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13/04/2017

La qualité de l'air ne doit pas être l'otage du Lyon Turin ! - Communiqué de presse du 12 Avril 2017

Communiqué de presse du 12 Avril 2017

FNE- CIPRA - ARSMB - FRAPNA -MOUNTAIN WILDERNESS - VIVRE ET AGIR EN MAURIENNE - ENVIRONN’MONTBLANC/INSPIRE - LES AMIS DE LA TERRE - VIVRE EN TARENTAISE - LES AMIS DE LA CONFEDERATION PAYSANNE
 
La qualité de l'air ne doit pas être l'otage du Lyon Turin !
 
La Région Auvergne Rhône Alpes organise le 13 avril une concertation sur le report modal des marchandises de la route sur le train et le fluvial, à Chambéry (9h-17h Université de Savoie Rue Marcoz).
 
1- Le Collectif regroupant les 12 associations signataires, représentant plus d'un million d'adhérents et de sympathisants, salue cette initiative du Vice Président délégué aux transports, Patrick Mignola et l'intérêt que leur apportent les autres Vices Présidents, notamment celui en charge de l'Environnement, Monsieur Éric Fournier.
Elles espèrent qu'aucun sujet ne sera tabou, et que toutes les données techniques, sociales, économiques seront mises sur la table sans calcul, désinformation ou manipulation des différentes parties prenantes (notamment et surtout en ce qui concerne la capacité de la ligne ferroviaire existante Dijon - Modane et son tunnel du Mont Cenis).
Elles jugent qu'un temps de parole de 5 minutes par intervenant n'est pas suffisant pour garantir la qualité d'un débat contradictoire à la hauteur des enjeux.
 
2- Elles rappellent :
-  que les enjeux sont la qualité de l'air, le réchauffement climatiques, la sécurité et la santé des populations et qu'elles ont été nombreuses à déposer plainte contre X pour mise en danger de la vie d'autrui
-  que depuis la mise au gabarit GB1 de la ligne historique et du tunnel du Fréjus (juin 2012), les autorités publiques auraient pu mettre les camions sur le train depuis Ambérieu en optimisant l'usage de cette ligne, si l'Autoroute Ferroviaire Alpine (AFA) n'avait pas été scandaleusement torpillée.
-  qu'il est hors de question d'attendre encore 20 à 30 ans, qu'elles qu'en soient les raisons, comme le préconisent les promoteurs du Lyon Turin
-  qu'il est urgent de consacrer les moyens financiers actuellement disponibles au report modal des marchandises et des voyageurs sur le rail plutôt qu'à une fuite en avant au moment où les trafics de marchandises stagnent
-  que tout doit être mis en œuvre, comme l'exigent tous les schémas régionaux et nationaux (Plans Climat, SRCAE, ...) pour relocaliser l'économie et ainsi créer des emplois locaux en continuant de faire baisser le trafic international de marchandises.
 
3- Enfin, les Associations rappellent qu’elles condamnent le doublement du tunnel routier du Fréjus depuis toujours (étant entendu qu'il existe d'autres solutions pour assurer la sécurité... notamment la mise des camions sur le train !). Tous les investissements routiers et autoroutiers de cette nature dans les Alpes ou ailleurs sont totalement incohérents avec la volonté énoncée le 13 avril par la Région AURA de favoriser le report modal.
 
Aussi, les Associations participent activement à la concertation engagée par le Vice Président Patrick Mignola. Elles ont produit 30 propositions réalistes inspirées de plusieurs décennies de travail et d'expériences de terrain dans toutes les Alpes. (en pièce jointe)
Elles restent néanmoins extrêmement vigilantes et prêtes à dénoncer les manipulations et la désinformation que certains acteurs ne manqueront pas d’afficher, à leurs habitudes.
 
 
Les 12 associations invitent les médias à discuter de leurs propositions et à décrypter les positions des acteurs qui jouent, de fait, contre la santé publique et l'environnement
lors d'une CONFERENCE DE PRESSE le 13 avril de 17h15 à 18h30  
Salle 3 de l’Université de Savoie (rue Marcoz, à coté de la salle de la séance plénière).
 
 
Pour le Collectif, contact : 
Alain Boulogne 06 87 71 90 56    
Marc Pascal      06 08 83 52 69
 
 
2017-04-13 Quelles mesures concrètes pour « booster » le report modal dès 2017-FINALE.pdf

10/04/2017

Lundi 10 Avril 2017 à 20h à Bourgoin-Jallieu - Conférence débat sur le report modal de la route vers le rail

10 avril 2017 URGENCE du transfert modal des marchandises de la Route vers le Rail.jpg

09/02/2017

Les autoroutes ferroviaires restent à la traîne

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2017/02/09/20002-20170...

