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05/04/2016

Trains Intercités : les parents pauvres de la SNCF

http://www.europe1.fr/societe/trains-intercites-les-paren...

11h56, le 05 avril 2016

http://www.dailymotion.com/video/x424mps_trains-intercite...

Pas assez rentables, désuets, peu ponctuels ou pas pratiques, la liste des défauts des trains Intercités de la SNCF est longue. Ils sont peu à peu abandonnés, au profit des autocars notamment. 

Les trains Corail dans le viseur. Rien ne va plus dans les Intercités ! Ils sont, selon une enquête du magazine Capital, les parents pauvres de la SNCF qui les juge bien encombrants et peu rentables. Le journaliste de Capital qui a enquêté, François Miguet, a expliqué sur Europe 1 que "les trains Intercités ne sont ni des TGV, donc des trains à grande vitesse, ni des TER qui, eux, sont financés par les régions. Ce sont des trains qui roulent à moins de 200 km/h sur 35 lignes". Ce sont donc les trains Corail que tout le monde connait et qui ont été mis en circulation au milieu des années 70.

"Les Intercités sont pourris !". Les résultats de l’enquête de Capital sont sans appel, "les Intercités sont pourris !". François Miguet explique en effet qu'"ils ont 36 ans d’âge moyen et normalement, à 40 ans, ils devraient être mis à la casse".

Y a-t-il un risque à prendre ces trains ? Malgré leur âge avancé, les trains Intercités ne représentent pas de risque pour les passagers. "Les seuls risques qu’ils présentent, c’est qu’une fois à bord, il n’y a pas de distributeurs, de prises de courant, etc. Le risque concerne surtout les infrastructures qui ont été laissées à l’abandon en faveur de la politique du tout TGV", explique le journaliste de Capital. En matière de confort, les trains Intercités sont également loin de ce qu’il se fait actuellement, même si "les sièges sont rembourrés parfois", admet François Miguet. Et cela n’est qu’un aspect de leur désuétude. A cela s’ajoute également des retards très fréquents car comme l’explique le journaliste, "alors qu’ils devraient théoriquement rouler à 200 km/h souvent, ces trains ne roulent qu’à 100 km/h car les lignes n’ont pas été entretenues".

La SNCF a d’autres priorités. Tout le monde se désengage donc de ces trains, que ce soit l’Etat ou la SNCF qui "mettent la priorité sur les lignes TGV et LGV". "En plus, comme la SNCF fait beaucoup de pertes économiques sur ces lignes, elle a tendance à vouloir les fermer au profit notamment des nouveaux autocars qu’elle met en place", ajoute François Miguet.

Les prix sont illisibles. S’ajoute à cette longue liste d’inconvénients, un autre problème : l’illisibilité des prix. François Miguet assure en effet "qu’ils changent en permanence en plus d’être souvent assez cher par rapport aux autocars". Malgré ces défauts, l'Etat a annoncé, par la voix du ministère des Transports, un plan de 1,5 milliard d’euros pour renouveler le matériel roulant Intercités. Une bonne nouvelle que François Miguet modère toutefois car "ce plan s’étale jusqu’en 2025 donc d’ici là il y aura les nouvelles élections présidentielles et en plus, 1,5 milliard d’euros c’est loin d’être suffisant. Des spécialistes avancent en effet le chiffre de 4 milliards d’euros nécessaires".

Avec ce plan d'aides, certaines rames vont être renouvelées, une quarantaine d’ici 2020. C’est toutefois peu car la SNCF préfère plutôt fermer certaines lignes comme "six des huit lignes de nuit", détaille François Miguet. Des élus sont déjà montés au créneau face à ces fermetures, tout comme des compagnies privées qui ont proposé de reprendre ces lignes, mais pour l’heure, "elles sont quasi inexploitables", conclut Fançois Miguet.

19/02/2016

Trains Intercités : les régions repartent à l'offensive

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localt...

Publié le vendredi 19 février 2016

Alors que le gouvernement se prépare à annoncer sa nouvelle feuille de route sur les trains Intercités ou trains d'équilibre du territoire (TET), les régions lui reprochent de ne pas les avoir consultées, notamment sur la question du renouvellement du matériel roulant. Face à la dégradation de ses liaisons ferroviaires vers la capitale, la région Normandie est la première à proposer de se substituer à l'Etat comme autorité organisatrice des trains Intercités.

Région oubliée de la modernisation ferroviaire, la Normandie, gérée par la droite depuis les dernières élections régionales, vient de proposer au gouvernement, en échange de nouveau matériel, de prendre en charge la gouvernance des trains Intercités ou trains d'équilibre du territoire (TET) assurant les liaisons avec Paris. "Plus qu'aucune autre région, la Normandie a un besoin urgent de trains neufs", a écrit Hervé Morin (UDI), le nouveau président du conseil régional, au Premier ministre, Manuel Valls, dans une lettre récente qui a été communiquée à la presse. "Les Normands méritent des trains Intercités ponctuels, confortables et qui offrent une qualité de services et un cadencement correspondant à leurs besoins", a-t-il ajouté, estimant que la situation actuelle du trafic ferroviaire entre la Normandie et Paris est "insupportable", particulièrement sur les lignes Paris-Rouen-Le Havre et Paris-Caen-Cherbourg.
Pénalisée par la politique du tout TGV de la SNCF, subissant les travaux de rénovation tardive de ses lignes ainsi que les ralentissements autour de Mantes et à l'approche de la gare Saint-Lazare, la Normandie a vu ces dernières années une nette détérioration du service ferroviaire vers et à partir de la capitale. Sur toutes les lignes menant à Paris ont été créés des comités d'usagers en colère.

