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05/03/2019

Covoiturage, vélo, TER : comment vous êtes incités à changer vos déplacements

https://www.leprogres.fr/france-monde/2019/03/05/covoitur...

Le Sénat étudie à partir de ce mardi la loi d'orientation sur les mobilités qui fait la part belle aux transports respectueux de l'environnement. Les aides seront fléchées pour inciter les Français à prendre vélos, trains du quotidien et à covoiturer.

 

  • Le 05/03/2019 à 07:22 mis à jour à 08:33

 

Le Sénat étudie à partir de ce mardi la loi d'orientation sur les mobilités qui fait la part belle aux transports respectueux de l'environnement. Les aides seront fléchées pour inciter les Français à prendre vélos, trains du quotidien et à covoiturer.

Pourquoi, c'est important ?

Il n'y a plus d'argent pour les grandes infrastructures et les moyens de l'Etat seront mis à disposition des transports du quotidien les plus écologiques possibles. Cette loi doit aussi inclure les nouvelles modalités du permis de conduire.

Comment ? Le covoiturage encouragé

Les collectivités locales pourront subventionner les offres de covoiturage pour en faire une solution de mobilité. La loi leur donnera là aussi la possibilité de mettre en place des voies réservées au covoiturage ou aux véhicules les moins polluants sur les grands axes, autoroutes et périphériques.

Les trottinettes réglementées

L'usage des nouveaux engins de déplacements, comme les trottinettes électriques, va être enfin encadré. Interdiction de rouler sur les trottoirs, de prendre un passager, de se placer entre deux files de voiture, obligation du port du casque...Les sénateurs ont le choix des mesures. La vitesse ne peut être limitée en deçà de celle des autres véhicules.

Aux entreprises de financer le vélo

Un forfait d'un montant maximum de 400 euros par an (en franchise d'impôt et de cotisations sociales) sera créé pour que les employeurs puissent encourager les déplacements domicile-travail à vélo ou en covoiturage. L'Etat le mettra en place d'ici à 2020 pour ses propres agents, à hauteur de 200 euros par ans.

Quelque 350 M€ sont prévus pour financer des pistes cyclables. Si les Français qui résident à moins de 8 kilomètres de leur travail pédalaient comme les Danois ou les Néerlandais, la pollution atmosphérique seraient diminuée par 10 et les bouchons par six. 

Navettes autonomes avec prudence

Les navettes autonomes collectives devant être autorisées en 2020 sur des trajets définis à l'avance et les véhicules particuliers deux ans plus tard mais le système contraindra le conducteur à garder le contrôle du véhicule.

Voiture électrique : un plan de... charge

Pour favoriser les voitures électriques, la LOM rendra obligatoire le pré-équipement de bornes de recharge électrique dans tous les parkings de plus de 10 places des bâtiments neufs ou rénovés, et l'équipement de tous les parkings de plus de 20 places des bâtiments non résidentiels d'ici à 2025.

Le coût d'installation des bornes de recharge électrique ouvertes au public doit être "drastiquement réduit" grâce à une plus grande prise en charge des coûts de raccordement au réseau. Les aides individuelles seront étudiées dans la loi de finances.

Trains : le TER avant le TGV

La priorité en matière d'infrastructures est donnée aux transports du quotidien et à l'entretien des réseaux existants, tant ferroviaire que routier. Un effort particulier est mis sur le désenclavement des territoires, avec une enveloppe d'un milliard d'euros pour achever certains axes routiers et une autre avec les régions sur la désaturation des grands nœuds ferroviaires et aider les transports en commun. Les grands travaux ferroviaires sont réduits à la portion congrue.

26/11/2018

Loi mobilités : des taxes et des grandes infrastructures en moins

https://www.ledauphine.com/france-monde/2018/11/26/loi-mo...

Publié le 26/11/2018 à 07:00

Photo Julio Pelaez

Photo Julio Pelaez

En plein mouvement de colère des "gilets jaunes", le gouvernement présente ce lundi la loi sur les mobilités. Dépouillée de ses mesures fiscales (taxe poids lourd, péages urbains), elle privilégiera les aides et les investissements pour les déplacements du quotidien aux grandes infrastructures routières et ferroviaires.

C'est un texte un peu fourre-tout que doit présenter ce lundi la ministre des Transports, Elisabeth Borne, avec la loi sur les mobilités (LOM). Elle sera étudiée au Sénat début janvier, avant de passer à l'Assemblée nationale comme l'a demandé le président de la Haute assemblée Gérard Larcher.

Quelle est la ligne directrice?

Cette loi est guidée par trois objectifs:

- Diminuer les émanations de CO2 dans l'atmosphère, donc la place de la voiture à moteur thermique dans les transports quotidiens

- Améliorer les transports du quotidiens. Les travaux porteront donc sur les itinéraires routiers et trains de proximité plutôt que les grandes infrastructures.

- Faciliter l'accès de l'usager sans augmenter les coûts.

En résumé, il s'agit de changer de modèle sans gréver les caisses de l'Etat ni... le porte-monnaie des Français.

Quelles mesures y répondent?

Les aides pour se rendre au travail en covoiturage pour ceux qui n'ont pas d'autre solution que la voiture seront renforcées avec une sorte de chèque travail. Les cyclistes seront aussi aidés y compris par le financement d'équipement destinés à protéger ces vélos du vol.

Les aides aux entreprises pour la conversion de parcs automobiles vers l'électrique seront majorées.

Le travaux sur le réseau ferroviaire seront concentrés sur la rénovation des réseaux existants, les aménagements de gares multimodales, les grands noeuds ferroviaires et une seule grande ligne Paris-Orléans-Limoges-Toulouse.

Régions et agglomérations devront, d'ici à 2021, veiller à ce qu'existent partout des applications permettant de trouver le meilleur itinéraire et un lieu, une application unique pour payer son trajet, valider son ticket...

Effet "gilets jaunes" : ni vignette poids-lourd, ni péages urbains

La vignette poids-lourd, destinée à financer la transition écologique dans le domaine du transport  et l'entretien des routes ne figurera pas dans le projet. Une mesure d'apaisement à destination des transporteurs, qui n'ont pas rejoint le mouvement des "gilets jaunes". Pourtant, comme dans beaucoup de pays voisins (Suisse, Allemagne), elle aurait permis de taxer les camions étrangers. (Les directives européennes interdisent un traitement différent pour les camions des différents pays).

Pas non plus de loi ouvrant droit à des péages urbains comme à Londres, Singapour, Stockholm et une douzaine d'autres villes dans le monde.

Peu de grands travaux

Concernant le TGV, les lignes nouvelles Bordeaux-Toulouse, Montpellier-Perpignan, Marseille-Toulon seront "amorcées" mais il n'est pas certain que des dates soient avancées.

De rares autoroutes sont validées après le grand contournement ouest de Strasbourg:  le contournement de Rouen, les axes Rouen-Orléans, Toulouse-Castres, la Route Centre Europe Atlantique (RCEA), le contournement d'Arles et une désaturation de l'A31 en Lorraine.

Le permis de conduire revu

Le texte comprendra aussi la réforme du permis de conduire promise par le président Emmanuel Macron le 9 novembre, pour réduire les délais et en baisser le coût.

Publié le 26/11/2018 à 07:00 |Mis à jour il y a environ 1 heures

13/05/2018

La grève SNCF profite largement au covoiturage

http://www.leprogres.fr/loire-42/2018/05/11/la-greve-sncf...

Depuis le 3 avril, la grève des cheminots occasionne, toutes les semaines, de grosses perturbations du trafic ferroviaire. Un peu déboussolés au départ, les usagers ont finalement vite pris le pli en adaptant leurs horaires ou en trouvant d’autres moyens de transport.

Le 12/05/2018 à 08:04

Photo d'illustration Thibaut ALEXPhoto d'illustration Thibaut ALEX

Et celui à qui profite le plus la grève, c’est bien le covoiturage. L’activité du site Blablacar, qui met en lien conducteurs et passagers, a d’ailleurs doublé depuis début avril.

« On observe des pics lors des grèves, et surtout au début du mouvement, où le nombre d’inscriptions a fortement augmenté, indique-t-on chez Blablacar. Aussi bien du côté des demandeurs que du côté des conducteurs ».

Ainsi, il y aurait eu sept fois plus de voyageurs le premier jour de grève! Et depuis, on compte, en moyenne, deux fois plus de sièges proposés sur le site.

"Les jours de grève, je reçois beaucoup plus de demandes"

Sofiane vit à Saint-Chamond et prend tous les jours sa voiture pour aller travailler à Lyon. Au début de la grève SNCF, il s’est inscrit sur un site de covoiturage. À 3,70 euros le trajet, l’objectif est surtout de « rendre service et d’aider ceux qui sont coincés ».

Et ça fonctionne: « En général, je transporte trois ou quatre personnes par semaine. Mais les jours de grève, je reçois beaucoup plus de demandes, et notamment de gens qui n’ont pas de trains, ou pas aux horaires qui leur conviennent. »

Plus de détails dans nos éditions payantes du samedi 12 mai

 
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