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01/10/2015

Lyon: La Région Rhône-Alpes promet «du mieux» pour les usagers des TER

http://www.20minutes.fr/lyon/1699939-20151001-lyon-region...

TRANSPORT Le Conseil régional a notamment négocié le remboursement d'une partie des abonnements en cas de retards répétés...

La ligne de TER Lyon-Ambérieu.La ligne de TER Lyon-Ambérieu. - C. VILLEMAIN / 20 minutes

Elisa Frisullo

Publié le 01.10.2015 à 15:10 Mis à jour le 01.10.2015 à 17:12

Des « avancées notables » pour le service rendu aux usagers. Voilà ce à quoi s’est engagé le président PS de la Région Rhône-Alpes Jean-Jack Queyranne qui a dévoilé, ce jeudi, un avenant à la convention d’exploitation du réseau TER négocié avec la SNCF, qui sera soumis au vote des conseillers régionaux le 16 octobre et sera applicable dès 2016 (lire encadré).

Des remboursements mis en place en septembre 2016

Principale nouveauté, les usagers devraient voir leur quotidien s’améliorer dans les TER, selon le Conseil régional, qui s’est félicité ce jeudi d’avoir obtenu la mise en place d’une garantie fiabilité pour les usagers. En clair, les abonnés mensuels ou annuels pourront, comme c’est le cas pour le trafic TGV, se voir rembourser 30 % du prix de leur abonnement en cas de retards ou d’annulations de trains répétés. Pour bénéficier de cette garantie, les usagers devront avoir subi 10 retards de plus de 15 minutes ou annulations au cours du mois.

« Cela revient pour une personne qui prend le train en semaine, matin et soir, à un train sur quatre annulé ou retardé. C’est beaucoup mais cela arrive malheureusement fréquemment sur certaines lignes », précise Jean-Jack Queyranne. Selon une simulation faite par le Conseil régional, 85 000 abonnements auraient ainsi pu faire l’objet de remboursements en 2014, pour un montant global d’1,4 million d’euros incombant à la SNCF. Ces nouvelles modalités ne seront toutefois pas mises en œuvre avant septembre 2016. D’ici là, la SNCF devrait procéder à une phase de tests sur un panel d’usagers sélectionné par ses soins.

Une information plus rapide et plus fiable en cas de problèmes

Autre amélioration prévue, l’information fournie aux voyageurs en cas de retards ou de grève. Une demande récurrente des usagers qui s’estiment mal ou trop tardivement alertés en cas de problème sur le réseau. En cas de travaux majeurs, ils devront être avertis 20 jours à l’avance en gare à bord des trains et à distance (SMS) des perturbations prévues et du plan de transport mis en place. En cas de grève, les usagers seront alertés 48 heures à l’avance en gare et dans les TER et la veille avant 16 heures. En cas de retards ponctuels, de suppression de TER ou d’aléas importants, ils devront être informés dans les dix minutes et se voir indiquer des substitutions possibles.

La SNCF devra également rendre plus de compte à la Région sur la qualité du service telle qu’elle est vécue par les usagers. De nouveaux indicateurs seront donc mis en place pour faire remonter de manière détaillée la conformité de l’offre TER (ponctualité des trains et autocars) et les situations inacceptables pour les usagers. Sur les huit premiers mois de l’année, 88,6 % des TER sont arrivés à l’heure selon la région pour un taux de ponctualité négocié de 93,6 %. Si sur certaines lignes, comme celles de l’Ouest Lyonnais, la ponctualité est très satisfaisante (98 %) sur d’autres axes, les usagers sont plus à la peine. Entre Lyon et Grenoble, par exemple, seuls 77 % des trains sont arrivés à l’heure depuis début 2015.

