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27/04/2018

Grève SNCF: Les abonnés TER d'avril auront une réduction de 50% en juin

https://www.huffingtonpost.fr/2018/04/27/greve-sncf-lentr...

27/04/2018 09:33 CEST | Actualisé il y a 4 heures

Les associations d'usagers demandent que les abonnements TGV, Intercités et TER soient remboursés d'au moins 60% de leur montant.

AFP
Des usagers à quai à la station Saint-Lazare, à Paris (Image d'illustration).

SNCF - La SNCF a annoncé ce vendredi 27 avril que ses clients abonnés des TER en avril paieraient leur abonnement à moitié prix en juin, en compensation des perturbations occasionnées par la grève des cheminots. L'annonce a été faite au moment où l'entreprise détaillait les prévisions de trafic pour ce samedi, début de la sixième période de cette grève en pointillé. Une journée qui sera à nouveau perturbée même si le trafic sera en "nette amélioration", selon la direction.

Les 275.000 abonnés concernés devront fournir leur abonnement d'avril ou un justificatif quand ils achèteront celui de juin, a précisé le directeur général des TER, Franck Lacroix. "Les associations d'usagers voulaient un geste à la fois simple, lisible et homogène", a-t-il commenté lors d'un point de presse, précisant que la mesure coûterait à la SNCF "un peu plus de 10 millions d'euros".

Pour les 750.000 usagers non abonnés qui prennent des TER tous les jours, les billets émis en avril sont utilisables pendant dix jours, et en cas de non-utilisation, ils seront remboursables sans frais pendant 61 jours, a précisé le responsable.

Pour les abonnés d'Ile-de-France, les modalités discutées le 17 mai

Les abonnés des trains de banlieue d'Ile-de-France (Transilien), eux, doivent être remboursés au prorata du nombre de jours de grève pendant lesquels moins d'un train sur trois a circulé sur leur ligne.

Les modalités de ce remboursement seront discutées le 17 mai lors d'une réunion avec Ile-de-France Mobilités, l'autorité organisatrice, et les associations d'usagers concernées, a précisé la SNCF.

Quant aux abonnés TGV, ils bénéficieront d'une réduction de 30% sur leur abonnement de mai (pour les abonnements annuels) ou en bons d'achat (pour les mensuels) si moins d'un train sur trois a circulé sur leur ligne habituelle pendant les jours de grève entre le 22 mars et le 19 avril. Même chose pour les Intercités, à la différence que les abonnés annuels obtiendront 30% de réduction en juin.

Le principe sera ensuite le même s'il y a moins d'un train sur trois du 20 avril au 20 mai. Pour les abonnements hebdomadaires dans les deux cas, des bons d'achats son prévus, au prorata du nombre de jours de grève dans la semaine. Enfin, les abonnés TGV Max ne paieront pas en avril.

Les associations d'usagers attendaient plus

Jusqu'ici, l'entreprise n'avait fait que deux concessions aux usagers lésés par la grève: les jours de grève sont remboursés intégralement aux abonnés TGV et Intercités si moins d'un train sur trois est en circulation, et les détenteurs de la carte TGV Max (pour les 16-27 ans) sont eux intégralement dédommagés de leur abonnement de 79 euros du mois d'avril.

"Franchement décevant ces mesures, a réagi auprès du HuffPost Arnaud Vanhelle. "C'est du saupoudrage, une mesure qui se satisfait personne, a estimé l'initiateur d'une pétition demandant le remboursement des abonnements SNCF pendant les jours de grève. "La SNCF n'a toujours pas entendu les usagers. La mobilisation doit continuer. Les élus de tous les territoires doivent maintenant se mobiliser", a-t-il estimé.

De son côté, la Fédération nationale des associations d'usagers des transports (FNAUT) demande que les abonnements TGV, Intercités et TER soient remboursés d'au moins 60% de leur montant, "à valoir sur l'abonnement suivant, pour l'ensemble de la période de grève".

La SNCF n'est pas tenue légalement à des gestes commerciaux sur les grandes lignes. Pour les trains régionaux, la situation est plus compliquée. Chaque région a signé une convention avec la SNCF, avec des "dispositions complètement différentes d'une région à l'autre", selon la président de la FNAUT Bruno Gazeau, ce qui contraint les associations à négocier les dédommagements au cas par cas.

Dans ce contexte tendu, 60 millions de consommateurs publie une étude qui pourrait donner encore une bonne raison aux usagers de la SNCF de râler... D'après le magazine, de plus en plus de trains sont en retard: "alors que 10 à 12% d'entre eux arrivaient en retard en moyenne annuelle ces dernières années, ce taux a grimpé en flèche en 2017" pour s'établir désormais à 15,4%, soit plus d'un TGV sur sept.

