Avertir le modérateur

07/06/2016

SNCF: ce que les cheminots gagnent avec le nouvel accord d'entreprise

http://lexpansion.lexpress.fr/entreprises/sncf-ce-que-les...

Par LEXPRESS.fr , publié le , mis à jour à

160607 l'express.jpg

La direction de la SNCF a renoncé à des dizaines de millions d'euros d'économie après les négociations sur le nouvel accord d'entreprise. Voilà pourquoi les cheminots en sortent gagnants.

Tout changer pour que rien ne change. Le marathon de négociations entamé depuis mars par la direction de la SNCF pour obtenir un nouvel accord d'entreprise débouche sur un texte encore largement favorable aux cheminots, proximité de l'Euro 2016 oblige. 

Des avantages maintenus

  • La direction a renoncé à un assouplissement de la règle dite du "19-6", qui garantit aux cheminots de finir avant 19 heures avant un repos hebdomadaire, et de ne pas reprendre une semaine de travail avant six heures du matin.
  • Les RTT sont conservées pour les 149 000 agents, ainsi que 52 "repos doubles" par an, dont 22 avec un dimanche. Les repos doubles sont deux jours de repos accolés.
  • Les contrôleurs ont conservé leur statut de personnel roulant, le plus favorable dans l'entreprise.
  • L'accord ne mentionne aucun changement sur les 35 heures, alors que Guillaume Pepy voulait "les aménager de manière plus efficace", rappelle Le Figaro.

Et de nouveaux droits

  • Le seuil pour bénéficier du statut de "travailleur de nuit" a été réduit à 300 heures pour les roulants, 385 heures pour les sédentaires contre actuellement respectivement 330 et 455 heures.
  • Des repos supplémentaires ont été accordés à certains agents sédentaires, comme ceux des postes d'aiguillage peu fréquentés, dont les journées de travail sont allongées.
  • Les syndicats signataires de l'accord gagnent en outre la possibilité de négocier localement des accords dérogatoires pour répondre à certaines spécificités. Ces accords devront respecter au minimum la convention collective de branche et prévoir des contreparties en temps et/ou en rémunération.

Le projet est ouvert à la signature jusqu'au 14 juin. Seule la CFDT a annoncé pour l'instant son intention de le signer. Selon Guillaume Pepy, "on a été au point ultime des avancées possibles, et on ne pourrait pas aller plus loin". Il a renoncé, sous la pression du gouvernement, à des dizaines de millions d'euros d'économies potentielles

La grève malgré tout maintenue

Beau joueur, Guillaume Pepy a salué "un texte équilibré". Il est vrai qu'en parallèle, le gouvernement s'est engagé à examiner la trajectoire financière de l'entreprise, dont la dette atteint 50 milliards d'euros.  

Autre consolation pour la direction: l'écart de compétitivité avec les entreprises privées du fret, estimé à 30%, sera réduit de "plus de la moitié" compte tenu du niveau du projet de convention collective commune à la branche parallèlement négocié, estime la SNCF. 

Toutes les assemblées générales de cheminots ont cependant voté pour la poursuite de la grève, un appel relayé par SUD et FO. La CGT n'a pas souhaité donner de mot d'ordre, mais estime que "des points négatifs subsistent".

Pepy : « Plus aucune raison de faire grève »

Information a prendre avec des pincettes car vu le nombre très important de mouvement sociaux nous ne sommes pas au bout de nos surprises!

Eric

http://www.ledauphine.com/france-monde/2016/06/07/pepy-pl...

Guillaume Pepy, président de la SNCF. Photo AFP Guillaume Pepy, président de la SNCF. Photo AFP

Le président de la SNCF Guillaume Pepy a estimé ce mardi qu’avec le projet d’accord sur l’organisation du temps de travail trouvé dans la nuit, il n’existait « plus aucune raison de faire grève pour aucun cheminot sur des motifs qui sont limités à la SNCF ».

« Ce projet d’accord qui va être soumis à la signature des syndicats d’ici au 14 juin doit permettre une sortie totale de la grève », a-t-il déclaré sur Europe 1.

« Cette nuit, on a eu des avancées, on a une protection de haut niveau » pour les salariés de l’entreprise ferroviaire, a jugé Guillaume Pepy. « Il n’y a donc plus aucune raison de faire grève pour aucun cheminot sur des motifs qui sont limités à la SNCF », a-t-il souligné, en référence à la poursuite, par ailleurs, de la contestation du projet de loi Travail par certains syndicats.