  • Par lefigaro.fr , AFP, AP, Reuters Agences Publié

Dans son rapport public annuel 2017, publié ce mercredi, la Cour des comptes constate que le transport de camions sur les trains n'est toujours pas rentable et que les grands ports français sont mal desservis par le fret ferroviaire.

Le transport de camions sur des trains, dit «autoroutes ferroviaires», est encore très loin de l'objectif en volume fixé pour 2020 et n'est toujours pas rentable malgré d'importantes aides publiques, selon le rapport annuel de la Cour des comptes publié mercredi.

Les deux «autoroutes ferroviaires» en activité en 2015 ont transporté «environ 70.000 unités en 2015», ce qui reste «nettement en deçà de l'objectif de 500.000 camions fixé pour 2020» lors du Grenelle de l'environnement fin 2007, relèvent les magistrats de la rue Cambon. La ligne reliant la France à l'Italie (175 km via le tunnel du Mont-Cenis) «ne parvient pas à monter en puissance»: moins de 30.000 poids lourds par an, soit 2% seulement du trafic transalpin... mais tout de même 9 millions d'euros de pertes en 2015, comblées «sans enthousiasme» par les deux pays. Ce régime de subvention, qui prévaut à titre «transitoire» depuis 2003, est censé prendre fin en 2018, la Cour des comptes appelant à «mettre en oeuvre la mise en concession» avant cette date.

La ligne Perpignan-Luxembourg, seule à l'équilibre

Le rapport pointe par ailleurs «l'échec coûteux» de l'itinéraire atlantique (1050 km entre Hendaye et les Hauts de France), pour lequel l'État et les collectivités ont engagé 69,3 millions d'euros, «dont une quarantaine dépensés en pure perte». Seule la ligne Perpignan-Luxembourg est parvenue à «un équilibre d'exploitation fragile», sans subvention mais avec des investissements publics dans les terminaux ferroviaires, en particulier au Boulou (Pyrénées-Orientales), pour un montant estimé à 70 millions d'euros en dix ans.

Reste néanmoins à «évaluer le bénéfice socio-économique et environnemental» de cet itinéraire emprunté chaque année par 40.000 camions. Enfin, le prolongement de cette ligne vers Calais, qui a bénéficié de 18 millions d'euros d'aide de l'État, «peine à démarrer» en raison de la présence de migrants cherchant à entrer dans le port pour rejoindre la Grande-Bretagne. Son activité avait été suspendue en juillet après «trois mois de fonctionnement difficile». La reprise du trafic a toutefois été annoncée mardi.

Photo AFP

Un meilleur raccordement ferroviaire aux grands ports maritimes

Le Cour des comptes aborde aussi l'amélioration de la desserte ferroviaire des principaux grands ports maritimes français. Le but? Renforcer leur compétitivité européenne. Le fret ferroviaire est «moins présent en 2014 qu'en 2006» (-16%) et son développement «doit devenir une priorité» pour les acheminements à destination et en provenance des ports, estime la juridiction financière.

Elle constate dans son rapport que l'objectif de doublement de la part relative du fret ferroviaire et fluvial, qui était prévu pour 2015, «n'a pas été atteint pour l'ensemble des sept grands ports maritimes» (Dunkerque, le Havre, Rouen, Nantes Saint-Nazaire, La Rochelle, Bordeaux, Marseille). Ainsi, «le potentiel du transport fluvial est sous-exploité alors qu'il apparaît fiable, sécurisé et compétitif». Et le nombre de sillons ferroviaires réservés aux marchandises reste «encore trop faible comparé aux besoins, la priorité étant largement donnée au trafic passager», observe l'institution. Elle préconise par exemple «d'accélérer le tronçon de la ligne nouvelle Paris-Normandie», prévu pour arriver à Rouen en 2030 et au Havre entre 2030 et 2050. La Cour estime que le calendrier des travaux pour le contournement par Serqueux-Gisors prévu en 2020 est tardif.

En termes d'investissements, elle estime aussi qu'un «redéploiement des crédits en faveur de l'amélioration des accès aux ports maritimes est essentiel à la compétitivité des ports par rapport à leurs concurrents». Car, selon elle, les grands ports français n'ont pas atteint le niveau de performance de leurs homologues européens malgré la réforme portuaire engagée en 2008 pour améliorer leur compétitivité. Après la crise financière (2008/2009), «les trafics ont continué à baisser en France alors qu'ils sont repartis à la hausse au niveau européen», déplore l'institution.

22:40 Publié dans Fret | Lien permanent | Commentaires (0)

 
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