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14/01/2013

SNCF: quand les prix montent, le service baisse ?

http://lexpansion.lexpress.fr/entreprise/sncf-quand-les-p...

L'Expansion.com avec AFP - publié le 14/01/2013 à 18:50

La principale fédération d'usagers des transports, la Fnaut, a opposé lundi la hausse de 2,3% des tarifs du train annoncée par la SNCF aux réductions de services. Elle réclame un meilleur rapport qualité-prix du train.

Cette carte valable un an pourra être achetée jusqu'au dernier jour des 27 ans et pourra donc courir jusqu'à la veille des 29 ans.
Cette carte valable un an pourra être achetée jusqu'au dernier jour des 27 ans et pourra donc courir jusqu'à la veille des 29 ans.
Charles Platiau / Reuters

 

La principale fédération d'usagers des transports, la Fnaut, a opposé lundi la hausse de 2,3% des tarifs du train annoncée par la SNCF aux réductions de services.

"La Fnaut constate des réductions de services pour les TER, les Intercités, souvent supprimés à cause de travaux (et dont les tarifs ont déjà augmenté à l'été 2012)" et relève que ce phénomène apparaît aussi pour certaines lignes, relève la fédération dans un communiqué.

"Il est évident qu'une hausse des tarifs doit impliquer aujourd'hui une remise à niveau très rapide de la qualité de service, qui ne peut se limiter à des problèmes de ponctualité ou d'état d'entretien du matériel", ajoute la Fnaut, qui regroupe 200 associations d'usagers.

La SNCF a annoncé dimanche que les tarifs des TGV, Intercités et TER allaient augmenter le 24 janvier en moyenne de 2,3% en justifiant cette hausse par un "programme d'investissements sans précédent" de 2,6 milliards d'euros.

Meilleur rapport qualité-prix

Pour la Fnaut, "il est indispensable d'augmenter fortement le rapport qualité/prix du train. C'est pourquoi elle demande à la SNCF de mettre en place "au plus vite une offre alternative à bas coût".

Cette offre, selon elle, devrait notamment proposer "un minimum de services ferroviaires Intercités, parallèlement aux lignes à grande vitesse", et aux tarifs plus accessibles que le TGV, une offre TGV low cost étendue à l'ensemble des lignes à grande vitesse ou encore une offre TER développée comme alternative crédible à l'automobile.

La SNCF a prévu en 2013 d'augmenter de 20% le volume des billets à petit prix grâce à sa politique d'offres promotionnelles sur TGV (Prem's) et Intercités (100% Eco et Mini-groupe), à l'élargissement de l'offre iDTVG (filiale SNCF à bas prix 100% web) vers Quimper et au lancement au premier semestre du TGV Eco qui reliera l'Ile-de-France au sud-est.

Plus sévère, l'Association des usagers des chemins de fer (Avuc) estime que la SNCF a confirmé "en douce, en pleine actualité internationale et sociétale, une augmentation de ses tarifs". Une décision qui intervient, selon l'association, "alors que tous les services du rail ne cessent de se dégrader (trains supprimés, en retard, inadaptés aux contraintes des voyageurs, guichets de vente et d'accueil fonctionnant au ralenti, petites gares fermées)".

22:42 Publié dans FNAUT, SNCF, TER, TGV | Lien permanent | Commentaires (1)

08/12/2012

Les trajets en voiture deux fois plus coûteux qu'en transport en commun

http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/auto-transpor...

Par Lionel Steinmann | 07/12 | 16:40

Une étude commandée par une association d'usagers compare le prix au kilomètre de différents moyens de transports. Le train et le bus apparaissent nettement moins coûteux que l'automobile.

La Fnaut réhabilite la politique tarifaire de la SNCF. - AFP
La Fnaut réhabilite la politique tarifaire de la SNCF. - AFP

Utiliser la voiture, que ce soit pour des déplacements de proximité ou sur de longues distances, revient plus cher que ce qu'imaginent souvent les Français, et devrait inciter ceux-ci à se tourner vers les bus ou les trains. Telle est la principale conclusion d'une étude sur les coûts comparés des différents moyens de locomotion, que la Fédération nationale des associations d'usagers des transports (Fnaut) a rendue publique en fin de semaine dernière.

La Fnaut prend soin de préciser que cette recherche ne prend en compte ni le coût économique réel (les transports en commun urbains sont largement subventionnés), ni les coûts socio-environnementaux comme ceux liés à la pollution. L'étude se place uniquement du point de vue du client. Et distingue les déplacements de proximité, définis par convention comme ceux de moins de 80 kilomètres, des trajets longue distance.

Le TER très économique

Dans le premier cas de figure, les TER (trains régionaux) apparaissent comme le moyen de transport le plus économique, avec un coût de 8 centimes par kilomètre pour le voyageur, suivi par les transports urbains (bus, métros et tramways), à 11,7 centimes. Quant à la voiture, qui représente 82 % du trafic, elle semble à première vue compétitive, avec un coût un peu inférieur à 10 centimes au kilomètre... si l'on s'en tient aux seuls coûts d'usage (essence, parking). Mais si l'on inclut l'achat, l'assurance et l'entretien, le coût grimpe à 27 centimes.

Même conclusion pour les déplacements longue distance : avec un taux de remplissage moyen de 1,7 passager (contre 1,3 pour les trajets de proximité), la voiture affiche selon l'étude commandée par la Fnaut un coût moyen de 6,5 centimes par kilomètre, en se référant aux seuls frais de péage et de carburants. Mais une appréhension complète des coûts fait grimper la facture à 19 centime. En comparaison, les transports collectifs apparaissent bien meilleur marché avec un coût moyen de 10 centimes le kilomètre.

Dans le détail, les déplacements par autocar (type Eurolines ou IDBus) affichent un coût moyen de 7 centimes, devant les trains Intercités (9 centimes) et les TGV (11 centimes). Dans l'aérien, le coût moyen ressort à 12 centimes au kilomètre, avec un point bas à 6 centimes pour les compagnies à bas coûts.

Pour l'instauration de péages urbains

« Le plus souvent, l'automobiliste ne prend en compte que le coût apparent d'usage de son véhicule, plaide Jean Sivardière, le président de la Fnaut. Du coup, il ne perçoit pas le bénéfice financier que l'usage du transport collectif pourrait lui apporter ». La Fnaut, qui milite de longue date pour les transports en commun, plaide donc pour une information accrue des automobilistes. Elle souhaite également que le coût d'usage des voitures soit accru, par l'instauration notamment de péages urbains

Au passage, la Fnaut réhabilite la politique tarifaire de la SNCF, qui fait partie des financeurs de l'étude au même titre qu'Eurolines, IDBus et les entreprises de transport en commun : « Le TGV est considéré comme cher à cause des tarifs de dernière minute et parce que les trajets sont effectués sur de longue distances. Mais les tarifs promotionnels et les abonnements sont très avantageux, si bien que le prix moyen du TGV n'est pas beaucoup plus élevé que celui d'un train classique ». L'association préconise là encore une meilleure information sur les tarifs réduits de la compagnie ferroviaire, comme les billets congés annuels, « que très peu de gens utilisent faute de les connaître ».

À noter  :

De 1970 à 2011, le prix d'achat des voitures a baissé de 20% en monnaie constante, mais le coût des carburants a lui augmenté de 60%, et celui de l'entretien de 78%.

27/09/2012

Restructuration du rail: les usagers contre une holding pilotée par la SNCF

http://www.notretemps.com/alerte-infos/2372-droit/1001755...

Par AFP le 27/09/12

La principale fédération d'usagers de transports (Fnaut) s'est inquiétée jeudi d'une possible réunification du secteur ferroviaire au sein d'une holding pilotée par la SNCF.

"Une réunification rétablirait un monopole de pensée ferroviaire au détriment de l'innovation", a indiqué la Fnaut dans un communiqué.

La fédération a fait part de ses inquiétudes concernant les "intentions manifestées par le gouvernement de réunifier le secteur ferroviaire dans le cadre d'une formule de holding qui serait pilotée par la SNCF, avant même que les idées directrices d'un indispensable +plan rail+ aient été formulées par l'Etat".

Une telle réunification aurait pour conséquence que la stratégie de la SNCF "s'imposerait alors qu'elle consiste (...) à supprimer les services non rentables sans chercher à les valoriser", a estimé la Fnaut.

"La SNCF recherche une croissance externe par diverses initiatives telles que la création d'iDBus (liaisons internationales en bus, ndlr), alors que c'est un recentrage de ses activités sur le rail qui correspond le mieux aux attentes des voyageurs et des chargeurs", a-t-elle relevé, demandant "à l'Etat et aux régions un gel immédiat des transferts sur route".

Dans un rapport examiné mercredi par la commission des Finances du Sénat, qui en a révélé les principales conclusions, la Cour des comptes a relevé que le système de relation conventionnelle entre le gestionnaire Réseau ferré de France (RFF) et la division de la SNCF chargée de l'entretien des voies "est à bout de souffle", a expliqué à la presse Philippe Marini, président de la Commission des finances du Sénat.

Une loi de 1997 a séparé la gestion des infrastructures, attribuée à RFF, de l'exploitation du réseau dévolue aux entreprises ferroviaires (l'opérateur historique SNCF, et les nouveaux entrants). Mais la SNCF abrite toujours et gère pour le compte de RFF la Direction de la circulation ferroviaire (DCF) ou SNCF Infra (maintenance et entretien).

Les Assises du ferroviaire, organisées l'automne dernier par le gouvernement, avaient préconisé l'adoption d'un modèle à l'allemande, articulé autour d'une holding, pour sortir du système actuel souffrant d'un partage alambiqué des rôles et des compétences entre la SNCF et RFF.

A l'issue des Assises, le gouvernement avait demandé que soit cherchée une "3e voie", c'est-à-dire un modèle spécifique à la France.

22:25 Publié dans FNAUT, RFF, SNCF | Lien permanent | Commentaires (0)

 
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