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01/05/2016

Le trafic SNCF régional perturbé après l’agression d’un contrôleur

http://www.leprogres.fr/rhone/2016/04/30/le-trafic-sncf-r...

Une quinzaine de trains avaient déjà été supprimés à 21 heures, principalement des TER.

  • Le 30/04/2016 à 21:21 mis à jour Aujourd'hui à 16:31
Photo d'illustration Philippe Juste
Photo d'illustration Philippe Juste

Une agression a eu lieu samedi vers 16 heures en gare de Vénissieux lors de l'arrêt du TER 887337 reliant Lyon Perrache à Saint André le Gaz. Une quinzaine de jeunes ont empêché les portes du train de se refermer. Le contrôleur est alors intervenu pour leur demander d’arrêter.

La bande, qui aurait été armée notamment d’un couteau et d’un maillet, s’en est alors pris à l’agent SNCF qui a reçu trois coups de poing au visage. A la suite de l’intervention de trois voyageurs, dont un douanier et un conducteur SNCF en fin de service, les jeunes ont pris la fuite avant l’arrivée de la BAC et de la police ferroviaire.

Très choqué, le contrôleur a été pris en charge par ses collègues puis transporté à l’hôpital. Un appel au droit de retrait a aussitôt été lancé pour inciter les contrôleurs à cesser le travail immédiatement. A la suite de cet appel, une quinzaine de trains avaient déjà été supprimés à 21 heures, principalement des TER. « Nous avons réussi à faire partir les TGV, nous avons mis en place des autocars de substitution pour les trains supprimés et nous travaillons actuellement sur un plan de transport pour ces perturbations qui pourraient se prolonger dimanche matin », a indiqué le service de presse régional de la SNCF.

De son côté, Bernard Bondet, représentant CGT régional des contrôleurs de Lyon, soulignait que, « si des équipes de lutte anti-fraude ont bien été mises en place il y a un mois, elles ne sont déjà plus en service faute de moyens ». « Nous demandons des moyens », explique Bernard Bondet qui critique également le projet de faire circuler les TER sans contrôleur.

Selon des témoignages, la bande de Vénissieux voulait se rendre à L’Isle d’Abeau pour en découdre avec une autre bande.

26/04/2016

Qui veut la mort de la SNCF ?

http://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyses/02187...

Olivier Pastré / Chroniqueur - professeur à l'Université de Paris-VIII |

Gare Montparnasse.

Gare Montparnasse. - SIPA

Malgré ses atouts nous nous évertuons à mettre à terre un modèle que l’étranger nous envie. Etat et syndicats ont des responsabilités partagées dans la crise du ferroviaire

Quel beau pays que le nôtre. C’est en effet, un des seuls pays où l’on prend un malin plaisir à critiquer et, pire, détruire des projets que le reste du monde nous envie. C’est le cas bien sûr de notre système de santé que l’on détruit faute d’un consensus minimum sur des réformes de bon sens que des réflexes de repli catégoriel rendent impossibles. Mais c’est peut-être plus encore le cas de la SNCF. Le service public est considéré, à l’étranger, comme un modèle aussi bien par son maillage fin du territoire que pour ses prouesses technologique que symbolise le TGV. Et, malgré ces atouts incontestables, nous nous évertuons à mettre ce modèle industriel à terre. En témoignent au premier chef ces grèves répétitives lancées, si possible, en période de départ en vacances. Mais en témoigne aussi une insuffisance d’investissements pour préparer l’avenir qui se traduit par une obsolescence des infrastructures que des rapports d’expertise dénoncent à date régulière et qui ne font l’actualité que quelque jours, quand un drame se produit comme ce fut le cas récemment à Eckwersheim et à Brétigny-sur-Orge .

Ces dysfonctionnements interviennent alors que le rail n’a jamais été aussi menacé qu’aujourd’hui. Au-delà de l’ouverture à la concurrence européenne, ce qui menace le modèle ferroviaire, ce sont des évolutions comme le covoiturage et le transport par bus que le gouvernement vient d’encourager, évolutions qui, comme la courbe du chômage, ne sont pas près de s’inverser de manière significative.

Les Français râlent contre la SNCF car ils savent que leur vie quotidienne en dépend. C’est vrai bien sûr, en période de grèves mais c’est plus vrai encore des multiples dysfonctionnements qui polluent leur vie de salariés jour après jour. Les Français devraient, de ce fait même, au contraire de ce qu’ils font, témoigner de leur solidarité vis-à-vis de la SNCF. Car ce n’est pas cette entreprise qui en est la cause première de leur tracas. Ce sont, à égalité de responsabilité, les syndicats et l’Etat qui sont à l’origine de tous leurs maux.

