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01/07/2013

«Le contrôleur incarne l'image de la SNCF»

http://www.liberation.fr/societe/2013/07/01/le-controleur...

1 juillet 2013 à 12:37
Extrait du livre «A bord, petites chroniques du train»
Extrait du livre «A bord, petites chroniques du train» (© Patrick Messina)

Interview A l'occasion des départs en vacances, Philippe Mouly, chef des contrôleurs, explique l'évolution du métier de ceux qu'il est désormais convenu d'appeler «chefs de bord».

Recueilli par Marie Piquemal

C’était sur la ligne Paris-Clermont-Ferrand. A la sortie du train, une femme s’affaire avec ses valises. Sacs, paniers, poussette... Petit inventaire de rigueur, le compte est bon. Mais au moment où le contrôleur siffle le départ, elle se met à hurler. Il lui manque un paquet : son bébé, endormi sur la banquette.

L’anecdote est racontée dans un joli livre à la reliure japonaise, A bord, petites chroniques du train, publié aux éditions Textuel. Des histoires vraies de contrôleurs de train, «ces petits anthropologues de terrain», comme aime les appeler Marianne Théry, la directrice de la maison d’édition. Il y a quelque temps, elle avait tendu la perche à des facteurs. Elle en a fait deux livres. Elle rejoue, avec cette fois, les contrôleurs de train. «Comme les facteurs, ils sont en contact de l’ensemble de la société. Ils passent leur temps à improviser, pour répondre à l’incivilité ordinaire, faire face à des situations cocasses ou de crise.» Bref, ils composent.

Philippe Mouly est le chef des 10 500 contrôleurs de train, qui sillonnent la France à bord de Transilien, Corail Intercité et TGV. Il parle de l'évolution du métier, qui compte aujourd'hui 23 % de femmes.

A quoi ressemble le métier d’un contrôleur de train aujourd’hui ?

Le métier a changé, à commencer par l’appellation. Aujourd’hui, on ne dit plus «contrôleur» mais «chef de bord». Leur fonction, ce n’est pas seulement de contrôler les passagers. C’est bien plus que ça. Ils sont les garants de l’ordre à bord du train. Au démarrage, ils s’assurent que personne n’est en danger, que toutes les portes sont bien fermées. C’est d’ailleurs pour cela qu’ils commencent systématiquement par faire un tour rapide de tous les wagons pour s’assurer que tout va bien. Cela leur permet de prendre la température aussi. Avec l’expérience, ils savent très vite repérer les gens : ceux qui sont un peu perdus, ceux qui risquent de poser problème... Mais souvent, ils les remarquent avant même le départ du train, dès le quai.

Mais dans leur mission, il y a aussi la notion de service rendu aux passagers. C’est très important pour nous, à la direction, car le contrôleur incarne l’image de la SNCF. C’est d’ailleurs souvent la seule personne de l'entreprise à qui le voyageur parle. C’était moins le cas autrefois, quand on achetait ses billets au guichet.

Comment sont-ils recrutés ?

A niveau bac, avec un profil plutôt de commerçant. Ils passent un test psychologique avant d’être recruté. Puis ils suivent plusieurs formations, notamment pour gérer les moments de crise: savoir désamorcer une situation difficile, se retirer quand la tension monte trop... Dans le livre, l’un des contrôleurs raconte une violente agression. C’est particulièrement violent: trente ou quarante coups, un matin dans un TER. L'épisode dure sept minutes. Le controleur qui raconte, écrit que «rétrospectivement», il aurait sans doute dû se retirer avant que les choses ne s’enveniment vraiment.

Y a t-il plus d’agressions ?

Disons que ce qui se passe dans le train est le reflet de la société. Il y a plus de tensions qu’autrefois, c'est certain. On enregistre une agression physique par jour. Cela peut être une baffe, un contrôleur poussé violemment ou des agressions beaucoup plus dramatiques. D'où l'importance de nos formations. Ils ont tout un process à appliquer, on a aussi mis en place une assistance téléphonique, même si à bord du train, ils sont seuls à gérer.

Verbalisent-ils plus qu'avant ?

L’année dernière, le volume des contraventions a en effet augmenté de 10 %.

Cela s'explique par une hausse des contrôles ?

Oui et non. Les personnels de bord ont bien sûr pour mission de contrôler, donc c’est certain qu’ils font le plus de contrôles possible, c'est leur travail. Mais, la hausse du nombre d’amendes est pour nous une conséquence de la crise économique.

Les contrôleurs touchent-ils des primes lorsqu’ils verbalisent ?

Ce sont des commerçants. Comme tout commerçant, il y a une part de variable mais c’est très faible, anecdotique. Ils touchent 80 centimes par amende, et 1 % du prix d’un billet vendu à bord. C’est très peu. Un contrôleur en début de carrière touche 1 200 euros nets, auquel s’ajoute une prime de déplacement vu qu'ils ne dorment pas toujours chez eux. Cela équivaut à 400 euros.

On commence dans un Corail et... on termine dans un TGV ?

