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08/07/2013

Fleur Pellerin et Frédéric Cuvillier lancent les gares numériques

http://www.01net.com/editorial/599391/fleur-pellerin-et-f...

Les deux ministres ont présenté une petite dizaine de services high-tech proposés par Gare & connexions et la SNCF qui faciliteront la vie des personnes utilisant le train.

Une centaine de gares devraient bientôt proposer du Wi-Fi gratuit.
© SNCF Mathieu Lee Vigneau
Une centaine de gares devraient bientôt proposer du Wi-Fi gratuit.
Cet été, près de 23 millions de personnes passeront par les gares françaises. A la veille des premiers grands départs en vacances, Fleur Pellerin, ministre déléguée en charge de l’Economie numérique, et Frédéric Cuvillier, ministre délégué en charge des Transports, ont lancé ce vendredi 5 juillet 2013 les innovations « digitales » de la gare de Paris-Montparnasse proposées par Gare & Connexions et la SNCF.
Voici les innovations technologiques que les deux ministres ont officiellement inaugurées, en attendant une multiplication des services numériques à bord des trains, en particulier des TGV, qu’ils appellent de leurs vœux. Cela dit, les deux ministres sont restés vagues sur le coût éventuel d'une telle initiative mais, rapporte l’AFP, ils espèrent annoncer des mesures concrètes « d'ici la fin de l'année », en collaboration avec les différents groupes du secteur des transports, SNCF et RATP notamment.
Testées depuis le mois de juillet 2012 à Toulouse et Bordeaux, puis en octobre à Marseille et à Aix-en-Provence, des bornes Wi-Fi permettent aux voyageurs de se connecter à Internet partout dans les gares. Ce dispositif est désormais opérationnel et le service est accessible gratuitement à l’ensemble des usagers. Cent gares seront connectées d’ici la fin de l’année 2013.

Les We-bikes : un moyen écolo de recharger ses appareils mobiles

La « garantie gare » rattache chaque équipement ou service à un QR Code et à un numéro SMS gratuit. Si le client constate un dysfonctionnement (panne, défaut de propreté…), il flashe le QR Code et accède à une page Web sur laquelle il signale le problème. S’il n’a pas de smartphone, il peut envoyer un SMS. L’information est aussitôt reçue par un agent de la gare qui intervient dans les meilleurs délais. Une fois le problème résolu, le client en est informé. Ce dispositif est en test depuis le mois de février en gare d’Avignon.
Il en va de même pour les We-bikes. Ce sont les dispositifs de la société belge WeWatt qui sont expérimentés depuis le début du mois de décembre 2012 en gare de Paris-Montparnasse. Les We-bikes se présentent comme une table haute équipée de sièges et de pédales et permettent aux utilisateurs de créer leur propre énergie pour recharger un téléphone portable, un ordinateur ou une tablette, tout en faisant du sport avant de prendre leur train. Selon WeWatt, une personne peut générer jusqu’à 30 watts d’électricité en pédalant normalement. Un générateur transforme cette énergie, pouvant fournir 220 volts à la sortie.
Le playing wall permet aux voyageurs de télécharger des livres, de la musique ou des jeux.
© SNCF-Mathieu Lee Vigneau
Le playing wall permet aux voyageurs de télécharger des livres, de la musique ou des jeux.
Autres innovations présentes en gare : les bornes d’information interactives, le playing wall et des bornes PMR. Les premières reprennent l’ensemble des informations utiles aux clients (accès aux horaires en temps réel et à l’offre de transport, plan de la gare comportant les modalités d’accès, les services et commerces et présentation des principaux points de repères de la ville). Le « playing wall » offrent la possibilité pour les usagers de télécharger du contenu multimedia (livres, musiques, vidéos) simplement en flashant des QR Codes et les bornes PMR offrent une aide au repérage pour les personnes à mobilité réduite.
D’autre part, les agents SNCF en gare ont désormais un smartphone agent mis à leur disposition afin de répondre plus efficacement aux demandes des clients. Cet outil permet de leur fournir une information en temps réel et complète sur toute la chaîne du voyage : prochains départs, correspondances…
 