Une négociation sociale d’importance stratégique est en cours à la SNCF qui doit se conclure avant le 30 juin 2016. Elle porte sur la signature d’une convention collective couvrant l’ensemble du secteur ferroviaire – une première – et sur un nouvel accord d’entreprise qui doit remettre à plat, entre autres, l’organisation du travail. Nul doute que la menace de grèves pendant l’Euro 2016 donne un fort pouvoir de négociation aux organisations syndicales. Mais ce serait un immense gâchis si celles-ci se servaient de celui-ci de manière irresponsable. Elles auraient mieux à faire de négocier durement sur l’accord de gestion prévisionnelles de l’emploi et des carrières (GPEC) qui constitue le principal levier de remise en marche de l’ascenseur social à la SNCF.

Mais l’Etat est au moins aussi coupable que les syndicats de la dégradation de la situation à la SNCF. Vis-à-vis de l’entreprise publique, il fait preuve d’une hypocrisie totale. Il dénonce, à grand renfort de médiatisation, les carences – objectives – de l’opérateur ferroviaire mais il empêche celui-ci de faire les investissements nécessaires à la résolution de ces problèmes. L’Etat est en train de détruire le modèle économique du TGV en imposant des lignes absurdes aux coûts pharaoniques (comme Lyon-Turin par exemple) et des arrêts incessants que des députés en mal de légitimité lui imposent. Et, pendant ce temps, les investissements indispensables à l’entretien et à la modernisation du réseau qu’utilisent les Français tous les jours sont repoussés année après année.

Il faut mettre un terme à cette situation. Si, au lieu de ne pas prendre les décisions et de ne pas signer les accords qui s’imposent, les syndicats et l’Etat prenaient un peu de temps pour se projeter dans l’avenir et ouvraient les chantiers ferroviaires les plus créateurs d’emploi et de croissance économique, ce serait bien mieux

16/04/2016

La ligne Grenoble-Valence perturbée par des travaux

http://www.ledauphine.com/loisirs/2016/04/15/la-ligne-gre...

Au départ de Moirans, les usagers et notamment les lycéens, doivent jongler avec les nouveaux horaires. Au départ de Moirans, les usagers et notamment les lycéens, doivent jongler avec les nouveaux horaires.

La restructuration de la gare de Grenoble n’est pas sans conséquences sur la circulation des trains. Yves Gimbert, président de l’Association des usagers de la ligne Grenoble-Valence, est bien placé pour le savoir. Sa ligne est particulièrement touchée par les perturbations. Il rappelle le contexte : « Des travaux sont effectués sous les voies dans la gare de Grenoble. Certains quais sont supprimés et donc certains trains ne passent plus. »

« Un service dégradé » pour le même prix…

À cela s’ajoutent des travaux en gare de Valence ville et des travaux de renouvellement de voies sur la ligne Chambéry-Modane qui impactent tout le sillon. Alors depuis le mois de mars, les usagers qui montent en gare de Saint-Marcellin ou Moirans jonglent avec les trains restants… ou prennent leur voiture.

« Par exemple, dans le sens Grenoble-Valence, en semaine, en partant de Saint-Marcellin, entre 6 h 02 et 20 h 10, il y a normalement 27 trains qui circulent, 13 ont été supprimés. Dans le sens inverse, sur 35 trains entre 6 h 04 et 22 h 54, 12 ont été supprimés. »

Certains trains ont également été remplacés par des bus. « Mais quand on voit le temps que met un bus ! Il vaut mieux que les usagers prennent un train qui part plus tard, ils arriveront quand même avant le bus. »

Yves Gimbert pointe également des situations précises : « Les lycéens de Moirans sont également impactés par ces modifications. Le matin, le train de 7 h 23 a été supprimé. Le mercredi, s’ils terminent les cours à 12 heures, ils doivent attendre 12 h 43 pour avoir un train, celui de 12 h 12 a été supprimé… » Le président de l’association ne manque pas de souligner : « Nous payons toujours nos abonnements à 100 % mais pour un service dégradé. Et on a découvert tout ça seulement un mois avant le début des travaux. Aucune concertation n’a été lancée. »

Les usagers vont devoir prendre leur mal en patience : les perturbations devraient durer au moins jusqu’au 1er mai.

 
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