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23/08/2016

Guillaume Pepy (SNCF) : "Pour les TER, nous devons vendre moins cher aux Régions"

http://www.mobilicites.com/011-5316-Guillaume-Pepy-SNCF-P...

23 août 2016 | par Florence Guernalec

A props de la concurrence : "Sommes-nous menacés ? Oui. Sommes-nous sûrs d'être perdants ? Non !", répond Guillaume Pepy.  © DR
A props de la concurrence : "Sommes-nous menacés ? Oui. Sommes-nous sûrs d'être perdants ? Non !", répond Guillaume Pepy. © DR

Dans une interview aux Échos, le président du directoire du groupe public assure que la SNCF se prépare activement à l'arrivée de la concurrence et détaille les leviers pour améliorer la compétitivité de l'entreprise. Bonne nouvelle pour les Régions, la SNCF a l'intention de monnayer moins cher ses "prestations" TER.

 
A l'instar des hommes politiques, Guillaume Pepy fait sa rentrée médiatique cette semaine avec une interview au journal Les Echos du 23 août. Le patron de la SNCF montre ainsi qu'il est bien aux commandes du groupe public même si l'État actionnaire "a le dernier mot". Les fâcheries avec l'exécutif à propos de l'accord d'entreprise sur le temps de travail et les grèves à répétition qui sont venues plomber les résultats du premier semestre 2016 semblent oubliées.

Une offre TER moins cher
 
Mais contrairement aux hommes politiques, celui-ci n'a rien à vendre ou presque... Sans surprise, Guillaume Pepy confirme l'arrivée du train autonome (avec conducteur) à l'horizon 2022-2024. Plus surprenant, le patron de la SNCF annonce au détour d'une phrase que "pour les TER, nous devons vendre moins cher aux Régions".... Une déclaration qui tombe à pic au moment où les nouveaux exécutifs, à travers la voix de l'ARF, se disent
prêts à expérimenter la concurrence dès les prochains appels d'offres.
 
Pour le reste, Guillaume Pepy déroule son programme pour rendre le groupe plus compétitif. Le président de la SNCF annonce une accélération des économies sur les frais de structure pour baisser les charges d'exploitation. Celui-ci annonce que 2017 sera "une année de rupture (...) Nous allons actionner deux leviers d'efficacité en plus : l'évolution des métiers en fonction des besoins des clients et la révolution digitale".

Une industrialisation à grande vitesse
 
Guillaume Pepy compte également sur "
l'internet industriel" pour améliorer l'efficacité opérationnelle de la SNCF de 30% : "En connectant nos trains, nos gares et notre réseau, nous allons pouvoir passer d'une maintenance curative coûteuse à une maintenance prédictive plus efficace."
 
S'agissant du personnel, Guillaume Pepy récuse l'idée que l'entreprise serait "irréformable". "...nos équipes ont montré à plusieurs reprises leur capacité à relever des défis difficiles. Elles sont capables de s'adapter. Au niveau local nous concluons des accords de compétitivité dans certains sites, aussi performants que ceux de l'industrie automobile", explique-t-il dans cette interview aux Echos.

Recherche État stratège
 
Les sujets qui fâchent comme la baisse de la fréquentation dans les Intercités et TER ou l'absence de perspective sur la dette abyssale de SNCF Réseau ne sont pas évoqués dans cette interview. Heureusement, Guillaume Pepy n'est pas un homme politique : "(...) je vois, comme les autres patrons du public, notre actionnaire très très contraint lui-même, par le court terme, les circonstances politiques et les emballements médiatiques...  L'État stratège est plus que jamais nécessaire, mails il n'a sans doute jamais été plus difficile à exercer."
 
Florence Guernalec

18/08/2016

La SNCF dans le rouge au premier semestre 2016

http://www.mobilicites.com/011-5292-La-SNCF-dans-le-rouge...

16 août 2016 | par Florence Guernalec (avec AFP)

© DR© DR

Le groupe enregistre une perte de 159 millions d'euros liée notamment aux attentats, aux grèves et aux inondations du printemps. Alors que sa dette a encore augmenté – de 2,2 milliards au premier semestre 2016 –, la SNCF attend toujours le rapport du gouvernement sur les hypothèses de reprise de cette dette et la publication d'un décret sur la "règle d'or" destinée à limiter l'endettement de SNCF Réseau.

 
La SNCF enregistre sa première perte semestrielle depuis 2009. Un résultat net part du groupe déficitaire (-159 millions d'euros) en lien, notamment, avec la baisse de la marge opérationnelle (-480 millions d'euros, 10,9% du chiffre d'affaires).

Les effets des attentats, des grèves et des inondations du printemps ont coûté cher à la SNCF au premier semestre 2016 :
300 millions d'euros (perte de produits du trafic, remboursements d'abonnements, pénalités et baisse de la contribution des Régions...), selon les chiffres communiqués par la compagnie lors de la présentation de ses résultats le 29 juillet.