Capture du site Gare360 présentant la gare de Marne la Vallée - Chessy.
La dernière innovation présentée aux deux ministres n’est pas un dispositif en gare mais un site Web et une appli (disponible sous Android et iOS). Son nom, Gares 360. Ce service permet de visiter les gares grâce à des immages immersives à 360° et de préparer son voyage en visualisant son trajet. Il renseigne sur l’offre multimodale (cars, bus, taxis, etc.) ou sur l’emplacement des services et des commerces. Le trajet peut être enregistré et ensuite visualisé sur smartphone ou tablette. Cet outil, disponible pour les 112 plus grandes gares dès fin 2013, est gratuit.
Pour Fleur Pellerin et Frédéric Cuvillier, « le gouvernement veut des services publics qui répondent à toutes les attentes des voyageurs. La numérisation des gares et des trains est la preuve de l’innovation constante de l’offre de transports et des bénéfices concrets que le numérique apporte à tous les secteurs de l’économie. »

06/07/2013

Du Wi-Fi gratuit dans 100 gares SNCF dès la fin de l'année

http://www.generation-nt.com/wi-fi-gratuit-dans-100-gares...

Le samedi 06 Juillet 2013 à 11:30par Mathieu M.

wifi gratuit gare sncf montparnasse

C’est depuis son compte Facebook que Fleur Pellerin, ministre déléguée chargée des PME, de l’innovation et de l’économie numérique a lancé le coup d’envoi du nouveau plan numérique du gouvernement dans les transports.

C’est à la Gare Montparnasse hier matin que la ministre a inauguré le lancement d’un vaste programme qui vise à équiper 100 gares SNCF d’un réseau Wi-Fi accessible gratuitement pour les usagers.

Fleur Pellerin Facebook gares Wifi Fleur Pellerin et Frédéric Cuvillier (ministre des Transports) ont ainsi lancé le service " gares digitales", des services qui " faciliteront les déplacements des 22,6 millions de personnes qui voyageront cet été dans les gares françaises ".

Le programme vise l’implantation de plusieurs équipements dans une centaine de gares en France, qu’il s’agisse de bornes Wi-Fi permettant à chacun d’avoir accès à Internet gratuitement, mais aussi de nouvelles bornes d’information interactives, de bornes spécialisées dans la prise en charge de personnes à mobilité réduite, ou même de la mise en place d’un playing wall, un portail permettant de télécharger du contenu multimédia.

Un service plus large devrait également permettre aux logo-sncf usagers de rapporter facilement et rapidement un problème ou incident. La " Garantie Gare " actuellement déployée dans la gare Montparnasse est ainsi constituée de 120 équipements permettant à un usager de déclarer un problème en flashant un QR Code sur son smartphone pour accéder à une page Web recueillant les informations.

Ces QR Codes affichés de façon visible sont également accompagnés d’un numéro de téléphone auquel il est possible d’envoyer un SMS pour faire intervenir un agent.

Des " We-Bike " sont également proposés dans certains espaces et proposent aux utilisateurs de pédaler sur des vélos d’appartement pour recharger leurs appareils numériques.

Une nouvelle application disponible sous Android et iOS permet désormais aux usagers de disposer d’un ensemble d’informations mises à jour en temps réelle concernant les horaires, incidents, correspondances...

Enfin, une application Gare 360° se présente comme un plan interactif permettant de visiter les gares et de planifier ses déplacements. L’application offre la possibilité de prévoir ses correspondances en bus, métro ou taxi.

On ne peut que saluer l’initiative du gouvernement de vouloir simplifier la vie des voyageurs. Néanmoins, aucune communication n’a été faite au niveau du budget alloué à la mise en place de ces équipements. Le déploiement du Wi-Fi dans les gares devrait se faire progressivement d’ici la fin de l’année.

En outre, la SNCF espère de son côté être capable de proposer une connexion à Internet décente dans ses lignes TGV d'ici 3 ans.

01/07/2013

«Le contrôleur incarne l'image de la SNCF»

http://www.liberation.fr/societe/2013/07/01/le-controleur...

1 juillet 2013 à 12:37
Extrait du livre «A bord, petites chroniques du train»
Extrait du livre «A bord, petites chroniques du train» (© Patrick Messina)

Interview A l'occasion des départs en vacances, Philippe Mouly, chef des contrôleurs, explique l'évolution du métier de ceux qu'il est désormais convenu d'appeler «chefs de bord».

Recueilli par Marie Piquemal

C’était sur la ligne Paris-Clermont-Ferrand. A la sortie du train, une femme s’affaire avec ses valises. Sacs, paniers, poussette... Petit inventaire de rigueur, le compte est bon. Mais au moment où le contrôleur siffle le départ, elle se met à hurler. Il lui manque un paquet : son bébé, endormi sur la banquette.

