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09/05/2018

La grève des cheminots a assez duré, les voyageurs sont à bout

Voici le communiqué de la FNAUT:

Communiqué du 9 mai 2018

La grève des cheminots a assez duré, les voyageurs sont à bout.
Elle doit cesser rapidement, sa prolongation est dangereuse pour l’avenir du rail.
La FNAUT respecte le droit de grève mais elle estime que sa prolongation est devenue insupportable
pour les voyageurs captifs du train et qu’elle est très dangereuse pour l’avenir du rail.
La grève devient insupportable pour les voyageurs
La grève perturbe l’ensemble des services au moins 3 jours sur 5, et non 2 comme l’affirment les syndicats
qui l’organisent. Sur de nombreuses lignes, le trafic ferroviaire est totalement interrompu.
Ce sont les usagers captifs du train qui seront les plus pénalisés : salariés modestes, travailleurs précaires,
étudiants, lycéens. Contrairement à ce qui est parfois affirmé, beaucoup d’entre eux ne trouvent pas
d’alternative au train : ils ne s’habituent pas à la grève, la galère devient insupportable.
Mais tous les voyageurs en ont assez. Outre les pertes de temps, ils se voient imposer des frais importants :
pertes de revenu, gardes d’enfants, transport de substitution (autocar, covoiturage, véhicule personnel, taxi,
parking), nuits d’hôtel. Les indemnités proposées par SNCF Mobilités sont, et de loin, insuffisantes.
La prolongation de la grève met le système ferroviaire en danger
Une grève prolongée habitue les voyageurs non captifs du train et les chargeurs à se passer du train. Elle les
incite à tourner définitivement vers les modes de transport concurrents - automobile, covoiturage, autocar,
avion à bas coût, camion – au détriment de la sécurité routière et de l’environnement. A la perte immédiate
de recettes pour SNCF Mobilités s’ajouteront des pertes ultérieures durables, surtout dans le secteur du fret.
La grève décrédibilise par ailleurs le rail auprès de l’Etat et des Régions. Elle les incite à penser qu’en
définitive, la collectivité peut se passer d’un train sur deux, que les effectifs de la SNCF sont excessifs et
qu’il est irrationnel d’investir sur le rail - alors que le rail souffre d’un sous-investissement chronique.
La grève doit cesser rapidement
Les députés ont adopté la réforme ferroviaire en première lecture. La FNAUT demande donc :
- au gouvernement, de préciser les conditions dans lesquelles la dette ferroviaire sera reprise par l’Etat, de
renforcer l’investissement sur le réseau ferré et de lancer, en lien avec les régions, un programme
spécifique de sauvegarde des lignes régionales dégradées et menacées de disparition faute d’entretien ;
- aux syndicats de mettre fin à une grève devenue incompréhensible pour l’opinion, car elle affecte
gravement l’activité économique et met leur entreprise et le rail en péril, et d’accepter l’introduction de la
concurrence dans le secteur ferroviaire (en Allemagne, elle est approuvée par les voyageurs et aussi par le
principal syndicat de cheminots).

 

CP Fnaut grève 9 mai.pdf

SNCF : Guillaume Pepy promet une indemnisation « forte »

http://www.leprogres.fr/france-monde/2018/05/09/sncf-guil...

Après la rencontre entre le Premier ministre Édouard Philippe et les syndicats, le pdg de la SNCF Guillaume Pepy a promis une indemnisation « forte » des usagers, aussi bien des TGV que des TER.

  • Le 09/05/2018 à 06:35 mis à jour à 10:09
Guillaume Pepy s’est entretenu, lundi, avec le Premier ministre Édouard Philippe et la ministre des Transports Élisabeth Borne.  Photo Christophe ARCHAMBAULT/AFPGuillaume Pepy s’est entretenu, lundi, avec le Premier ministre Édouard Philippe et la ministre des Transports Élisabeth Borne. Photo Christophe ARCHAMBAULT/AFP

Dédommagements pour les usagers

Invité lundi soir sur le plateau de France 3 après la rencontre tant attendue entre le Premier ministre Édouard Philippe et les syndicats, le pdg de la SNCF, Guillaume Pepy, a annoncé des indemnisations « fortes » pour les usagers touchés par la grève, depuis le 3 avril. Parmi ces dédommagements : les abonnements TER seront « à moitié prix » au mois de juin, et « tous les billets » pour des TGV seront « échangeables et remboursables », même s’ils sont « ni échangeables, ni remboursables » au moment de l’achat. Pour les usagers franciliens, il a également expliqué qu’il y aurait « plus de compensation financière en région parisienne ». La SNCF va également « faire de la publicité » sur les mesures de remboursement aux usagers affectés par la grève pour que ceux-ci « connaissent mieux leurs droits individuels à indemnisation », a indiqué le président de l’entreprise ferroviaire.

