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26/11/2018

Loi mobilités : des taxes et des grandes infrastructures en moins

https://www.ledauphine.com/france-monde/2018/11/26/loi-mo...

Publié le 26/11/2018 à 07:00

Photo Julio Pelaez

Photo Julio Pelaez

En plein mouvement de colère des "gilets jaunes", le gouvernement présente ce lundi la loi sur les mobilités. Dépouillée de ses mesures fiscales (taxe poids lourd, péages urbains), elle privilégiera les aides et les investissements pour les déplacements du quotidien aux grandes infrastructures routières et ferroviaires.

C'est un texte un peu fourre-tout que doit présenter ce lundi la ministre des Transports, Elisabeth Borne, avec la loi sur les mobilités (LOM). Elle sera étudiée au Sénat début janvier, avant de passer à l'Assemblée nationale comme l'a demandé le président de la Haute assemblée Gérard Larcher.

Quelle est la ligne directrice?

Cette loi est guidée par trois objectifs:

- Diminuer les émanations de CO2 dans l'atmosphère, donc la place de la voiture à moteur thermique dans les transports quotidiens

- Améliorer les transports du quotidiens. Les travaux porteront donc sur les itinéraires routiers et trains de proximité plutôt que les grandes infrastructures.

- Faciliter l'accès de l'usager sans augmenter les coûts.

En résumé, il s'agit de changer de modèle sans gréver les caisses de l'Etat ni... le porte-monnaie des Français.

Quelles mesures y répondent?

Les aides pour se rendre au travail en covoiturage pour ceux qui n'ont pas d'autre solution que la voiture seront renforcées avec une sorte de chèque travail. Les cyclistes seront aussi aidés y compris par le financement d'équipement destinés à protéger ces vélos du vol.

Les aides aux entreprises pour la conversion de parcs automobiles vers l'électrique seront majorées.

Le travaux sur le réseau ferroviaire seront concentrés sur la rénovation des réseaux existants, les aménagements de gares multimodales, les grands noeuds ferroviaires et une seule grande ligne Paris-Orléans-Limoges-Toulouse.

Régions et agglomérations devront, d'ici à 2021, veiller à ce qu'existent partout des applications permettant de trouver le meilleur itinéraire et un lieu, une application unique pour payer son trajet, valider son ticket...

Effet "gilets jaunes" : ni vignette poids-lourd, ni péages urbains

La vignette poids-lourd, destinée à financer la transition écologique dans le domaine du transport  et l'entretien des routes ne figurera pas dans le projet. Une mesure d'apaisement à destination des transporteurs, qui n'ont pas rejoint le mouvement des "gilets jaunes". Pourtant, comme dans beaucoup de pays voisins (Suisse, Allemagne), elle aurait permis de taxer les camions étrangers. (Les directives européennes interdisent un traitement différent pour les camions des différents pays).

Pas non plus de loi ouvrant droit à des péages urbains comme à Londres, Singapour, Stockholm et une douzaine d'autres villes dans le monde.

Peu de grands travaux

Concernant le TGV, les lignes nouvelles Bordeaux-Toulouse, Montpellier-Perpignan, Marseille-Toulon seront "amorcées" mais il n'est pas certain que des dates soient avancées.

De rares autoroutes sont validées après le grand contournement ouest de Strasbourg:  le contournement de Rouen, les axes Rouen-Orléans, Toulouse-Castres, la Route Centre Europe Atlantique (RCEA), le contournement d'Arles et une désaturation de l'A31 en Lorraine.

Le permis de conduire revu

Le texte comprendra aussi la réforme du permis de conduire promise par le président Emmanuel Macron le 9 novembre, pour réduire les délais et en baisser le coût.

Publié le 26/11/2018 à 07:00 |Mis à jour il y a environ 1 heures

18/11/2018

Retards SNCF : les passagers mieux indemnisés ?

https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/sncf/reta...

Mis à jour le publié le

Les députés européens votent jeudi 15 novembre une loi donnant plus de droits aux usagers de la SNCF.

https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/sncf/reta...

Les retards de train seront peut-être mieux remboursés, grâce à l'Europe. À Strasbourg (Bas-Rhin), le Parlement européen vote, jeudi 15 novembre, un texte pour renforcer les droits des voyageurs. "Pour l'usager, évidemment que c'est bien. Peut-être que c'est un peu moins bien pour les finances de la SNCF", explique une voyageuse. Cette nouvelle loi prévoit qu'au-delà d'une heure de retard, un remboursement de 50% du prix du billet soit effectué. Pour plus de deux heures de retard, 100% du prix du billet devra être remboursé. Aujourd'hui, la SNCF indemnise de 25% entre 30 minutes et deux heures de retard. Au-delà de deux heures, uniquement 50% du prix du billet est remboursé. 

Une mesure qui concerne aussi les TER 

De nombreux usagers saluent la démarche du Parlement. La SNCF, elle, n'a pas souhaité s'exprimer sur le sujet. Autre changement prévu : aujourd'hui, les compensations retard concernent seulement les TGV et intercités. À l'avenir, les usagers des TER devraient aussi en bénéficier. Ces trains représentent la grande majorité du trafic. Les députés européens pourraient aussi supprimer la fameuse clause de force majeure, appliquée aujourd'hui en cas de neige par exemple. 

09/11/2018

La liaison ferroviaire à grande vitesse Lyon-Turin dans l’impasse

https://www.leprogres.fr/rhone-69/2018/11/08/la-liaison-f...