Une nouvelle convention à négocier

Cet avenant vient prolonger l’actuel contrat entre la région et la SNCF qui prend fin au 31 décembre et auquel aurait dû se substituer une nouvelle convention. « Mais les propositions faites par la SNCF n’étaient pas acceptables en matière de qualité de service et de besoins des usagers », a indiqué Jean-Jack Queyranne. La société de transport prévoyait en effet une diminution de l’offre de trains et une hausse des charges imputées à la région. Faute de consensus, le conseil régional et la SNCF ont donc décidé de repousser, grâce à cet avenant, la signature de la nouvelle convention qui, dès 2017, s’appliquera à la future grande région Rhône-Alpes Auvergne.

Queyranne : "On veut la garantie ponctualité dans les TER"

http://www.lyoncapitale.fr/Journal/Lyon/Politique/Electio...

Par Benjamin Roure ,  Camille Salvador Publié le 01/10/2015  à 15:44

Remboursement des voyageurs en cas de retards, renforcement de l'information et meilleurs indicateurs de qualité : ce sont les trois axes d'amélioration pour les TER demandés par Jean-Jack Queyranne.

Queyranne et Giraud dans le nouveau TER Regio2N
© Camille Padilla
Jean-Jack Queyranne et Eliane Giraud, vice-présidente aux Transports, dans le nouveau TER Regio2N

Outre la mise au point sur l'insécurité à bord des trains express régionaux, le président de la région Rhône-Alpes, candidat à sa réélection lors du scrutin de décembre prochain, a souhaité mettre une certaine pression sur la SNCF à l'occasion de la signature d'un avenant prolongeant la convention SNCF-Région d'un an. En effet, la négociation n'ayant pas abouti sur une nouvelle convention cette année, et celle de la région Auvergne expirant l'an prochain, les négociation seront globales et repoussées à 2016.

"Pour les 6 prochaines années, SNCF nous proposait, sans diminution de la redevance due par la Région, de réduire significativement le nombre de trains sur certaines lignes, a déclaré Jean-Jack Queyanne. Ce n’est pas acceptable, alors même que l’État et la Région viennent de s’engager dans le CPER à investir près d’un milliard d’euros pour l’amélioration du réseau ferroviaire."

Objectif ponctualité : une vraie révolution ?

Mais cette signature a surtout été l'occasion pour Jean-Jack Queyranne d'appeler à "une révolution" : "On veut mettre en place une garantie ponctualité dès la rentrée de septembre 2016. Elle existe pour les TGV, nous la voulons pour les TER." Et de rappeler que la SNCF l'avait accordée en 2014 lors d'une longue grève à Saint-Etienne.

Concrètement, cette "garantie fiabilité" ne sera pas si facile à mettre en oeuvre. Surtout pour l'usager. Tout d'abord, elle ne concernera que les abonnés, qui auront dû renseigner au préalable via une application leur "train de référence" pour les trajets du matin et du soir. Et surtout, il faudra que l'abonné ait subi au moins dix perturbations (suppressions ou retards supérieurs à 15 minutes) sur un mois calendaire. Sur 40 trajets (allers-retours) par mois, cela concernera donc des usagers souffrant de gros retards sur un quart de leur trains ! Le dédommagement envisagé sera de 30% du prix de l'abonnement (sur la partie TER).

Pour rappel, l'Autorité de la qualité dans les transports (ministère de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie) constatait pour la région Rhône-Alpes, dans son bilan 2014, "un taux de retard de 10,5% et un taux d'annulation de 2,5%", principalement dus à des "événements externes", des problèmes d'infrastructure et des défaillances matérielles.

Alors, avant que les usagers se voient rembourser un tiers de leur abonnement, il faudra qu'ils aient vraiment beaucoup de très gros soucis, et non de simples petits retards récurrents...

Un TER en gare de la Part-Dieu © Tim Douet
© Tim Douet
Un TER en gare de la Part-Dieu.

Information aux usagers et indicateurs qualité

L'avenant à la convention décrit par ailleurs un engagement de la SNCF de communiquer à J-20 pour les travaux majeurs et la veille avant 16h pour les perturbations. Enfin, il envisage la mise en oeuvre d'un "nouveau système de mesure de la qualité de la desserte articulé autour de la notion de 'vision usager'". Afin notamment de mieux mesurer "les situations inacceptables pour l'usager". La grogne sur les retards récurrents devrait aussi remonter par là...

