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26/04/2014

La SNCF ne parvient pas à enrayer la baisse des passagers

http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/auto-transpor...

Par Lionel Steinmann | 24/04 | 06:00

 

Le nombre de voyageurs est en baisse au début de l'année dans les TGV, les TER, les Intercités et les Transiliens.

 

La SNCF va devoir redoubler d'efforts si elle veut augmenter le taux de remplissage de ses trains, notamment de ses TGV. Le groupe a présenté hier des résultats pour le premier trimestre, marqué par une progression modérée du chiffre d'affaires (+1,7 %, à 7,9 milliards d'euros) et surtout par un recul du nombre de passagers transportés dans la plupart de ses activités.

Le TGV, qui a longtemps assuré l'essentiel des profits du groupe, continue de souffrir. Après deux années de recul, le nombre de passagers transportés a de nouveau baissé de 0,6 % au premier trimestre 2014 par rapport à la même période l'année précédente. Le TGV souffre de la crise, mais aussi de la concurrence montante du covoiturage sur les distances courtes.

Les recettes issues de la vente de billets ont chuté encore plus fortement (-3,1 %), malgré la hausse de la TVA de 3 points intervenue au 1er janvier. Pour la SNCF, c'est la conséquence d'une « politique volontariste de petits prix » (l'entreprise parle également de « générosité tarifaire ») destinée à relancer le trafic. De surcroît, la clientèle affaires, à la recherche d'économies, est de plus en plus nombreuse à opter pour la seconde classe au lieu de la première. Cette baisse de la recette unitaire, additionnée au recul de la fréquentation, devrait continuer à dégrader la rentabilité des TGV.

Les autres activités de transport de voyageurs sont également à la peine. Si le trafic des Transilien (les trains en Ile-de-France) n'a diminué que de 0,2 % en voyageurs-kilomètres au premier trimestre, le nombre de passagers dans les TER régionaux a lui baissé de 1,8 % et celui des Intercités (la grande distance hors TGV) de 3,4 %. Seule la filiale Keolis, dédiée au transport de proximité (bus, tramways, métros), affiche une hausse de 6 % de son chiffre d'affaires, grâce notamment à son développement en Australie et aux Etats-Unis.

Du mieux pour Fret SNCF

Les autres moteurs du groupe sont la branche SNCF Infra (entretien des voies), dont l'activité sur les trois premiers mois de l'année, en hausse de 3,9 %, reste portée par le grand plan de rénovation du réseau ferroviaire, et le transport de marchandises (+ 1,7 %), qui semble sortir de la crise contrairement à l'activité voyageurs. Enfin, pour le deuxième trimestre d'affilée, le fret ferroviaire est en croissance (+ 2,4 %), ce qui laisse penser que le point bas de cette activité a été atteint, après des années de dégringolade et des centaines de millions d'euros de pertes.

Lionel Steinmann, Les Echos

13:46 Publié dans Fret, SNCF, TER, TGV | Lien permanent | Commentaires (0)

01/07/2013

Coup de gueule contre une réforme ferroviaire trop favorable à la SNCF

http://www.latribune.fr/entreprises-finance/services/tran...

Copyright Reuters
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Fabrice Gliszczynski | 01/07/2013, 16:10 - 611 mots

Dans un courrier commun, des acteurs économiques importants (CGPME, CCI France...), des associations nationales représentatives des clients fret et voyageurs, et les industriels de la filière ferroviaire demandent à François Hollande une réforme ferroviaire différente de celles qui se dessine. Ils ne souhaitent pas que la SNCF ait l'emprise sur le gestionnaire d'infrastructures comme cela se profile, un schéma qui risque de faire obstacle à l'arrivée de la concurrence.

« Ne donnez pas la mainmise du système ferroviaire à la SNCF sans véritable contrôle. Sinon il n'y aura pas de concurrence en France et la filière du ferroviaire souffrira de l'absence de développement de la SNCF. La réforme ferroviaire que vous souhaitez mettre en place s'apparente à usine à gaz.». Ils ne l'ont pas formulé ainsi évidemment mais tel est en substance le message envoyé par huit acteurs et utilisateurs du réseau ferroviaire français à François Hollande.

Le 7 juin dernier, l'association française des ports intérieurs (Afpi), l'association des utilisateurs de transport fret (Autf), la confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME), la fédération des industries ferroviaires (FIF), l'association des chambres de commerce et d'industrie (CCI France) la fédération nationale des associations d'usagers des transports (Fnaut), la fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA), France nature et environnement (FNE), ont envoyé un courrier à François Hollande lui faisant part de leur inquiétude « de voir les débats internes au rail masquer l'urgence d'une réorientation stratégique et d'un choc d'innovation et de productivité ».

