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30/11/2018

Courrier des élus de l'Avant Pays Savoyard pour la Région sur Ligne TER Chambéry-Lyon - Avenir de la desserte de l'Avant-Pays Savoyard

Bonjour,

Veuillez trouver ci-dessous le courrier envoyer hier Jeudi 29 novembre 2018 par Robert CHARBONNIER Président de la CC Val  Guiers, Denis GUILLERMARD Président de la CC du Lac d’Aiguebelette, Guy DUMOLLARD Président de la CC de Yenne, Gilbert GUIGUE Président du Syndicat Mixte de l’Avant-Pays-Savoyard à :

Région Auvergne Rhône-Alpes Monsieur le Président, Laurent Wauquiez

20181129_Courrier au Président de la Région AURA.docx

Objet : Ligne TER Chambéry-Lyon - Avenir de la desserte de l'Avant-Pays Savoyard

Monsieur le Président de la Région Auvergne Rhône-Alpes,

Les 3 Communautés de Communes de l’Avant-Pays Savoyard (CC Val Guiers, CC du Lac d’Aiguebelette, CC de Yenne, et leur Syndicat Mixte), ont pris connaissance des nouveaux horaires des trains TER-SNCF de la ligne Chambéry - Lyon desservant les gares de l'Avant-Pays Savoyard, notamment celles de Lépin-le-Lac et de Pont de Beauvoisin qui sont aujourd'hui les plus importantes.

A partir du 9 décembre 2018, en lien avec les travaux de rénovation de la gare de Lyon-Part-Dieu, le cadencement des TER va être fortement réduit.

Nous constatons que les trains supprimés ne sont même pas partiellement compensés par la mise en place d’un service de cars puisque même certains cars sont supprimés.

Par ailleurs, quand un car de 50 places est ajouté c’est pour remplacer deux trains. Le service annuel 2019 tel qu’il est proposé n’est pas acceptable en l’état.

Nous savons que ce service réduit risque de durer au moins trois ans compte-tenu du temps nécessaire à la réalisation des travaux à Lyon-Part-Dieu. Si ce dispositif venait à être validé tel quel par la Région Auvergne Rhône-Alpes, vous comprendrez qu'il ne serait pas acceptable pour le territoire de l'Avant-Pays Savoyard.

En effet, au-delà de l'impact direct pour les nombreux usagers savoyards et isérois qui résident entre les secteurs du lac d'Aiguebelette, de Pont de Beauvoisin et des Abrets, cette mesure constituerait un contre-sens au regard des enjeux :

  • Environnementaux, dont l'objectif premier est de réduire les émissions de CO2 et plus généralement les pollutions liées à l'usage des véhicules à moteur thermique,
  • Sociaux, compte-tenu des problématiques spécifiques aux zones rurales en matière de déplacement, de mobilité et d'impact du prix des carburants,
  • Socio-économiques, compte-tenu des schémas de développement et d'organisation de nos territoires qui ont construit leurs polarités et fondé leur attractivité territoriale en grande partie autour de la présence des gares SNCF.

Concernant le développement d'un service de cars en substitution du train, cette solution ne peut constituer une alternative acceptable que ce soit en termes de qualité du service (durée, sécurité, retards liés à la circulation ou aux intempéries, impossibilité de charger un vélo...) que de réduction des impacts environnementaux.

Par ailleurs, comment comprendre que cette desserte TER pourrait être sacrifiée alors que la SNCF vient d'investir 55 M € dans la rénovation complète de la voie entre Chambéry et St-André-le- Gaz ?

Cette voie serait-elle destinée essentiellement aux TGV au détriment de la desserte locale ?

En tant qu'Elus, nous avons été saisis par de nombreux citoyens qui s'inquiètent vivement de ces informations.

Un collectif s'est déjà constitué et plusieurs démarches ont ou vont être engagées (Pétition, manifestation...).

Dans ce contexte, en tant que Présidents des Communautés de Communes et du Syndicat Mixte de l'Avant-Pays Savoyard, il nous semble essentiel que vous demandiez à la SNCF :

  • d’engager une concertation avec les Elus du territoire et les Associations d’usagers pour mettre en œuvre les moyens en trains et autocars permettant d’assurer les déplacements requis pour les collégiens, lycéens, étudiants et pendulaires, notamment en heures creuses sur Lyon-Part-Dieu et pour les déplacements entre St André le Gaz et Chambéry.
  • de s’engager à assurer les correspondances et la mise en place de solutions alternatives fiables en cas de panne de trains sachant que leur nombre sera tellement faible qu’en cas de panne les voyageurs seront piégés.

d’étudier dès le mois de janvier toutes les solutions possibles pour maintenir un niveau d’offres correctes

  • sur l’Avant-Pays-Savoyard. Il nous semblerait normal que l’impact sur notre territoire soit traité comme pour les autres lignes : impact réduit simplement de 20% et faire en sorte que ce nouveau service soit mis en place dès l’été 2019 pour les années 2020 et 2021.

Nous trouvons difficilement concevable que des validations politiques soient intervenues sans que nos territoires n'aient été préalablement concertés sur l’impact énorme des décisions prises.

Monsieur le Président, nous connaissons et partageons votre attachement pour les zones rurales et votre attention portée au risque de fracture avec les territoires urbains. Aussi, nous espérons que vous pourrez répondre rapidement à nos inquiétudes qui rejoignent celles de nos populations.

Dans l'attente de vos réponses et comptant sur votre soutien,

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président, l'expression de notre plus haute considération.

Le Président de la CC Val Guiers,         Le Président de la CC du Lac d’Aiguebelette              Le Président de la CC de Yenne

Robert CHARBONNIER                       Denis GUILLERMARD                                                Guy DUMOLLARD

 Le Président du Syndicat Mixte de l’Avant-Pays Savoyard

Gilbert GUIGUE

 Copies :

- Vice-Présidente déléguée aux transports,

- SNCF, Direction territoriale

- Préfet de Région, Préfets de la Savoie et de l'Isère

- Députés Savoie et Isère, Sénateurs Savoie et Isère

- Présidents Conseils départementaux Savoie et Isère

- Présidents CC Vals du Dauphiné, CC Portes de l'Isère

- Président PNR Chartreuse,

- Maire de Chambéry

20181129_Courrier au Président de la Région AURA.docx

26/11/2018

Loi mobilités : des taxes et des grandes infrastructures en moins

https://www.ledauphine.com/france-monde/2018/11/26/loi-mo...

Publié le 26/11/2018 à 07:00

Photo Julio Pelaez

Photo Julio Pelaez

En plein mouvement de colère des "gilets jaunes", le gouvernement présente ce lundi la loi sur les mobilités. Dépouillée de ses mesures fiscales (taxe poids lourd, péages urbains), elle privilégiera les aides et les investissements pour les déplacements du quotidien aux grandes infrastructures routières et ferroviaires.

C'est un texte un peu fourre-tout que doit présenter ce lundi la ministre des Transports, Elisabeth Borne, avec la loi sur les mobilités (LOM). Elle sera étudiée au Sénat début janvier, avant de passer à l'Assemblée nationale comme l'a demandé le président de la Haute assemblée Gérard Larcher.

Quelle est la ligne directrice?

Cette loi est guidée par trois objectifs:

- Diminuer les émanations de CO2 dans l'atmosphère, donc la place de la voiture à moteur thermique dans les transports quotidiens

- Améliorer les transports du quotidiens. Les travaux porteront donc sur les itinéraires routiers et trains de proximité plutôt que les grandes infrastructures.

- Faciliter l'accès de l'usager sans augmenter les coûts.

En résumé, il s'agit de changer de modèle sans gréver les caisses de l'Etat ni... le porte-monnaie des Français.

Quelles mesures y répondent?

Les aides pour se rendre au travail en covoiturage pour ceux qui n'ont pas d'autre solution que la voiture seront renforcées avec une sorte de chèque travail. Les cyclistes seront aussi aidés y compris par le financement d'équipement destinés à protéger ces vélos du vol.

Les aides aux entreprises pour la conversion de parcs automobiles vers l'électrique seront majorées.

Le travaux sur le réseau ferroviaire seront concentrés sur la rénovation des réseaux existants, les aménagements de gares multimodales, les grands noeuds ferroviaires et une seule grande ligne Paris-Orléans-Limoges-Toulouse.

Régions et agglomérations devront, d'ici à 2021, veiller à ce qu'existent partout des applications permettant de trouver le meilleur itinéraire et un lieu, une application unique pour payer son trajet, valider son ticket...

Effet "gilets jaunes" : ni vignette poids-lourd, ni péages urbains

La vignette poids-lourd, destinée à financer la transition écologique dans le domaine du transport  et l'entretien des routes ne figurera pas dans le projet. Une mesure d'apaisement à destination des transporteurs, qui n'ont pas rejoint le mouvement des "gilets jaunes". Pourtant, comme dans beaucoup de pays voisins (Suisse, Allemagne), elle aurait permis de taxer les camions étrangers. (Les directives européennes interdisent un traitement différent pour les camions des différents pays).

Pas non plus de loi ouvrant droit à des péages urbains comme à Londres, Singapour, Stockholm et une douzaine d'autres villes dans le monde.

Peu de grands travaux

Concernant le TGV, les lignes nouvelles Bordeaux-Toulouse, Montpellier-Perpignan, Marseille-Toulon seront "amorcées" mais il n'est pas certain que des dates soient avancées.

De rares autoroutes sont validées après le grand contournement ouest de Strasbourg:  le contournement de Rouen, les axes Rouen-Orléans, Toulouse-Castres, la Route Centre Europe Atlantique (RCEA), le contournement d'Arles et une désaturation de l'A31 en Lorraine.

Le permis de conduire revu

Le texte comprendra aussi la réforme du permis de conduire promise par le président Emmanuel Macron le 9 novembre, pour réduire les délais et en baisser le coût.

Publié le 26/11/2018 à 07:00 |Mis à jour il y a environ 1 heures

18/11/2018

Retards SNCF : les passagers mieux indemnisés ?

https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/sncf/reta...

Mis à jour le publié le

Les députés européens votent jeudi 15 novembre une loi donnant plus de droits aux usagers de la SNCF.

https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/sncf/reta...

Les retards de train seront peut-être mieux remboursés, grâce à l'Europe. À Strasbourg (Bas-Rhin), le Parlement européen vote, jeudi 15 novembre, un texte pour renforcer les droits des voyageurs. "Pour l'usager, évidemment que c'est bien. Peut-être que c'est un peu moins bien pour les finances de la SNCF", explique une voyageuse. Cette nouvelle loi prévoit qu'au-delà d'une heure de retard, un remboursement de 50% du prix du billet soit effectué. Pour plus de deux heures de retard, 100% du prix du billet devra être remboursé. Aujourd'hui, la SNCF indemnise de 25% entre 30 minutes et deux heures de retard. Au-delà de deux heures, uniquement 50% du prix du billet est remboursé. 

Une mesure qui concerne aussi les TER 

De nombreux usagers saluent la démarche du Parlement. La SNCF, elle, n'a pas souhaité s'exprimer sur le sujet. Autre changement prévu : aujourd'hui, les compensations retard concernent seulement les TGV et intercités. À l'avenir, les usagers des TER devraient aussi en bénéficier. Ces trains représentent la grande majorité du trafic. Les députés européens pourraient aussi supprimer la fameuse clause de force majeure, appliquée aujourd'hui en cas de neige par exemple. 

 
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