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16/11/2016

Le plan choc du nouveau patron de SNCF Réseau

http://www.lesechos.fr/industrie-services/tourisme-transp...

Lionel Steinmann Le 16/11 à 06:00
16/11 à 06:00

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Miné par des décennies de sous-investissements, le réseau ferroviaire français continue de se dégrader. - Photo Gilles Rolle/REA

Le gestionnaire des infrastructures ferroviaires présente sa stratégie. Externalisation accrue, éloge de la concurrence : le discours ne plaira pas à tous.

Six mois après son entrée en fonction, Patrick Jeantet précise sa stratégie dans une interview aux « Echos ». Le nouveau PDG de SNCF Réseau, l'établissement public chargé de gérer les infrastructures ferroviaires, a décidé de réformer en profondeur sa nouvelle maison. Quitte à bousculer un certain nombre de susceptibilités.

L'heure, il est vrai, n'est pas aux demi-mesures : miné par des décennies de sous-investissements, le réseau ferroviaire français continue de se dégrader malgré la relance récente de travaux. Les trains doivent circuler à vitesse réduite sur près de 5.000 kilomètres de lignes, et des milliers d'autres sont menacées de fermeture.

Des moyens accrus

Pour enrayer ce déclin, Patrick Jeantet va pouvoir s'appuyer sur des moyens financiers accrus, grâce au contrat de performance pluriannuel que l'Etat s'apprête (enfin) à signer, et qui prévoit 2,6 milliards consacrés à la régénération dès 2017, et 3 milliards en 2020.

Mais cela ne suffira pas : SNCF Réseau doit gagner en efficacité industrielle. Les nouvelles technologies vont permettre de repenser les manières de travailler, grâce notamment à des capteurs le long des voies, ou à l'usage de drones pour surveiller les ouvrages d'art. Le recours à l'externalisation va être renforcé, ce qui fera sans doute bondir les syndicats. Et les usagers râleront sans doute eux aussi, car Patrick Jeantet veut que les plages de travaux de nuit (les deux tiers des 1.500 chantiers annuels) soient plus efficaces, ce qui suppose d'interrompre les circulations plus tôt dans la soirée.

Faire baisser les coûts

Surtout, le dirigeant appelle de ses voeux l'arrivée de la concurrence dans le transport de voyageurs, qu'il voit comme un levier pour faire baisser les coûts. Au point de proposer aux régions de l'aider à mettre en concurrence SNCF Mobilités, l'entité du groupe chargé de faire circuler les trains.

En tant que gestionnaire du réseau, il est tout à fait dans son rôle : plus de trains, même si certains sont opérés par le privé, c'est plus de péages, donc plus de ressources pour rénover le réseau. Mais cette démarche proactive ne sera sans doute pas appréciée par tous les cheminots de SNCF Mobilités.

04/11/2016

SNCF : Laurent Wauquiez présente son plan de sauvegarde des "petites lignes"

Bonsoir,

Mr Wauquiez n'oubliez pas l'est de votre juridiction, il n'y a pas que le Massif Central

Notre ligne est très mal en point tous les jours de la semaine !

Eric

 

https://www.francebleu.fr/infos/transports/sncf-laurent-w...

Par Martin Cotta, France Bleu Saint-Étienne Loire vendredi 4 novembre 2016 à 6:16

Laurent Wauquiez échange à la mairie de Boën-sur-Lignon avec les élus concernés par les lignes Thiers - Boën - Montbrison

Laurent Wauquiez échange à la mairie de Boën-sur-Lignon avec les élus concernés par les lignes Thiers - Boën - Montbrison © Radio France - Caroline Félix

Hier Laurent Wauquiez était à Boën-sur-Lignon dans la Loire pour annoncer devant tous les élus concernés la réouverture prochaine de la ligne Boën-Montbrison. Et confirmer la suppression de la ligne Boën-Thiers.

Hier Laurent Wauquiez, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, a annoncé un plan à 264 millions d'euros mobilisés sur quatre ans pour sauver 830 kilomètres de petites voies ferrées dans la région. Il est ensuite venu à Boën-sur-Lignon dans la Loire pour mettre en avant "la ruralité".

"On ne laisse aucun territoire de côté " a annoncé Laurent Wauquiez hier à Boën-sur-Lignon devant un parterre d'élus locau. La ligne ferroviaire Boën-Montbrison va effectivement être sauvée. Huit millions d'euros vont être débloqués par la région, le département de la Loire, la communauté de communes du Forez et Saint-Étienne métropole. Tous les élus locaux ont "accepté de jouer le jeu", rappelle le président de la région.

Des trains passeront donc par Boën pour aller à Montbrison, mais pas de l'autre côté. Pour aller à Thiers, il faudra désormais compter sur les cars. "Les travaux sont trop importants, il n'y a pas eu de rénovation depuis 1966 ! Les travaux coûteraient 45 millions d'euros pour 30 personnes qui utilisent cette ligne", rappelle le vice président à la région en charge des transports Patrick Mignola.

Conséquence : sans ce petit tronçon il n’y aura plus de liaison ferroviaire direct entre Clermont et Saint-Etienne. Le plus court sera de faire un changement à Roanne.

01/11/2016

Infrastructures ferroviaires: vers la fin de la folie des grandeurs ?

http://www.lagazettedescommunes.com/468453/infrastructure...

Publié le 28/10/2016 | Mis à jour le 31/10/2016 Par Nathalie Da Cruz

Les coûts prévisionnels de la LGV Lyon-Turin sont passés de 12 milliards d’euros en 2002 à près de 26 milliards aujourd’hui.

Les coûts prévisionnels de la LGV Lyon-Turin sont passés de 12 milliards d’euros en 2002 à près de 26 milliards aujourd’hui.

RFF / Jean-Luc VIART

Ici et là, des élus locaux s’élèvent contre des projets ferroviaires jugés peu pertinents : Lyon-Turin, Bordeaux-Dax, CDG Express… Retour sur ces grands projets qui font débat.

«Il est temps de mettre fin à la fuite en avant de l’Etat, qui s’engage dans «de grands projets d’investissement, dictés par des influences politiques et non par l’intérêt des usagers», ont déclaré les députés Gilles Savary (PS) et Bertrand Pancher (UDI) devant la commission du développement durable de l’Assemblée nationale le 19 octobre.

Un sévère coup de semonce qui reprend celui formulé quelques semaines plus tôt au Sénat. Mis en place par la Commission des finances, un groupe de travail de huit sénateurs, de droite comme de gauche, incite, dans un rapport paru fin septembre, « à geler tout nouveau projet de ligne à grande vitesse. Il faut en priorité rénover et moderniser le réseau ferroviaire existant (lignes Intercités et TER), qui est vieillissant ».
Pour les sénateurs, les lignes à grande vitesse (LGV) Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax, Poitiers-Limoges et Montpellier-Perpignan sont des « investissements excessifs ». Ils sont favorables à un axe rapide Bordeaux-Toulouse, mais faut-il en passer par une LGV ? « On peut opter pour des solutions plus économiques, comme les lignes italiennes pendolino qui permettent de faire circuler des trains à grande vitesse sur des lignes classiques », avance Marie-Hélène des Esgaulx, sénatrice (LR) de la Gironde (1,50 million d’hab.). Economiste spécialiste des transports, Yves Crozet, qui a été auditionné par ce groupe de travail, se désole de l’incurie des gouvernants : « Les ...

 
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