21/04/2018

SNCF: les abonnés grandes lignes remboursés si moins d'un train sur trois a circulé

https://www.boursedirect.fr/fr/actualites/categorie/econo...

| AFP

 
Des voyageurs sur un quai de la gare Saint-Lazare, le 19 avril 2018 à Paris, lors du quatrième épisode de grève à la SNCF depuis début avril
Des voyageurs sur un quai de la gare Saint-Lazare, le 19 avril 2018 à Paris, lors du quatrième épisode de grève à la SNCF depuis début avril ( Christophe SIMON / AFP )

Les abonnés des lignes TGV et Intercités seront remboursés pour les trajets des jours du grève du 22 mars au 19 avril quand moins d'un train sur trois a circulé, a annoncé vendredi la directrice générale de Voyages SNCF.

Pour les abonnés de lignes TGV et Intercités à réservation obligatoire, "du 22 mars au 19 avril, tous les jours de grève sont remboursés" intégralement, a expliqué vendredi Rachel Picard, directrice générale de Voyages SNCF.

Elle a précisé que cela valait "dès lors qu'on assurait moins d'un train sur trois" les jours de grève sur la ligne d'un abonné.

Ces remboursements seront effectués "sur le mois de mai", a-t-elle expliqué.

Les abonnés TGVmax (16-27 ans), qui paient 79 euros par mois pour pouvoir voyager dans la majorité des trains grandes lignes, ont déjà "eu le forfait gratuit pour le mois d'avril", a indiqué Rachel Picard.

Il n'est pour l'heure pas possible de dire si ces mesures s'appliqueront à nouveau pour les prochains jours de grève.

Le quatrième épisode de grève s'est achevé jeudi et le mouvement est prévu pour durer jusqu'à fin juin par épisode de deux jours tous les cinq jours.

Un homme marche sur un quai de la gare de l'Est à Paris, le 19 avril 2018
Un homme marche sur un quai de la gare de l'Est à Paris, le 19 avril 2018 ( Philippe LOPEZ / AFP )

La SNCF n'est pas tenue légalement à la réalisation de gestes commerciaux sur les grandes lignes.

Pour les trains régionaux, les dédommagements dépendent de la convention signée par chaque région avec la SNCF, les dispositions à ce sujet variant d'un contrat à l'autre et nécessitant des négociations au cas par cas.

Dans un communiqué vendredi, la Fédération nationale des associations des usagers des transports (Fnaut) a demandé "que les abonnements hebdomadaires, mensuels et annuels, TGV, Intercités et TER, fassent l'objet d'une indemnisation exceptionnelle d'au moins 60% de leur montant, à valoir sur l’abonnement suivant, pour l'ensemble de la période de grève".

18/04/2018

Grève SNCF : la contestation des usagers s’organise

https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/gr%c3%a8ve-snc...

Faustine Vincent

Une trentaine d’associations d’usagers et de collectifs se sont coordonnés pour réclamer le remboursement intégral des abonnements.

Des usagers attendent le départ d’un train à la gare Saint-Lazare, à Paris, le 9 avril. © PHILIPPE LOPEZ / AFP Des usagers attendent le départ d’un train à la gare Saint-Lazare, à Paris, le 9 avril.

Les cheminots ont encore fort à faire pour convaincre les usagers de les soutenir massivement. Alors que la grève reprend mardi 17 avril à 20 heures, la contestation des clients de la SNCF s’amplifie et s’organise.

« Les gens ont de plus en plus de mal à supporter la grève. Les deux premiers jours, on s’arrange, mais les jours de RTT et de congés ne sont pas extensibles, et le télétravail n’est pas possible pour tout le monde », souligne Christian Broucaret, porte-parole de la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (Fnaut). Selon lui, « la grève pénalise les plus faibles, comme les femmes de ménage ou les garçons de café, obligés de venir au travail et d’être à l’heure coûte que coûte ». « Les gens comprennent de moins en moins la grève et ils se tournent vers d’autres moyens de transport », ajoute-t-il.

Recours au télétravail

Brice, directeur dans le secteur bancaire à Angers, a ainsi « découvert qu’on pouvait se déplacer autrement, en particulier en bus, même si le train reste le plus rapide et le plus confortable ». Il assure que « cette grève est tellement planifiée qu’elle est facile à gérer ». Son équipe de quinze personnes s’est organisée en conséquence, en optant pour le télétravail ou en ajustant les horaires de bureau.

Solidaire du mouvement des cheminots et outré par « le manque de dialogue social », Nicolas, ingénieur informatique naviguant entre Paris et Caen, parvient lui aussi à s’organiser en recourant au télétravail. « Les jours de grève, finalement tout le monde est chez soi, on travaille par conf call et on ne prend pas de rendez-vous », détaille-t-il.

Certains prennent le train malgré tout pour leurs déplacements quotidiens, comme Viviane, cadre dans la distribution en région parisienne. « C’est moins terrible que ce que je craignais, explique-t-elle. Il y a un train sur trois les jours de grève, donc c’est possible. Mais c’est pénible, on est serrés, parfois on ne peut pas monter, et ça allonge mon trajet d’une heure chaque jour », s’agace-t-elle. Impatiente que la grève s’achève, elle assure n’avoir « rien à cirer des histoires [des cheminots] » :

« Je travaille dans le privé, alors la sécurité de l’emploi et leurs chevaux de bataille, je ne sais pas ce que c’est. »

Demande de remboursement intégral

Une trentaine d’associations d’usagers et de collectifs se sont coordonnés pour réclamer le remboursement intégral des abonnements SNCF. Leur pétition, publiée sur Change.org, a collecté un peu plus de 38 000 signatures.

« La SNCF fait une grève perlée. Mais pour nous, la désorganisation est continue depuis le début du mouvement, le 2 avril. On demande donc le remboursement total depuis cette date », explique Antoine Pavamani, président de l’association Vignette respect, qui défend les usagers des transports en commun et de la route en Ile-de-France.

Il se réjouit de voir une « vraie mobilisation des usagers » depuis quelques jours. « D’habitude, on a du mal à faire bouger les gens car ils sont résignés, surtout en Ile-de-France. Mais là, le mouvement prend bien – sans doute parce que notre demande est concrète. » Décidé à « peser dans le débat dès maintenant », le collectif dit avoir obtenu un accord de principe, mais pas encore de date, pour des discussions avec Ile-de-France Mobilités (ex-STIF, l’opérateur de la région), la direction du réseau Transilien et le ministère des transports.

« Soutien implicite de l’opinion sur la réforme »

Contrairement au mouvement social de 1995, la grève des cheminots ne bénéficie que d’un soutien relativement faible de la part de la population, selon un sondage réalisé par l’IFOP les 12 et 13 avril après l’intervention du président de la République, Emmanuel Macron, au journal télévisé de TF1.

Elle n’est perçue comme légitime que par 46 % des Français interrogés. « C’est assez peu. Cette grève est l’un des mouvements sociaux perçus comme les moins légitimes parmi tous ceux sur lesquels nous avons travaillé depuis vingt ans », remarque Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’IFOP. Seule la réforme des régimes spéciaux, sous Nicolas Sarkozy en 2007, avait fait moins avec 38 %. « On observe que le mouvement est encalminé, parce que les indicateurs que nous observons bougent peu alors qu’il se durcit », poursuit-il.

Le nombre de sondés souhaitant que le gouvernement aille jusqu’au bout de la réforme est quant à lui de 61 %, soit dix points de plus par rapport à mars, avant le début de la grève. « Cela ne veut pas dire que tout est perdu pour ce mouvement social, mais qu’il y a un soutien implicite de l’opinion sur la réforme menée par M. Macron, au-delà du socle de ses partisans », analyse Frédéric Dabi.

De leur côté, les grévistes sont moins nombreux, avec un taux à 32 % de déclarations pour la journée de mercredi 18 avril, ont fait savoir, mardi, les dirigeants de la SNCF. C’est 16 points de moins que lors de la première journée de conflit, il y a deux semaines.

Les députés votent la réforme ferroviaire en première lecture 

Après vingt-quatre heures de débat, l’Assemblée nationale a adopté en première lecture, par 454 voix contre 80, le projet de loi « pour un nouveau pacte ferrovaire », à l’origine du mouvement de grève à la SNCF depuis le début d’avril. Outre la majorité La République en marche-MoDem, un grand nombre d’élus des Républicains et de UDI-Agir ont voté pour, tandis que les trois groupes de gauche (Nouvelle Gauche, communistes et « Insoumis »), ont voté contre ; Vingt-neuf députés se sont abstenus.

La ministre chargée des transports, Elisabeth Borne, a salué à l’issue du vote « une étape décisive dans la conduite de la réforme » et un « débat démocratique riche, tonique ». « Ceux qui dénonçaient un “passage en force” en sont pour leurs frais », a-t-elle ajouté.

Alors que le quatrième épisode de grève a lieu mercredi et jeudi, les syndicats de cheminots ont dénoncé un passage « en force » et ont réaffirmé leur détermination. La CGT-Cheminots, première force syndicale à la SNCF, a appelé à un « très haut niveau » de grève pour « imposer l’arrêt du processus parlementaire » et « arracher de véritables négociations ». Le texte ne sera pas examiné par le Sénat avant le 29 mai. Le ministère des transports espère qu’il sera « définitivement voté au plus tard début juillet ».

 
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