Avertir le modérateur

16/09/2016

Les TER préparent leur révolution

http://www.ledauphine.com/economie-et-finance/2016/09/15/...

Environ 900 000 voyageurs empruntent chaque jour les 7 000 trains et 1 300 autocars TER. Photo CC-By Thierry Ilansades Environ 900 000 voyageurs empruntent chaque jour les 7 000 trains et 1 300 autocars TER. Photo CC-By Thierry Ilansades

Anticipant l’ouverture à la concurrence, la SNCF engage un vaste plan de transformation de son offre TER. Objectif : réduire les coûts et séduire de nouveau les usagers.

Plus assez attractifs pour les usagers, trop coûteux pour les régions qui financent l’essentiel du service… C’est le cercle vicieux dont la SNCF aimerait sortir ses trains express régionaux (TER), alors que se profile pour 2023 l’ouverture à la concurrence.

« Notre équation économique est en danger », résume Franck Lacroix, nommé directeur général du service en janvier. Entre 2002 et 2012, le trafic des TER avait certes bondi de 50 %, mais il affiche depuis une baisse de 4,4 %. Une chute de fréquentation qui grève les recettes directes, et fait mécaniquement monter le niveau des subventions allouées par les conseils régionaux.

Rapprochement des régions

Pour un voyage payé 10 € par l’usager, la région met déjà la main au portefeuille à hauteur de 30 €. La SNCF a calculé que si la tendance ne s’inverse pas, le coût pour les collectivités s’alourdirait encore de 23 % à l’horizon 2020, avec une fréquentation en chute de 7 %. « Insoutenable » pour Franck Lacroix, qui a présenté hier son « plan de transformation et de rupture ». Son objectif ? Regagner 5 à 10 % de voyageurs à l’horizon 2020, et alléger la facture pour les régions.

La stratégie passera notamment par un rapprochement de la SNCF avec les exécutifs régionaux, afin de parvenir à une analyse plus fine des besoins et des moyens à mettre en œuvre, qu’il s’agisse de trains ou d’autocars. L’opérateur doit également procéder à un inventaire des « bonnes pratiques » afin de généraliser ce qui fonctionne le mieux dans telle ou telle région, et renforcer sa lutte contre la fraude. Particulièrement élevée, cette dernière est estimée dans le réseau TER à 10 %, soit un manque à gagner de cent millions d’euros par an.

Des offres différenciées

De manière plus visible pour les voyageurs, le chantier passera également par un renforcement de l’attractivité. « Nous allons faire entrer le TER dans l’ère du marketing », prévient Franck Lacroix. À l’instar du TGV, des offres différenciées devraient ainsi voir le jour : City pour les dessertes métropolitaines (avec intégration possible des offres de transports urbains), Chrono pour les liaisons entre pôles régionaux, ou Proxi pour un maillage plus fin des territoires. Franck Lacroix promet également un effort sur la régularité, qui reste la préoccupation numéro un des usagers. Les produits TER devraient enfin être tous disponibles via le site et les applications de la SNCF.

Vidalies favorable pour tester la concurrence dans les TER en 2019-2020

http://www.latribune.fr/entreprises-finance/services/tran...

Par Fabrice Gliszczynski  | 

«Avec le quatrième paquet ferroviaire l'ouverture à la concurrence dans les TER n'est plus un débat, c'est un calendrier", a déclaré Alain Vidalies.

«Avec le quatrième paquet ferroviaire l'ouverture à la concurrence dans les TER n'est plus un débat, c'est un calendrier", a déclaré Alain Vidalies. (Crédits : Flickr/ Patrick Janicek CC License by)

Le secrétaire d'Etat aux Transports estime "juste" le choix des Régions de vouloir tester l'ouverture à la concurrence dans les TER, laquelle interviendra d'ici à 2023.

Alors qu'il avait refusé d'expérimenter la concurrence dans les trains d'équilibre du territoire (TET), Alain Vidalies, le secrétaire d'Etat aux transports est favorable à l'expérimentation de l'ouverture à la concurrence des TER dans les régions, laquelle doit intervenir au plus tard d'ici à 2023.

«Avec le quatrième paquet ferroviaire l'ouverture à la concurrence dans les TER n'est plus un débat, c'est un calendrier dont la décision sera à la disposition des régions qui pourront le faire soit dans le cadre d'attribution directe sous réserve de certaines dispositions qui sont dans le paquet ferroviaire soit en faisant appel à la concurrence», a expliqué en début ce début de semaine devant plusieurs journalistes, Alain Vidalies.

Fin juin, l'Etat et l'Association des Régions (ARF) se sont entendues sur le principe d'une telle expérimentation.

"Une idée juste"

«L'idée des Régions de faire une expérimentation d'ici à 2023 me parait juste. Le problème, pour faire une expérimentation, il faut une loi. Pour cela, il faut se mettre d'accord avec les Régions sur les objectifs de l'expérimentation », a ajouté Alain Vidalies. Pour ce dernier, il y a deux questions préalables à résoudre : le statut des personnels et le choix du périmètre de l'expérimentation.

«Il faut une expérimentation qui soit un modèle réduit de la réalité des TER, pour que l'on puisse en tirer les conséquences. On ne peut pas le faire une des expérimentations uniquement sur des lignes rentables ou uniquement sur des lignes extrêmement déficitaires».

S'exprimant sur le sujet social en juin, Guillaume Pepy avait déclaré « que l'article L1224 du code du travail s'applique et les cheminots qui seraient transférés resteraient cheminot ».

 «Nous allons discuter avec les Régions du contenu à soumettre l'expérimentation. Une fois que nous serons d'accord, le texte de loi sera facile», assure Alain Vidalies, précisant que si cela était possible cela pouvait très bien se faire avant la prochaine élection présidentielle en 2017.

«Il n'y a pas d'enjeu par rapport à cela. Nous avons besoin de deux années d'expérimentation. Cela me paraîtrait intéressant de le faire sur deux ans en 2019 et 2020. Après en 2020-20121 on en tire les conséquences et on fait une loi générale. Il n'y a pas le feu ».

14/07/2016

"Atteinte à la concurrence" en cas de rattachement des gares à SNCF Mobilités, s'alarme l'Arafer

http://www.boursorama.com/actualites/atteinte-a-la-concur...

Boursorama avec AFP le , mis à jour à 12:48

L'Arafer alerte sur le rattachement des gares à SNCF Mobilités, craignant des "risques d'atteinte à la concurrence", alors que l'ouverture du marché des trains de voyageurs est prévue pour 2019. ( AFP / DOMINIQUE FAGET )

Le rattachement des gares à SNCF Mobilités, monopole public des trains de voyageurs, comporte des "risques d'atteinte à la concurrence" en vue de l'ouverture prochaine de ce marché, estime le gendarme du secteur, l'Arafer, dans un rapport publié ce lundi.

Les 3.000 gares françaises sont gérées depuis 2009 par l'entité Gares & Connexions, devenue en 2015 une "direction autonome" de SNCF Mobilités. Mais "moins de 10%" des 17.000 agents travaillant dans ces gares dépendent de Gares & Connexions, qui "délègue une part importante de ses missions" à d'autres divisions de SNCF Mobilités (Voyages SNCF, Intercités, TER, Transilien), observe l'Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières (Arafer).

Cette "intégration verticale" des gares et des trains "est susceptible d'entraver le développement de la concurrence", affirme le gendarme du rail, qui rappelle que la SNCF a été condamnée pour pratiques anticoncurrentielles dans le fret ferroviaire, secteur totalement ouvert aux autres entreprises depuis 2006. Pour les trains de voyageurs, l'ouverture du marché est prévue en 2019 pour les TER et en 2021 pour les TGV.

Or, le "risque de favoritisme" est d'autant plus grand que SNCF Mobilités exploite des réseaux de transports en commun (via sa filiale Keolis), des parkings en gares (via Effia Stationnement), des lignes d'autocars (via Ouibus) et une trentaine de gares routières "toutes situées à proximité d'une gare ferroviaire", observe l'Arafer.

Dans ces conditions, "le maintien de la situation actuelle (...) n'est pas envisageable", estime le régulateur, qui préconise deux solutions.

Pour les gares où ne circulent que des TER, l'Arafer suggère de "donner davantage de leviers d'actions" aux régions, par exemple en incluant ces arrêts dans les futurs appels d'offres pour l'exploitation des lignes régionales.

Pour les autres stations, le régulateur juge "pertinente" la création d'une nouvelle filiale de SNCF Réseau - responsable des voies ferrées - dont le capital pourrait être ouvert "à des investisseurs tiers, en premier lieu les régions".

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu