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15/06/2016

SNCF : la CGT Cheminots ne signera pas l'accord sur le temps de travail

http://www.boursier.com/actualites/economie/sncf-la-cgt-c...

Publié le 15/06/2016 à 09h55

La grève est reconduite pour le 15ème jour consécutif, à l'appel de la CGT et Sud Rail. Les conditions de circulation sont toutefois en nette amélioration. Le trafic est quasiment normal sur le réseau TGV...

(Boursier.com) — Même si les conditions de circulation s'améliorent à la SNCF au 15ème jour de grève, la sortie de crise s'annonce difficile. Les deux syndicats, Sud Rail et la CGT Cheminots, toujors opposés à la loi travail et à l'accord sur le temps de travail, campent sur leurs positions.

"La CGT cheminots ne signera pas l'accord"

Dans un communiqué diffusé hier soir, la CGT Cheminots a en effet indiqué qu'elle ne signerait pas l'accord d'entreprise sur la nouvelle organisation du temps de travail. "57,66% (des adhérents) ont fait savoir leur souhait de ne pas voir apposer la signature de la CGT sur cet accord tel qu'il est proposé par la direction SNCF", souligne le syndicat.

"Aujourd'hui, la CCN - convention collective nationale - est clairement insuffisante et l'accord d'entreprise, outre certaines dispositions régressives (...) introduit un régime dérogatoire qui ne donne pas les garanties nécessaires aux cheminots pour leur avenir", ajoute Sud Rail.

Pour mémoire, l'Unsa et la CFDT ont retiré leur préavis respectif lors des premiers jours de mobilisation, estimant avoir obtenu suffisamment de garanties... La CFDT cite en particulier l'encadrement plus favorable du travail de nuit pour les agents, le maintien des 14 heures de repos journalier "comme dans l'actuel RH0077". Elle note même que le nouvel accord est plus favorable en ce qui concerne les repos périodiques et complémentaires.

Conditions de circulation

Pour la journée de mercredi, la direction de la SNCF indique que la circulation des TGV devrait être quasiment normale. Sur le réseau Transilien, TER et Intercités, 8 trains sur 10 devraient fonctionner.

Pour les lycéens qui passent leur baccalauréat, la direction se veut rassurante. "Le dispositif 'SNCF Exams' est reconduit en 2016. Il permet de rassurer et de prendre en charge les candidats du baccalauréat pendant leur trajet vers les centres d'examens", fait-elle valoir...

Marianne Davril — ©2016, Boursier.com

07/06/2016

SNCF : un projet d’accord sur le temps de travail soumis à la signature des syndicats

Bonjour,

15 à 20 millions d'Euros par jour oui mais combien coute à l'ensemble de la France : retard, suppression des rendez-vous professionnels et privés. Les surcouts lié à la nounou, l'essence et les péages que doivent prendre les usagers qui n'avait pas de trains. Le préjudice est très grand et les français n'en voit pas la couleur, alors que la région subventionne beaucoup trop la SNCF, c'est son premier budget. C'est peut être pourquoi il est si facile de pouvoir faire grève et mettre à mal la SNCF.

Eric

http://www.lemonde.fr/economie/article/2016/06/07/sncf-un...

Le Monde.fr avec AFP et Reuters | • Mis à jour le

Les discussions sur l’organisation du temps de travail à la SNCF, débutées lundi 6 juin, se sont poursuivies jusqu’à mardi 7 juin très tôt dans la matinée à la SNCF, où la grève des cheminots devait entraîner mardi de nouvelles perturbations, au septième jour du conflit. A l’issue de cette réunion, un projet d’accord a été ouvert à la signature, a annoncé, mardi matin, la direction.

« L’accord est soumis à signature des organisations syndicales jusqu’au 14 juin », a déclaré Eric Meyer, négociateur de SUD-Rail. il a précisé que le texte prévoyait « l’introduction d’un régime dérogatoire qui permettra à la direction de remettre en cause chaque disposition reprise dans l’accord ».

Le président François Hollande a estimé dans une interview à La Voix du Nord, mardi, que « le gouvernement a[vait] montré sa volonté de dialogue ». « Il y a un moment où, selon une formule célèbre, il faut savoir arrêter une grève », a-t-il lancé.

La CFDT et l’UNSA devraient a priori signer ce texte. SUD-Rail et la CGT, qui ont reconduit leur mouvement de grève mardi, devraient préciser leurs positions aujourd’hui ou demain. « On consulte nos structures », a déclaré M. Meyer.

Jusqu’à la réunion de lundi, pour ces deux derniers syndicats, l’accord d’entreprise en discussion n’était « pas au niveau » pour préserver les dispositions actuelles pour les cheminots. A ces revendications s’ajoute leur opposition au projet de loi travail, un texte porteur de « régressions sociales ».

Lire aussi :   Ultimes tractations pour faire sortir la SNCF de la grève

Un coût de 15 millions à 20 millions par jour

Le taux de grévistes à la SNCF, toutes catégories confondues, est passé lundi sous les 10 %, mais plus d’un conducteur sur deux et un contrôleur sur trois étaient encore en grève, selon l’entreprise.

Le trafic ferroviaire sera encore perturbé mardi, mais moins que lundi, avec en moyenne quatre Intercités sur dix, deux TGV sur trois et six TER sur dix, selon les prévisions mises à jour de la SNCF.