« Chacun doit prendre ses responsabilités, doit bien réfléchir et moi je suis combatif et confiant pour que cette grève s’arrête dans la journée », a prévenu Guillaume Pepy, dont une éventuelle démission avait été évoquée en raison de divergences avec le gouvernement.

"Je suis confiant pour que cette grève s'arrête aujourd'hui", dit Guillaume Pépy #SNCF #E1matin pic.twitter.com/N4I07SD7rb

— Europe 1 (@Europe1) 7 juin 2016

Par AFP | Publié le 07/06/2016 à 10:18 |Mis à jour il y a environ 1 heures

SNCF : un projet d’accord sur le temps de travail soumis à la signature des syndicats

Bonjour,

15 à 20 millions d'Euros par jour oui mais combien coute à l'ensemble de la France : retard, suppression des rendez-vous professionnels et privés. Les surcouts lié à la nounou, l'essence et les péages que doivent prendre les usagers qui n'avait pas de trains. Le préjudice est très grand et les français n'en voit pas la couleur, alors que la région subventionne beaucoup trop la SNCF, c'est son premier budget. C'est peut être pourquoi il est si facile de pouvoir faire grève et mettre à mal la SNCF.

Eric

http://www.lemonde.fr/economie/article/2016/06/07/sncf-un...

Le Monde.fr avec AFP et Reuters | • Mis à jour le

Les discussions sur l’organisation du temps de travail à la SNCF, débutées lundi 6 juin, se sont poursuivies jusqu’à mardi 7 juin très tôt dans la matinée à la SNCF, où la grève des cheminots devait entraîner mardi de nouvelles perturbations, au septième jour du conflit. A l’issue de cette réunion, un projet d’accord a été ouvert à la signature, a annoncé, mardi matin, la direction.

« L’accord est soumis à signature des organisations syndicales jusqu’au 14 juin », a déclaré Eric Meyer, négociateur de SUD-Rail. il a précisé que le texte prévoyait « l’introduction d’un régime dérogatoire qui permettra à la direction de remettre en cause chaque disposition reprise dans l’accord ».

Le président François Hollande a estimé dans une interview à La Voix du Nord, mardi, que « le gouvernement a[vait] montré sa volonté de dialogue ». « Il y a un moment où, selon une formule célèbre, il faut savoir arrêter une grève », a-t-il lancé.

La CFDT et l’UNSA devraient a priori signer ce texte. SUD-Rail et la CGT, qui ont reconduit leur mouvement de grève mardi, devraient préciser leurs positions aujourd’hui ou demain. « On consulte nos structures », a déclaré M. Meyer.

Jusqu’à la réunion de lundi, pour ces deux derniers syndicats, l’accord d’entreprise en discussion n’était « pas au niveau » pour préserver les dispositions actuelles pour les cheminots. A ces revendications s’ajoute leur opposition au projet de loi travail, un texte porteur de « régressions sociales ».

Lire aussi :   Ultimes tractations pour faire sortir la SNCF de la grève

Un coût de 15 millions à 20 millions par jour

Le taux de grévistes à la SNCF, toutes catégories confondues, est passé lundi sous les 10 %, mais plus d’un conducteur sur deux et un contrôleur sur trois étaient encore en grève, selon l’entreprise.

Le trafic ferroviaire sera encore perturbé mardi, mais moins que lundi, avec en moyenne quatre Intercités sur dix, deux TGV sur trois et six TER sur dix, selon les prévisions mises à jour de la SNCF.

Les Intercités rouleront au rythme de quatre trains sur dix (aucune circulation de nuit) et les Transiliens et RER, touchés à la fois par le mouvement social et les crues, à celui d’un train sur deux. Si un trafic normal est annoncé sur le RER A, toutes les autres lignes RER sont touchées par la grève et/ou les crues.

Côté TGV, le service redeviendra normal sur l’axe nord. L’axe sera desservi par huit rames sur dix, l’axe Atlantique par deux sur trois, l’axe sud-est restera le plus perturbé, avec un TGV sur deux. Quant aux TGV à bas prix Ouigo, neuf sur dix devraient circuler. A l’international, le trafic sera quasi normal.

Selon une porte-parole de l’entreprise, la grève à la SNCF coûte entre 15 millions et 20 millions d’euros par jour à l’entreprise. Cette estimation inclut « le manque à gagner des billets non vendus, les remboursements et les substitutions » de trains par des autocars.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu