Avertir le modérateur

25/09/2018

TER : y a-t-il une autre voie ?

https://www.ledauphine.com/economie-et-finance/2018/09/24...

En France, l’ouverture à la concurrence des trains régionaux sera possible à partir de décembre 2019   et obligatoire pour les nouveaux contrats de concession à partir de 2023.  Photo RL/Julio PELAEZ

En France, l’ouverture à la concurrence des trains régionaux sera possible à partir de décembre 2019 et obligatoire pour les nouveaux contrats de concession à partir de 2023. Photo RL/Julio PELAEZ

En 20 ans, la libéralisation des trains régionaux a permis une forte hausse de voyageurs en Allemagne. En France, les régions qui se préparent à l’ouverture à la concurrence regardent l’exemple allemand.

Les trains régionaux se préparent à une petite révolution avec l’arrivée prochaine d’opérateurs privés. L’ouverture à la concurrence sera possible à partir de décembre 2019 et devient une obligation légale pour les nouveaux contrats de concession à partir de 2023. Plusieurs régions veulent aller vite et libéraliser au plus tôt, entre 2019 et 2021. Il y a urgence car la fréquentation des TER a encore diminué de 2,6 % en 2016, selon l’Arafer (Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières).

Les futurs concurrents de la SNCF s’appuient sur l’exemple allemand afin de promettre une amélioration des dessertes et une reconquête des voyageurs. En Allemagne, l’ouverture du marché ferroviaire il y a 20 ans a permis de rouvrir 560 kilomètres de lignes régionales et le nombre de passagers a augmenté de près de 50 % entre 2002 et 2016. Même la Deutsche Bahn qui conserve 70 % du marché en a profité.

« Notre métier, c’est de faire rouler des trains »

Les opérateurs privés allemands ne sont propriétaires que de la moitié de leurs trains. L’autre moitié de la flotte est louée. « Notre métier, c’est de faire rouler des trains, pas de les posséder », explique Stephan Schreier, directeur des opérations d’Abellio, un des plus grands opérateurs de trains régionaux. En effet, une flotte s’amortit en trente ans alors que les contrats de concession sont en moyenne de quinze ans.

En 2015, Abellio a repris à la Deutsche Bahn 11 lignes régionales en Thuringe et en Basse-Saxe. « Les trains étaient vétustes et l’offre se réduisait d’année en année », explique Stephan Schreier. L’opérateur a commandé 35 rames neuves louées à Alpha Trains, leader en Europe continentale de la location de matériel roulant. « Nous avons amélioré l’offre en ajoutant 15 % de trains en plus et la fréquentation a augmenté de 40 %. Elle a même doublé sur certaines lignes », précise le directeur d’Abellio.

Des subventions réduites de 30 %

Depuis la libéralisation, la baisse des coûts d’exploitation a permis de réduire de 30 % le montant des subventions publiques au kilomètre parcouru. Les Länder en ont profité pour augmenter la fréquence des trains et les investissements sur les infrastructures ferroviaires.

Ce cercle vertueux peut-il être reproduit en France où les contributions des régions sont deux  fois plus élevées qu’en Allemagne pour un taux de remplissage qui ne dépasse pas 25 % ? « L’ouverture à la concurrence permettra d’améliorer la qualité de service et donc d’augmenter le nombre de passagers, comme en Allemagne », assure Thomas Schmidt, directeur de la division voyageurs d’Alpha Trains.

L’entreprise qui vient de créer une filiale française ambitionne de louer ses trains aux régions, soumises à de fortes contraintes budgétaires. « Nous les aiderons à investir dans des trains neufs ou à reprendre et moderniser le matériel actuellement détenu par la SNCF », explique Vincent Pouyet, directeur d’Alpha Trains France. « La location d’une flotte de trains libérera les régions et les opérateurs d’une charge financière et technique, tout en leur offrant le meilleur coût train-kilomètre », assure M. Schmidt.

Plusieurs régions regardent de près le modèle allemand mais elles attendent de l’État et de la SNCF des éclaircissements sur la question du matériel roulant et des ateliers de maintenance qu’elles souhaitent récupérer dans des conditions équitables.

20/09/2018

Alimentation électrique : cinq grandes gares et l'aéroport d'Orly menacés de panne

https://www.ledauphine.com/france-monde/2018/09/20/alimen...

Publié le 20/09/2018 à 12:43 |Mis à jour il y a environ 1 heures

Photo d'illustration Julio PELAEZ

Photo d'illustration Julio PELAEZ

Ces infrastructures ne sont alimentées que par une seule source électrique.

Le patron de RTE (Réseau de transport d'électricité, le gestionnaire des lignes à haute tension), François Brottes, était devant le Sénat mercredi, rapporte Le Parisien. Les parlementaires voulaient avoir des explications concernant l'incident qui a touché fin juillet la gare parisienne Montparnasse. Un transformateur électrique qui alimente la gare avait pris feu, bloquant la circulation ferroviaire.

Le PDG en a profité pour révéler que d'autres infrastructures étaient considérées comme fragile en matière d'alimentation électrique : les gares lyonnaises de Part-Dieu et Perrache, les gares parisiennes de Lyon et Montparnasse, la gare de Rennes, et l'aéroport francilien d'Orly.

Le problème du financement

Ces cinq gares et l'aéroport d'Orly ne sont reliés qu'à une seule source d'alimentation électrique, ce qui peut poser un problème en cas de défaillance, comme fin juillet pour la gare Montparnasse.

"Nous travaillons avec la SNCF sur ces points de fragilisation", a souligné François Brottes. Mais se pose la question du financement, car il faut compter entre 10 millions et 70 millions d'euros selon les cas, pour créer un deuxième poste. De plus, François Brottes soulève un autre souci, celui de la place, et notamment dans l'agglomération parisienne, où l'espace est rare.

Concernant Orly, le gestionnaire Groupe ADP a précisé au Parisien que des études sont en cours pour doubler l'alimentation électrique.

19/09/2018

Où en est-on de la ligne LGV Lyon-Turin?

Bonjour,

La SNCF n'arrive déjà pas à faire circuler de simple train alors des trains à grande vitesse c'est du gros n'importe quoi

La France a 2 vitesses!

Les quelques privilégiés représentant un faible pourcentage et la grande majorité des français qui doit se démener quotidiennement pour aller travailler. Mais bien sûr ce n'est pas économique !

Eric

https://www.20minutes.fr/societe/2338167-20180918-o-ligne...

TRANSPORTS Le 11 septembre la ministre des Transports a présenté les priorités du gouvernement...

Caroline Girardon

— 

La ligne LGV Lyon-Turin n'est pas enterrée même si elle ne semble pas faire partie des priorités du gouvernement français.
La ligne LGV Lyon-Turin n'est pas enterrée même si elle ne semble pas faire partie des priorités du gouvernement français. — MARCO BERTORELLO / AFP
  • Le 11 septembre, la ministre des Transports a présenté son plan d’investissement pour les quatre années à venir.
  • La priorité sera donnée à l’entretien des infrastructures existantes.
  • La ligne LGV Lyon-Turin n’est pas enterrée mais la réalisation du projet dépend de nombreux facteurs.

Les grands projets attendront. Mardi dernier, la ministre des Transports Elisabeth Borne a présenté son plan d’investissement pour les quatre années à venir à quelques experts. Le message a été sans ambiguïté. La priorité sera donnée à l’entretien des voies ferrées, des routes déjà existantes ou aux voies fluviales. De là à enterrer définitivement la ligne LGV Lyon-Turin ? Pas encore. 20 Minutes fait le point sur ce dossier controversé.

Qu’est-ce que fait croire que l’Etat va tenir ses promesses ? Déjà, il n’a pas enterré officiellement le projet comme il l’a fait pour la ligne à grande ­vitesse Paris-Orléans-Clermont-Lyon par exemple. Dans le document, il est indiqué que « le gouvernement honorera ses engagements européens sur le Lyon-Turin ».

L’Etat confirme ainsi sa volonté de finir le tunnel transfrontalier qui passe sous les Alpes et qui est la clé de voûte du projet. Actuellement, cinq des neuf kilomètres de « la galerie de reconnaissance » ont été creusés côté français. Il s’agit du premier tronçon de cet ouvrage de 57 kilomètres, qui doit permettre de rapprocher Paris de Milan et qui doit être terminé en 2030.

Mais en réalité, le gouvernement français ne se mouille guère puisqu’il laisse entendre clairement que le projet ne pourra se faire sans l’accord des Italiens, censés payer 35 % de l’addition finale. Et c’est là que les choses se compliquent.

Qu’est ce qui pourrait faire définitivement capoter le projet ? Les Italiens ont fait marche arrière sur le sujet. Le gouvernement populiste transalpin attend désormais les résultats de l’étude coût-bénéfice qu’il a commanditée pour prendre une décision. Ceux-ci doivent être rendus en novembre. Mais le vent a clairement tourné de l’autre côté des Alpes.

Le Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème) et la Ligue (extrême droite) qui forment le nouveau gouvernement, ont déjà annoncé leur volonté de « rediscuter intégralement le projet ». « Il me semble qu’une réflexion soit en cours en France », avait justifié le 17 mai Matteo Salavini, chef de file de la Ligue.

Le problème : selon la Transalpine, comité de défense de la ligne, les dés seraient pipés. « Une grande majorité des 14 experts désignés par le ministre italien pour conduire ce travail est notoirement hostile au Lyon-Turin et au ferroutage », argumente-t-elle. Et d’ajouter : « Certains, comme le professeur Francesco Ramella, sont même ouvertement des militants du tout camion. De quoi jeter le trouble jusqu’au sein même du gouvernement ». En revanche, le ministre italien de l’Economie Giovanni Tria a clairement pris position pour le chantier en soulignant sa dimension internationale.

En résumé, la France continuera de financer le projet si le gouvernement italien ne jette pas l’éponge à la fin de l’année.

Pourquoi les Italiens ont fait marche arrière ? Les dirigeants du M5s ont déjà en ligne de mire les élections européennes de 2019. Or, ils savent qu’une partie de leurs électeurs, défenseurs de l’environnement, leur reprochent de ne pas avoir tenu leurs promesses de stopper d’autres chantiers. Il s’agirait ainsi de regagner leur confiance et des voix pour les scrutins à venir.

La question du coût n’est pas étrangère non plus à ce revirement de situation. En France aussi, les chiffres annoncés ont freiné l’ardeur du gouvernement. La construction du tunnel est déjà estimée à 8,6 milliards d’euros. Une somme à laquelle il faudra rajouter le coût de construction de trois autres tunnels sur le trajet Lyon-Chambéry (7,7 milliards). Sans compter la réalisation d’une gare internationale à Saint-Jean-de-Maurienne. Soit une enveloppe globale de 16 milliards d’euros.

Le TGV Lyon-Turin n'est pas enterré, promet Macron

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu