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01/05/2015

Blablacar, HOP Air France, Eurolines... à l’assaut de la SNCF

http://www.latribune.fr/entreprises-finance/services/tran...

Fabrice Gliszczynski  |  30/04/2015, 7:00

Avec l'essor du covoiturage, la contre-attaque de Hop Air France, demain la concurrence des bus longue distance et du "car-sharing", le marché des déplacements longue distance est en pleine révolution.

En raison d'une conjoncture morose et la concurrence des autres modes de transport, le trafic voyageurs de la SNCF souffre depuis plusieurs années sur le réseau intérieur français. En 2014, il a reculé de 0,4% sur les TGV et de 3,7% sur les trains Intercités (Corail). Si la légère amélioration de l'économie française prévue par l'Insee en 2015 est forcément un signe positif pour la SNCF, le paysage concurrentiel se durcit considérablement. Fini le temps du duel entre la SNCF et Air France.

«Le train et l'aérien ne sont plus seuls», expliquait récemment Guillaume Pepy, le président de la SNCF.

Le marché des déplacements longues distance est en pleine révolution. Le covoiturage explose, les autocaristes sont dans les starting-blocks pour déferler dans l'Hexagone une fois en vigueur la Loi Macron qui libéralise ce secteur, et le transport aérien, n'a jamais été aussi menaçant avec, non seulement le développement des compagnies à bas coûts comme Easyjet, Volotea ou Ryanair -déjà présentes sur le réseau intérieur français-, mais aussi la restructuration d'Air France qui vient de regrouper toute l'activité court courrier dite de point-à-point (par opposition à vols en correspondance) avec celle de sa filiale régionale, Hop, sous la bannière de cette dernière.

HOP Air France veut reprendre des parts de marché au train

Avec une grille tarifaire simplifiée et des prix très agressifs qui débuteront à 49 euros TTC l'aller simple pour des temps de parcours qui restent les plus performants, Hop Air France, entend reprendre des parts de marché au train. Non pas sur les routes que la SNCF effectue en 2 heures, mais sur les autres, sachant qu'à partir de 3 heures, l'avion reprend l'avantage sur le train, en particulier auprès de la clientèle professionnelle. C'est à dire sur les lignes radiales reliant Paris à Nice ou Toulouse, mais aussi sur la majorité des lignes reliant les grandes métropoles régionales.

L'attaque routière est triple

Attaquée sur le haut de sa gamme par l'aérien, la SNCF l'est aussi sur le bas avec le boom des déplacements par la route, qui représente déjà plus de 65 % de parts de marché des déplacements longue distance en France, contre 20 % pour le train et 15 % pour l'avion selon des chiffres fournis par Air France (pour la SNCF, le train pèse moins de 15%).

L'attaque routière est triple. Depuis plusieurs années, le covoiturage est en pleine ascension, avec son leader, Blablacar. Sur des lignes comme Bordeaux-Nantes ou Paris-Rennes le vendredi, la formule fait mouche. Sur Bordeaux-Nantes, le covoiturage a raflé 11% du marché selon la SNCF.

«Le covoiturage nous bouffe des parts de marché», explique Jean Ghedira, le directeur d'Intercités, cette activité de la SNCF qui perdu 2,7 millions de voyageurs de passagers en trois ans sous l'effet de la concurrence et de la crise.

Ce n'est pas fini. Bénéficiant d'une très forte notoriété, Blablacar dispose d'un réservoir de clients potentiels très élevé. Les actions comme celles annoncées récemment avec Vinci pour dispenser les covoitureurs du montant du péage à partir de deux trajets mensuels dépassant les 75 km ne peuvent qu'inciter les gens à franchir le pas.

Libéralisation des autocars

Une autre concurrence routière pointe. La libéralisation du marché des autocars risque de faire lui aussi des dégâts aux trains. Une centaine de lignes devraient ouvrir dès l'entrée en vigueur de la loi Macron, en juillet ou au 1er janvier 2016. En interne, la SNCF table sur une perte annuelle de chiffre d'affaires de l'ordre de 200 millions d'euros. L'arrivée des autocars "va venir perturber l'équilibre en place, et ça viendra prendre du chiffre d'affaires à tous les acteurs en place aujourd'hui", explique Rachel Picard, la directrice générale de Voyages SNCF, qui estime le marché de l'autocar français entre 500 millions et un milliard d'euros de chiffre d'affaires annuel.

Le "car-sharing" pourrait exploser demain

Enfin, une autre concurrence routière, balbutiante aujourd'hui, pourrait exploser demain. C'est le car-sharing, la location de voitures entre particuliers. Un marché à la fois concurrent et complémentaire du train sur lequel Drivy accélère avec le rachat de son concurrent Buzzcar.

