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19/02/2016

Trains Intercités : les régions repartent à l'offensive

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Publié le vendredi 19 février 2016

Alors que le gouvernement se prépare à annoncer sa nouvelle feuille de route sur les trains Intercités ou trains d'équilibre du territoire (TET), les régions lui reprochent de ne pas les avoir consultées, notamment sur la question du renouvellement du matériel roulant. Face à la dégradation de ses liaisons ferroviaires vers la capitale, la région Normandie est la première à proposer de se substituer à l'Etat comme autorité organisatrice des trains Intercités.

Région oubliée de la modernisation ferroviaire, la Normandie, gérée par la droite depuis les dernières élections régionales, vient de proposer au gouvernement, en échange de nouveau matériel, de prendre en charge la gouvernance des trains Intercités ou trains d'équilibre du territoire (TET) assurant les liaisons avec Paris. "Plus qu'aucune autre région, la Normandie a un besoin urgent de trains neufs", a écrit Hervé Morin (UDI), le nouveau président du conseil régional, au Premier ministre, Manuel Valls, dans une lettre récente qui a été communiquée à la presse. "Les Normands méritent des trains Intercités ponctuels, confortables et qui offrent une qualité de services et un cadencement correspondant à leurs besoins", a-t-il ajouté, estimant que la situation actuelle du trafic ferroviaire entre la Normandie et Paris est "insupportable", particulièrement sur les lignes Paris-Rouen-Le Havre et Paris-Caen-Cherbourg.
Pénalisée par la politique du tout TGV de la SNCF, subissant les travaux de rénovation tardive de ses lignes ainsi que les ralentissements autour de Mantes et à l'approche de la gare Saint-Lazare, la Normandie a vu ces dernières années une nette détérioration du service ferroviaire vers et à partir de la capitale. Sur toutes les lignes menant à Paris ont été créés des comités d'usagers en colère.

"Plan de rattrapage"

Hervé Morin réclame à l'Etat un achat de matériel neuf spécifique pour la Normandie, qu'il qualifie de "plan de rattrapage". Il devait rencontrer le secrétaire d'Etat aux Transports, Alain Vidalies, le 18 février en fin de journée pour en parler. La Normandie est pour le moment la seule région ayant fait ce type de proposition au gouvernement, une proposition qui supposerait aussi de prendre en charge le déficit de ces lignes. Selon l'entourage du président de région, le sujet devrait aussi être évoqué lors de la réunion interministérielle programmée ce 19 février consacrée à la nouvelle feuille de route des TET. "Dans l'hypothèse où l'Etat financerait ce plan de rattrapage, je proposerai à l'assemblée régionale que la région Normandie se substitue à l'Etat comme autorité organisatrice de ces deux lignes", a précisé Hervé Morin.
En attendant, le point d'étape que doit faire le secrétaire d'Etat aux Transports sur la nouvelle feuille de route du TET suscite déjà l'irritation des régions. Dans un communiqué diffusé le 17 février, l'Association des régions de France (ARF) dénonce à la fois les "annonces sans lendemain" du gouvernement sur la "nouvelle donne Etat-régions" pour lutter contre le chômage et en appelle à l'arbitrage de Manuel Valls, notamment sur le dossier des trains Intercités.

Proposition de réutilisation des technologies utilisées pour les nouveaux TER

L'ARF reproche à Alain Vidalies de ne pas avoir consulté son président, "malgré ses nombreuses demandes de rendez-vous". "Pourtant, n'est-ce pas les régions qui sont en charge de l'ensemble des transports non urbains sur les territoires", s'interroge l'association selon laquelle "les annonces envisagées par l'Etat apparaissent en décalage total" avec les propositions des régions. Celles-ci proposaient de renouveler les trains Intercités en commandant des versions spécifiquement développées pour eux sur la base des trains régionaux Regiolis et Regio 2N produits par Alstom et Bombardier, dont les premières rames viennent d'être livrées aux régions.
"Cette proposition apportait à la fois une amélioration considérable des conditions dans lesquelles les centaines de milliers de voyageurs des TET sont transportés tous les jours, et à un moindre coût en passant par la réutilisation des technologies existantes développées pour les TER de dernière génération, estime l'ARF. Elle permettait également de répondre au risque de baisse de charge de travail chez Alstom et Bombardier qui mettrait en péril des milliers d'emplois si la décision du secrétaire d'Etat aux Transports devait être de relancer une procédure d'appel d'offres qui induirait un délai supplémentaire de près de trois ans."
Philippe Richert, président de l'ARF et de la région Grand Est, a donc décidé d'"en appeler à l'arbitrage du Premier ministre pour faire en sorte que cette 'nouvelle donne' soit réellement suivie d'effet" et "ne soit pas prise en otage par l'attitude d'un membre du gouvernement".

