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03/05/2016

Comment la SNCF veut réorganiser le travail de ses agents

http://www.20minutes.fr/economie/1839287-20160503-comment...

  • Céline Boff
  • Publié le

Des agents de la SNCF conseillent les voyageurs à la gare Saint-Lazare à Paris, mardi 26 avril, journée de grève. Des agents de la SNCF conseillent les voyageurs à la gare Saint-Lazare à Paris, mardi 26 avril, journée de grève. - MIGUEL MEDINA / AFP

SOCIAL La direction et les syndicats de la SNCF se réunissent ce mercredi pour négocier une nouvelle organisation du travail…

C’est une petite révolution pour les agents de la SNCF. Jusqu’à présent, leurs conditions de travail étaient fixées directement par l’Etat, via un décret appelé « RH 0077 ». Mais c’est fini : elles seront bientôt déterminées par un accord d’entreprise. Autrement dit, ce sont les syndicats et la direction de la SNCF qui vont devoir les négocier. Et ils se réunissent ce mercredi pour en discuter.

Guillaume Pépy, le patron de la SNCF, l’a assuré mardi : il souhaite parvenir à un « accord équilibré ». De fait, les propositions de la direction, dévoilées la semaine passée, viennent préserver les trois quarts des acquis des cheminots, à commencer par leur statut, leur régime spécial de retraite ou encore leur temps de travail, qui reste à 1.568 ou 1.589 heures par an selon les catégories de personnel, contre une durée légale de 1.607 heures.

La pause casse-croûte menacée

Pépy a également affirmé que la négociation permettra « d’avancer » sur certaines revendications des salariés. « Nous attendions des évolutions sur le travail de nuit, mais il n’y a rien », regrette Rémi Aufrère, secrétaire général adjoint de la CFDT Cheminots.

Car, pour l’heure, « les cheminots sont plus mal lotis que les salariés du privé : pour être qualifiés de travailleurs de nuit, les premiers doivent réaliser, sur un an, 330 heures de nuit s’ils sont "roulants" ou 455 heures s’ils sont "sédentaires" contre 270 heures pour les seconds ».

En revanche, « certains changements voulus par la direction nous posent problème », avance Rémi Aufrère. A commencer par « la pause casse-croûte, qui dure en moyenne une vingtaine de minutes et qui ne sera plus comptée comme du temps de travail effectif. Cela revient à nous demander de travailler 20 minutes de plus. »

« Certains conducteurs de fret jouent à la belote »

Cette proposition correspond à l’un des objectifs de Pépy, à savoir profiter de la négociation pour « faire en sorte que chaque heure payée soit une heure productive », comme il l’annonçait début 2015 dans un entretien aux Echos. La direction de la SNCF souhaite enfin accroître l’amplitude horaire journalière de certaines catégories d’agents et envisage une hausse de trente minutes à une heure selon les cas.

Quel serait le gain d’une telle évolution pour la SNCF ? Pépy refuse de communiquer ce chiffre. Mais la direction a souvent répété que ses agents étaient 20 % moins productifs, ou 20 % plus chers, que leurs concurrents.

Ce qui fait bondir Rémi Aufrère : « Il est vrai que certains conducteurs de fret jouent à la belote quand des conducteurs de voyageurs se retrouvent débordés, mais ce modèle a été construit par Guillaume Pépy : c’est qui a divisé la SNCF en plusieurs activités en dressant des murs entre chacune, empêchant de fait le travail collectif. Il serait peut-être temps de remettre en cause cette organisation ».

Une grève programmée le 10 mai

Les négociateurs parviendront-ils à un accord ? Ils doivent aller vite : le 1er juillet prochain, le décret fixant l’organisation du travail à la SNCF deviendra caduc. Ce qui n’inquiète pas Rémi Aufrère : « Accord d’entreprise ou pas, les changements ne s’opéreront pas avant le service d’hiver, car modifier les roulements est un travail considérable ».

En attendant, le syndicaliste n’écarte pas la possibilité de recourir à la grève, alors qu’une nouvelle journée d’action est d’ores et déjà prévue le 10 mai. Ce sera la quatrième « gêne de la circulation » organisée en dix semaines. Avec toujours le même objectif : peser sur une autre négociation en cours, celle visant à créer une convention collective dans la filière ferroviaire. Elle aussi doit aboutir rapidement, alors que l’ouverture à la concurrence sera effective dès 2020 pour les lignes TGV et dès 2023 pour les trains TER et Intercités.

13/04/2016

Fiches Horaires du 2 mai 2016 au 2 juillet 2016

Bonsoir,

Au menu vous l'aurez compris :des travaux  entre St André le Gaz et Chambéry et des conducteurs en moins.

Cela donne bien entendu des suppression de trains ou des aménagement pas toujours acceptable.

01 - Grenoble - Bourgoin - Lyon (Mis à jour le 8 avril 2016)

http://cdn.ter.sncf.com/medias/PDF/rhone_alpes/01af_2016_...

54 - Chambéry - Lyon (Mis à jour le 13 avril 2016)

http://cdn.ter.sncf.com/medias/PDF/rhone_alpes/54af_2016_...

62 - Grenoble - St André le Gaz (Mis à jour le 12 avril 2016)

http://cdn.ter.sncf.com/medias/PDF/rhone_alpes/62af_2016_...

N'hésitez pas à commenter ces nouveaux horaires car certains sont déjà pénalisés lourdement. Ils sont obligés de prendre leur voiture soit pour rejoindre une gare intermédiaire avec rallonge du temps de parcours, soit de prendre leur véhicule d'un bout à l'autre faut de service adéquate.

Nous sommes déjà pris en étaux depuis le début de l'année avec les négociations sur l’organisation du travail des cheminots qui amènent sont lots de grèves dont une peut être le 26 avril.

Eric

04/04/2016

La SNCF supprime huit TER sur l'axe Grenoble-Lyon par manque de conducteurs

http://france3-regions.francetvinfo.fr/alpes/isere/grenob...

21 TER sont supprimés quotidiennement à partir de ce lundi 4 avril et jusqu'à début juillet en Auvergne-Rhône-Alpes, dont huit entre Grenoble et Saint-André-le-Gaz. 

  • France 3 Alpes
  • Publié le 29/03/2016 | 12:16, mis à jour le 04/04/2016 | 14:38
© Franck Grassaud

© Franck Grassaud

Le président de la SNCF, Guillaume Pepy, avait reconnu le 11 mars dernier une "erreur" de prévision du nombre de départs à la retraite des conducteurs de TER. On croyait que seules les Régions Hauts-de-France (ex-Nord-Pas-de-Calais-Picardie) et Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes étaient touchées. Auvergne-Rhône-Alpes s'est rajoutée à la liste.

Dans la Région, les suppressions de train décidées par la SNCF concernent notamment l'Isère et particulièrement les liaisons entre Grenoble et Saint-André-le-Gaz, soit huit TER supprimés. Les autre liaisons concernées: Saint-Étienne-Roanne (8 suppressions), Saint-Étienne-Firminy (2) et Saint-Étienne-Montbrison (3).

Auvergne-Rhône-Alpes demande au moins 15 millions d'euros d'indemnisation

"C'est ahurissant", s'est ému le vice-président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes en charge des Transports, le Savoyard Patrick Mignola. "Nous avons demandé le quadruplement des pénalités initialement prévues par la convention TER ou la rétrocession du bénéfice de la dernière année de la convention."

La première hypothèse équivaudrait à une compensation financière d'environ 15 millions d'euros, la seconde d'environ 20 millions, selon l'élu. M. Mignola met également en avant les "problèmes" rencontrés par l'entreprise ferroviaire dans la région pour justifier ces sommes: "on a un vrai problème de ponctualité et de régularité des trains, un problème incommensurable en matière d'infrastructures et maintenant on a le problème des conducteurs".

"Il faut que la SNCF nous indemnise pour l'ensemble de son oeuvre", a commenté le vice-président. La prochaine convention liera la SNCF et la nouvelle collectivité de 2017 à 2022.

La CGT dénonce les "choix politiques désastreux du gouvernement"

"Nous avons choisi des horaires qui permettent de diminuer au maximum les désagréments pour les voyageurs", a fait valoir une responsable de la direction régionale de la SNCF en précisant qu'un total de 1.200 trains circulent quotidiennement dans la région. Une campagne d'information associant l'envoi de mails, de SMS et la distribution en gare des nouvelles grilles horaires est organisée depuis mars, selon la même source.

"Les usagers du TER de la région Rhône-Alpes vont faire les frais des choix politiques désastreux du gouvernement, de la SNCF et de la région politique Auvergne-Rhône-Alpes", ont dénoncé les cheminots lyonnais de la CGT dans un communiqué.

"Les mesures annoncées vont jusqu'en juillet mais c'est un remède à moyen terme compte tenu des délais de formation des futurs conducteurs", a fait valoir Gabriel Exbrayat, de l'antenne locale de la Fédération nationale des usagers des transports, en déplorant être "mis devant le fait accompli".

 
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