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04/12/2017

SNCF : à la croisée des voies

http://www.ledauphine.com/economie-et-finance/2017/12/03/...

La modernisation du réseau ferré va nécessiter des investissements colossaux alors que la SNCF est déjà plombée par une dette qui pourrait atteindre 63 milliards d’euros en 2026.  Photo Julio PELAEZ

La modernisation du réseau ferré va nécessiter des investissements colossaux alors que la SNCF est déjà plombée par une dette qui pourrait atteindre 63 milliards d’euros en 2026. Photo Julio PELAEZ

La SNCF bataille pour reprendre des parts de marché aux autocars et au covoiturage. La priorité est désormais donnée aux trains du quotidien alors que 24 % du réseau ferré est jugé « hors d’âge ».

La SNCF réussira-t-elle à réconcilier les Français avec le train ? L’an dernier, il n’était plus utilisé que pour 9,2 % des déplacements, alors que le développement du TGV et des TER (trains express régionaux) avait fait passer la part du transport ferroviaire de 7,1 % à 10 % en quinze ans, entre 1995 et 2010. Depuis 2011, les Français avaient de nouveau peu à peu délaissé le train.

La SNCF a mis du temps à réagir face à cette hémorragie de voyageurs et à répondre aux critiques sur le prix des billets, les retards et les annulations. Pour la première fois depuis six ans, le nombre de voyageurs dans les trains repart à la hausse cette année. La nouvelle stratégie de la SNCF commence à porter ses fruits, alors qu’elle se prépare à l’ouverture à la concurrence (à partir de 2020 pour les TGV et d’ici à 2023 pour les TER et les Intercités).

Le pari des jeunes et du low-cost

L’augmentation de la fréquentation des TGV est portée par le développement de Ouigo. En 2020, les trains low-cost devraient représenter 25 % du trafic grande vitesse. Début 2017, la SNCF a aussi lancé une offensive en direction des jeunes qui se détournaient du train au profit des autocars longue distance et des plateformes de covoiturage comme Blablacar. L’offre TGV Max est un succès avec 95 000 abonnés. Mais elle connaît aussi des ratés, car cet abonnement vise surtout à remplir les trains aux heures creuses.

De nombreux abonnés se plaignent de ne pas obtenir de places le vendredi et le dimanche. Pour les fêtes de fin d’année, c’est encore pire. « Ils sont où les billets TGV Max pour Noël ? J’ai le choix entre prendre une semaine de congés sans solde ou payer un aller-retour 253 euros pour rentrer dans ma famille », proteste Laura, originaire d’Aix-les-Bains (Savoie), sur Twitter.

Un réseau ferré de 31 ans en moyenne

L’avenir de la SNCF fait partie des enjeux des Assises de la mobilité lancées en septembre par le Premier ministre Édouard Philippe, et la ministre des Transports Élisabeth Borne. Leurs travaux qui s’achèveront dans une quinzaine de jours déboucheront sur une loi d’orientation sur les mobilités au premier semestre 2018.

Une mission sur l’avenir du transport ferroviaire à l’horizon 2030 a également été confiée à Jean-Cyril Spinetta, l’ancien PDG d’Air France, qui rendra ses conclusions en janvier.

La priorité est donnée désormais aux trains du quotidien et plus aux nouvelles lignes à grande vitesse. L’âge moyen du réseau est de 31 ans et « près de 24 % des voies sont considérées comme hors d’âge », selon l’Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières (Arafer).

Leur modernisation nécessitera des investissements colossaux. Mais qui va payer ? SNCF Réseau est déjà plombée par une dette de 44 milliards d’euros qui atteindra 63 milliards en 2026. Le Premier ministre a ouvert la porte à une reprise partielle de ce fardeau par l’État.

Par Luc CHAILLOT | Publié le 04/12/2017 à 06:06

28/11/2017

SNCF : pourquoi les syndicats redoutent la fusion des représentants du personnel

http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/sncf-pourquoi...

ÉCLAIRAGE - Les cinq ordonnances réformant le code du travail sont définitivement adoptées par les députés, mardi 28 novembre.