Avec tous ces acteurs, la gamme des déplacements en France sera donc très large en termes de rapport qualité-prix-vitesse. Outre le «porte à porte», la réponse de la SNCF est d'offrir des solutions sur l'ensemble de cette gamme. La SNCF est présente dans le covoiturage avec IDvroom, dans les bus avec IDbus et dispose de plusieurs offres dans le train: le TGV classique, les IDTGV, Ouigo, Intercités, dont certains sont 100% Eco comme entre Paris et Toulouse. Dans une interview accordée le 17 avril, Guillaume Pepy déclarait que la SNCF allait "investir massivement dans les TGV à bas prix".

 

29/04/2015

Les régions inquiètes pour leurs TER

http://www.bienpublic.com/actualite/2015/04/28/les-region...

le 28/04/2015 à 05:05

Dans toutes les régions, la fréquentation des TER a au moins doublé entre 2003 et 2013. Fréquences cadencées, investissements sur de nouveaux matériels, rénovation de gares et de parkings, abonnements attractifs pour les jeunes et les salariés : les régions investissent 6,3 milliards par an dans le ferroviaire et les résultats suivent au point que ces trains du quotidien sont devenus la priorité de la SNCF. Aussi l’association des régions de France dénonce « la libéralisation totale du transport par autocar qui permettra aux autocaristes de s’affranchir totalement de la régulation et donc de concurrencer les lignes conventionnées par la région ». L’Association des régions de France (ARF) demande aux parlementaires de maintenir une organisation coordonnée des déplacements. En clair de faire circuler les autocars dans les endroits où le train ne passe pas ou d’organiser des gares relais. « La totalité des lignes TER sont ainsi menacées » écrit l’ARF. Son président Alain Rousset estime même que les régions sont à même d’assurer cette régulation et des schémas régionaux voire interrégionaux de transport public.

27/04/2015

L'Autorité de la concurrence obtient du groupe SNCF des engagements permettant d'égaliser les conditions de concurrence

http://actualitesdudroit.lamy.fr/Accueil/Articles/tabid/8...

A la suite d'une procédure ouverte devant l'Autorité de la concurrence, cette dernière rend obligatoire, par sa décision du 15 avril 2015 (Aut. conc., décision n° 15-D-05, 15 avril 2015), les engagements pris par la SNCF destinés à empêcher sa filiale Keolis, active sur le marché concurrentiel du transport urbain, ou toute autre de ses filiales, de mobiliser à son seul profit le savoir-faire ferroviaire de la maison mère pour présenter des offres non réplicables par les concurrentes pour l'attribution de marchés de conseil et d'assistance technique aux exploitants de transport urbain. Par une décision du 27 juin 2013, l'Autorité de la concurrence avait considéré qu'il n'était pas exclu que le groupe ait utilisé les moyens tirés du monopole ferroviaire comme levier pour avantager la filiale Keolis sur les marchés d'assistance technique (Aut. conc., décision n° 13-D-16, 27 juin 2013). En effet, compte tenu de la prééminence du ferroviaire par rapport aux autres modes de transports, des besoins croissants d'intermodalité pour les transports urbains et de la connexité manifeste entre les marchés de transport et de l'assistance technique, la mise à disposition directe du savoir faire du groupe SNCF, via la filiale SNCF Partenariat (une structure sans moyens dédiés mobilisant des cadres, l'image et la réputation de l'EPIC ferroviaire) était susceptible d'avantager Keolis de façon décisive pour répondre aux appels d'offres des collectivités. A la suite des préoccupations de concurrence exprimées par les services d'instruction, les établissements publics SNCF et SNCF Mobilités et leurs filiales SNCF Partenariat et Keolis ont proposé conjointement un ensemble d'engagements à l'Autorité de la concurrence, améliorés à la suite de la consultation organisée par l'Autorité et lors de la séance qui a suivi. Les engagements sont notamment les suivants :
- ni SNCF, ni SNCF Mobilités ne soumissionnera à un marché d'assistance technique aux exploitants de transports urbain, que ce soit seule ou en groupement ;
- seules des filiales pleinement autonomes de SNCF ou de SNCF Mobilités disposant notamment de ressources humaines et matérielles en propre et suffisantes (comme c'est le cas de Keolis), pourront soumissionner ;
- un recours au savoir-faire et aux moyens tirés de l'exploitation du transport ferroviaire sera possible pour répondre aux demandes formulées dans les appels d'offres de marchés d'assistance technique des autorités organisatrices de transport, mais seulement suivant une procédure précise, ouverte de manière non discriminatoire à tous les acteurs de ce marché.
Ces engagements sont pris pour une durée de cinq ans et pourront être prolongés par l'Autorité, notamment si aucune ouverture effective du marché du transport ferroviaire régional de voyageurs n'est constatée à l'expiration de ce délai. Un mandataire indépendant agréé par l'Autorité en vérifiera la bonne exécution.

Une information Lexbase.

Aut. conc., décision n° 15-D-05, 15 avril 2015
 
27/04/2015
 
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