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12/02/2019

Lyon-Turin : le projet de TGV entre la France et l'Italie n'est pas rentable selon des experts italiens

Bonjour,

Nous demandons juste quelques millions pour la majorité des Français

Qui va travailler à Turin ou Milan ?

Ce n'est certainement pas la TRÈS GRANDE priorité Française pour aller chercher 36 milliards d'euros !!!

On a certainement d'autres priorités actuellement il me semble.

Eric

https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-al...

Un ouvrier qui travaille à la construction du tunnel, sur le site de Saint-Martin-la-Porte (Savoie) - Photo d'illustration / © MARCO BERTORELLO / AFP
Un ouvrier qui travaille à la construction du tunnel, sur le site de Saint-Martin-la-Porte (Savoie) - Photo d'illustration / © MARCO BERTORELLO / AFP

Selon des experts italiens, la ligne TGV entre Lyon et Turin ne serait "pas rentable". Le rapport, rendu public ce mardi 12 février 2019, pourrait condamner le projet déjà très controversé en Italie.

Par YG avec AFP.

Le projet de liaison ferroviaire Lyon-Turin n'est pas rentable: c'est la conclusion sans appel de l'analyse commandée par le ministère italien des Transports, qui pourrait aboutir à un abandon du projet et envenimer encore davantage les relations entre Paris et Rome.

Contesté depuis ses débuts il y a près de 30 ans mais déjà bien entamé, le Lyon-Turin divise profondément la coalition populiste au pouvoir à Rome.

Un gaspillage d'argent public pour le Mouvement 5 Etoiles

La Ligue (extrême droite) de Matteo Salvini est très favorable à ce projet cher à sa base de petits entrepreneurs, tandis que le Mouvement 5 Etoiles (M5S, antisystème) de l'autre vice-Premier ministre, Luigi Di Maio, y est farouchement opposé, y voyant un gaspillage d'argent public. La coalition a donc commandé une analyse coûts-bénéfices avant de se prononcer sur sa poursuite ou son arrêt.

Ce rapport de 79 pages, remis le 9 janvier au ministre italien des Transports, Danilo Toninelli, puis le 5 février à l'ambassadeur de France à Rome, a été rendu public ce mardi 12 février 2019.
Les experts y concluent que cette ligne à grande vitesse "présente une rentabilité très négative", estimant ses coûts supérieurs de 7 milliards d'euros à ses bénéfices d'ici à 2059. La commission évalue à 7,9 milliards d'euros les coûts futurs d'investissement et la gestion de l'infrastructure.
  
Concernant le transport des marchandises, l'impact sera négatif à hauteur de 463 millions d'euros, les bénéfices du passage de la route vers le train étant selon eux loin de compenser la baisse des recettes pour l'Etat (péages routiers, accises...). En revanche, concernant le trafic passagers, l'analyse fait état d'un "bénéfice positif de 1,3 milliard", ce qui porte le solde négatif à 7 milliards dans le cadre d'un "scénario réaliste de croissance de l'économie et du trafic".

"Comme chacun peut désormais le voir tout seul, les chiffres (...) sont extrêmement négatifs, je dirais impitoyables", a jugé le ministre Toninelli, membre du M5S et opposé au projet. Mais "l'évaluation négative (...), je veux le dire de manière claire, n'est pas contre l'Union européenne ou contre la France. Elle doit être vue plutôt comme un élément précieux d'information", a-t-il ajouté, en soulignant que la décision finale reviendrait "au gouvernement dans sa pleine collégialité".

Un nouveau point de discorde en France et Italie

Il y a quelques jours, M. Toninelli avait souligné que cette publication devait être le "point de départ d'un dialogue" entre Rome et Paris, avec l'organisation rapidement d'une "rencontre bilatérale".
  
Mais ce dossier risque surtout d'être un point de discorde supplémentaire entre les deux capitales, à couteaux tirés ces dernières semaines. La France a rappelé jeudi son ambassadeur en Italie après une série de déclarations jugées "outrancières" de responsables italiens, une rare escalade entre ces deux piliers de l'UE.

