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13/06/2014

Grève SNCF : divergence entre la CGT et SUD

http://www.lefigaro.fr/social/2014/06/12/09010-20140612AR...

Alors que la CGT se montre ouverte au dialogue avec le gouvernement, Sud-Rail campe sur ses positions (Crédit: Bertrand GUAY / AFP)

 

Alors que le conflit se poursuit vendredi, le secrétaire d'État aux Transports évoque une sortie de crise.

 

La sortie de crise pourrait s'amorcer à la SNCF en fin de semaine. Jeudi, au deuxième jour de la grève déclenchée par la CGT et SUD-rail contre le projet de réforme ferroviaire, le gouvernement a tenté de convaincre les cheminots grévistes que le nouveau groupe SNCF qui réunira RFF et SNCF assurera l'avenir du service public. Jeudi après-midi, Frédéric Cuvillier, secrétaire d'État aux Transports, a fait part d'une «avancée sensible» des discussions à l'issue des rencontres avec les syndicats.

Alors que SUD-rail avait claqué la porte du ministère des Transports une demi-heure après le début des discussions avec Frédéric Cuvillier, les représentants de la CGT ont au contraire salué quelques heures plus tard un «vrai échange» avec le gouvernement. Les syndicats avaient pourtant placé très haut la barre des négociations: ils réclamaient la reprise de la dette de RFF et de la SNCF (40 milliards d'euros) par l'État, la naissance d'un seul établissement public fusionnant RFF et SNCF et, enfin, un statut social unique calqué sur celui de la SNCF pour l'ensemble des cheminots des entreprises ferroviaires. Ces trois revendications étant impossibles à satisfaire, sans surprise, le mouvement de grève a été reconduit pour une troisième journée vendredi.

82 % des Français pour la réforme ferroviaire

Mais le secrétaire d'État aux Transports a réussi à ouvrir une brèche avec les syndicats en distinguant les revendications qui relevaient du projet de loi et les préoccupations qui relèvent plutôt du dialogue social au sein de la SNCF. Frédéric Cuvillier en a profité pour tacler à demi-mots le président de la SNCF, Guillaume Pepy, en réclamant que se tiennent d'urgence des états généraux du dialogue social à la SNCF. Une manière de faire porter la responsabilité de la grève aux dirigeants de l'entreprise, incapables de répondre aux inquiétudes des cheminots.

Autre arme utilisée opportunément par le secrétaire d'État aux Transports, un sondage réalisé par l'Ifop pour la SNCF il y a quelques jours et selon lequel 82 % des Français seraient favorables à la réforme ferroviaire! Un score important pour un projet plutôt technique et plutôt mal connu du public. Mais, en s'appuyant sur un tel résultat, Frédéric Cuvillier souligne l'impopularité du mouvement social. La date de lundi joue à ce titre un rôle symbolique. Elle marque le démarrage des épreuves écrites du bac. Or de nombreux candidats empruntent le train pour se rendre aux examens. Le ministre de l'Éducation nationale anticipe déjà la possibilité que la grève pénalise les lycéens. Jeudi, il a demandé que des «aménagements des conditions d'examen» soient «envisagés». La pression est donc forte pour qu'une issue puisse être trouvée rapidement.

Le secrétaire d'État aux Transport n'envisage pas de reporter l'examen du projet de loi. En revanche, il a proposé qu'un comité central d'entreprise puisse être créé dans l'Établissement public «de tête» qui tient lieu de holding. Des comités d'entreprises régionaux communs à RFF - devenue SNCF Réseau - et à la SNCF - devenue SNCF Mobilité pourraient aussi être créés, ce qui cimenterait la réalité sociale du groupe unifié. Autre possibilité évoquée par le secrétaire d'État, l'ajout dans le projet de loi d'une mention qui rendrait le groupe «indémontable». En effet, CGT et SUD-rail sont convaincus qu'à terme le groupe SNCF pourrait être démantelé et privatisé comme l'ont été d'autres entreprises publiques.

SNCF : ce que prévoit la réforme ferroviaire

http://www.lepoint.fr/societe/sncf-ce-que-prevoit-la-refo...

Le Point.fr - Publié le12/06/2014 à 17:52

Le texte, qui inquiète les syndicats, vise pour l'essentiel à stabiliser la dette du secteur ferroviaire et à préparer l'ouverture totale à la concurrence.

