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22/04/2018

SNCF : l'étrange paradoxe des trains vides les jours de grève

http://www.europe1.fr/economie/sncf-letrange-paradoxe-des...

05h04, le 22 avril 2018

SNCF : l'étrange paradoxe des trains vides les jours de grève
Certains trains partent à vide les jours de grève.@ GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

Alors que la grève contraint certains usagers de la SNCF à s'entasser dans des trains bondés, d'autres ont la surprise de voyager dans des wagons vides.

C'est reparti : la cinquième séquence de grève à la SNCF débute dimanche soir et se terminera mardi soir. La SNCF promet que 250 trains circuleront, à coup sûr, pendant tous les jours de grève jusqu'à la fin du mois, contre 800 en temps normal. Mais le paradoxe, c'est que lors des précédentes journées de grève, les trains n'étaient pas tout le temps pleins, voire quasiment vides parfois.

Des carrés de quatre pour une personne. C'est la drôle d'expérience qu'a vécu Catherine jeudi, alors qu'elle revenait de Bretagne. Ce matin-là, il n'y avait qu'un train pour assurer la liaison entre Rennes et Paris. Alors forcément, elle imaginait qu'il aurait beaucoup de voyageurs… mais non ! "Je m'attendais à devoir voyager entre deux wagons, assise sur mon sac, mais pas du tout, on avait des carrés de quatre pour une personne. Les gens ont dû prendre leurs dispositions pour voyager autrement parce que ça n'avait vraiment rien à voir avec l'affluence habituelle", raconte la voyageuse.

Voyageurs prévenus 15 jours avant. Une situation étrange que reconnaît la SNCF. Mais la compagnie l'assure : le problème est sur le point d'être réglé, explique Rachel Picard, la directrice générale de Voyages SNCF. "On a beaucoup dit aux voyageurs de ne pas venir en gare, de reporter leur voyage et que la différence entre entre jours de grève et jours normaux était bien réelle. C'est à nous de gérer les conséquences, pas aux voyageurs. Tous les trains qui sont mis en vente sur nos canaux de vente circuleront, c'est un engagement", assure-t-elle. Désormais, la SNCF promet de prévenir plus tôt les voyageurs des trains qui seront sûrs de circuler, 15 jours avant au lieu de deux jusqu'ici, pour leur permettre d'organiser leur voyage.

Par Naïla Derroisné, édité par C.L.

Grève du Dimanche 22 Avril 2018

Bonjour,

Voici le programme pour aujourd'hui Dimanche 22 Avril 2018:

https://www.ter.sncf.com/auvergne-rhone-alpes/horaires/gr...

01 - Lyon - Bourgoin - Grenoble

Grenoble - Bourgoin-Jallieu - Lyon / dimanche 22 avril

54 - Chambéry - Lyon

Chambéry - Lyon / dimanche 22 avril

62 - Grenoble - St André le Gaz

Grenoble - St-André-le-Gaz / dimanche 22 avril

Mis à jour le samedi 21 avril 16h00

 

21/04/2018

Les céréales, victimes collatérales de la grève SNCF

https://www.boursedirect.fr/fr/actualites/categorie/econo...

| AFP

Photo prise le 13 mars 2018 du silo de l'entreprise de négoce 
Soufflet, sur le port de La Rochelle. Il permet un gain en productivité
Photo prise le 13 mars 2018 du silo de l'entreprise de négoce Soufflet, sur le port de La Rochelle. Il permet un gain en productivité ( MEHDI FEDOUACH / AFP/Archives )

Les wagons de blé n'arrivent plus devant les silos et dans les ports: le blocage du transport de céréales dû à la grève intermittente de la SNCF commence à inquiéter les industriels de l'agroalimentaire et de l'amidonnerie.

Après deux semaines de grève, l'Association générale des producteurs de blé (AGPB) s'est alarmée cette semaine des surcoûts engendrés par la grève, pour trouver des solutions de substitution au transport ferroviaire du blé.

"Il faut compter entre 5 et 20 euros de plus par tonne transportée", a déclaré à la presse son président Philippe Pinta, "c'est un problème de surcoût qui s'ajoute à une situation déjà très difficile pour les céréaliers, dont 40% n'arrivent pas à avoir de revenus pour la cinquième année consécutive".

De plus, "il est très difficile de trouver des camions disponibles, et surtout des chauffeurs pour remplacer", a-t-il insisté.

Pour l'instant néanmoins, ce ne sont ni les céréaliers en début de chaîne, ni les boulangers à l'autre bout qui sont les plus touchés par l'arrêt des trains de fret: "Ce sont les coopératives et les entreprises privées de négoce", explique à l'AFP Alexandre Bacholet, céréalier près de Dijon. En résumé, les organismes qui stockent le blé pour l'industrie agroalimentaire ou pour l'exportation.

Pour Soufflet, entreprise de négoce qui vient juste d'inaugurer un terminal d'exportation flambant neuf à La Rochelle, la grève pèse "lourdement" sur la capacité à transporter les céréales en France.

"Cette grève est catastrophique et menace la capacité à valoriser les céréales françaises dans les prochains mois", a indiqué le groupe, basé à Nogent-sur-Seine, dans une déclaration écrite à l'AFP.

"Depuis le début du mois d’avril, nous n'avons pu réaliser que 2 trains sur 5", a précisé Soufflet. "Nous ne pouvons pas compenser les trains annulés par un transport fluvial en péniche ou en camions, en raison des profonds dysfonctionnements des écluses sur l’axe Seine-amont et de la saturation du transport routier", a ajouté le groupe.

- Demande de service minimum pour le fret -

"Catastrophique": le même terme est revenu dans un communiqué des coopératives agricoles jugeant les conséquences de la grève. "Selon les régions, 60% à 70% des trains sont annulés", indique Coop de France.

Les coopératives demandent que le transport de marchandises soit une "priorité", pour ne pas mettre en péril leur activité.

Idem pour les amidonniers comme Roquette, Tereos, Cargill ou ADM qui travaillent pour l'industrie agroalimentaire, cosmétique ou pharmaceutique. Ils dépendent du train pour 50% de leurs approvisionnements en céréales (3 millions de tonnes sur les quelques 6 millions de tonnes qu'ils consomment annuellement). Et demandent l'instauration d'un service minimum pour le fret.

N'ayant pas ou très peu de stocks, ces industriels, qui fabriquent de l'amidon à partir de blé ou de maïs dans des usines qui tournent à flux tendu 24 heures sur 24, ont dit mardi craindre des "interruptions de production" à partir de la mi-mai.

Si une rame est chargée et que le lendemain est un jour de grève, le convoi peut perdre son "sillon" (droit de trafic) et ne pas le retrouver, ou seulement après très longtemps, explique un représentant du secteur.

Pour l'agroalimentaire, le transport ferroviaire ne représente néanmoins que 13% du transport de marchandises en France. Pour les seules céréales, 15% sont acheminées en train, 60% par camion, et 15% par transport fluvial, la solution la plus économique.

Mais même les sociétés privées de fret ferroviaire ne sont plus accessibles, "car lorsque les aiguilleurs de la SNCF sont en grève, cela impacte tous les transporteurs, y compris les privés", souligne M. Pinta de l'AGPB.

Les opérateurs de fret privés sur le rail, qui ont sécurisé leur activité avec des contrats en béton, ont même généré une double-peine pour les organismes stockeurs de céréales: en cas de grève, les coopératives doivent en effet leur payer des pénalités parce qu'ils ne pas être en mesure de faire transiter les marchandises par leurs services.

 
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