Un trafic qui flanche
 
De plus, la SNCF souligne que "la concurrence intermodale n'a jamais été aussi vive" en raison de la baisse du prix du pétrole qui favorise l'aérien et la route. Ainsi, le trafic des TER comme des Intercités continue à baisser, même si les efforts commerciaux ont, selon la SNCF, contribué à limiter ce recul. En revanche, le trafic des Transilien est en hausse de 7,1% au premier semestre grâce à la mise en place du
passe Navigo à tarif unique au 1er septembre 2015.

La SNCF indique que "la riposte à la concurrence intermodale s'accélère" : extension de l'offre Ouigo et
#TGVpop, du nombre de billets à "petits prix"... "SNCF Mobilités a déclenché un plan de crise en mai pour limiter l'impact de la baisse de l'activité dont les fruits sont attendus au second semestre", indique le communiqué du groupe.

Des objectifs financiers intenables
 
Dans ce contexte, la SNCF prévient qu'il "sera difficile d'atteindre les objectifs financiers 2016" (2% de croissance du chiffre d'affaires "hors opérations de périmètre"). En effet, si le groupe enregistre une hausse de son CA de 2,6% au premier semestre à 16 milliards d'euros, c'est essentiellement dû à des questions de périmètre : acquisition du logisticien américain OHL fin 2015 et intégration dans les comptes d'Eurostar après
sa prise de contrôle exclusif en mai 2015.
 
En revanche, la SNCF annonce qu'elle "accélère ses efforts de réduction de coûts et d'amélioration de la productivité". En particulier, SNCF Réseau poursuit sa politique de
performance industrielle : digitalisation et modernisation de la maintenance, massification et optimisation du temps de travaux, nouveaux équipements et développement de partenariats industriels...

Ses plans de performance ont permis, selon le groupe, de dégager 300 millions d'euros de gains de productivité supplémentaires au premier semestre 2016, en ligne avec l'objectif annuel de 750 millions (contre 650 millions en 2015).

La dette (toujours) dans le camp du gouvernement
 
Les investissements de la SNCF atteignent 4 milliards d'euros au premier semestre 2016, dont 70% financés sur fonds propres, soit plus de 2,8 milliards, ce qui est bien au-dessus de sa capacité d'autofinancement de 835 millions. La dette s'est donc accrue mécaniquement, pour s'établir au 30 juin 2016 à 52,33 milliards dont 8,2 milliards pour SNCF Mobilités (+431 millions en six mois) et 44,1 milliards pour SNCF Réseau (+1,8 milliard). L'endettement abyssal de SNCF Réseau, grevé par la dette historique de la SNCF, doit faire l'objet d'un rapport du gouvernement, dont la remise au Parlement est prévue, en théorie, au mois d'août.
 
"Ce rapport examinera les différentes hypothèses de reprise de tout ou partie de cette dette par l'État et la création d'une caisse d'amortissement, ainsi que leurs effets", avait indiqué en juin le Premier ministre, Manuel Valls, assurant aux parlementaires qu'il leur reviendrait "de prendre une décision". Un décret est par ailleurs attendu sur la "règle d'or" votée en 2014 pour limiter l'endettement de SNCF Réseau. Au-delà d'un certain multiple de la marge opérationnelle du groupe, la construction de nouvelles lignes reviendrait ainsi à la charge de l'État et des collectivités locales.
 
Florence Guernalec (avec AFP)

02/08/2016

TER Auvergne-Rhône-Alpes : Wauquiez demande des comptes

http://lepatriote.fr/ter-auvergne-rhone-alpes-wauquiez-de...

le 29 juillet 2016 - Aurore DESSAIGNE

TER Auvergne-Rhône-Alpes : Wauquiez demande des comptes
DR - Laurent Wauquiez cherche le soutien des usagers.

Laurent Wauquiez demande des indemnisations au président SNCF Mobilités suite au perturbations sur la ligne TER Auvergne-Rhône-Alpes.

Le 27 juin dernier, Laurent Wauquiez, président du conseil régional d'Auvergne-Rhône-Alpes, a adressé une lettre de recommandation à Monsieur Guillaune Pepy, président de la SNCF Mobilités.

Il dénonce le "niveau de service inacceptable"  que subissent les usagers du TER sur la Région Auvergne-Rhône-Alpes.

Il justifie ses propos par les "différentes grèves depuis février dernier, s'ajoutent les perturbations liées à la pénurie de conducteurs et aux conséquences du "déshuntage" des matériels X73500".

DES ABONNEMENTS GRATUITS ?

De ce fait, Monsieur Wauquiez demande de mettre tout en oeuvre pour "une indemnisation de l'ensemble des abonnés" des différentes lignes, afin d'"être à la hauteur des préjudices subis par les usagers".

Il indique attendre cette indemnisation pour "la rentrée de septembre". Elle pourrait prendre la forme de "deux mois d'abonnement gratuit".

La réponse de Monsieur Pepy va donc être attendue avec impatience du côté de Monsieur Wauquiez et l'ensemble des usagers de la région.

Aurore DESSAIGNE

 
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