L’anecdote est racontée dans un joli livre à la reliure japonaise, A bord, petites chroniques du train, publié aux éditions Textuel. Des histoires vraies de contrôleurs de train, «ces petits anthropologues de terrain», comme aime les appeler Marianne Théry, la directrice de la maison d’édition. Il y a quelque temps, elle avait tendu la perche à des facteurs. Elle en a fait deux livres. Elle rejoue, avec cette fois, les contrôleurs de train. «Comme les facteurs, ils sont en contact de l’ensemble de la société. Ils passent leur temps à improviser, pour répondre à l’incivilité ordinaire, faire face à des situations cocasses ou de crise.» Bref, ils composent.

Philippe Mouly est le chef des 10 500 contrôleurs de train, qui sillonnent la France à bord de Transilien, Corail Intercité et TGV. Il parle de l'évolution du métier, qui compte aujourd'hui 23 % de femmes.

A quoi ressemble le métier d’un contrôleur de train aujourd’hui ?

Le métier a changé, à commencer par l’appellation. Aujourd’hui, on ne dit plus «contrôleur» mais «chef de bord». Leur fonction, ce n’est pas seulement de contrôler les passagers. C’est bien plus que ça. Ils sont les garants de l’ordre à bord du train. Au démarrage, ils s’assurent que personne n’est en danger, que toutes les portes sont bien fermées. C’est d’ailleurs pour cela qu’ils commencent systématiquement par faire un tour rapide de tous les wagons pour s’assurer que tout va bien. Cela leur permet de prendre la température aussi. Avec l’expérience, ils savent très vite repérer les gens : ceux qui sont un peu perdus, ceux qui risquent de poser problème... Mais souvent, ils les remarquent avant même le départ du train, dès le quai.

Mais dans leur mission, il y a aussi la notion de service rendu aux passagers. C’est très important pour nous, à la direction, car le contrôleur incarne l’image de la SNCF. C’est d’ailleurs souvent la seule personne de l'entreprise à qui le voyageur parle. C’était moins le cas autrefois, quand on achetait ses billets au guichet.

Comment sont-ils recrutés ?

A niveau bac, avec un profil plutôt de commerçant. Ils passent un test psychologique avant d’être recruté. Puis ils suivent plusieurs formations, notamment pour gérer les moments de crise: savoir désamorcer une situation difficile, se retirer quand la tension monte trop... Dans le livre, l’un des contrôleurs raconte une violente agression. C’est particulièrement violent: trente ou quarante coups, un matin dans un TER. L'épisode dure sept minutes. Le controleur qui raconte, écrit que «rétrospectivement», il aurait sans doute dû se retirer avant que les choses ne s’enveniment vraiment.

Y a t-il plus d’agressions ?

Disons que ce qui se passe dans le train est le reflet de la société. Il y a plus de tensions qu’autrefois, c'est certain. On enregistre une agression physique par jour. Cela peut être une baffe, un contrôleur poussé violemment ou des agressions beaucoup plus dramatiques. D'où l'importance de nos formations. Ils ont tout un process à appliquer, on a aussi mis en place une assistance téléphonique, même si à bord du train, ils sont seuls à gérer.

Verbalisent-ils plus qu'avant ?

L’année dernière, le volume des contraventions a en effet augmenté de 10 %.

Cela s'explique par une hausse des contrôles ?

Oui et non. Les personnels de bord ont bien sûr pour mission de contrôler, donc c’est certain qu’ils font le plus de contrôles possible, c'est leur travail. Mais, la hausse du nombre d’amendes est pour nous une conséquence de la crise économique.

Les contrôleurs touchent-ils des primes lorsqu’ils verbalisent ?

Ce sont des commerçants. Comme tout commerçant, il y a une part de variable mais c’est très faible, anecdotique. Ils touchent 80 centimes par amende, et 1 % du prix d’un billet vendu à bord. C’est très peu. Un contrôleur en début de carrière touche 1 200 euros nets, auquel s’ajoute une prime de déplacement vu qu'ils ne dorment pas toujours chez eux. Cela équivaut à 400 euros.

On commence dans un Corail et... on termine dans un TGV ?

Il est vrai que souvent les contrôleurs finissent leur carrière dans les TGV. C’est plus prestigieux en interne et les contrôleurs sont un peu mieux payés. Mais certains font toute leur vie professionnelle le même trajet en TER, et ne s'en plaignent pas.

 
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