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01/10/2015

Queyranne : "On veut la garantie ponctualité dans les TER"

http://www.lyoncapitale.fr/Journal/Lyon/Politique/Electio...

Par Benjamin Roure ,  Camille Salvador Publié le 01/10/2015  à 15:44

Remboursement des voyageurs en cas de retards, renforcement de l'information et meilleurs indicateurs de qualité : ce sont les trois axes d'amélioration pour les TER demandés par Jean-Jack Queyranne.

Queyranne et Giraud dans le nouveau TER Regio2N
© Camille Padilla
Jean-Jack Queyranne et Eliane Giraud, vice-présidente aux Transports, dans le nouveau TER Regio2N

Outre la mise au point sur l'insécurité à bord des trains express régionaux, le président de la région Rhône-Alpes, candidat à sa réélection lors du scrutin de décembre prochain, a souhaité mettre une certaine pression sur la SNCF à l'occasion de la signature d'un avenant prolongeant la convention SNCF-Région d'un an. En effet, la négociation n'ayant pas abouti sur une nouvelle convention cette année, et celle de la région Auvergne expirant l'an prochain, les négociation seront globales et repoussées à 2016.

"Pour les 6 prochaines années, SNCF nous proposait, sans diminution de la redevance due par la Région, de réduire significativement le nombre de trains sur certaines lignes, a déclaré Jean-Jack Queyanne. Ce n’est pas acceptable, alors même que l’État et la Région viennent de s’engager dans le CPER à investir près d’un milliard d’euros pour l’amélioration du réseau ferroviaire."

Objectif ponctualité : une vraie révolution ?

Mais cette signature a surtout été l'occasion pour Jean-Jack Queyranne d'appeler à "une révolution" : "On veut mettre en place une garantie ponctualité dès la rentrée de septembre 2016. Elle existe pour les TGV, nous la voulons pour les TER." Et de rappeler que la SNCF l'avait accordée en 2014 lors d'une longue grève à Saint-Etienne.

Concrètement, cette "garantie fiabilité" ne sera pas si facile à mettre en oeuvre. Surtout pour l'usager. Tout d'abord, elle ne concernera que les abonnés, qui auront dû renseigner au préalable via une application leur "train de référence" pour les trajets du matin et du soir. Et surtout, il faudra que l'abonné ait subi au moins dix perturbations (suppressions ou retards supérieurs à 15 minutes) sur un mois calendaire. Sur 40 trajets (allers-retours) par mois, cela concernera donc des usagers souffrant de gros retards sur un quart de leur trains ! Le dédommagement envisagé sera de 30% du prix de l'abonnement (sur la partie TER).

Pour rappel, l'Autorité de la qualité dans les transports (ministère de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie) constatait pour la région Rhône-Alpes, dans son bilan 2014, "un taux de retard de 10,5% et un taux d'annulation de 2,5%", principalement dus à des "événements externes", des problèmes d'infrastructure et des défaillances matérielles.

Alors, avant que les usagers se voient rembourser un tiers de leur abonnement, il faudra qu'ils aient vraiment beaucoup de très gros soucis, et non de simples petits retards récurrents...

Un TER en gare de la Part-Dieu © Tim Douet
© Tim Douet
Un TER en gare de la Part-Dieu.

Information aux usagers et indicateurs qualité

L'avenant à la convention décrit par ailleurs un engagement de la SNCF de communiquer à J-20 pour les travaux majeurs et la veille avant 16h pour les perturbations. Enfin, il envisage la mise en oeuvre d'un "nouveau système de mesure de la qualité de la desserte articulé autour de la notion de 'vision usager'". Afin notamment de mieux mesurer "les situations inacceptables pour l'usager". La grogne sur les retards récurrents devrait aussi remonter par là...

18/09/2015

SNCF offre un service minimum aux voyageurs français

http://www.usinenouvelle.com/article/sncf-offre-un-servic...

Par  - Publié le 17 septembre 2015, à 16h47

 

La France piétine allègrement la notion de service dans le ferroviaire sur les transports nationaux, urbains et régionaux. Explications avec Dominique Riquet, vice-Président de la commission des transports au Parlement européen depuis 2009.

Kevin Hoogheem CC Flickr

"Le voyageur ferroviaire étant la partie faible du contrat de transport, il convient de sauvegarder ses droits à cet égard", rappelle le règlement (CE) N°1371/2007 du Parlement européen et du Conseil du 23 octobre 2007 sur les droits et obligations des voyageurs ferroviaires.

