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22/02/2018

SNCF : les régions refusent de payer seules pour les petites lignes

http://www.lejsl.com/actualite/2018/02/21/sncf-les-region...

Elles refusent de payer 100% pour la rénovation des petites lignes ferroviaires que le rapport Spinetta sur la SNCF menace. Les régions réclament ainsi une révision des contrats de plan Etat-région.

Le 21/02/2018 à 21:22

AFP

Les régions refusent d'être les seules à payer pour le maintien des petites lignes ferroviaires que le rapport Spinetta sur la SNCF remet en cause.

Le président de Régions de France Hervé Morin, a d'ailleurs souligné que certaines des lignes menacées sont "importantes" et qu’il serait "un scandale de les fermer". 

"Il n'est pas question (...) que les régions paient 100% de la rénovation de ces lignes", a confirmé le président centriste de la région Normandie, reçu ce mercredi à Matignon. 

Révision des contrats de financement

Afin d’assurer leurs financements du transport ferroviaire, les régions demandent à l’Etat de "réviser dès aujourd’hui" les contrats de plan Etat-région (CPER) en cours, qui fixent les engagements communs de l'Etat et des régions sur des projets locaux importants d’aménagement du territoire.

Les régions pourraient alors "considérer qu’une partie de l’argent public peut être réaffectée sur d’autres projets" ou "régler la question de la rénovation" des petites lignes ferroviaires.

Ouverture à la concurrence "dès 2021"

Favorables à une ouverture rapide à la concurrence, elles estiment que les nouveaux concurrents de la SNCF peuvent faire baisser les coûts et ainsi limiter les subventions publiques. 

 "On est demandeurs à ce que ça aille vite", a confié le président de Régions de France qui espère des appels d’offres "dès 2019".

19/02/2018

SNCF : le gouvernement lance le chantier de la réforme

https://www.francebleu.fr/infos/transports/sncf-les-consu...

lundi 19 février 2018 à 7:34 Par Marine Laugénie et Géraldine Houdayer, France Bleu

Avec la réforme de la SNCF, c'est un chantier ultra-sensible qui démarre pour le gouvernement. Elisabeth Borne, la ministre des Transports, reçoit à partir ce ce lundi les syndicats. Le Premier ministre Edouard Philippe accueille, lui, les dirigeants du groupe ferroviaire.

La CGT appelle à une manifestation des cheminots le 22 mars
La CGT appelle à une manifestation des cheminots le 22 mars © AFP - Ludovic MARIN / AFP

Quatre jours après la remise du rapport Spinetta, vécu par les cheminots comme une "attaque" contre le service public ferroviaire, les discussions s'annoncent houleuses. Syndicats, direction de la SNCF mais aussi élus des régions et usagers, tous ont rendez-vous au ministère des transports et à Matignon cette semaine. Dès ce lundi, les quatre syndicats représentatifs à la SNCF (CGT, Unsa, SUD et CFDT) seront reçus séparément au ministère des Transports, alors que les dirigeants du groupe seront reçus à Matignon.

Aborder "des sujets très sensibles" 

Officiellement, le gouvernement parle de concertation, mais le bras de fer est bien engagé : la CGT appelle déjà à une manifestation des cheminots le 22 mars. Sud Rail promet, de son côté, un blocage du pays si le rapport Spinetta est appliqué. "La casse du service public, c'est de laisser perdurer la situation actuelle!", a répondu dimanche la ministre des Transports Elisabeth Borne. "Nous allons aborder des sujets très sensibles. Il y a des inquiétudes et forcément beaucoup de questions, c'est légitime. Nous allons dialoguer, y répondre", a-t-elle promis.

Le gouvernement veut aller vite 

Elisabeth Borne souhaite donc aller vite. La méthode et le calendrier de la réforme devraient être annoncés lundi prochain, le 26 février. Les pistes du rapport Spinetta sont explosives : la fin du statut des cheminots, la fermeture de certaines petites lignes, l'ouverture à la concurrence, ou encore la possibilité de plans de départs. Pour minimiser le mouvement social qui s'annonce, le gouvernement affûte ses arguments. Le délégué général de LREM Christophe Castaner estimait vendredi qu'il faut "oser assumer de mettre sur la table les tabous et les privilèges"."Il faut faire preuve de courage", a-t-il ajouté, pour remettre financièrement la SNCF et ses 40 milliards de dettes sur les rails.

  - Visactu
© Visactu -

17/02/2018

Martine Guibert : "Ce rapport délaisse les petites lignes"

http://www.ledauphine.com/economie-et-finance/2018/02/16/...

Remise en question du statut de cheminot, fermetures de petites lignes… Dans son rapport, Jean-Cyril Spinetta préconise des économies tous azimuts pour sortir le système ferroviaire de sa dette d’environ 50 milliards, qui augmente d’environ 3 milliards par an.    Photo d’illustration CC by Jean-Louis Zimmerman

Remise en question du statut de cheminot, fermetures de petites lignes… Dans son rapport, Jean-Cyril Spinetta préconise des économies tous azimuts pour sortir le système ferroviaire de sa dette d’environ 50 milliards, qui augmente d’environ 3 milliards par an.  Photo d’illustration CC by Jean-Louis Zimmerman

En levant plusieurs tabous, comme la fin du statut de cheminot pour les nouvelles embauches et la fermeture de petites lignes, le rapport sur l’avenir du transport ferroviaire remis jeudi au Premier ministre par Jean-Cyril Spinetta a fait du bruit. À Paris comme dans les régions. L’ancien PDG d’Air France y fait une série de propositions explosives pour améliorer la compétitivité de la SNCF avant l’ouverture à la concurrence à partir de 2019 ( lire notre édition d’hier ). « Il y a des lignes où circulent moins de cinq trains par jour, soit 200 à 300 passagers. Faut-il les maintenir ? »

La question a trouvé un écho et une réponse en Région Auvergne-Rhône-Alpes. Pour Martine Guibert, vice-présidente aux Transports : « Ce rapport est dans la continuité du rapport Duron sur les infrastructures. Il délaisse les petites lignes et il ne tient pas compte de l’équilibre territorial. Ces petites lignes ferroviaires représentent 1 050 km dans la Région, soit un tiers du réseau. On connaît leur état et la Région en a fait une priorité dès novembre 2016 en élaborant un plan de sauvetage dans lequel elle met 111 millions d’euros (sur un total de 264 millions). Des travaux doivent être conduits en urgence sur 830 km de lignes, avec comme priorité la desserte des villes moyennes qui sont appelées à se développer. Or, le rapport Spinetta ne prend absolument pas en compte la nécessité d’irriguer tout le territoire. »

La question clermontoise

Et sur la nécessité d’ouverture à la concurrence, Martine Guibert continue : « Elle peut être positive, elle est même souhaitable car elle obligera les opérateurs à une meilleure performance, à être plus efficace et à assurer une meilleure qualité des services… Mais il y a un point noir en Auvergne Rhône-Alpes, c’est la desserte de Clermont-Ferrand, tant vers Paris que vers Lyon. C’est un objectif qui ne peut pas être abandonné. Là, il faut améliorer la vitesse et le confort des usagers ».

Par G.B. | Publié le 17/02/2018 à 06:04 |Mis à jour il y a environ 1 heures

 
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