Le projet fait l’objet de négociations serrées au sein de la coalition gouvernementale italienne, entre le Mouvement 5 étoiles, qui y est opposé, et la Ligue, qui le soutient. Conséquence: une cacophonie à la tête de l’Etat et des tensions dans la région la plus concernée.

Le 08/11/2018 à 08:29

Le Lyon-Turin fait l’objet de négociations serrées au sein de la coalition gouvernementale italienne, entre le Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème) de Luigi di Maio, qui y est opposé, et la Ligue (extrême droite) de Matteo Salvini, qui le soutient. / Photo AFP-Alberto PizzoliLe Lyon-Turin fait l’objet de négociations serrées au sein de la coalition gouvernementale italienne, entre le Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème) de Luigi di Maio, qui y est opposé, et la Ligue (extrême droite) de Matteo Salvini, qui le soutient. / Photo AFP-Alberto Pizzoli

Le projet de liaison à grande vitesse Lyon-Turin, lancé il y a plus de 20 ans, se trouve de nouveau dans l’impasse, en raison de l’opposition d’un des partis au pouvoir en Italie.

Pour faire pression, les partisans du projet ont prévu un rassemblement apolitique samedi à Turin, avec une forte présence du monde économique. Des élus régionaux français feront le déplacement.

Le Lyon-Turin fait l’objet de négociations serrées au sein de la coalition gouvernementale italienne, entre le Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème) de Luigi di Maio, qui y est opposé, et la Ligue (extrême droite) de Matteo Salvini, qui le soutient.
Conséquence: une cacophonie à la tête de l’Etat et des tensions dans la région la plus concernée.

La semaine dernière, le conseil municipal de Turin, dominé par le M5S, a voté contre le «Tav» comme on l’appelle de ce côté des Alpes, dans une ambiance houleuse, avec l’expulsion d’élus de l’opposition et des manifestations pro et anti à l’extérieur.

Le lendemain, c’est le conseil régional du Piémont qui a, lui, voté «pour», dans une atmosphère toute aussi tendue.
Le «Tav» prévoit la construction d’un tunnel de 57,5 kilomètres entre la vallée de la Maurienne et le Val de Suse, afin d’accélérer les liaisons passagers (et mettre Turin à 2 heures de Lyon contre plus de 4 heures actuellement) et transférer le fret vers le rail, alors que les routes sont engorgées de camions.

«Gaspillage»

Le projet est contesté depuis de longues années, notamment par des associations de défense de l’environnement.
Le président du Piémont, Sergio Chiamparino (centre gauche), s’est dit prêt à organiser un référendum pour départager les forces dans la région.

Le monde de l’entreprise est d’ores et déjà monté au créneau. «L’Italie est le deuxième pays manufacturier d’Europe. Il est dans son intérêt d’avoir de grandes infrastructures», a souligné le patron de la Confindustria (patronat), Vincenzo Boccia.
Un responsable des organisations du commerce et des transports, Paolo Ugge, a, lui, jugé «inacceptable qu’une infrastructure stratégique (...) puisse être sacrifiée comme monnaie d’échange».

L’hypothèse qui circule est que le gouvernement pourrait donner raison au M5S, qui a déjà subi un camouflet avec la poursuite du projet de gazoduc Trans-Adriatic Pipeline, dont il avait pourtant promis l’arrêt à ses électeurs. M. Di Maio, qui est vice-Premier ministre et ministre du Travail et du Développement économique, n’a cessé de rappeler que la «renégociation intégrale» du Tav -un «gaspillage d’argent public» selon lui- est inscrite dans le contrat de gouvernement rédigé avec la Ligue. La décision sera prise à l’issue d’une «analyse coût-bénéfice», a assuré le Premier ministre Giuseppe Conte.

«Interrogations légitimes»

Interrogé sur ce dossier, le ministère français des Transports s’est refusé à tout commentaire. Le Lyon-Turin est toujours inscrit dans la programmation des infrastructures, même s’il ne semble pas susciter un grand enthousiasme à Paris, où le gouvernement pourrait finalement ne pas être mécontent que les Italiens jettent l’éponge les premiers.

A Rome en août, le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, avait reconnu qu’il s’agissait d’"un investissement très lourd".
Le coût du seul tunnel -dont les travaux ont déjà commencé- est estimé à 8,6 milliards d’euros, financés à 40% par l’Union européenne, à 35% par l’Italie et à 25% par la France.

«Il y a des interrogations qui sont légitimes. Je comprends que le gouvernement (italien) se demande s’il y a de la rentabilité. Au bout du compte, c’est le contribuable qui paie», avait-il noté.

Dans l’Hexagone, la région Rhône-Alpes-Auvergne, la métropole de Lyon et les milieux économiques défendent le projet, auquel sont en revanche hostiles le maire vert de Grenoble Eric Piolle et une frange importante du mouvement écologiste, qui plaident pour l’utilisation des infrastructures ferroviaires existantes. L’Union européenne tente d’inciter les deux pays à avancer. Dans une lettre envoyée mi-septembre, Jan Brinkhorst, alors coordinateur européen, leur a rappelé que 370 millions d’euros avaient été versés par l’UE entre 2007 et 2013, et qu’un financement de 814 millions avait été signé pour 2014-2020 (dont 120 millions déjà payés), ont indiqué des sources européennes.

M. Brinkhorst a souligné qu’une suspension du projet pourrait entraîner le recouvrement total ou partiel des fonds versés. Et a évoqué une possible hausse de l’aide, la Commission ayant proposé de porter sa contribution à 50% pour les projets transfrontaliers, ce qui représenterait une rallonge de 860 millions.

 
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