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11/10/2016

Bras de fer entre les régions et la SNCF pour le renouvellement des conventions TER

http://www.boursorama.com/actualites/bras-de-fer-entre-le...

Boursorama avec AFP le , mis à jour à 12:35

Quelle surprise ! À l'heure de renégocier leurs conventions sur la circulation des trains régionaux, les cinq régions concernées veulent de meilleurs contrats et... moins chers. Chacune à sa manière tente de profiter de la fin du monopole de la SNCF annoncée pour 2019 pour obtenir des conditions avantageuses.

Cinq régions renégocient leur convention TER avec la SNCF qui devrait perdre son monopole sur ces lignes en 2019. ( AFP / CHARLY TRIBALLEAU )

En matière de TER, il y a deux classes de régions. Dans la première, il y a les amateurs de bras de fer, comme Paca, Provence-Alpes-Côte d'Azur, dont le président Christian Estrosi a annoncé mercredi la rupture de "toute négociation avec la SNCF" sur une nouvelle convention, alors que l'actuelle arrive à échéance en décembre.

L'élu LR, Les Républicains, a aussi pris position pour "l'accélération de l'ouverture à la concurrence dès 2019", comme l'envisage la Commission européenne, et "même avant si l’État le permet". Ce qui ne le dispensera néanmoins pas de signer une nouvelle convention avec la SNCF pour que les TER Paca puissent continuer à circuler à partir du 1er janvier 2017.

DONNANT-DONNANT

Cette mise en scène vise surtout à obtenir un gros rabais sur la facture 2016, dont le montant initial - 291 millions d'euros - va de toute façon être diminué des pénalités liées aux nombreuses grèves et autres trains annulés faute de conducteurs.

Pour remettre la négociation sur la bonne voie, le directeur national des TER, Franck Lacroix, a en plus "proposé à M. Estrosi d'aller au-delà du cadre contractuel" et promis de se rendre à Marseille "avant la fin du mois" pour détailler son plan d'actions destiné à améliorer le trafic ferroviaire dans la région. En Paca comme ailleurs, "on sait qu'on doit baisser la facture pour les régions" mais "il faut qu'on arrive à le faire ensemble", a déclaré M. Lacroix.

Ce ne sera pas non plus chose aisée en Auvergne-Rhône-Alpes, où la nouvelle convention TER est suspendue au sort de la ligne de trains de nuit entre Paris et la Savoie, supprimée depuis le 1er octobre sur décision du gouvernement.

Ce sujet "est un préalable à la négociation", ont fait savoir trois vice-présidents de cette région dirigée par Laurent Wauquiez (LR).

LA DISCRÉTION AVANT TOUT

Dans la seconde catégorie, il y a les partisans d'une diplomatie feutrée, comme Philippe Richert, président du Grand Est et de l'Assemblée des régions de France, l'ARF, qui négocie en parallèle une nouvelle convention TER et la reprise de trois lignes Intercités, moyennant contreparties de l'Etat. "Je n'ai aucun problème avec la SNCF, je n'ai pas de comptes à régler", assure-t-il, satisfait des 96,7% de régularité de ses trains régionaux et de la stabilité de sa facture depuis quatre ans.

Partisan de l'ouverture à la concurrence, il s'en tient à la feuille de route tracée en juin avec l’État, qui prévoit d'abord une expérimentation sur certaines lignes dans les régions volontaires.

"Ça va demander un minimum de temps", prédit-il, d'autant qu'il faudra pour cela faire voter une loi, qui devra trouver sa place dans un calendrier parlementaire raccourci par les élections du printemps. Pour les négociations en cours, "on n'a pas le temps de le faire", reconnaît-il, mais "on va mettre en place des clauses" qui permettront de tester la concurrence quand la loi l'autorisera.

Une approche que ne partage pas du tout l'Occitanie présidée par la socialiste Carole Delga. "Nous ne souhaitons pas cette mise en concurrence", résume son vice-président aux transports, Jean-Luc Gibelin. La région joue néanmoins de cette position de principe pour obtenir davantage de concessions. "La balle est dans le camp de la SNCF", affirme-t-il.

En Pays de la Loire également "on veut installer une relation beaucoup plus exigeante" avec l'entreprise publique, explique Bruno Retailleau (LR), qui assume de "travailler silencieusement". Le président de la région ligérienne dit "étudier les possibilités d'ouverture à la concurrence" et vouloir à la fois "une plus grande qualité de service" et une facture maîtrisée. "C'est une discussion pied à pied, où on ne lâchera rien", prévient-il, ajoutant qu'il "ne signera pas la convention en 2016, c'est une évidence".

25/09/2016

La SNCF forme des conducteurs de trains en urgence!

http://france3-regions.francetvinfo.fr/rhone-alpes/la-snc...

la région Auvergne-Rhône-Alpes, va imposer des pénalités à la SNCF en raison de nouvelles suppressions de TER suite à un manque de conducteurs! Un problème pourtant connu par la compagnie ferroviaire qui entend "régler cette situation d'ici la fin de l'année".

  • Par Isabelle Gonzalez
  • Publié le
Le 22/09/2016 © France3RA

© France3RA Le 22/09/2016

Cette pénurie de conducteurs de TER a conduit la SNCF à mettre en place des "plans de transports adaptés", incluant des suppressions de trains en heures creuses et des bus de substitution.
Depuis plusieurs mois à cause de cette pénurie de conducteurs, la SNCF a dû supprimer de nombreux TER.

 
 
 
Ecole lyonnaise de formation des conducteurs de trains

Piloter un train ce n'est pas si simple et la formation est longue. Jean Perrier et Arnaud Jacques ont rencontré les futurs conducteurs à l'école des trains, dans un des quatre centres de formation lyonnais.  -  France3 RA

05/09/2016

La rentrée des TER : les usagers sont inquiets

https://www.francebleu.fr/infos/societe/la-rentree-des-te...

Par Nicolas Crozel, Véronique Saviuc et Céline Loizeau, France Bleu Isère lundi 5 septembre 2016 à 9:04

Un TER en gare de Châteaucreux (illustration)
Un TER en gare de Châteaucreux (illustration) © Radio France - Yves Renaud

Des lignes supprimées faute de conducteurs, des TER qui roulent désormais sans contrôleurs, et des abonnés qui demandent toujours des compensations après les grèves du printemps. La rentrée des TER s'annonce chaude sur les rails dans la région.

Des trains supprimés faute de conducteurs

C'était la mauvaise surprise de la semaine de rentrée pour les usagers des TER sur plusieurs lignes en Isère. Une vingtaine de trains ont été supprimés depuis lundi 29 aout, sans information préalable de la SNCF, si ce n'est un SMS qui invitait les abonnés à consulter les horaires de circulation. Les trains supprimés sont sur les lignes Grenoble-Chambéry, Grenoble-St-Marcellin et Grenoble-St-André-le-Gaz, certains en heures de pointe, d'autres en heures creuses.

D'où la colère des voyageurs et des associations d'usagers, surtout qu'aucune information n'est donnée non plus sur la durée de ces suppressions. Des pétitions circulent, les associations demandent aux élus et notamment à la région (organisatrice des transports ferroviaires) d'agir. Ces suppressions sont la conséquence du manque de conducteurs, suite à de nombreux départs à la retraite. Il y a eu des recrutements mais les nouveaux conducteurs sont en cours de formation.

François Lemaire, vice-président de l'ADTC, l'association de promotion des transports en commun dans l'agglomération grenobloise.

Pascal Veuillen qui habite le Touvet et travaille chez A Raymond à Grenoble, s'est fait piéger par la disparition de son train habituel au départ de Chambéry à 6h53. Il a mis en ligne une pétition qui a recueilli plusieurs centaines de signatures en quelques jours.

Pascal Veuillin a lancé une pétition contre les TER supprimés

La SNCF développe les trains sans contrôleurs

Par ailleurs, en cette rentrée, la SNCF déploie son dispositif "TER sans contrôleur". Depuis lundi (29-08), sur les lignes TER Saint-André-le-Gaz/Grenoble, Villefranche/Vienne et Saint Etienne/Montbrison, il n'y a plus systématiquement de contrôleur à bord. La mesure est en place depuis cinq ans sur l'ouest lyonnais et la SNCF a tenu à la développer.
Sont concernées uniquement des lignes dites périurbaines : moins d'une heure de trajet, avec beaucoup d'arrêts et fréquentées essentiellement pour des trajets domicile-travail.
Les contrôles se font de manière aléatoire à quai, avant de monter dans le train ou en en descendant. Ils continuent cependant de se faire parfois avec un agent à bord.
C'est plus efficace en matière de lutte contre la fraude selon la SNCF. La fraude représentait 20 millions d'euros de perte l'an passé sur le réseau TER en Rhône-Alpes selon la SNCF.

Le reportage de Céline Loizeau, à la rencontre d'usagers sceptiques et inquiets pour leur sécurité

Les abonnés demandent un geste après les 53 jours de grève au printemps

Si certains passagers s’inquiètent pour leur sécurité, les associations, elles, ne voient pas ça forcément d'un mauvais œil. "La meilleure façon de ne pas être embêté dans le train, c'est que la personne gênante soit contrôlée et bloquée à la montée" explique Yves Gimbert (ligne Valence-Grenoble-Chambéry). "Ce qu'on a demandé à la SNCF , c'est de ne plus assujettir le départ d'un train à la présence d'un contrôleur, car en cas d'absence cela occasionne des retards ou des suppressions" confie encore Yves Gimbert. Un avis partagé par l'ADUT (Ligne Lyon-Grenoble,) son porte-parole Patrice Belvègue appelle par ailleurs les usagers à manifester ce mardi 6 à Lyon à 8 heures devant le siège de la direction régionale de la SNCF. Ces usagers demandent des compensations financières sur leurs abonnements après les 53 jours de grève décomptés entre le 1er janvier et le 1er juillet derniers.

Patrice Belvègue le secrétaire de l'Adut est l'invité de France Bleu Isère

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