Fin du statut :100 millions d’économies par an

La fin du recrutement des cheminots au statut au 1er  janvier 2020 permettra à la SNCF d’économiser environ 100 millions d’euros par an pendant dix ans, a estimé hier la ministre des Transports Élisabeth Borne. « Ce sont des économies à venir qui ont été chiffrées à une centaine de millions d’euros par an dans les dix prochaines années », a avancé la ministre sur franceinfo. L’extinction du statut des cheminots est pour le gouvernement un point non négociable de sa réforme du secteur ferroviaire.

50 % des TGV et des TER aujourd’hui

Les syndicats de la SNCF se réunissent cet après-midi pour partager leurs analyses sur leurs rencontres avec le Premier ministre Édouard Philippe. Il est possible que le mouvement de grève se poursuive encore, au minimum jusqu’à l’examen de la réforme ferroviaire au Sénat, fin mai. Les usagers devront donc faire preuve de patience. Le trafic est encore perturbé aujourd’hui. La moitié des TGV, TER et Transilien circuleront, lors de la 16e journée de grève à la SNCF, selon les prévisions de trafic de la direction. À l’international, il y aura en moyenne un train sur deux, avec un trafic « quasi normal » pour les Eurostar et Thalys.

22/04/2018

SNCF : vers un prolongement de la grève en juillet et août

http://www.leparisien.fr/economie/sncf-vers-un-prolongeme...

Vincent Vérier| 21 avril 2018, 20h59

Gare de Lyon. Achats billets train SNCFLe 20 avril 2018 LE PARISIEN/Delphine Goldsztejn

Alors que débute ce dimanche soir deux nouvelles journées de grève, la 9e et la 10e en un mois, les syndicats envisagent de prolonger le mouvement pendant les vacances d’été.

Ce qui n’était qu’une menace pourrait devenir réalité. Selon nos informations, le prolongement de la grève des cheminots de la SNCF en juillet et août sera plus que jamais au menu des discussions de l’intersyndicale CGT, Unsa, Sud Rail et CFDT qui se doit se réunir en milieu de semaine prochaine.

« On étudie un calendrier, confie une source syndicale. On souhaite prévenir les Français le plus tôt possible pour qu’ils puissent organiser leurs vacances ».

Un durcissement qui intervient après le refus du Premier ministre, vendredi, de répondre favorablement à la demande des syndicats de le rencontrer. Dans un courrier envoyé à Édouard Philippe, et que nous avons pu consulter, les partenaires sociaux lui reprochent ses récentes déclarations.

« Les annonces que vous avez formulées relatives à la filialisation du Fret, à la date de fin du statut, au changement de statut de l’entreprise contreviennent à la méthode que vous avez affichée. Celles-ci constituent une véritable provocation dans le processus de négociation qu’il nous semble indispensable d’engager ».

Les quatre organisations syndicales souhaitaient donc rencontrer le Premier ministre mais aussi l’Union des transports publics et ferroviaires (UTP), le patronat du rail, lors d’une réunion tripartite.

« L’objectif de cette rencontre, à notre sens, est bien de pouvoir définir des éléments de méthode afin de mener une négociation utile et profitable au système ferroviaire, aux citoyens et aux cheminots », écrivent la CGT, l’Unsa, Sud Rail et la CFDT.

Une proposition refusée dès vendredi par le Premier ministre, par la voix du porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux : « On ne choisit pas son interlocuteur, le meilleur moyen pour discuter ça n’est pas de quitter la table et de claquer la porte ».

Et le porte-parole de préciser : « C’est en s’asseyant autour de la table qu’on arrive à avancer et les discussions se feront avec Elisabeth Borne, ministre des Transports en charge du dossier ». Jeudi, les syndicats avaient en effet annoncé la suspension des discussions avec la ministre des Transports, estimant que les décisions étaient prises au niveau de Matignon.

« Ce gouvernement ne veut rien négocier, c’est lui qui nous pousse à prolonger en juillet et août, insiste un responsable syndical. On s’attendait à un mouvement marathon, c’est pour cela que nous avions présenté un calendrier de grève jusqu’en juin. Puisque le gouvernement n’entend toujours rien, on prépare celui de juillet et août. »

 
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