif, etc.). S'ils savent que le niveau conventionnel ne sera pas au niveau de celui de la SNCF, les syndicats veulent qu'il soit proche, afin d'éviter les distorsions de concurrence avec les nouveaux entrants. Ce chantier, qui devrait bien durer deux ans après la promulgation de la loi, est, de fait, crucial pour la compétitivité future de la SNCF. Car derrière les conditions de travail se jouent évidemment les futurs éventuels écarts de productivité avec les concurrents.

Complot
A ces craintes, s'ajoute l'agacement des syndicats à propos du manque de communication de la direction d de la SNCF et du ministre des transports qu'ils ont interpellé plusieurs fois au cours de ces derniers mois. Ayant eu le sentiment d'avoir été tenus à l'écart, l'idée de l'existence d'un complot visant à remettre en cause leurs avantages s'est répandue au sein des syndicats. Ils sont moins enclins à la négociation.

Mercredi 12 et Jeudi 13 Juin 2013 - Mouvement sociaux

Voici les choses plus sérieuses pour le jeudi 13 mai

Dernière mise à jour le : 11/06/2013 à 18:00


01 Grenoble - Bourgoin-Jallieu - Lyon Grenoble - Bourgoin - Lyon jeudi 13 juin

Malgré les suppressions de train surtout les omnibus pour Perrache, des arrets supplémentaires sont assurés sur les intercités mais cela n'empêchent pas d'avoir des trous  dont les premiers trains

54 Chambéry - Lyon    Chambéry - Lyon jeudi 13 juin

Pour l'avant pays savoyard c'est une journée en voiture qui vous attent car ce sont des car direct entre Lyon et Chambery à moins de finir très tôt la journée

 

62 Grenoble - St André-le-Gaz  Grenoble - St André le Gaz jeudi 13 juin

 

Bon courage à tous pour jeudi !

Eric

 http://www.ter-sncf.com/Regions/rhone_alpes/Fr/Etat_du_tr...

En raison d'un mouvement social national, la circulation des trains TER sera adaptée du mercredi 12 juin après-midi au vendredi 14 juin matin.

 

11/06/2013

Grève : la SNCF s’y met, 4 trains sur 10 prévus jeudi

http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/auto-transpor...

Par Lionel Steinmann | 11/06 | 16:29 | mis à jour à 21:02

 

Le mouvement social contre la réforme ferroviaire, qui devrait sensiblement perturber le trafic des lignes TGV et TER, débute mercredi soir. Les RER des lignes B et D seront touchés aussi.

 

En appelant à la grève, les syndicats chercheraient à obtenir de nouvelles concessions, mais pas à faire échouer la réforme. - AFP
En appelant à la grève, les syndicats chercheraient à obtenir de nouvelles concessions, mais pas à faire échouer la réforme. - AFP

Les observateurs qui pronostiquaient depuis plusieurs mois que la reforme ferroviaire ne se ferait pas sans grève avaient vu juste : les quatre syndicats représentatifs à la SNCF (CGT, UNSA, Sud et CFDT), appellent les cheminots à cesser le travail mercredi soir 19 heures à vendredi 8 Heures du matin. Résultat, 4 trains sur 10 sont prévus en moyenne jeudi, pour les lignes TGV et TER. Le trafic sera en revanche normal sur les lignes Eurostar et Thalys, selon un communiqué de la SNCF. En Ile-de-France, le trafic sera très perturbé sur les ligne B et D du RER, avec un train sur trois.

Si la majorité des revendications sont d’ordre interne à l’établissement public (sur l’emploi et les salaires notamment), c’est bien sur le gouvernement que les syndicats veulent faire pression, alors que le projet de loi réorganisant le rail tricolore, dont les grandes lignes sont désormais connues, doit être examiné dans le courant de l’été en conseil des ministres.

Depuis l’annonce de la réforme, fin octobre, les pouvoirs publics n’ont pourtant pas ménagé leurs efforts de concertation. Ils ont également laissé de côté les sujets explosifs, comme celui du statut. Cela n’aura pas suffi. « Le produit final ne ressemble pas du tout au dialogue qu’on a pu avoir », avançait la CFDT la semaine dernière.

Principal grief, la peur que la réunification annoncée de la famille ferroviaire n’aboutisse dans les faits à un éclatement de la SNCF. Les 50.000 cheminots chargés de l’entretien des voies doivent en effet rejoindre le futur gestionnaire d’infrastructures unifié. Ce transfert n’emballe pas les syndicats, même si il se fera au sein d’un « groupe public intégré » sous influence de la SNCF, et avec une unité sociale garantie.

COMMENTAIRE VIDEO  : d’une grève, l’autre

http://videos.lesechos.fr/news/sujet-actus/controle-aerie...

Nouvelles concessions

En coulisse, les promoteurs de la réforme affichent malgré tout une certaine sérénité. « Les syndicats n’ont jamais été aussi prêts à bouger, assure l’un d’eux. Ils savent que si la France ne fait rien, c’est Bruxelles qui finira par dicter l’organisation du système ». En appelant à la grève, les syndicats chercheraient à obtenir de nouvelles concessions, mais pas à faire échouer la réforme.

La grève de demain n’est toutefois qu’un premier round. Les syndicats comme les pouvoirs publics ont déjà le regard tourné vers l’automne, lorsque le projet de loi doit être examiné par l’Assemblée. Là réside le véritable problème pour le gouvernement. Car les parlementaires doivent également se pencher lors de la même cession sur la réforme des retraites !

Les fuites la semaine dernière évoquant un possible allongement de la période de référence pour les fonctionnaires ont d’ores déjà eu l’effet d’un chiffon rouge. Deux jours plus tard, l’UNSA-cheminots, répliquait dans qu’une telle option « serait un casus belli et provoquerait un mouvement social de grande ampleur ». Mouvement dont la reforme ferroviaire serait probablement la victime collatérale. A noter : selon la CGT cheminots, la mobilisation sera réussie si le taux de grévistes dépasse les 30%.

 
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