Un texte qui oblige les entreprises ferroviaires à informer les voyageurs en cas de retard, à les dédommager, à protéger les personnes à mobilité réduite, à assurer les bagages… (Voir ici)

Malheureusement, ce règlement est soumis à des dérogations, qui ont été reconduites dans un rapport présenté à Bruxelles, mercredi 16 septembre. Rédigé au printemps dernier (voir ici), il énonce les dérogations accordées par les Etats membres sur les droits et obligations des voyageurs ferroviaires.

Et la surprise est de taille quand on apprend que la France bénéficie encore pour cinq nouvelles années de dérogations totales pour les transports nationaux, urbains, suburbains et régionaux, au même titre que des grands pays du monde ferroviaire comme... la Bulgarie, l’Irlande, la Lettonie et la Roumanie.

Cela signifie que les opérateurs exerçant en France ne sont tenus à aucune obligation pour informer et assister les usagers en cas de retard, à aucune indemnisation et réacheminement, qu’aucun service n’est obligatoire pour aider les personnes handicapées,…

Un statut en or pour les cheminots

"Ce qui m’avait frappé, c’est que le niveau des droits des voyageurs est au strict minimum, au même niveau que des pays qui ont de sérieux problèmes de transport ferroviaire, alors que le personnel de la SNCF a l’un des meilleurs statuts en Europe avec le plus de droits", constate Dominique Riquet, député européen (UDI) et vice-Président de la commission des transports au Parlement européen depuis 2009.

Seuls quatre pays appliquent pleinement le règlement : le Danemark, l’Italie, les Pays-Bas et la Slovénie.

"Les chemins de fer français ont un déficit de productivité et de coût de 35% par rapport à l’Allemagne, en raison de la durée et de l’organisation du travail, du coût social, regrette le député européen. Alors qu’on enregistre une révolution sur la route (autopartage, véhicules électriques, véhicules sans conducteur,…), qui va devenir non polluante et renouvelable, le ferroviaire reste immobile. Le 4ème paquet ferroviaire va arriver avec un tas de dérogations." Ce quatrième paquet avait pour mission principale l’ouverture du marché à la concurrence.

"Le ferroviaire français, un système diabolique"      

Pour Dominique Riquet, la SNCF et le système ferroviaire français vont entrer dans une grave crise. La réforme n’a rien réglé. "Le ferroviaire est un système diabolique. La SNCF a bien profité du TER, mais les régions n’ont plus les moyens de le subventionner. Elles peuvent ouvrir le marché à la concurrence. Après les élections régionales, nous aurons peut-être des majorités politiques moins complaisantes vis-à-vis de la SNCF." C’est oublier que les régions se sont déjà révoltées contre le manque de transparence et les coûts exagérés imposés par la SNCF… 

Le vice-président de la commission des transports au Parlement européen est également inquiet pour "l’industrie ferroviaire française, qui est aux ordres de l’opérateur national et ne vend pas ailleurs". Une dernière affirmation, certes exagérée, mais qui traduit les inquiétudes pour notre champion national, Alstom.

Olivier Cognasse

06/07/2015

La SNCF prend le train de l'Internet des objets

http://www.electronique.biz/component/k2/item/54636-la-sn...

Rédigé par  lundi, 06 juillet 2015 11:08

La SNCF prend le train de l'Internet des objets

Des capteurs très bas coût très basse consommation d’énergie seront déplyés sur les voies ferrées afin de relever la température et de réguler en temps réel et de manière géolocalisée la vitesse maximale des trains.

Dans une récente interview accordée à "Objectif News", Yves Tyrode, directeur digital et communication du groupe SNCF, s'est exprimé sur les sujets liés aux objets connectés et à l’internet des objets. Il a précisé que des capteurs seront déplyés sur les voies ferrées afin de relever la température et de réguler en temps réel et de manière géolocalisée la vitesse maximale des trains. Des capteurs de vibration pourront également détecter des anomalies sur les voies lors des passages des trains tandis que des capteurs d’intrusion renforceraient la sécurité du réseau ferré.

Pour Yves Tyrode, de tels capteurs permettraient de remonter des informations sans avoir besoin de déplacer un employé sur le terrain. Les capteurs pourraient récolter des données géolocalisées et en temps réel, ce qui serait d’une grande utilité pour la SNCF.

Grâce au traitement des données, la SNCF pourrait même faire de la maintenance prédictive en localisant précisément les zones qui ont de fortes probabilités de nécessiter une maintenance dans un futur proche pour anticiper les réparations sans attendre l’incident.

La SNCF attend de l’internet des objets un impact sur ses coûts et une amélioration sur la qualité de ses services en avançant vers le “zéro défaut” grâce à la maintenance prédictive.

Pour réaliser ses objectifs, la SNCF s'appuie sur des start-up et des développeurs.

 
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