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11/11/2017

Le patron de SNCF Réseau « évidemment favorable » à une reprise de sa dette par l'Etat

https://www.cbanque.com/actu/65246/le-patron-de-sncf-rese...

 

 

TGV
© rochagneux - Fotolia.com

Le président de SNCF Réseau, Patrick Jeantet, a déclaré jeudi être « évidemment favorable » à une reprise « totale ou partielle » de sa dette par l'Etat, alors que le gouvernement a commandé pour janvier un rapport comprenant des propositions sur ce sujet.

« Nous sommes évidemment favorables, en tout cas je suis favorable, à ce qu'il y ait une reprise totale ou partielle de la dette », a déclaré M. Jeantet lors d'une audition devant la commission des affaires européennes de l'Assemblée nationale.

SNCF Réseau, gestionnaire du réseau ferré français, est plombé par une dette abyssale, qui ne cesse de se creuser et atteignait 46,1 milliards d'euros fin juin.

L'entreprise publique est prise dans un cercle vicieux : « On emprunte aux mêmes taux d'intérêts que l'Etat », mais « malgré ces taux bas on a 1,3 milliard d'euros de frais financiers » par an, a expliqué le dirigeant.

Le précédent gouvernement avait refusé en septembre 2016 de reprendre cette dette à son compte, pour ne pas alourdir le déficit public. Depuis, l'endettement de SNCF Réseau s'est creusé de 2 milliards d'euros.

« Chaque année se pose le question : est-ce qu'une partie de cette dette ne serait pas indirectement reconsolidée dans la dette d'Etat ? », a ajouté M. Jeantet.

Le sujet fait partie de la mission que le nouvel exécutif a confié en septembre à Jean-Cyril Spinetta, ancien patron d'Air France-KLM, chargé de proposer des pistes de « refondation (du) modèle ferroviaire » français, y compris « sur les modalités de la prise en charge et de remboursement de la dette de SNCF Réseau ».

Un allègement de ce fardeau serait aussi une compensation aux économies imposées dans le cadre du « contrat de performance » signé avec l'Etat, qui prévoit une réduction des coûts de 1,2 milliard d'euros en dix ans. « Nous sommes engagés à faire de la productivité », a souligné M. Jeantet.

« Si on veut stabiliser le modèle financier de l'ensemble du système ferroviaire français, ce problème de la dette devra être résolu un jour ou l'autre », a-t-il insisté.

Un avis partagé par la ministre des Transports, Elisabeth Borne, qui affirmait en juillet que « l'évolution de (cette) dette est extrêmement préoccupante » et jugeait nécessaire que le gouvernement « s'attaque à ce sujet ».

17/10/2017

La SNCF pourrait réduire le nombre de gares desservies par le TGV

Enfin la raison commence à prendre le pas !

https://www.lesechos.fr/industrie-services/tourisme-trans...

Lionel Steinmann Le 16/10 à 16:04
 

Loin de circuler uniquement sur les lignes à grande vitesse, les TGV desservent 230 villes, ce qui satisfait les clients et les élus mais pèse sur les comptes de la SNCF. - AFP

Ce sujet figure dans la lettre de mission de Jean-Cyril Spinetta, chargé par le gouvernement de préparer la refondation du système ferroviaire.

La SNCF pourrait réduire dans les années à venir le nombre de gares desservies par des TGV. C'est une des pistes que le gouvernement évoque pour redresser les comptes de l'activité grande vitesse de l'entreprise publique, dont l'équation financière se dégrade d'année en année.

La ministre des Transports, Elisabeth Borne, a mentionné cette hypothèse en présentant ce lundi à la presse la lettre de mission de Jean-Cyril Spinetta, qui doit préparer une « refondation du système ferroviaire »  dans le cadre de la Loi d'orientation des mobilités (LOM) annoncée pour 2018 .

« On ne dessert pas Brive avec un A380 »

« Vos travaux devront aider à préciser, pour les services à grande vitesse, le modèle de desserte à privilégier », annonce entre autres la lettre de mission. Invitée à préciser le propos, Elisabeth Borne a indiqué : « Les dessertes fines du TGV ont un impact non négligeable sur le modèle économique du TGV [...]. Pour faire un parallèle avec l'aérien, on ne dessert pas Brive avec un A380 ». Tout en précisant, un peu plus tard dans l'après-midi, qu'elle ne préconisait aucune solution à ce stade.  

La Cour des comptes avait déjà pointé le problème en 2014 : le TGV ne dessert pas moins de 230 gares, qu'il s'agisse d'arrêts intermédiaires ou de dessertes en bout de ligne. Et circule 40 % du temps en moyenne sur le réseau classique. Le TGV joue alors un rôle de « TER de luxe », une solution qui satisfait les clients (qui préfèrent les trajets directs) et les élus, mais qui constitue une aberration économique et pèse sur les finances de la SNCF. La mission menée par Jean-Cyril Spinetta pourrait donc rouvrir ce dossier.

Mettre fin au déficit structurel

L'ancien patron d'Air France aura de nombreux autres sujets de réflexion. Le gouvernement lui demande plus largement de remettre à plat le modèle économique du système ferroviaire, structurellement déficitaire : l'endettement de SNCF Réseau, le gestionnaire des infrastructures, atteint 45 milliards d'euros et s'accroît de 3 milliards par an.

Pour y remédier, Jean-Cyril Spinetta devra explorer un renforcement de la productivité des différents acteurs, mais également remettre à plat le système de péages à acquitter pour faire circuler les trains. Système qui, à coups de hausses excessives, a enfermé le TGV dans une spirale malthusienne. Le gouvernement attend aussi « des propositions sur la prise en charge et le remboursement de la dette de SNCF Réseau ».

Enfin, Jean-Cyril Spinetta doit plancher sur les modalités de mise en concurrence de la SNCF, qui doit devenir une réalité fin 2020 pour les lignes TGV, et fin 2023 au plus tard pour les lignes conventionnées (TER). Une feuille de route chargée, d'autant plus que l'intéressé doit rendre son rapport fin janvier. « Le délai n'est pas excessif », a convenu dans un sourire l'ancien dirigeant.

3 principaux chantiers

La feuille de route confiée lundi à Jean-Cyril Spinetta comprend :

- La définition d'une stratégie de desserte pour le ferroviaire à l'horizon 2030.

- La remise à plat du modèle économique du système.

- la préparation d'une mise en oeuvre réussie de l'ouverture à la concurrence.

Lionel Steinmann

09:37 Publié dans L’État, SNCF, TGV | Lien permanent | Commentaires (0)

13/10/2017

INFRASTRUCTURES DE TRANSPORT : l'Arafer monte au créneau sur la tarification SNCF

http://www.boursorama.com/actualites/infrastructures-de-t...

AOF le

(AOF) - L'Arafer (autorité de régulation des activités ferroviaires et routières) a rappelé, par la voix de son président Bernard Roman, que l'Arafer restait opposée à toute indexation des péages ferroviaires sur la base du contrat de performance, conduisant à des augmentations déconnectées des principes tarifaires applicables.

"Les orientations tarifaires de ce contrat étant exclusivement dictées par des considérations budgétaires, la soutenabilité des augmentations prévues n'a jamais été établie. Dans un contexte de concurrence entre les modes de transport, elles risquent d'avoir de fortes répercussions sur la croissance des trafics ferroviaires, et donc sur les recettes de SNCF Réseau", prévient Bernard Roman.

D'autre part, le président de l'Arafer, dans un courrier remis à la ministre des Transports Elisabeth Borne, a rappelé que le décret du 7 septembre dernier, qui autorise SNCF Réseau à reconduire le niveau de ses péages pour l'horaire de service 2018 malgré l'avis défavorable du régulateur, ne saurait en aucun cas constituer une modalité habituelle de validation des tarifs.

"Le barème des péages envisagé ne répond pas aux exigences des réglementations européenne et nationale, et méconnait les engagements pris par le gestionnaire d'infrastructure de réformer sa tarification pour se mettre en conformité", rappelle l'Arafer.

 
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