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30/08/2019

Vélo dans le train : la SNCF pointée du doigt

https://www.capital.fr/entreprises-marches/velo-dans-le-train-la-sncf-pointee-du-doigt-1347969

Claire Domenech Publié le 22/08/2019 à 9h38

Embarquer son vélo dans le train pour partir en vacances s'est révélé "mission impossible" cet été pour des centaines de passagers.

Un manque de places dédiées aux vélos dans les trains. C'est ce que dénonce CycloTransEurope, relayée par 20 Minutes, qui accuse la SNCF de mener "une politique anti-vélo". Dans une lettre adressée mardi 20 août à la ministre de la Transition écologique et solidaire Élisabeth Borne, l'association de cyclotourisme lui enjoint de demander à la SNCF de "prendre des mesures urgentes pour accueillir les cyclistes correctement" dans ses trains.

Cet été, les cyclistes ont largement partagé leur désarroi sur les réseaux sociaux avec le hashtag #monvélodansletrain. Si certains postaient des photos d'emplacements vélos saturés, d'autres ont carrément vu leurs vacances gâchées, en se voyant intimer l'ordre de descendre du train, malgré leur billet. Avant, la SNCF proposait aux passagers avec vélo de réserver une place pour leur équipement. Un service désormais supprimé au grand dam des cyclistes. Pire, le nombre d'emplacements qui leur était réservé a même diminué. "Fin 2017, la SNCF a supprimé, sans concertation, les quatre emplacements vélos des TGV Grand-Est. Les places sont aussi de moins en moins nombreuses sur les TGV Nord. Ils ont aussi été réduits de quatre à deux places dans les TGV Atlantique", regrette l'association CycloTransEurope.

Train + vélo : ça déraille - CycloTransEurope écrit à @Elisabeth_Borne pour qu'elle intervienne auprès de la @SNCF afin qu’elle prenne des mesures urgentes pour accueillir les cyclistes correctement dans ses trains et renonce aux mesures répressives. @RPicard_SNCFpic.twitter.com/NBhuRZgT1A
— CycloTransEurope (@eurovelo3) August 19, 2019

La SNCF s'explique

D'autant que la SNCF a été "pionnière dans ce domaine, en étant la première à autoriser l’emport des vélos dans ses trains à grande vitesse. C’était au début des années 2000, et il y avait alors quatre places dédiées aux vélos [au prix de 10 euros la place] dans la grande majorité des rames", rappelle Érick Marchandise, président de l'association. Pour sa défense, la SNCF explique avoir dû faire des choix. "Des arbitrages ont ainsi dû être faits afin de prioriser la garantie d’un nombre suffisant de places assises", indique à 20 Minutes l'entreprise ferroviaire, qui assure en revanche que le nombre de vélos rangés sous housse ou démontés n'est pas restreint à bord de ses trains.

⋙ Lire aussi Trains inréservables, complets mais vides... les bugs de la SNCF dénoncés par une association d’usagers
Des solutions

Une solution qui est loin de satisfaire les associations de cyclistes. "Les vélos ne sont pas toujours simples à démonter et une fois dans une housse, ils deviennent très compliqués à transporter. Si vous voyagez avec des enfants et/ou si vous avez des correspondances, cela devient mission impossible. Surtout, même rangé dans une housse, un vélo ne tient pas dans les espaces réservés aux bagages. Le train reste tout aussi encombré", avance Olivier Schneider, président de la FUB (Fédération française des usagers de la bicyclette). La solution qu'ils proposent : augmenter la capacité de la zone réservée aux vélos dans les trains. "Il serait préférable de s’entendre sur un pourcentage d’emplacements vélos à réserver dans les trains", ajoute-t-il. En attendant, le débat reste vif sur les réseaux sociaux.

14/07/2019

Infrastructures ferroviaires : remettre de la cohérence sur les rails

https://www.enviscope.com/infrastructures-ferroviaires-re...
Suisse Occidentale
Michel Deprost - le 12 juillet 2019

La programmation des infrastructures ferroviaires en Région Auvergne-Rhône-Alpes n’est pas lisible. Les débats succèdent aux débats, sur des projets dont on présente le financement comme impossible. Le Conseil économique, social et environnemental régional (Ceser) l’a exprimé il y a deux semaines. Certains projets n’avancent pas, même s’ils bénéficient d’une Déclaration d’Utilité Publique (DUP) comme les accès du Lyon-Turin ou comme le Contournement ferroviaire de Lyon Nord.

