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06/02/2019

Liaison Lyon-Turin : un projet jamais rentable ?

https://www.ledauphine.com/france-monde/2019/02/06/liaiso...

Le projet de liaison ferroviaire Lyon-Turin divise profondément la coalition populiste au pouvoir à Rome, qui a donc commandé une analyse coûts-bénéfices avant de se prononcer. Photo MARCO BERTORELLO/AFP

Le projet de liaison ferroviaire Lyon-Turin divise profondément la coalition populiste au pouvoir à Rome, qui a donc commandé une analyse coûts-bénéfices avant de se prononcer. Photo MARCO BERTORELLO/AFP

Les coûts liés à la construction de la liaison ferroviaire Lyon-Turin dépassent de 7 milliards d’euros les bénéfices, selon l’analyse de ce projet remise mardi par Rome au gouvernement français.

Selon plusieurs médias, les analyses coûts-bénéfices de ce genre portent sur une période de 50 ans.

«Le dossier reste secret, mais selon des sources fiables, des indiscrétions ont commencé à circuler hier (mardi, NDLR) qui estiment à sept milliards d’euros le solde négatif entre les coûts de réalisation de la nouvelle ligne ferroviaire et ses bénéfices», explique La Stampa (en italien), dont le siège est à Turin.

La coalition populiste italienne se déchire

Le projet de liaison ferroviaire Lyon-Turin divise profondément la coalition populiste au pouvoir à Rome, qui a donc commandé une analyse coûts-bénéfices avant de se prononcer.

La Ligue (extrême droite) de Matteo Salvini, vice-Premier ministre, est très favorable à ce projet, tandis que le Mouvement 5 Etoiles (M5S, antisystème) de l’autre vice-Premier ministre, Luigi Di Maio, y est farouchement opposé.

«Point de départ d’un dialogue» entre Rome et Paris

Ce rapport a été transmis le 9 janvier au ministre italien des Transports, Danilo Toninelli, qui l’a fait traduire et l’a remis mardi à l’ambassadeur de France à Rome.

M. Toninelli a indiqué que ce serait «le point de départ d’un dialogue entre les deux exécutifs», avec l’organisation rapidement d’une «rencontre bilatérale».

Ces analyses inscrivaient dans la partie «coûts» la baisse des recettes pour l’État en raison d’une moindre consommation de carburant, entraînant moins d’accises encaissées, et une réduction des entrées liées au péages autoroutiers, la circulation des personnes et des biens passant partiellement de la route au rail.

La colère de la Ligue et de Salvini

Selon les médias, le rapport n’aurait cependant pas été encore remis à la Ligue et à son chef, M. Salvini, suscitant la colère de ce dernier.

«Moi, vice-Président du Conseil (des ministres, NDLR) qui représente les Italiens je n’ai pas cette analyse coûts-bénéfices, mais il semble que Paris l’a. C’est assez bizarre», a déclaré M. Salvini mercredi.

Les médias italiens avaient déjà anticipé depuis plusieurs semaines que le résultat de l’analyse coûts-bénéfices serait négatif.

On ignore les critères utilisés pour ce rapport. Mais par le passé, l’utilisation de certains critères pour des analyses similaires avait été critiquée par la Ligue et est considérée comme contraire à ceux appliqués par l’Union européenne.

01/02/2019

Des trains de Bombardier refusés pour des problèmes de qualité

https://www.journaldemontreal.com/2019/01/31/des-trains-d...

AFP MISE à JOUR

Paris | La Société nationale des chemins de fer français (SNCF) a indiqué jeudi avoir refusé la livraison de nouveaux trains de banlieue Regio 2N construits par Bombardier pour l’Ile-de-France, critiquant «une situation de non-qualité (...) inacceptable». 

«On a un problème avec Bombardier» qui fournit les nouveaux trains Regio 2N, a sobrement résumé le patron de SNCF Transilien, Alain Krakovitch, confirmant une information du journal Le Parisien. 

«Il était prévu qu’on ait, pour début 2019, 42 nouvelles rames (...), on a reçu 32, sauf que les dernières rames qu’on a reçues n’ont pas un niveau de qualité satisfaisant du tout», a-t-il expliqué à des journalistes. 

Il a cité «des non-qualités industrielles, comme des vis mal serrées, des câblages déficients (...) Dès la première utilisation, la rame a une panne», a raconté le patron des trains de banlieue parisiens. «C’est évidemment insupportable!» 

Huit des 32 rames sont concernées par ces défauts», a ajouté M. Krakovitch. 