SNCF pourquoi les syndicats redoutent la fusion des représentants du personnel Crédit Image : ERIC PIERMONT / AFP | Crédit Média : Éric Vagnier | Durée : | Date :

Éric Vagnier et Ludovic Galtier

La bataille est terminée. Mardi 28 novembre, l'Assemblée va officiellement ratifier - par un vote solennel - les ordonnances réformant le marché du travail, dont certaines sont déjà entrés en vigueur en septembre. L'une des mesures, c'est la fusion des instances représentatives : délégués du personnel, comité d'entreprise, comité d'hygiène. Tout cela fait beaucoup de monde, employé parfois à plein temps.

La SNCF est particulièrement bien dotée en instances représentatives du personnel, ce qui n'est pas complètement anormal dans une entreprise de 150.000 salariés présente sur tout le territoire avec 180 métiers où l' on travaille 24 heures sur 24.

Si les comités d'entreprises, les comités d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) et les attributions des délégués du personnel fusionnent, les syndicats ont fait leur compte : de 2.200 équivalents temps pleins en heures de délégations syndicales, on pourrait tomber à 1.400 avec des instances qui seraient regroupées et donc plus éloignées du terrain.

Une situation inacceptable pour Didier Aubert, le secrétaire-général de la CFDT-Cheminots. "Ça veut dire que le dialogue social va en prendre un sacré coup. C'est un mauvais message vis-à-vis des conditions de travail des agents. Dans une période où on identifie une montée forte des risques psychosociaux à la SNCF, cela ne présage rien de bon." Le sujet est d'autant plus sensible que les syndicats, avec moins de délégués, craignent de perdre une partie de leurs forces vives et de leur influence. Une concertation va s'engager avec la direction.

18/11/2017

Amendement Rudigoz : Wauquiez menace à son tour le Grand Lyon

http://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alp...

Par Yannick Kusy

Laurent Wauquiez Président LR de la Région Auvergne Rhône-Alpes / © f3 AURA
Laurent Wauquiez Président LR de la Région Auvergne Rhône-Alpes / © f3 AURA

Le président de la région Auvergne Rhône-Alpes évoque "une véritable déclaration de guerre" de la part du Ministre de l'intérieur Gérard Collomb et demande le retrait de l'amendement qui fait polémique

Cet amendement, qui a provoqué vendredi 17 novembre un véritable soulèvement de nombreux élus, prévoit de déroger à la loi Notre, à laquelle les collectivités sont soumises. Cette dérogation ne concernerait que la Métropole de Lyon, et permettrait à celle-ci de récupérer une partie des financement alloué par l'Etat aux régions pour assurer la compétence transport, dont les départements n'ont plus la responsabilité.

Dans un communiqué, la Région Auvergne Rhône-Alpes estime que cet amendement a été voté "en catimini". Selon l'équipe de Laurent Wauquiez : "Gérard Collomb se comporte en République bananière où tout lui semble permis. [] Gérard Collomb use de sa fonction à des fins partisanes au détriment d’une très large partie des territoires d’Auvergne-Rhône-Alpes "

soit M. Collomb fait retirer cet amendement, soit la Région en
tirera tous les enseignements

Pour Laurent Wauquiez, cette décision correspondrait à une baisse brutale significative des ressources de la région. 
C'est pour cette raison qu'il brandit la menace de représailles : "Ainsi, soit M. Collomb fait retirer cet amendement, soit la Région en
tirera tous les enseignements et compensera la perte par une réduction des dotations attribuées à la Métropole de Lyon. Il est hors de question 
que les autres communes d’Auvergne-Rhône-Alpes subventionnent les caprices du ministre d’Etat." ajoute le communiqué

L'amendement devrait à nouveau être soumis au vote en raison d'irrégularités.

Réaction d'Etienne Blanc à l'amendement Rudigoz
Réaction : Etienne Blanc 1er vice-président de la Région Auvergne Rhône-Alpes - France 3 Rhône-Alpes
 
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