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24/08/2018

Chaleur dans le métro : des fenêtres… en attendant la clim

https://www.leprogres.fr/lifestyle/2018/08/23/chaleur-dan...

Pour lutter contre les températures étouffantes dans le métro, des ouvertures sur les vitres sont expérimentées. Quant à la climatisation, il faudra attendre 2019, pour qu’une partie du réseau soit équipée.

Le 23/08/2018 à 10:20

Des fenestrons réalisés dans les vitrages des lignes A et B. Une dizaine de rames (sur 32) en sont équipées aujourd’hui. Photo archives Sébastien CALEMARD Des fenestrons réalisés dans les vitrages des lignes A et B. Une dizaine de rames (sur 32) en sont équipées aujourd’hui. Photo archives Sébastien CALEMARD

Vous pensiez peut-être trouver du frais en voyageant en sous-sol ? Raté ! Eventails et brumisateurs seront vos meilleurs amis du moment. Avec un réseau de bus et de trolleybus climatisé à 97 % et un tram entièrement climatisé, le métro se révèle finalement moins confortable pour les usagers. Surtout l’après-midi et en début de soirée, l’été, quand les températures grimpent parfois au-delà de 40 °C dans les rames. Dans les stations, dont la majorité a été créée à fleur de chaussée, là aussi, on souffre de la chaleur et du manque d’air, comme à Laurent-Bonnevay, par exemple. 

Lignes A et B : des fenêtres à battants

Mais il y a du nouveau cette année. Les lignes A (Perrache/La Soie) et B (Charpennes/Gare d’Oullins) expérimentent depuis cet été des fenestrons dans une dizaine de rames (sur 32). Le métro avait en effet été conçu, en 1976, avec des vitrages fixes, contrairement à son grand frère parisien (toujours pas climatisé à l’exception de quelques lignes “réfrigérées”). Entre Rhône et Saône, on pensait, à l’époque, qu’une simple ventilation avec prise d’air à l’extérieur et rejet en bout et bas de caisses des rames suffirait. Malgré l’inconfort des voyageurs (et parfois des malaises) durant plusieurs étés, il aura donc fallu attendre 2018, pour qu’une solution soit tentée. Le déploiement de ces fenêtres à battants continue. D’ici septembre, deux rames supplémentaires seront équipées, selon le Sytral, qui prévoit d’en installer sur 26 rames (sur 32) avant juin 2019. Pour quel résultat ? Aucune sensation de frais n’est réellement perceptible dans la rame, mais le filet d’air corrige un sentiment d’oppression. Il faut, de préférence s’installer à l’oblique du courant d’air permis par les fenêtres (huit par rames), ces dernières étant fort réduites. Problème : elles ne sont pas toutes laissées en position ouverte ! Si l’hiver, il sera possible au gestionnaire du réseau de les maintenir fermées, l’été, les voyageurs peuvent toutefois aisément les activer.

Mais pourquoi ne pas y installer la climatisation ? « C’est impossible, techniquement » souligne Fouziya Bouzerda, présidente du Sytral, l’autorité des Transports en commun. « Et on ne va pas jeter des rames qui peuvent encore servir ! » poursuit l’élue tout en soulignant le coût du matériel roulant, soit quelque 400 millions d’euros sur deux mandats (2008-2020). Les rames de la ligne A sont d’ailleurs prévues pour durer jusqu’en 2030-2032. Il faudra donc encore patienter pour avoir du frais sur la ligne historique du métropolitain lyonnais. 

Ligne B : la climatisation à partir de 2019

À la faveur de l’automatisation de la ligne B, de nouvelles rames climatisées seront mises en service sur la ligne qui sépare Charpennes de la gare d’Oullins. à partir de 2019 et ce, jusqu’en 2023, date à laquelle la ligne sera étendue à Saint-Genis-Laval/Hôpitaux. De quoi… réchauffer les stations ? « Non, nous avons des puits d’aération dimensionnés pour évacuer l’air chaud que générera la climatisation », répond Fouziya Bouzerda.

Lignes C et D : ni fenêtre, ni climatisation

La ligne D (Gare de Vaise-Gare de Vénissieux) et le funiculaire C pour la Croix-Rousse ne sont pas équipés de fenêtres à battants. Le Sytral a estimé que la profondeur du réseau à certains endroits (Bellecour, Saint-Jean, Croix-Rousse) permettait de réguler la température.

Rafraîchissement des rames

On essaye par ailleurs de rafraîchir au maximum les rames. Une partie des voitures des lignes A et B est ainsi stationnée en arrière gare, plus fraîche que le remisage (garage), pendant la nuit. Les autres rames stationnées en zone de remisage sont, elles, passées sous l’eau froide avant leur mise en service le matin. Quant aux rames de la ligne D, on les stationne dans les ateliers du Thioley (Vénissieux), à une température “modérée”, toujours selon le Sytral.

14/08/2018

Une contrôleuse SNCF agressée entre Lyon et Grenoble

https://www.lyonmag.com/article/96612/une-controleuse-snc...

Photo d'illustration - LyonmagPhoto d'illustration - Lyonmag

Les faits se sont déroulés ce dimanche soir, un passager a agressé une contrôleuse SNCF dans un TER entre Lyon et Grenoble.

Un homme d’une vingtaine d’années a insulté une contrôleuse SNCF, après que cette dernière lui ait expliqué qu’il devait régler une amende, pour ne pas avoir composté son ticket. Le jeune homme a alors commencé à s’emporter et à suivre la femme qui avait décidé de partir, le temps qu’il se calme. Quand le TER est arrivé en gare de Voiron, à quelques kilomètres de Grenoble, la police a pris en charge l’homme pour lui remettre une convocation. La contrôleuse a, quant à elle, décidé de porter plainte.

En raison de cet incident, la circulation sur la ligne a été relativement influencée. En effet, les trains suivants ont enregistré près de 90 minutes de retards.

01/08/2018

Gare de la Part-Dieu : la démolition du hall d’entrée a commencé

https://www.leprogres.fr/rhone-69-edition-lyon-metropole/...

C’est parti pour les travaux de démolition dans le secteur de la gare de la Part-Dieu. L’opération est engagée jusqu’au 1er  trimestre 2019.

  • Le 31/07/2018 à 18:00 mis à jour à 19:37

Dans la gare, côté rue de la Villette, SNCF Réseaux réalise un dévoiement de réseaux pour permettre la construction de la voie L, aménagée juste au-dessus de la sortie Villette. Ce qui va occasionner des perturbations de la circulation piétonne pendant plus d’un an.  Photo Philippe JUSTE Dans la gare, côté rue de la Villette, SNCF Réseaux réalise un dévoiement de réseaux pour permettre la construction de la voie L, aménagée juste au-dessus de la sortie Villette. Ce qui va occasionner des perturbations de la circulation piétonne pendant plus d’un an. Photo Philippe JUSTE

 Les travaux de démolition concernent le hall sud de la gare, ici devant l’engin de chantier, puis le hall Nord que l’on devine à gauche. Le bâtiment de l’Orient est à droite. La surprise ? « Le béton est plus résistant qu’on ne pensait. Du coup, disent les techniciens, c’est plus compliqué ». Le chantier est mené avec précaution et à l’aide de dévérinage, car les voies ferrées sont situées juste derrière. Début août, les vitres seront cassées de nuit pour ne pas gêner le trafic ferroviaire.  Photo Philippe JUSTELes travaux de démolition concernent le hall sud de la gare, ici devant l’engin de chantier, puis le hall Nord que l’on devine à gauche. Le bâtiment de l’Orient est à droite. La surprise ? « Le béton est plus résistant qu’on ne pensait. Du coup, disent les techniciens, c’est plus compliqué ». Le chantier est mené avec précaution et à l’aide de dévérinage, car les voies ferrées sont situées juste derrière. Début août, les vitres seront cassées de nuit pour ne pas gêner le trafic ferroviaire. Photo Philippe JUSTE