Des employés du constructeur canadien s’occupent des réparations à l’atelier de Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne), mais «là, on est sur une situation de non-qualité que l’on considère comme inacceptable, ce qui fait qu’on n’accepte plus de réceptionner les rames», a-t-il dit. 

La SNCF attend «des explications» et «un plan d’action global», a-t-il dit. 

Ces rames sont destinées à la ligne R, qui relie Paris à Melun puis Montereau (Seine-et-Marne) ou Montargis (Loiret). Leur indisponibilité a des conséquences sur la bonne marche de la ligne D du RER, puisque les vieux trains de la R devaient venir la renforcer. 

«Je ne peux accepter un nouveau retard sur les Regio 2N d’autant plus dans le contexte très difficile de la ligne R qui a terriblement souffert de la grève perlée de 2018», a dénoncé Valérie Pécresse, la présidente d’Ile-de-France Mobilités (l’autorité régionale des transports, qui paie les nouveaux trains), dans un courrier au patron de la SNCF Guillaume Pepy. 

L’élue a exigé «un plan de rattrapage» pour que les retards de livraison ne viennent pas affecter le renouvellement du matériel prévu sur d’autres lignes. 

«Ce qui est embêtant, c’est que ce sont des matériels qui sont censés être rodés. On ne comprend pas trop», a-t-on glissé chez Ile-de-France Mobilités. 

Bombardier France, qui fabrique les trains à Crespin (Nord), n’a pas souhaité faire de commentaires. «On veut regarder les choses de près», a indiqué une porte-parole à l’AFP.

07/01/2019

Comités de suivi des dessertes ferroviaires : mode d’emploi

https://www.lagazettedescommunes.com/599370/comites-de-su...

Publié le 31/12/2018 • Par Jean-Marc Joannès • dans : Textes officiels, TO parus au JO

Pris pour l’application de l’article L. 2121-9-1 du code des transports qui crée les comités de suivi des dessertes auprès des autorités organisatrices de transport ferroviaire, un décret précise le fonctionnement des comités de suivie des dessertes ferroviaires. Il  détermine la composition et les modalités de désignation de ses membres, ses conditions de fonctionnement et ses missions, en particulier les sujets sur lesquels ces comités sont obligatoirement consultés. Pour mémoire, l’autorité organisatrice de transport ferroviaire arrête le nombre de comités de suivi des dessertes conventionnées institués auprès d’elle en application de l’article L. 2121-9-1 du code des transports, ainsi que la liste des dessertes ferroviaires relevant de la compétence de chacun de ces comités.

Composition

La composition des comités de suivi des dessertes est fixée par l’autorité organisatrice de transport ferroviaire concernée. L’autorité organisatrice de transport ferroviaire nomme les membres du comité, ainsi que, pour chacun d’entre eux, un suppléant, sur proposition des collectivités territoriales et des associations concernées et, le cas échéant, du Syndicat des transports d’Ile-de-France. Lorsque l’autorité organisatrice de transport ferroviaire est l’Etat, le ministre des transports nomme les membres du comité, dans les mêmes conditions. La durée du mandat des membres des comités de suivi des dessertes est de six ans. Le mandat est renouvelable.

L’autorité organisatrice de transport ferroviaire réunit le comité en tant que de besoin, et au moins une fois par an et elle en assure le secrétariat. Le comité peut procéder à toute audition qu’il estime nécessaire au bon accomplissement de ses missions. Les avis, observations et recommandations du comité sont rendus publics par l’autorité organisatrice de transport ferroviaire sous réserve des secrets protégés par la loi.

 

Missions

Les comités de suivi des dessertes sont consultés sur :

  • les évolutions envisagées de la politique de desserte conventionnée, notamment en ce qui concerne l’articulation avec les dessertes du même mode en correspondance ;
  • les projets d’évolution de la tarification des services concernés ;
  • les projets relatifs à l’information des voyageurs et à l’amélioration de l’intermodalité ; les projets de rénovation et d’acquisition du matériel roulant affecté à l’exploitation des services concernés, notamment
  • les caractéristiques, en matière de confort, d’accessibilité ainsi que de performance énergétique et écologique.

Les comités de suivi des dessertes sont informés par l’autorité organisatrice, au moins une fois par an, sur :

  • la mise en œuvre de l’offre de transport ;
  • le suivi de la ponctualité et le respect des correspondances avec les autres services ;
  • le suivi de la propreté ;
  • la qualité de l’information aux voyageurs, notamment en situation dégradée ;
  • le suivi de la réalisation des objectifs de mise en accessibilité.

Les comités de suivi des dessertes peuvent formuler des vœux sur toute question entrant dans leur champ de compétence.

17:42 Publié dans AOT, L’État | Lien permanent | Commentaires (0)

 
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