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04/10/2016

La SNCF sommée de revoir les redevances de ses gares

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Par latribune.fr  | 

L'arrêt du Conseil d'Etat oblige désormais SNCF Mobilités - qui devra au passage payer 3.000 euros à l'Arafer - à revoir sa copie
L'arrêt du Conseil d'Etat oblige désormais SNCF Mobilités - qui devra au passage payer 3.000 euros à l'Arafer - à revoir sa copie (Crédits : © Stephane Mahe / Reuters)
La société a perdu un recours intenté contre un avis du régulateur du rail qui critiquait notamment le manque de transparence des tarifs.

Le Conseil d'Etat a finalement suivi lundi l'avis de l'Arafer, l'autorité régulatrice du rail. Cette dernière souhaitait que SNCF Mobilités revoit les redevances perçues par sa filiale Gares & Connexions pour l'année 2016. L'entreprise publique, qui contestait cet avis, a donc vu son recours rejeté.

Dès février 2015, l'Arafer avait rejeté les prix pratiqués par la filiale de la SNCF, mais celle-ci affirmait qu'il s'agissait d'un "excès de pouvoir". Concrètement, Gares&Connexions facture ses services à d'autres filiales de SNCF Mobilités comme Voyages SNCF - qui comprend les TGV, les Intercités... - mais aussi à des concurrents comme Thello ou Deutsche Bahn, aux commerces installés en gare, ou encore aux régions, chargées des TER.

Manque de transparence

Selon l'Arafer, le document fixant les tarifs 2016 "ne satisfai(sait) pas aux exigences de transparence". Et le régulateur enfonçait le clou en énumérant les points problématiques : "Objectifs de performance et de productivité" pas assez précis, "coût des capitaux engagés (...) excessif", ou encore modulation de certains tarifs trop peu justifiée.

Sa décision avait gelé l'application des redevances. L'arrêt du Conseil d'Etat oblige désormais SNCF Mobilités - qui devra au passage payer 3.000 euros à l'Arafer - à revoir sa copie. "L'Autorité prend acte avec satisfaction de cette décision qui conforte son analyse", a sobrement réagi le régulateur dans un communiqué.

(Avec AFP)

28/07/2016

Reportage : à la découverte des réseaux Wi-Fi des gares SNCF

https://www.degroupnews.com/dossier/reportage-visite-rese...

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Depuis 2014, la branche de la SNCF Gares & Connexions en partenariat avec l’opérateur d’accès sans fil Nomosphère sont chargés d’apporter le Wi-Fi gratuit et illimité dans 129 grandes gares de France ainsi que 105 gares Transiliens et 41 gares en Rhône-Alpes. A la gare de Lyon-Part-Dieu, les passagers peuvent profiter du haut débit depuis 2014. DegroupNews a eu l’opportunité de visiter les infrastructures réseau de la gare.

Accompagnés de Mathieu Belouar, le responsable du Département Gare Connectée de SNCF Gares & Connexions, et de Jérémy Marty, directeur des Opérations chez Nomosphère, nous nous sommes rendus à la gare de Lyon-Part-Dieu qui propose depuis plus d’un an une connexion Wi-Fi gratuite et illimitée à tous ses passagers.

Reportage : à la découverte des réseaux Wi-Fi des gares SNCF

Dans cette grande gare lyonnaise, la première de la région en termes de flux, 15 bornes Wi-Fi reliées à une fibre optique de 400 Mb/s permettent aux 30 millions de voyageurs annuels de profiter du haut débit.

Objectif : 345 gares connectées en Wi-Fi

Depuis 2013, SNCF Gares & Connexions planche sur deux programmes de taille qui permettront à terme de connecter plus de 300 gares en France.

Le premier vise à déployer le Wi-Fi dans 129 gares de France, en privilégiant celles qui voient transiter le plus de passagers. Aujourd’hui, sur ces 129 gares, 116 en sont d’ores et déjà équipée. Le déploiement a débuté en 2014 et ce sont les gares d’Avignon-TGV et Lille-Flandres qui ont été les premières à disposer d’une connexion Internet.

Le second programme permettra bientôt à 105 gares franciliennes d’être dotées de hotspots Wi-Fi offrant la possibilité à des milliers de voyageurs de bénéficier d’une connexion illimitée. Enfin, 41 gares TER en Rhône-Alpes concluront ce dispositif pour un maillage national.

Nomosphère, l’opérateur de la SNCF

Reportage : visite du réseau Wi-Fi de la gare Lyon-Part-Dieu

Pour ces deux programmes, c’est  l’opérateur d’accès sans fil Nomosphère qui a été sélectionné par la SNCF pour déployer le réseau. Qu’il s’agisse de mairies, de villes, d’universités, d’hôtels ou de musées, ce FAI est spécialisé dans l’accès Internet via Wi-Fi et a déjà raccordé bon nombre de sites au haut débit.

De la fibre optique SFR à 400 Mb/s

A la Part-Dieu, Nomosphère a déployé 15 bornes Xirrus dans l’enceinte de la gare afin de fournir un Wi-Fi ac sur les bandes 2,4 GHz et 5 GHz. Celles-ci sont chacune reliée à de la fibre optique offrant un débit de 400 Mb/s via un routeur fibre SFR.

En France, une vingtaine de gares ont la chance d’être reliées en fibre optique offrant un débit moyen situé entre 400 et 600 Mb/s et allant jusqu’à 1 Gb/s (Gare Saint-Lazare et Gare du Nord). Les autres utilisent les technologies SDSL ou ADSL.

Reportage Gares & connexions : le Wi-Fi à Lyon Part-Dieu

Pas de Wi-Fi sur les quais… sauf en Île-de-France

Pour des raisons de propriété entre les différentes entités, le Wi-Fi n'est disponible que dans l'enceinte de la gare mais pas sur les quais. L'Île-de-France fait figure d'exception puisque des bornes sont installées sur les quais offrant ainsi un accès Internet illimité aux passagers Transilien dès leur arrivée en gare.

Reportage Gares & connexions : le Wi-Fi à Lyon Part-Dieu

530 bornes installées, un million de connexions par mois

Nomosphère a déployé pas moins de 530 bornes Wi-Fi dans les gares françaises. La SNCF recense en moyenne un million de connexions mensuelles. A la gare de Lyon-Part-Dieu, on en compte en moyenne 2 000 par jour.

Une connexion entièrement gratuite

Pour se connecter, SNCF Gares & Connexions propose trois possibilités à ses utilisateurs :

  • Une connexion de 20 minutes sans inscription limitée à 512 Ko : l’utilisateur profite d’une connexion de 20 minutes après le visionnage d’une publicité. Au-delà des 20 minutes, il peut à nouveau profiter du haut débit en regardant une nouvelle publicité, et ainsi de suite. Il semblerait qu’il n’y ait pas de limitation puisque nous avons fait le test de cette manière et nous sommes arrivés à un débit de 10 Mb/s.
  • Une connexion avec inscription : pour profiter du haut débit en illimité, il suffit de vous connecter en créant un compte. L’inscription est très rapide (moins d’une minute), et vous permet de vous connecter dans toutes les gares de France. Ce type de formule nous a permis d’atteindre des débits de 17 Mb/s.
  • Une connexion via Twitter : depuis le 6 juillet dernier, la SNCF propose en outre de passer par votre compte Twitter pour accéder à une connexion illimitée et gratuite.

Ces trois modes de connexion permettent aux utilisateurs de se connecter sans débourser un centime, à la différence des aéroports où l’accès est souvent payant. La SNCF a misé sur un système de monétisation avec la diffusion de publicités sur le portail de connexion.

Outre ce service grand public, elle recueille les données des utilisateurs afin d’avoir des statistiques notamment sur les flux de passagers.

Reportage Wi-Fi Gare de Lyon Part-Dieu : interface Wi-Fi Reportage Wi-Fi Gare de Lyon Part-Dieu : interface Wi-Fi

 

Reportage Wi-Fi Gare de Lyon Part-Dieu : interface Wi-Fi Reportage Wi-Fi Gare de Lyon Part-Dieu : interface Wi-Fi

La SNCF certifie son réseau avec nPerf

La SNCF veut offrir un service de qualité à ses usagers, notamment en termes de navigation et de streaming. Nous avons été agréablement surpris d’apprendre qu’elle utilisait l’application nPerf pour certifier son réseau.

« Pour tester la qualité du réseau Wi-Fi, nous utilisons l’application nPerf. Ce que l’on veut, c’est proposer au minimum des performances de navigation de 40% » nous explique Mathieu Belouar. Ainsi, plus que des performances de débit, c’est avant tout un confort d’utilisation et une expérience utilisateur de qualité que souhaite offrir SNCF Gares & Connexions à ses passagers.

 

Des usages illimités

Une connexion moyenne dure entre 20 et 30 minutes, mais les usages diffèrent énormément selon les passagers. « Certains n’utilisent le Wi-Fi qu’une minute quand d’autres peuvent rester une heure » explique le responsable du Département Gare Connectée de SNCF Gares & Connexions. En moyenne, ce sont 70 Mo de data qui sont consommés par utilisation.

SNCF Gares & Connexions constate des usages très intensifs avec des utilisateurs qui téléchargent jusqu’à 1 To de data par jour. Pour le moment, la branche de la SNCF fait le choix de ne pas bannir ces usages, tant que ces connexions n’altèrent pas la qualité du réseau.

Un service qui séduit de nombreux touristes et étudiants

« Certaines gares très touristiques attirent beaucoup de voyageurs sur le réseau Wi-Fi, c’est pourquoi chaque infrastructure est dimensionnée en fonction des usages » explique Jérémy Marty, le directeur des Opérations Nomosphère.

Le réseau de gares des villes étudiantes, ou celles fréquentées par les touristes étrangers, est également très sollicité. Mathieu Belouar cite aussi l’exemple de la gare de Calais, où le Wi-Fi gratuit est très utilisé par les migrants qui sont nombreux à se rendre à la gare juste pour avoir accès à une connexion Internet.

Le Wi-Fi pour soulager les réseaux 3G/4G

Le Wi-Fi vient aussi en complément des réseaux mobiles 3G et 4G : en cas de saturation, la connexion proposée par la SNCF peut palier les problèmes de saturation dans les gares où le trafic est très important.

Et les gares régionales ?

Pour le moment, seules les grandes gares sont connectées. L’arrivée du Wi-Fi dans les gares régionales dépend du financement des régions. Pour le moment, seule la Région Rhône-Alpes a fait ce choix pour 41 gares TER.

Vers des gares de plus en plus connectées

SNCF Gares & Connexions est en charge du Wi-Fi dans les gares, mais pas seulement. NFC, Internet des objets, Li-Fi, etc. : elle planche sur de nombreuses technologies pour connecter ses gares et leurs passagers et améliorer le service.

La SNCF est déterminée : aujourd’hui, plus de 3 000 personnes sont en charge de la connexion dans les gares et travaillent pour le projet Gares & Connexions. D’ailleurs, en Europe, le Wi-Fi dans les gares fait figure d’exception : rares sont les pays à proposer un tel service gratuitement dans de nombreuses stations.

La compagnie ferroviaire veut que ses passagers profitent d’une expérience qui aille au-delà du simple voyage. Aujourd’hui, la qualité d’accueil d’une gare se mesure certes par ses commerces, ses salles d’attentes, mais également par une connexion Wi-Fi de qualité.

Pour tester la qualité de votre connexion Wi-Fi dans les gares, n’hésitez pas à télécharger l'application nPerf disponible gratuitement sur iOS, Android et Windows Phone. Elle est gratuite et vous permettra de tester votre débit, la qualité de la navigation et la qualité de streaming.

 

 

14/07/2016

"Atteinte à la concurrence" en cas de rattachement des gares à SNCF Mobilités, s'alarme l'Arafer

http://www.boursorama.com/actualites/atteinte-a-la-concur...

Boursorama avec AFP le , mis à jour à 12:48

L'Arafer alerte sur le rattachement des gares à SNCF Mobilités, craignant des "risques d'atteinte à la concurrence", alors que l'ouverture du marché des trains de voyageurs est prévue pour 2019. ( AFP / DOMINIQUE FAGET )

Le rattachement des gares à SNCF Mobilités, monopole public des trains de voyageurs, comporte des "risques d'atteinte à la concurrence" en vue de l'ouverture prochaine de ce marché, estime le gendarme du secteur, l'Arafer, dans un rapport publié ce lundi.

Les 3.000 gares françaises sont gérées depuis 2009 par l'entité Gares & Connexions, devenue en 2015 une "direction autonome" de SNCF Mobilités. Mais "moins de 10%" des 17.000 agents travaillant dans ces gares dépendent de Gares & Connexions, qui "délègue une part importante de ses missions" à d'autres divisions de SNCF Mobilités (Voyages SNCF, Intercités, TER, Transilien), observe l'Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières (Arafer).

Cette "intégration verticale" des gares et des trains "est susceptible d'entraver le développement de la concurrence", affirme le gendarme du rail, qui rappelle que la SNCF a été condamnée pour pratiques anticoncurrentielles dans le fret ferroviaire, secteur totalement ouvert aux autres entreprises depuis 2006. Pour les trains de voyageurs, l'ouverture du marché est prévue en 2019 pour les TER et en 2021 pour les TGV.

Or, le "risque de favoritisme" est d'autant plus grand que SNCF Mobilités exploite des réseaux de transports en commun (via sa filiale Keolis), des parkings en gares (via Effia Stationnement), des lignes d'autocars (via Ouibus) et une trentaine de gares routières "toutes situées à proximité d'une gare ferroviaire", observe l'Arafer.

Dans ces conditions, "le maintien de la situation actuelle (...) n'est pas envisageable", estime le régulateur, qui préconise deux solutions.

Pour les gares où ne circulent que des TER, l'Arafer suggère de "donner davantage de leviers d'actions" aux régions, par exemple en incluant ces arrêts dans les futurs appels d'offres pour l'exploitation des lignes régionales.

Pour les autres stations, le régulateur juge "pertinente" la création d'une nouvelle filiale de SNCF Réseau - responsable des voies ferrées - dont le capital pourrait être ouvert "à des investisseurs tiers, en premier lieu les régions".

 
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