Le rapport risque aussi de créer de nouvelles tensions au sein de l'exécutif, au risque, selon certains commentateurs, de le faire chuter, tant l'opposition est forte entre la Ligue et le M5S dans ce dossier.

La composition et la méthodologie de la commission sont également très contestées. Selon des parlementaires du Parti démocrate (PD, opposition de centre-gauche), cinq de ses six membres, dont son président Marco Ponti, ont exprimé dans le passé des jugements négatifs sur le projet. Et le mode de calcul fait aussi grincer des dents du côté de la Ligue.

Côté français, le Comité pour la transalpine Lyon-Turin juge pour sa part que l'analyse est basée sur un "étonnant parti pris". "Tout en minorant les bénéfices environnementaux colossaux de l'infrastructure, le Pr Ponti inscrit dans la colonne +coûts+ le manque à gagner pour l'Etat italien que constituerait une diminution importante des taxes sur le carburant et du produit des péages autoroutiers. Pour résumer, moins il y aura de poids lourds et de voitures dans les Alpes, plus le rapport coûts-bénéfices du Lyon-Turin sera négatif. Un raisonnement qui vaut son pesant de CO²", fustige le comité.

L'Union européenne, qui a déjà injecté environ 500 millions d'euros dans le projet, a souligné récemment que sa suspension "mettrait en question l'accord de subvention en cours, et pourrait conduire à sa résiliation et au recouvrement total ou partiel des sommes déjà versées".

06/02/2019

Liaison Lyon-Turin : un projet jamais rentable ?

https://www.ledauphine.com/france-monde/2019/02/06/liaiso...

Le projet de liaison ferroviaire Lyon-Turin divise profondément la coalition populiste au pouvoir à Rome, qui a donc commandé une analyse coûts-bénéfices avant de se prononcer. Photo MARCO BERTORELLO/AFP

Le projet de liaison ferroviaire Lyon-Turin divise profondément la coalition populiste au pouvoir à Rome, qui a donc commandé une analyse coûts-bénéfices avant de se prononcer. Photo MARCO BERTORELLO/AFP

Les coûts liés à la construction de la liaison ferroviaire Lyon-Turin dépassent de 7 milliards d’euros les bénéfices, selon l’analyse de ce projet remise mardi par Rome au gouvernement français.

Selon plusieurs médias, les analyses coûts-bénéfices de ce genre portent sur une période de 50 ans.

«Le dossier reste secret, mais selon des sources fiables, des indiscrétions ont commencé à circuler hier (mardi, NDLR) qui estiment à sept milliards d’euros le solde négatif entre les coûts de réalisation de la nouvelle ligne ferroviaire et ses bénéfices», explique La Stampa (en italien), dont le siège est à Turin.

La coalition populiste italienne se déchire

Le projet de liaison ferroviaire Lyon-Turin divise profondément la coalition populiste au pouvoir à Rome, qui a donc commandé une analyse coûts-bénéfices avant de se prononcer.

La Ligue (extrême droite) de Matteo Salvini, vice-Premier ministre, est très favorable à ce projet, tandis que le Mouvement 5 Etoiles (M5S, antisystème) de l’autre vice-Premier ministre, Luigi Di Maio, y est farouchement opposé.

«Point de départ d’un dialogue» entre Rome et Paris

Ce rapport a été transmis le 9 janvier au ministre italien des Transports, Danilo Toninelli, qui l’a fait traduire et l’a remis mardi à l’ambassadeur de France à Rome.

M. Toninelli a indiqué que ce serait «le point de départ d’un dialogue entre les deux exécutifs», avec l’organisation rapidement d’une «rencontre bilatérale».

Ces analyses inscrivaient dans la partie «coûts» la baisse des recettes pour l’État en raison d’une moindre consommation de carburant, entraînant moins d’accises encaissées, et une réduction des entrées liées au péages autoroutiers, la circulation des personnes et des biens passant partiellement de la route au rail.

La colère de la Ligue et de Salvini

Selon les médias, le rapport n’aurait cependant pas été encore remis à la Ligue et à son chef, M. Salvini, suscitant la colère de ce dernier.

«Moi, vice-Président du Conseil (des ministres, NDLR) qui représente les Italiens je n’ai pas cette analyse coûts-bénéfices, mais il semble que Paris l’a. C’est assez bizarre», a déclaré M. Salvini mercredi.

Les médias italiens avaient déjà anticipé depuis plusieurs semaines que le résultat de l’analyse coûts-bénéfices serait négatif.

On ignore les critères utilisés pour ce rapport. Mais par le passé, l’utilisation de certains critères pour des analyses similaires avait été critiquée par la Ligue et est considérée comme contraire à ceux appliqués par l’Union européenne.

23/12/2018

En France, le réseau ferroviaire s’agrandit… au détriment des petites lignes

https://www.lagazettedescommunes.com/598682/en-france-le-...

Publié le 21/12/2018 Par Cyrille Pac • Club : Club Techni.Cités

238633383_88513d307c_zCC by Pascal Terjan

Dans sa publication annuelle, l'Observatoire des transports et de la mobilité de l'Arafer montre une hausse de l'offre ferroviaire en France portée notamment par le TGV. Mais les Français continuent majoritairement à se déplacer en voiture.

L’Observatoire des transports et de la mobilité de l’autorité de régulation des activités ferroviaires et routières (Arafer) a publié dernièrement son bilan annuel du marché français du transport ferroviaire de voyageurs. Ce document dresse un état des lieux de l’activité ferroviaire (fréquentation, nombre de lignes nationales et régionales, indicateurs de qualité de service…) et la resitue dans le contexte du marché national du transport de voyageur.

Dans sa synthèse, l’Arafer signale ainsi que le nombre de voies ferrées en France a augmenté mais que cette hausse s’explique par l’ouverture des lignes à grande vitesse. Celles-ci ont « compensé la fermeture de lignes classiques et a permis au réseau ferré national de d’accroître sa taille de 346 km », indique ainsi le document.

Dans le détail, 2573 communes sont desservies par un service ferroviaire de voyageurs, dont 99,6% d’entre elles par un TER ou un transilien.

Taux-desserte-communes

Huit gares ne sont pas desservies par ces services : les gares TGV Haute-Picardie, Meuse, Lorraine, Le Creusot-Montceau-les-Mines, Lyon-Saint-Exupéry, Belfort-Montbéliard, Marne-la-Vallée-Chessy, et la gare de Saint-Flour-Chaudes-Aigues, desservie, elle, par un Intercités.

Et alors que, en 2017, la demande de sillons a également augmenté, la fréquentation ferroviaire a suivi la même tendance. Ce résultat positif (+7%) permet ainsi de « casser la tendance baissière observée de 2011 à 2016 ». En un an, tous les services ferroviaires ont ainsi vu leur fréquentation augmenter, en particulier les TGV domestiques (+9,7%).

Hausse-frequentation-ferroviaire

Avec une hausse de 5% de passagers par kilomètre, le TER profite en particulier de la bonne santé du réseau des régions Aquitaine et Provence Alpes-Cote d’Azur, qui enregistrent respectivement une augmentation de 13,6% et de 10,3%.

Ces hausses ne masquent toutefois pas les difficultés de l’opérateur à remplir ses trains puisque le taux d’occupation moyen des TER (hors transilien) est en légère baisse (-0,1 point) car l’augmentation de l’offre a été supérieure à celle de la demande.

Voilà une des préoccupations de la SNCF : conquérir de nouveaux usagers. Car, aujourd’hui encore, les Français continuent de se déplacer massivement en voiture.

Repar_trafic-interieur

21:43 Publié dans Arafer, LGV, TER, TGV, Voiture | Lien permanent | Commentaires (0)

 
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