Les Intercités rouleront au rythme de quatre trains sur dix (aucune circulation de nuit) et les Transiliens et RER, touchés à la fois par le mouvement social et les crues, à celui d’un train sur deux. Si un trafic normal est annoncé sur le RER A, toutes les autres lignes RER sont touchées par la grève et/ou les crues.

Côté TGV, le service redeviendra normal sur l’axe nord. L’axe sera desservi par huit rames sur dix, l’axe Atlantique par deux sur trois, l’axe sud-est restera le plus perturbé, avec un TGV sur deux. Quant aux TGV à bas prix Ouigo, neuf sur dix devraient circuler. A l’international, le trafic sera quasi normal.

Selon une porte-parole de l’entreprise, la grève à la SNCF coûte entre 15 millions et 20 millions d’euros par jour à l’entreprise. Cette estimation inclut « le manque à gagner des billets non vendus, les remboursements et les substitutions » de trains par des autocars.

03/05/2016

Comment la SNCF veut réorganiser le travail de ses agents

http://www.20minutes.fr/economie/1839287-20160503-comment...

  • Céline Boff
  • Publié le

Des agents de la SNCF conseillent les voyageurs à la gare Saint-Lazare à Paris, mardi 26 avril, journée de grève. Des agents de la SNCF conseillent les voyageurs à la gare Saint-Lazare à Paris, mardi 26 avril, journée de grève. - MIGUEL MEDINA / AFP

SOCIAL La direction et les syndicats de la SNCF se réunissent ce mercredi pour négocier une nouvelle organisation du travail…

C’est une petite révolution pour les agents de la SNCF. Jusqu’à présent, leurs conditions de travail étaient fixées directement par l’Etat, via un décret appelé « RH 0077 ». Mais c’est fini : elles seront bientôt déterminées par un accord d’entreprise. Autrement dit, ce sont les syndicats et la direction de la SNCF qui vont devoir les négocier. Et ils se réunissent ce mercredi pour en discuter.

Guillaume Pépy, le patron de la SNCF, l’a assuré mardi : il souhaite parvenir à un « accord équilibré ». De fait, les propositions de la direction, dévoilées la semaine passée, viennent préserver les trois quarts des acquis des cheminots, à commencer par leur statut, leur régime spécial de retraite ou encore leur temps de travail, qui reste à 1.568 ou 1.589 heures par an selon les catégories de personnel, contre une durée légale de 1.607 heures.

La pause casse-croûte menacée

Pépy a également affirmé que la négociation permettra « d’avancer » sur certaines revendications des salariés. « Nous attendions des évolutions sur le travail de nuit, mais il n’y a rien », regrette Rémi Aufrère, secrétaire général adjoint de la CFDT Cheminots.

Car, pour l’heure, « les cheminots sont plus mal lotis que les salariés du privé : pour être qualifiés de travailleurs de nuit, les premiers doivent réaliser, sur un an, 330 heures de nuit s’ils sont "roulants" ou 455 heures s’ils sont "sédentaires" contre 270 heures pour les seconds ».

En revanche, « certains changements voulus par la direction nous posent problème », avance Rémi Aufrère. A commencer par « la pause casse-croûte, qui dure en moyenne une vingtaine de minutes et qui ne sera plus comptée comme du temps de travail effectif. Cela revient à nous demander de travailler 20 minutes de plus. »

« Certains conducteurs de fret jouent à la belote »

Cette proposition correspond à l’un des objectifs de Pépy, à savoir profiter de la négociation pour « faire en sorte que chaque heure payée soit une heure productive », comme il l’annonçait début 2015 dans un entretien aux Echos. La direction de la SNCF souhaite enfin accroître l’amplitude horaire journalière de certaines catégories d’agents et envisage une hausse de trente minutes à une heure selon les cas.

Quel serait le gain d’une telle évolution pour la SNCF ? Pépy refuse de communiquer ce chiffre. Mais la direction a souvent répété que ses agents étaient 20 % moins productifs, ou 20 % plus chers, que leurs concurrents.

Ce qui fait bondir Rémi Aufrère : « Il est vrai que certains conducteurs de fret jouent à la belote quand des conducteurs de voyageurs se retrouvent débordés, mais ce modèle a été construit par Guillaume Pépy : c’est qui a divisé la SNCF en plusieurs activités en dressant des murs entre chacune, empêchant de fait le travail collectif. Il serait peut-être temps de remettre en cause cette organisation ».

Une grève programmée le 10 mai

Les négociateurs parviendront-ils à un accord ? Ils doivent aller vite : le 1er juillet prochain, le décret fixant l’organisation du travail à la SNCF deviendra caduc. Ce qui n’inquiète pas Rémi Aufrère : « Accord d’entreprise ou pas, les changements ne s’opéreront pas avant le service d’hiver, car modifier les roulements est un travail considérable ».

En attendant, le syndicaliste n’écarte pas la possibilité de recourir à la grève, alors qu’une nouvelle journée d’action est d’ores et déjà prévue le 10 mai. Ce sera la quatrième « gêne de la circulation » organisée en dix semaines. Avec toujours le même objectif : peser sur une autre négociation en cours, celle visant à créer une convention collective dans la filière ferroviaire. Elle aussi doit aboutir rapidement, alors que l’ouverture à la concurrence sera effective dès 2020 pour les lignes TGV et dès 2023 pour les trains TER et Intercités.

 
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