Sur un quai de la gare de l'Est à Paris, le 11 juin 2014. Sur un quai de la gare de l'Est à Paris, le 11 juin 2014. © JACQUES DEMARTHON / AFP

La réforme ferroviaire, qui suscite l'inquiétude des cheminots et de leurs syndicats, vise principalement à stabiliser la dette de 44 milliards d'euros du secteur ferroviaire et à préparer l'ouverture totale à la concurrence. Elle prévoit une organisation complexe avec à sa tête un établissement public à caractère industriel (Epic) nommé SNCF. Cet Epic de tête, dit encore Epic "mère", chapeautera deux Epic "filles" : SNCF Mobilités, soit l'actuelle SNCF, qui exploitera les trains, et SNCF Réseau, l'actuel Réseau ferré de France (RFF), qui gère l'infrastructure avec SNCF Infra. La SNCF et RFF avaient été séparés en deux entreprises distinctes en 1997.

Pour le gouvernement, la réforme doit permettre une meilleure coordination entre ceux qui exploitent le réseau et ceux qui gèrent les infrastructures et éviter à l'avenir des dysfonctionnements comme le manque de communication entre RFF et la SNCF. Un défaut qui a conduit chacune des deux entreprises à vouloir faire peser sur les finances de l'autre les mises aux normes des infrastructures pour l'arrivée de nouveaux TER, trop larges pour certains quais. Le président de SNCF Mobilités dirigera l'Epic de tête.

Hormis la CFDT, favorable à la réforme mais qui souhaite l'améliorer, les syndicats craignent l'éclatement en entités distinctes des trois Epic qui vont constituer le nouveau groupe. Pour éviter ce risque, ils réclament, comme l'Unsa et la CGT, "une meilleure unité sociale du groupe", avec un comité central d'entreprise qui représente "l'ensemble des salariés du système public" et un conseil d'administration unique. Ou bien ils demandent, comme Sud-Rail, de revenir à un établissement public unique avec une direction forte. La CGT s'inquiète tout particulièrement d'une réforme qui ferait porter aux salariés le coût de l'amélioration de la productivité.

Cadre social commun

Le texte ne s'attaque pas directement à la spirale de l'endettement du système ferroviaire mais SNCF et RFF pensent économiser, grâce au rapprochement de leurs structures, 1,5 milliard d'euros par an, notamment par des gains de productivité, afin de stabiliser la dette. Les syndicats, comme l'Unsa et Sud-Rail, demandent que la dette soit "reconnue comme dette publique" et confiée à une structure juridique extérieure afin d'éviter qu'elle pèse sur les investissements nécessaires à la modernisation.

Pour tous les salariés du secteur ferroviaire, qu'ils réparent les voies, conduisent les trains SNCF ou ceux d'une entreprise privée comme le fret (transport de marchandises) libéralisé en 2006, un cadre social commun doit voir le jour, avec des règles communes d'organisation et de temps de travail, complétées par une convention collective. Mais syndicats et cheminots redoutent de voir attaqué le "statut" des cheminots, un régime historique propre à la SNCF très protecteur, garantissant un emploi à vie. Le ministre des Transports, Frédéric Cuvillier, a promis de maintenir ce statut.

12/06/2014

La grève des cheminots reconduite vendredi

http://www.ledauphine.com/france-monde/2014/06/12/la-grev...

Photo AFP    

Photo AFP

La grève des cheminots contre le projet de réforme ferroviaire, à l’appel de la CGT et de SUD-Rail, a été reconduite pour vendredi, a annoncé jeudi la CGT, alors que des discussions avec le gouvernement sont en cours.

«Les cheminots, fortement mobilisés au 2ème jour de grève, ont massivement reconduit le mouvement pour 24 heures», selon un communiqué de la CGT. Les deux syndicats appellent à un rassemblement près du ministère des Transports à Paris et à des initiatives partout en France pour imposer «une autre réforme».

Juste avant une rencontre avec le secrétaire d’Etat aux Transports, Frédéric Cuvillier, le secrétaire général de la CGT-cheminots, Gilbert Garrel, avait annoncé la couleur, conditionnant l’arrêt de la grève à un report du projet, qui doit être examiné à l’Assemblée du 17 au 19 juin.

Selon la direction, le taux de participation à la grève a enregistré un recul de cinq points en fin de matinée, passant de 27,84% à 22,64%. «Cela signifie qu’il y a 5.000 agents de plus au travail jeudi matin», a-t-elle précisé, indiquant qu’au total quatre cheminots sur cinq sont au travail.

 
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