18/09/2015

SNCF offre un service minimum aux voyageurs français

http://www.usinenouvelle.com/article/sncf-offre-un-servic...

Par  - Publié le 17 septembre 2015, à 16h47

 

La France piétine allègrement la notion de service dans le ferroviaire sur les transports nationaux, urbains et régionaux. Explications avec Dominique Riquet, vice-Président de la commission des transports au Parlement européen depuis 2009.

Kevin Hoogheem CC Flickr

"Le voyageur ferroviaire étant la partie faible du contrat de transport, il convient de sauvegarder ses droits à cet égard", rappelle le règlement (CE) N°1371/2007 du Parlement européen et du Conseil du 23 octobre 2007 sur les droits et obligations des voyageurs ferroviaires.

Un texte qui oblige les entreprises ferroviaires à informer les voyageurs en cas de retard, à les dédommager, à protéger les personnes à mobilité réduite, à assurer les bagages… (Voir ici)

Malheureusement, ce règlement est soumis à des dérogations, qui ont été reconduites dans un rapport présenté à Bruxelles, mercredi 16 septembre. Rédigé au printemps dernier (voir ici), il énonce les dérogations accordées par les Etats membres sur les droits et obligations des voyageurs ferroviaires.

Et la surprise est de taille quand on apprend que la France bénéficie encore pour cinq nouvelles années de dérogations totales pour les transports nationaux, urbains, suburbains et régionaux, au même titre que des grands pays du monde ferroviaire comme... la Bulgarie, l’Irlande, la Lettonie et la Roumanie.

Cela signifie que les opérateurs exerçant en France ne sont tenus à aucune obligation pour informer et assister les usagers en cas de retard, à aucune indemnisation et réacheminement, qu’aucun service n’est obligatoire pour aider les personnes handicapées,…

Un statut en or pour les cheminots

"Ce qui m’avait frappé, c’est que le niveau des droits des voyageurs est au strict minimum, au même niveau que des pays qui ont de sérieux problèmes de transport ferroviaire, alors que le personnel de la SNCF a l’un des meilleurs statuts en Europe avec le plus de droits", constate Dominique Riquet, député européen (UDI) et vice-Président de la commission des transports au Parlement européen depuis 2009.

Seuls quatre pays appliquent pleinement le règlement : le Danemark, l’Italie, les Pays-Bas et la Slovénie.

"Les chemins de fer français ont un déficit de productivité et de coût de 35% par rapport à l’Allemagne, en raison de la durée et de l’organisation du travail, du coût social, regrette le député européen. Alors qu’on enregistre une révolution sur la route (autopartage, véhicules électriques, véhicules sans conducteur,…), qui va devenir non polluante et renouvelable, le ferroviaire reste immobile. Le 4ème paquet ferroviaire va arriver avec un tas de dérogations." Ce quatrième paquet avait pour mission principale l’ouverture du marché à la concurrence.

"Le ferroviaire français, un système diabolique"      

Pour Dominique Riquet, la SNCF et le système ferroviaire français vont entrer dans une grave crise. La réforme n’a rien réglé. "Le ferroviaire est un système diabolique. La SNCF a bien profité du TER, mais les régions n’ont plus les moyens de le subventionner. Elles peuvent ouvrir le marché à la concurrence. Après les élections régionales, nous aurons peut-être des majorités politiques moins complaisantes vis-à-vis de la SNCF." C’est oublier que les régions se sont déjà révoltées contre le manque de transparence et les coûts exagérés imposés par la SNCF… 

Le vice-président de la commission des transports au Parlement européen est également inquiet pour "l’industrie ferroviaire française, qui est aux ordres de l’opérateur national et ne vend pas ailleurs". Une dernière affirmation, certes exagérée, mais qui traduit les inquiétudes pour notre champion national, Alstom.

Olivier Cognasse

 
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