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12/05/2016

SNCF : la CGT appelle à une grève reconductible chaque mercredi et jeudi

http://www.lemonde.fr/economie/article/2016/05/12/sncf-la...

LE MONDE | • Mis à jour le

Lors d’une manifestation à la gare d’Austerlitz, le 26 avril 2016.
Lors d’une manifestation à la gare d’Austerlitz, le 26 avril 2016. ELLIOTT VERDIER / AFP

La CGT-Cheminots, premier syndicat à la SNCF, annonce, jeudi 12 mai, qu’il appelle à une grève reconductible chaque mercredi et jeudi à partir de la semaine prochaine. Cette action est mise en place pour peser sur les négociations en cours sur les conditions de travail.

« Nous avons déposé un préavis reconductible illimité, par tranche de quarante-huit heures hebdomadaire, couvrant chaque semaine les mercredis et jeudis », a précisé un porte-parole. De son côté, SUD-Rail (troisième syndicat) a, lui, déjà appelé à une grève reconductible à partir du 18 mai. Les deux autres syndicats représentatifs à la SNCF, UNSA et CFDT, n’ont pas encore fait part de leur décision à la suite de l’intersyndicale qui s’est réunie mercredi pour décider des « modalités d’une grève reconductible » en mai.

Harmonisation des règles de travail du secteur ferroviaire

Les syndicats demandent un cadre social « de haut niveau », alors que des négociations, menées à l’échelle de la branche et au sein du groupe public, doivent aboutir avant la mi-2016 à l’harmonisation des règles de travail dans l’ensemble du secteur ferroviaire pour le public et le privé. Avec en ligne de mire l’ouverture totale à la concurrence prévue pour 2020 pour les lignes TGV et pour 2023 pour les TER et les Intercités.

Le cycle des discussions s’est intensifié cette semaine, avec plus de huit heures de discussions mardi au niveau de la branche et trois jours de négociations à la SNCF pour renégocier l’accord temps de travail. Les cheminots ont fait grève déjà trois fois depuis le début de mars, mais il s’agissait d’épisodes de vingt-quatre heures.

09/05/2016

SNCF, des perturbations en veux-tu en voilà les 10 mai et surtout 19 mai

http://www.deplacementspros.com/SNCF-des-perturbations-en...

Dimanche 8 Mai 2016

Pour notre chroniqueur ferroviaire, Patric Le Rolland, les semaines qui s’annoncent à SNCF seront sans doute difficiles à vivre pour les voyageurs. Un calendrier des réjouissances qui débute le 10 mai et ira crescendo jusqu'au 19 mai, date d'une grève reconductible sur l’ensemble du réseau.

Début des hostilités à la SNCF dès le 10 mai avec la manifestation nationale des cheminots à Paris (départ Paris Montparnasse, direction boulevard St Germain – siège du Ministère des Transports). Au menu : des perturbations dans les transports urbains du quartier et, peut-être, quelques ralentissements sur le réseau TER et Banlieue. La manifestation est organisée à l’appel de la CGT, SUD, UNSA, CFDT pour peser sur les négociations et l’harmonisation des conditions de travail dans le secteur ferroviaire. La CGT (SUD lui embraye le pas) présente cette manifestation comme un ultimatum, un dernier avertissement au gouvernement, au syndicat patronal UTP, à la SNCF. Notons que selon les cheminots, la légalité de ce préavis est contestée par la direction SNCF. Peu importe, SUD a de son côté un autre préavis qui court depuis un certain temps et jusqu’au 31mai. On devrait en savoir plus dès ce 9 mai.
 
A toutes fins utiles et si le message précédent n'est pas entendu, un peu partout fleurissent auprès des personnels (les réseaux sociaux aident) les pré-annonces d’une grève reconductible à partir du 19 mai.
 
D’ici là, il peut se passer beaucoup de choses et on ne peut exclure beaucoup de stratégies de posture : crier beaucoup et très fort pour valoriser quelques atermoiements toujours possibles des autorités et des entreprises concernées par le sujet. Mais si grève il y a, il est à peu-près certain que l’heure n’est plus aux actions de 24 heures.
 
Pour la journée du 10 mai, avec sa manifestation, il n’est pas exclu qu’il y ait ici ou là des préavis locaux pour couvrir la participation des cheminots à ce rassemblement à Paris. Mais en général, ils ne provoquent guère de perturbations très visibles sur la circulation des trains. Les cheminots sont rodés à ce type de démonstration de force. Ils savent qu’’une manifestation nationale est par nature incompatible avec des perturbations dans les transports vers Paris (aller comme retour). De fait, au-delà des militants, élus et représentants du personnel, les troupes appelées à se mobiliser sont celles qui ne sont pas au travail ce jour là, ce qui doit bien représenter au moins le quart si ce n’est la moitié des effectifs compte-tenu des régimes de travail 7 jours sur 7, 24h / 24 pour de nombreuses catégories avec en conséquence des repos en milieu de semaine et donc de la disponibilité pour faire le déplacement.
 
La manifestation est doublée d’une autre de cheminots également (mais retraités cette fois) à l’appel de CGT, UNSA et SUD des questions propres au régime social particulier (caisse de prévoyance et de retraite) et destiné au Ministère des Affaires Sociales avec lequel il y a quelques fâcheries.

PLR

03/05/2016

Comment la SNCF veut réorganiser le travail de ses agents

http://www.20minutes.fr/economie/1839287-20160503-comment...

  • Céline Boff
  • Publié le

Des agents de la SNCF conseillent les voyageurs à la gare Saint-Lazare à Paris, mardi 26 avril, journée de grève. Des agents de la SNCF conseillent les voyageurs à la gare Saint-Lazare à Paris, mardi 26 avril, journée de grève. - MIGUEL MEDINA / AFP

SOCIAL La direction et les syndicats de la SNCF se réunissent ce mercredi pour négocier une nouvelle organisation du travail…

C’est une petite révolution pour les agents de la SNCF. Jusqu’à présent, leurs conditions de travail étaient fixées directement par l’Etat, via un décret appelé « RH 0077 ». Mais c’est fini : elles seront bientôt déterminées par un accord d’entreprise. Autrement dit, ce sont les syndicats et la direction de la SNCF qui vont devoir les négocier. Et ils se réunissent ce mercredi pour en discuter.

Guillaume Pépy, le patron de la SNCF, l’a assuré mardi : il souhaite parvenir à un « accord équilibré ». De fait, les propositions de la direction, dévoilées la semaine passée, viennent préserver les trois quarts des acquis des cheminots, à commencer par leur statut, leur régime spécial de retraite ou encore leur temps de travail, qui reste à 1.568 ou 1.589 heures par an selon les catégories de personnel, contre une durée légale de 1.607 heures.

La pause casse-croûte menacée

Pépy a également affirmé que la négociation permettra « d’avancer » sur certaines revendications des salariés. « Nous attendions des évolutions sur le travail de nuit, mais il n’y a rien », regrette Rémi Aufrère, secrétaire général adjoint de la CFDT Cheminots.

Car, pour l’heure, « les cheminots sont plus mal lotis que les salariés du privé : pour être qualifiés de travailleurs de nuit, les premiers doivent réaliser, sur un an, 330 heures de nuit s’ils sont "roulants" ou 455 heures s’ils sont "sédentaires" contre 270 heures pour les seconds ».

En revanche, « certains changements voulus par la direction nous posent problème », avance Rémi Aufrère. A commencer par « la pause casse-croûte, qui dure en moyenne une vingtaine de minutes et qui ne sera plus comptée comme du temps de travail effectif. Cela revient à nous demander de travailler 20 minutes de plus. »

« Certains conducteurs de fret jouent à la belote »

Cette proposition correspond à l’un des objectifs de Pépy, à savoir profiter de la négociation pour « faire en sorte que chaque heure payée soit une heure productive », comme il l’annonçait début 2015 dans un entretien aux Echos. La direction de la SNCF souhaite enfin accroître l’amplitude horaire journalière de certaines catégories d’agents et envisage une hausse de trente minutes à une heure selon les cas.

Quel serait le gain d’une telle évolution pour la SNCF ? Pépy refuse de communiquer ce chiffre. Mais la direction a souvent répété que ses agents étaient 20 % moins productifs, ou 20 % plus chers, que leurs concurrents.

Ce qui fait bondir Rémi Aufrère : « Il est vrai que certains conducteurs de fret jouent à la belote quand des conducteurs de voyageurs se retrouvent débordés, mais ce modèle a été construit par Guillaume Pépy : c’est qui a divisé la SNCF en plusieurs activités en dressant des murs entre chacune, empêchant de fait le travail collectif. Il serait peut-être temps de remettre en cause cette organisation ».

Une grève programmée le 10 mai

Les négociateurs parviendront-ils à un accord ? Ils doivent aller vite : le 1er juillet prochain, le décret fixant l’organisation du travail à la SNCF deviendra caduc. Ce qui n’inquiète pas Rémi Aufrère : « Accord d’entreprise ou pas, les changements ne s’opéreront pas avant le service d’hiver, car modifier les roulements est un travail considérable ».

En attendant, le syndicaliste n’écarte pas la possibilité de recourir à la grève, alors qu’une nouvelle journée d’action est d’ores et déjà prévue le 10 mai. Ce sera la quatrième « gêne de la circulation » organisée en dix semaines. Avec toujours le même objectif : peser sur une autre négociation en cours, celle visant à créer une convention collective dans la filière ferroviaire. Elle aussi doit aboutir rapidement, alors que l’ouverture à la concurrence sera effective dès 2020 pour les lignes TGV et dès 2023 pour les trains TER et Intercités.

 
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