Anne Lenormand avec AFP

30/01/2016

Bernard Aubin (FIRST) : "La SNCF veut se débarrasser" des trains Intercités

http://www.franceinfo.fr/fil-info/article/bernard-aubin-f...

par Rédaction de France Info vendredi 29 janvier 2016 11:02, mis à jour le vendredi 29 janvier 2016 à 11h02

Dans une interview au journal Le Parisien, Jean Ghedira, le directeur d'Intercités, a évoqué vendredi la possibilité d'une ouverture à la concurrence des lignes commerciales, comme les lignes de nuit. Interrogé sur ce projet, Bernard Aubin, secrétaire général du syndicat FIRST, a souligné vendredi sur France Info que "les trains intercités subissent un très fort déficit, 300 millions d'euros par an, qui est entièrement pris en charge par la SNCF. Ce qui est une anomalie. C'est pour ça que la SNCF veut s'en débarrasser."

Selon lui, "au fil du temps, les conditions de correspondance sont dégradées, les trains sont devenus moins attractifs, le matériel devient désuet, forcement on met en cause la baisse de fréquentation avec un service qui se dégrade. L'attractivité baisse et le nombre de client diminue."

"Concrètement, on s'oriente vers une suppression pur et simple des trains. La privatisation, ça sera plus de train et d'opérateurs privés mais des "cars Macron", a-t-il expliqué. Et d'ajouter, "nous cheminots, ce qu'on veut ,c'est du train, c'est du rail, ce sont des prestations qui fonctionnent."

06/07/2015

SNCF : du Wi-Fi dans tous les trains d'ici fin 2016

 

http://www.lesnumeriques.com/sncf-wi-fi-dans-tous-trains-...

Publié le 6 juillet 2015 09:52

Léger changement de plan

Alors que la SNCF a présenté en février dernier un plan misant sur un fort maillage 4G complété occasionnellement par du Wi-Fi pour assurer la connectivité au sein de ses trains, Guillaume Pépy a annoncé en fin de semaine dernière la mise en place de bornes Wi-Fi dans tous les trains pour fin 2016.

Sncf logo

Il était question, en février dernier, de s'appuyer sur les opérateurs en leur facilitant l'implantation d'antennes-relais à proximité des voies, tandis que la SNCF, de son côté, avait pour intention de "densifier avec du Wi-Fi, mais uniquement dans certains cas précis". Les zones de trafic important, où le réseau peut être surchargé, et le TGV, où la vitesse rend l'accroche réseau très difficile, étaient les deux cas évoqués.

Cinq mois plus tard, Guillaume Pépy a livré à BFMTV une version légèrement différente du projet. Si fin 2016 est toujours l'échéance mise en avant pour "le train connecté", qu'il s'agisse du TER, du Transilien, de l'Intercité ou du TGV, le Wi-Fi, lui, en sera bien une composante clé. "On va investir dans les trains, un système Wi-Fi, pour amplifier le signal", a expliqué le président de la SNCF. Quel signal ? Celui fourni par les antennes 4G d'Orange et SFR. "On a besoin d'un peu de temps, mais dans 18 mois, les trains français seront connectés", a-t-il assuré.

Concernant les modalités de connexion, la formule est claire : il s'agit bien d'un accès illimité et gratuit (financé par la publicité). "On avait démarré payant, ça ne marche pas", a concédé Guillaume Pépy. L'homme s'est toutefois montré prudent quant à la qualité du futur service. "Ce que je ne peux pas vous garantir, c'est qu'entre Aurillac et Brive, vous pourrez télécharger un film qui dure 120 minutes en 10 secondes. Le débit, bien évidemment, n'est pas toujours un débit qui permet de télécharger un film".

 

 
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