"Plan de rattrapage"

Hervé Morin réclame à l'Etat un achat de matériel neuf spécifique pour la Normandie, qu'il qualifie de "plan de rattrapage". Il devait rencontrer le secrétaire d'Etat aux Transports, Alain Vidalies, le 18 février en fin de journée pour en parler. La Normandie est pour le moment la seule région ayant fait ce type de proposition au gouvernement, une proposition qui supposerait aussi de prendre en charge le déficit de ces lignes. Selon l'entourage du président de région, le sujet devrait aussi être évoqué lors de la réunion interministérielle programmée ce 19 février consacrée à la nouvelle feuille de route des TET. "Dans l'hypothèse où l'Etat financerait ce plan de rattrapage, je proposerai à l'assemblée régionale que la région Normandie se substitue à l'Etat comme autorité organisatrice de ces deux lignes", a précisé Hervé Morin.
En attendant, le point d'étape que doit faire le secrétaire d'Etat aux Transports sur la nouvelle feuille de route du TET suscite déjà l'irritation des régions. Dans un communiqué diffusé le 17 février, l'Association des régions de France (ARF) dénonce à la fois les "annonces sans lendemain" du gouvernement sur la "nouvelle donne Etat-régions" pour lutter contre le chômage et en appelle à l'arbitrage de Manuel Valls, notamment sur le dossier des trains Intercités.

Proposition de réutilisation des technologies utilisées pour les nouveaux TER

L'ARF reproche à Alain Vidalies de ne pas avoir consulté son président, "malgré ses nombreuses demandes de rendez-vous". "Pourtant, n'est-ce pas les régions qui sont en charge de l'ensemble des transports non urbains sur les territoires", s'interroge l'association selon laquelle "les annonces envisagées par l'Etat apparaissent en décalage total" avec les propositions des régions. Celles-ci proposaient de renouveler les trains Intercités en commandant des versions spécifiquement développées pour eux sur la base des trains régionaux Regiolis et Regio 2N produits par Alstom et Bombardier, dont les premières rames viennent d'être livrées aux régions.
"Cette proposition apportait à la fois une amélioration considérable des conditions dans lesquelles les centaines de milliers de voyageurs des TET sont transportés tous les jours, et à un moindre coût en passant par la réutilisation des technologies existantes développées pour les TER de dernière génération, estime l'ARF. Elle permettait également de répondre au risque de baisse de charge de travail chez Alstom et Bombardier qui mettrait en péril des milliers d'emplois si la décision du secrétaire d'Etat aux Transports devait être de relancer une procédure d'appel d'offres qui induirait un délai supplémentaire de près de trois ans."
Philippe Richert, président de l'ARF et de la région Grand Est, a donc décidé d'"en appeler à l'arbitrage du Premier ministre pour faire en sorte que cette 'nouvelle donne' soit réellement suivie d'effet" et "ne soit pas prise en otage par l'attitude d'un membre du gouvernement".

Anne Lenormand avec AFP

30/01/2016

Bernard Aubin (FIRST) : "La SNCF veut se débarrasser" des trains Intercités

http://www.franceinfo.fr/fil-info/article/bernard-aubin-f...

par Rédaction de France Info vendredi 29 janvier 2016 11:02, mis à jour le vendredi 29 janvier 2016 à 11h02

Dans une interview au journal Le Parisien, Jean Ghedira, le directeur d'Intercités, a évoqué vendredi la possibilité d'une ouverture à la concurrence des lignes commerciales, comme les lignes de nuit. Interrogé sur ce projet, Bernard Aubin, secrétaire général du syndicat FIRST, a souligné vendredi sur France Info que "les trains intercités subissent un très fort déficit, 300 millions d'euros par an, qui est entièrement pris en charge par la SNCF. Ce qui est une anomalie. C'est pour ça que la SNCF veut s'en débarrasser."

Selon lui, "au fil du temps, les conditions de correspondance sont dégradées, les trains sont devenus moins attractifs, le matériel devient désuet, forcement on met en cause la baisse de fréquentation avec un service qui se dégrade. L'attractivité baisse et le nombre de client diminue."

"Concrètement, on s'oriente vers une suppression pur et simple des trains. La privatisation, ça sera plus de train et d'opérateurs privés mais des "cars Macron", a-t-il expliqué. Et d'ajouter, "nous cheminots, ce qu'on veut ,c'est du train, c'est du rail, ce sont des prestations qui fonctionnent."

 
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