La conduite de ces projets souffre de plusieurs plaies. D’abord les urgences financières et techniques qu’il y a à réparer une infrastructure qui a souffert depuis plusieurs décennies de sous-investissement. Il faut investir pour remettre en état ce qui mérite de l’être, au prix de perturbations lourdes sur les circulations, auxquelles s’ajoutent les perturbations acceptées en rénovant la gare et le quartier de Part-Dieu.

Le deuxième problème est l’absence de moyens, de la part d’un Etat endetté qui ne peut que laisser s’ouvrir des débats sans débouché rapide, comme le regrette Etienne Blanc, premier vice-président de la Région.

L’absence de moyens financiers, semble aussi convenir à beaucoup d’acteurs et élus. Elle retarde la réalisation de projets impopulaires, comme par exemple le CFAL Nord de Lyon, ou surtout le Contournement ferroviaire sud, tout comme le développement du fret ferroviaire en rive droite du Rhône.

Retard à rattraper, Etat impécunieux, élus pusillanimes : cette conjonction funeste source de confusion devrait inviter à mettre de l’ordre dans les priorités, à mettre de la cohérence, de la visibilité, de la pédagogie pour éclairer l’opinion sur les objectifs d’aménagement du territoire.

Mais le spectacle est celui d’une pièce sans metteur en scène, d’un concert sans chef d’orchestre. SNCF réseau ouvre les dossiers pour les refermer en douceur. Des commissions nationales font le tri en fonction de contraintes budgétaires. La Région Auvergne-Rhône-Alpes ne pèse pas assez dans le débat.

Sur un sujet aussi capital que l’aménagement à long terme, il manque non pas d’un chef d’orchestre unique, mais d’un trio capable de s’accorder en permanence, dans la longue durée. Il faudrait une conférence permanente, réunissant évidement l’Etat, chef de fil suprême, aménageur en chef du territoire, le maître d’ouvrage, et plusieurs régions, celles du sud-est: Bourgogne-Franche-Comté, Auvergne-Rhône-Alpes, Région Sud. Ces trois régions correspondent à la carte ferroviaire du pays depuis 150 ans, elles sont liées par des logiques géographiques, économiques. Elles ont en commun le sillon Rhône-Saône, les massifs alpins et jurassien, les voisinages avec la Suisse et l’Italie.

En Suisse, ce type de conférence existe : la Conférence des Transports de la Suisse occidentale réunit les cantons, l’Office des Transports et les Chemins de fer fédéraux. On y parle stratégie, on y suit des projets avec recul et on parle de milliards de francs suisses sur des horizons de quinze à vingt ans.

Avoir une vision doit permettre de mettre sur la table non seulement les grands projets mais aussi les dossiers du réseau existant, de parler des relations TER entre Auvergne-Rhône-Alpes et Bourgogne-Franche-Comté, et d’Auvergne-Rhône-Alpes avec la Région Sud pour le desserte des Alpes.

Un dossier à suivre…

Missions des comités de concertation pour la gestion des gares ferroviaires

https://www.lagazettedescommunes.com/631009/missions-des-...
Publié le 12/07/2019 • Par Gabriel Zignani • dans : Textes officiels, TO parus au JO

Un décret du 11 juillet, qui entrera en vigueur le 1er janvier 2020, porte sur les règles de fonctionnement et les missions des comités de concertation auprès des grandes gares ou ensembles pertinents de gares de voyageurs. Il précise notamment les conditions de détermination du périmètre de ces comités et leur composition, ainsi que les sujets sur lesquels ils sont consultés.

Ainsi, ces comités de concertation seront notamment consultés sur :

les projets d’investissement pour l’aménagement de la gare et autour de celle-ci ;
le niveau des services en gare ;
le suivi de la réalisation des objectifs de mise en accessibilité ;
le suivi de la ponctualité et le respect des correspondances avec les autres services ;
les projets relatifs à l’amélioration de l’intermodalité ;
la qualité de l’information aux voyageurs, notamment en situation dégradée ;
le niveau de sûreté ;
le suivi de la propreté.

Références

Décret n° 2019-728 du 11 juillet 2019, JO du 12 juillet
https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=...

 
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