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17/01/2017

2016, mauvais millésime pour la régularité à la SNCF

Bonsoir,

Avec tous les moyens mis sur le tout TGV c'est pitoyable d'arriver à un résultat aussi médiocre. Il n'y a même pas de quoi rattraper le TER, et le TET le parent pauvre de la SNCF.

A quand un service de qualité ou l'usager et vraiment pris en compte du début (achat de son billet de train) jusqu'à la fin de son voyage ?

La SNCF vie trop sur son passé et ses acquis qui date depuis très longtemps et ne veux pas évoluer.

Eric

 

http://www.lesechos.fr/industrie-services/tourisme-transp...

Lionel Steinmann
 

170116 La ponctualité des TGV au fil des mois.jpg

TGV, Intercités, trains régionaux : les retards ont été plus nombreux l'an dernier.
« En 2017, on peut, on doit faire mieux », a déclaré en interne le patron du groupe, Guillaume Pepy.

Baisse ciblée du prix des billets, déploiement de l'accès à Internet... La SNCF multiplie les initiatives afin de permettre au train de tenir la dragée haute à ses deux nouveaux concurrents, le covoiturage et l'autocar. Mais elle a perdu du terrain en 2016 sur l'une des principales attentes de ses clients : la ponctualité.

Guillaume Pepy, le patron du groupe, l'a reconnu au début du mois dans le message vidéo interne dans lequel il adresse ses voeux aux cheminots : « 2017 démarre avec un impératif absolu : l'excellence de notre exploitation. De ce point de vue-là, 2016 a été un peu une année blanche, car la régularité n'a pas progressé. En 2017, on peut, on doit faire mieux. »

Le constat du dirigeant est un euphémisme, car la régularité (terme préféré par le groupe à celui de ponctualité) a reculé en 2016, même si toutes les données concernant le mois de décembre ne sont pas encore disponibles.

C'est notamment le cas pour les TGV, le produit phare du groupe. Sur les onze premiers mois de l'année, la proportion de trains affichant à l'arrivée un retard de moins de cinq minutes pour un voyage inférieur à une heure trente, de moins de dix minutes pour un voyage compris entre une heure trente et trois heures, et de moins de quinze minutes pour un voyage supérieur à trois heures, était de 88,5 %, soit moins qu'en 2015 (89,1 %) et en 2014 (90,4 %, meilleur score de ces cinq dernières années).

Alertes au colis suspect

Cette contre-performance est due notamment aux grèves de juin (mois durant lequel la régularité avait chuté à 83,5 %), mais pas seulement : l'indicateur n'a cessé de se dégrader sur la fin de l'année, descendant de 89 % au mois d'août à 84,5 % en novembre.

La direction de l'activité TGV assure toutefois que « les chiffres de décembre marqueront une inflexion à la hausse » et estime que la baisse constatée en 2016 n'est pas « significative ». Selon elle, les mauvais scores de l'automne sont notamment dus aux importants travaux mis en oeuvre pour connecter au reste du réseau les deux lignes à grande vitesse qui doivent être inaugurées cette année. Les alertes au colis suspect dans les gares, en retardant le départ de certains trains, ont également pesé, avec un impact doublé en un an, selon l'entreprise publique.

Les trains Intercités, pour les liaisons nationales hors TGV, ne font pas mieux, au contraire : leur régularité a baissé à 85,5 % sur les onze premiers mois de 2016, un décrochage de 3 points par rapport à l'année précédente 2015. Une contre-performance qui doit sans doute beaucoup à l'état du matériel roulant, le plus souvent des trains Corail à bout de souffle. Le gouvernement a toutefois promis qu'il financerait le renouvellement intégral des rames d'ici à 2025.

Améliorer ces scores en 2017 sera bienvenu pour le niveau de satisfaction des clients, mais aussi les comptes du groupe : depuis le 1er décembre, la compagnie indemnise partiellement les passagers à partir de trente minutes de retard quelle que soit la cause de celui-ci, alors qu'elle ne le faisait jusque-là que lorsqu'elle était responsable. L'amélioration de la ponctualité devient donc désormais un enjeu financier.

La performance des trains régionaux va elle aussi être scrutée de près dans les années à venir, plusieurs exécutifs régionaux se disant décidés à expérimenter la concurrence. En 2016, leur régularité a elle aussi baissé, avec un score moyen de 90,8 % sur l'ensemble de l'année, contre 91,6 % en 2015. En Ile-de-France, en revanche, la direction annonce en moyenne un gain de 0,5 point sur un an.

Lionel Steinmann, Les Echos

21/12/2016

L’Etat promet 46 milliards d’euros pour rénover le réseau SNCF

http://www.lemonde.fr/economie/article/2016/12/21/l-etat-...

Sur dix ans, l’effort portera sur les lignes les plus fréquentées et sur le réseau régional. Ce plan de financement pluriannuel était attendu.

LE MONDE ECONOMIE | • Mis à jour le | Par Éric Béziat

Travaux de maintenance sur la ligne D du RER, à Villeneuve-Saint-Georges, dans le Val-de-Marne, en novembre.
Travaux de maintenance sur la ligne D du RER, à Villeneuve-Saint-Georges, dans le Val-de-Marne, en novembre. Baptiste FENOUIL/REA

C’est une première. Et un effort public sans précédent en faveur du ferroviaire en France qui vient d’être affirmé. Mardi 20 décembre, le conseil d’administration de SNCF Réseau a approuvé le premier contrat de performance pluriannuel entre l’Etat et l’établissement gestionnaire des voies ferrées françaises.

« Cela acte la progression des budgets consacrés à la modernisation du réseau à un niveau jamais atteint auparavant », se réjouit SNCF Réseau dans un communiqué.

Au total, 46 milliards d’euros seront consacrés, en dix ans, à la régénération du réseau ferré hexagonal, soit autant que la dette colossale de l’entreprise (44 milliards d’euros à la mi-2016). L’effort porte tout particulièrement sur les lignes très fréquentées (les plus « circulées » pour reprendre le jargon maison).

Ce réseau structurant – les lignes à grande vitesse et les grandes lignes des trains Intercités – aura droit à un financement particulier de 27,9 milliards d’euros d’ici à 2027, avec une montée en puissance progressive. Dès 2017, 2,6 milliards d’euros lui sont consacrés et, à partir de 2020, chaque année, 3 milliards d’euros seront destinés à sa remise à neuf.

Les lignes régionales et les nœuds ferroviaires bénéficieront, pour leur part, de 12 milliards d’euros sur dix ans. Ainsi, 900 millions d’euros seront investis par les régions et SNCF Réseau dès 2017 pour rénover les lignes régionales dans le cadre des contrats de plan Etat-région. Là encore, une montée en puissance est prévue, avec plus de 1 milliard dès 2018 contre 600 millions aujourd’hui.

« Une étape très importante a été franchie »

Enfin, pour arriver aux 46 milliards d’euros promis, il faut ajouter 4,5 milliards d’euros de travaux de mise en conformité (suppression des passages à niveau, accessibilité aux handicapés…) et 1,8 milliard d’euros destinés aux achats industriels et technologiques (numérisation des voies, achat de trains-usines ou de grues spéciales pour poser les aiguillages…).

Pour la première fois, la France s’engage à long terme sur le ferroviaire, comme elle le fait sur le militaire

C’est peu dire que ce plan de financement pluriannuel était attendu. En interne, d’abord, où l’on se dit ravi de disposer d’une visibilité financière à long terme et d’échapper enfin aux aléas d’un financement de type budgétaire remis en question chaque année.

« Une étape très importante a été franchie, se félicite-t-on chez SNCF Réseau. Pour la première fois, nous avons droit à une enveloppe spécifique pour le réseau structurant. »

Au-delà de SNCF Réseau, toutes les institutions qui gravitent autour du ferroviaire réclamaient, depuis plusieurs années, ce contrat prévu par la loi sur la réforme ferroviaire de 2014 et exigé par les directives européennes sur le rail. L’Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières, dans un avis sévère émis le 15 décembre sur le projet de budget 2017 de SNCF Réseau, en rappelait la nécessité. « Il est urgent de conclure, dans les meilleurs délais, un contrat ambitieux », insistait le gendarme du rail, qui doit désormais valider le contrat du mardi 20.

Pour la première fois, donc, la France s’engage à long terme sur le ferroviaire, comme elle le fait sur le militaire. Il a fallu forcer la main de Bercy, très réticent à ce genre d’exercice, et qui rechignait, depuis plusieurs mois, à valider le chiffrage. L’Etat a fini par céder sous la pression des incidents, des accidents, des usagers, des élus… Il définit enfin un semblant de stratégie : investir massivement sur le réseau le plus fréquenté, éventuellement au détriment du reste.

« Cela ne suffit pas »

Mais ce contrat de performance suffira-t-il à rénover un réseau qui a vingt ans de retard ?

« Les moyens, c’est bien, mais cela ne suffit pas, réagit Jean Lenoir, vice-président de la Fédération nationale des associations d’usagers et ancien administrateur de SNCF Réseau. L’effort de productivité est essentiel pour y arriver. »

Le ­contrat, justement, prévoit un engagement de performance et d’économies à hauteur de 1,2 milliard d’euros à l’horizon 2026.

« Un réseau rénové entraîne moins d’entretiens correctifs, détaille-t-on chez SNCF Réseau. Nous allons aussi gagner sur les achats, grâce à la relation de long terme avec nos fournisseurs, permise par l’existence du contrat. »

SNCF Réseau compte aussi améliorer sa productivité, en allongeant les périodes de travaux nocturnes – de six heures actuellement à huit heures. Cela nécessitera des discussions avec les associations d’usagers, qui anti­cipent déjà une « gêne colossale sur les dessertes du soir, du matin, du week-end et les trains de nuit ».

Si une nouvelle étape a été franchie vers une modernisation de la gouvernance du rail français, il reste bien des inconnues. A commencer par la question, toujours pas réglée, de l’énorme dette de SNCF Réseau. Sans même parler de l’avenir du contrat lui-même, soumis à une révision dans trois ans et aux vicissitudes de la vie politique française, qui connaît une échéance majeure dans moins de six mois.

  • Éric Béziat  Journaliste au Monde

30/11/2016

La SNCF s'engage à indemniser davantage les retards de trains

Bonsoir,

Encore une fois les TER n'auront que dalles !

Il faut que cette mesure SOIT GLOBALE et certainement pas à plusieurs vitesses qui ressemble à une politique de vendeurs à la sauvette. Chaque région obtenant des remboursements différents mais qui reste vraiment injuste et dans tout les cas très nettement insuffisant.

Nous avons toujours pas digéré les 2 mois de grèves en 2016 ou aucune indemnité n'a été donné aux usagers suite aux nombreux préjudices subit.  C'est un manque flagrant de respect de la part de la SNCF vis à vis de ses clients.

Eric

 

http://www.lunion.fr/847185/article/2016-11-29/la-sncf-s-...

Catherine Frey

Désormais toutes les causes de retard de 30 minutes donneront lieu à compensation. Sauf pour les TER.


La SNCF améliore le dispositif sous l’injonction de l’Europe. Mais en allant un peu au-delà de ses obligations.

Remi Wafflart

La SNCF améliore le dispositif sous l’injonction de l’Europe. Mais en allant un peu au-delà de ses obligations.

Quitte à payer, autant avoir l’air de faire un cadeau. La SNCF annonce qu’elle lance jeudi 1 er  décembre sa nouvelle garantie 30 minutes. Cela signifie qu’elle indemnisera les voyageurs dès que leur train TGV ou Intercités aura trente minutes de retard, et ce, qu’elle que soit la cause du retard.

Jusqu’à maintenant, elle indemnisait seulement les retards qui lui étaient imputables. Si le retard était dû à un bonhomme de neige sur les rails, à un troupeau d’aurochs qui traverse ou encore à un sabotage, elle ne se sentait pas tenue de rembourser.

Une mesure imposée par l’Union européenne

Le changement n’est pas entièrement dicté par le désir de réjouir les voyageurs. C’est à l’Europe qu’il faut d’abord dire merci. L’Union européenne impose en effet à la France une indemnisation systématique des voyageurs. Et ce depuis fin 2014… La SNCF a mis un peu de temps à appliquer mais pour compenser, elle va plus loin que l’Europe. « Dès trente minutes de retard, nous indemnisons systématiquement les clients d’au moins 25 %. La réglementation européenne préconise une compensation à partir d’une heure. » À partir de deux heures de retard, la SNCF remboursera 50 % du billet sous forme de bons d’achat, à partir de trois heures de retard, ce sera 75 % du billet.

Au passage, elle rappelle que son taux de régularité en 2016 pour les TGV est de 89,8 %. Elle ne précise pas le taux de régularité des TER car l’indemnisation nouvelle formule n’est pas applicable aux TER. Même si le retard dure des heures. « Une fois de plus, nous sommes les oubliés », réagit Christophe Desmarets représentant l’une des associations des usagers du TER de la Vallée de la Marne. « Notre train qui circule de Paris à Bar-le-Duc via Épernay, Châlons, Vitry, a tout d’un intercités mais est classé TER. Nous n’avons droit à aucune indemnisation. » Encore plus injuste : « La région Hauts-de-France continue à indemniser les voyageurs quand les retards excèdent deux heures ou sont récurrents pendant deux mois, mais le Grand Est ne donne toujours rien. » Certains voyageurs sont donc indemnisés alors que d’autres, installés dans le même compartiment, ne le sont pas. «  Nous demandons une politique globale qui ne vient pas. » Peut-être qu’en envoyant un courrier à Bruxelles…

Marche à suivre pour être indemnisé

En cas de retard du train à l’arrivée d’au moins 30 minutes : faire sa demande d’indemnisation en ligne sur le site g30.sncf.com ou depuis l’application SNCF sur le smartphone.

Le voyageur reçoit ensuite un bon d’achat digital dans les 48 heures.

Le bon est utilisable pendant un an sur internet ou dans les points de vente.

Celui qui n’est pas très internet est invité à se rendre au guichet.

 
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