Stricte indépendance du GIU

« Le rail français doit apprendre à s'appuyer sur le pluralisme européen et à gérer la concurrence. Ils dénoncent le projet de créer un gestionnaire d'infrastructure intégré (GIU), rattachée à la SNCF. En effet, ce GIU doit regrouper Réseau ferré de France (RFF), la Direction de la circulation ferroviaire (entité de la SNCF) et les cheminots de la SNCF travaillant à la maintenance du réseau (SNCF Infra). Les huit signataires du courrier réclament en effet « la stricte indépendance de ce GIU à l'égard de l'opérateur national de services (la SNCF, ndlr) (...) qui sera une garantie de l'ouverture de notre réseau au pluralisme européen ».

Ces différents acteurs dénoncent "le manque de fiabilité de l'offre de fret" et estiment, dans le transport de passagers, que "le succès de la de fréquentation des TER ne saurait masquer le coût pour les Régions". L'offre des intercités transrégionaux est médiocre et sollicite de plus en plus les finances publiques. Le TGV lui-même donne des signes d'essoufflement économique. Une spirale de sous-utilisation et de sous-productivité du réseau s'amorce qui conduit à une crise ferroviaire grave".

Pas de réforme dissuasive pour de nouveaux concurrents

Ce lundi, les mêmes en ont remis une couche. De manière publique cette fois et sur un ton plus véhément. Dans un communiqué commun, les industriels de la filière « expriment leur attente d'une réforme ferroviaire simple, offensive, et ambitieuse » (...) « et réaffirment que le pluralisme ferroviaire européen et la concurrence, peuvent devenir un atout pour la France, pour les utilisateurs du rail et pour la filière ferroviaire ».

Et d'ajouter : « la réforme ne doit en aucun cas conduire à une organisation complexe repliant le rail sur lui-même, qui serait dissuasive pour de nouveaux utilisateurs de notre réseau, in fine pour les clients, et constituerait un manque à gagner pour le pays ». 

La situation du fret et des intercités inquiète

Ils tirent notamment la sonnette d'alarme concernant « la situation du fret, de la sous-estimation de sa gravité et des conséquences » et des intercités. Les industriels demandent que « le report modal du Grenelle de l'environnement devienne une réalité ».

Dans le courrier adressé à François Hollande, les huit signataires estime que « l'Etat doit demander à la SNCF de réorienter sa stratégie de fret et d'engager la revalorisation des intercités ». Pour le transport de voyageurs, ils estiment qu' "maillage du territoire, coordonné par les Régions, donnerait un second souffle aux TER. Il inclurait les intercités modernisés, compétitifs à moyenne distance, omme il en existe dans d'autres pays, ouvrant aux indutries ferroviaires la perspective d'une nouvelle génération de matériel roulant". 

20:10 Publié dans Fret, RFF, SNCF, TER, TGV | Lien permanent | Commentaires (0)

01/06/2013

Enquête publique sur le projet de LGV Poitiers-Limoges : la FNAUT remet un avis négatif

Bonjour,

Nous retrouvons la même abérration pour le Lyon -Turin mais en bien plus petit :

le Poitiers-Limoges ne coutera "QUE" 1.6 Milliards d'euros bien loin de notre Lyon - Turin dont le cout est évalué au bas mot à 26 milliards d'euros !!!

http://www.lepopulaire.fr/limousin/actualite/2013/05/30/l...

Cordialement,

Eric

 

http://www.revuedescollectiviteslocales.com/Enquete-publi...

Si la FNAUT est généralement favorable à l’extension du réseau des lignes ferroviaires à grande vitesse, elle a désapprouvé de longue date le projet Poitiers-Limoges dont l’impact environnemental élevé, du fait de la topographie du territoire traversé, ne trouve pas de contrepartie en terme d'utilité collective.

Le projet est mal justifié
Contrairement à la LGV Tours-Bordeaux en construction, le barreau Poitiers-Limoges ne concernerait qu’un bassin de population restreint et ne permettrait de transférer que de faibles trafics aériens et routiers sur le rail. Il ne désengorgerait aucune ligne classique parallèle au bénéfice de trains régionaux et de fret.

Le projet est dangereux pour l’aménagement du territoire
Bien au contraire, la mise en service de la LGV Poitiers-Limoges assècherait et fragiliserait la ligne classique Paris-Orléans-Limoges-Toulouse (POLT). Selon RFF, il faudrait en effet, pour
rentabiliser le barreau Poitiers-Limoges, ramener de 11 aujourd’hui à 4 le nombre de relations quotidiennes qui subsisteraient sur la ligne POLT, ce qui pénaliserait le Centre et la Creuse de
manière inadmissible.

Une alternative plus pertinente existe
Une desserte TGV de Limoges de performances comparables peut être obtenue par la poursuite de la modernisation de la ligne POLT (en particulier entre Châteauroux et Limoges) puis par un
branchement sur la future LGV Paris-Lyon passant par la région Centre (projet POCL), ce qui renforcerait la rentabilité du POCL.

Des choix rationnels sont nécessaires
Le financement de l’extension du réseau des LGV est suffisamment difficile pour que l’Etat, RFF et les régions se concentrent sur des projets utiles, techniquement bien conçus, bénéfiques à
l’aménagement du territoire et économiquement réalistes : le projet Poitiers-Limoges doit être abandonné.

 
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