 

Ce chantier-là se distingue par son caractère exceptionnel, mais aussi très délicat. Car il s’agit de démolir plusieurs bâtiments dont, dans un premier temps, l’entrée ou hall Sud de la gare de la Part-Dieu qui voit, au bas mot, défiler 120 000 passagers chaque jour, et le bâtiment de l’Orient. Voisin du hall Sud, il sera détruit pour le compte de Vinci Immobilier.

Démolir pourquoi faire ?

L’opération est réalisée dans le cadre du réaménagement de la gare qui va voir sa surface multipliée par deux à l’horizon 2023, indique Frédéric Longchamp, directeur du projet pour SNCF Gare & Connexions. Un objectif qui passe par la création de deux nouvelles galeries, l’une côté place Charles-Béraudier, l’autre côté rue de la Villette ainsi qu’un nouvel accès aux quais avenue Pompidou.

La première étape de l’opération de démolition a démarré début juin, avec l’installation provisoire d’un nouveau hall d’accueil de la gare, structure destinée à remplacer l’ancienne entrée désormais inaccessible.

Ce qui laisse place nette aux entreprises pour détruire le hall sud au sommet duquel se trouvait, il y a quelques mois encore la grande horloge.

Premières destructions à la main

Après un travail de curage et de désamiantage qui se termine, les entreprises vont attaquer la façade.

« Les toutes premières destructions ont été faites à la main, au chalumeau, et à l’aide de mini-engins, expliquent les techniciens de l’entreprise Cardem. Pour casser des cages d’escalier ou déposer des verrières ». Il faut vider entièrement le bâtiment, façades vitrées et étages y compris, car pour engager la phase suivante, ne doit rester que la structure faite de béton et de ferraille. Soit l’équivalent d’un gros cube à mettre à terre.

Le dévérinage pour faire tomber le “cube”

Une opération qui se fera par dévérinage, une technique bien particulière qui permet de déconstruire par le bas. Le grignotage habituellement utilisé, n’était pas la bonne solution. « L’ouvrage est bien trop près des voies ferrées, il faut le découper, le scier par morceaux et le descendre par morceaux », indiquent les techniciens. Les vérins seront posés fin août. La phase la plus spectaculaire de cette opération aura lieu mi-septembre. Elle sera visible de la place Béraudier jusqu’à début octobre. Avis aux plus curieux.

Des calculs maintes fois vérifiés

Ce matériel est à ce point compliqué, qu’il a fallu le réserver huit mois à l’avance. Il est utilisé pour des opérations partout dans le monde, c’est la spécificité de l’entreprise DESPE. « La proximité de la voie ferrée constitue une grosse contrainte et les professionnels des bureaux de contrôle ont dû vérifier les calculs maintes et maintes fois pour éviter tout risque de basculement » ajoute-t-on sur le chantier. La démolition devrait être terminée fin octobre. Celle du hall Nord qui démarre à la suite devrait s’achever en 2019.

Repère

Les chantiers à la Part-Dieu

➤  La démolition engagée place Béraudier concerne les halls sud et nord de la gare. Mais aussi les autres immeubles situés après le bâtiment de l’Orient, pour le compte de Vinci Immobilier qui doit construire le projet To Lyon.

➤  Les trois premières démolitions seront achevées en 2019.

➤  Le chantier des halls de la gare est piloté par VCF TP Lyon, Cardem Lyon démolition et DESPE, entreprise italienne de démolition innovante.

➤  Les travaux d’aménagement de la nouvelle entrée de la gare commenceront en 2020.

➤ Tout à côté de la future voie L en construction, un parking de 740 places dédié aux loueurs de voiture est en construction avenue Pompidou.

Aline DURET

 
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