Il est vrai que souvent les contrôleurs finissent leur carrière dans les TGV. C’est plus prestigieux en interne et les contrôleurs sont un peu mieux payés. Mais certains font toute leur vie professionnelle le même trajet en TER, et ne s'en plaignent pas.

20/06/2013

Pass T-Libr : un abonnement unique et moins cher

 http://www.ledauphine.com/economie-et-finance/2013/06/20/...

Le pass T-Libr permettra aux habitants de la Capi et de ViennAgglo qui vont travailler ou étudier dans l’agglomération lyonnaise de combiner bus, train, tram ou métro avec un seul abonnement à des tarifs plus avantageux, au lieu d’en cumuler plusieurs aux différents réseaux de transport. DR

Le pass T-Libr permettra aux habitants de la Capi et de ViennAgglo qui vont travailler ou étudier dans l’agglomération lyonnaise de combiner bus, train, tram ou métro avec un seul abonnement à des tarifs plus avantageux, au lieu d’en cumuler plusieurs aux différents réseaux de transport. DR

Pour les habitants de la Capi, de ViennAgglo de Saint-Étienne Métropole qui vont travailler ou étudier dans le Grand Lyon (et vice versa) en étant abonnés à plusieurs réseaux de transport, les déplacements vont devenir plus simples et moins chers avec un abonnement unique, le pass T-Libr, inspiré de la “carte orange” parisienne. C’est l’annonce faite lundi à Givors (Rhône) par le Syndicat mixte des transports pour l’Aire métropolitaine lyonnaise (SMT).

1. C’est quoi le pass T-Libr ?

Le pass T-Libr créé par le SMT est un dispositif d’abonnement multimodal unique, destiné dans un premier temps aux 8 000 abonnés des différents réseaux de transport qui utilisent le bus, le train, puis le tram ou le métro, dans les quatre territoires du Pôle métropolitain.

D’abord destiné aux abonnés des différents réseaux (Ruban, L’VA, STAS, TCL et TER), le pass T-Libr pourra à terme être élargi à d’autres réseaux de transport, notamment départementaux, et aux voyageurs occasionnels.

2. À partir de quand ça va fonctionner ?

Le pass T-Libr sera opérationnel dès la rentrée de septembre, avec des abonnements qui seront mis en vente dès le 20 août aux guichets des gares SNCF (réseau TER Rhône-Alpes).

Le pass vise trois objectifs : facilité et simplification par un achat en une seule fois sur la carte de transport OùRA ; libre circulation sur les réseaux de transport choisis par le voyageur et surtout des réductions attractives par rapport au cumul des abonnements pour chaque réseau.

3. Combien ça va coûter ?

Le pass T-Libr coûtera moins cher que les abonnements cumulés aux différents réseaux de transport (bus, train, tram ou métro).

De Bourgoin-Jallieu à Lyon, l’abonnement mensuel Ruban, TER et TCL coûtera 108 € au lieu de 130,20 €.

De Vienne à Lyon, l’abonnement mensuel L’VA, TER et TCL coûtera 108 € au lieu de 112,90 €.

Les étudiants et les apprentis de moins de 26 ans bénéficieront d’une remise de 20 %.

L’abonnement sur l’ensemble des réseaux des quatre territoires coûtera 190 €.

par Jean-Luc COPPI le 20/06/2013 à 06:05

27/04/2013

«Bug» national dans les remboursements à la SNCF

http://www.leprogres.fr/rhone/2013/04/26/bug-national-dan...

Publiée le 26/04/2013 à 20:25

Exclusif. Grâce au témoignage d’un voyageur de Villeurbanne, Le Progrès a identifié l’existence d’un «Bug» national dans les remboursements à la SNCF, après les importants retards subis par les clients de la ligne de TGV Lyon-Paris, le 21 avril au soir, suite à un acte de malveillance sur un poste ferroviaire à Lyon Saint-Clair.

/ Photo d'illustration Maxime Jegat

/ Photo d'illustration Maxime Jegat

La SNCF appliquait en effet des remboursements partiels ou totaux à partir de 5 heures de retard, alors même que le ministre des Transports avait promis des remboursements intégraux à partir de 4 heures de retard.

Après notre enquête, l’entreprise a annoncé à notre rédaction qu’elle corrigeait le tir dès ce vendredi soir : toutes les personnes ayant subi des retards supérieurs à 4 heures seront remboursées à 100% (200% en cas de retard supérieur à 5 heures). La SNCF promet de communiquer pour que toutes les personnes concernées, et qui s’étaient vu refuser des remboursements, soient au courant de cette mesure.

Au total, «entre 5000 et 7000 personnes» selon la SNCF (soit «entre 2000 et 3000 de plus») seront donc désormais en partie ou en totalité, voire plus, concernées par ces remboursements. Les personnes arrivées après 1 heure du matin bénéficieront également de remboursement variables.

> Notre enquête à lire dans nos éditions payantes du samedi 27 avril.

Nicolas Ballet

 
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