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20/10/2014

Alstom et Bombardier pourraient payer 100 à 150 millions d’euros de pénalités à la SNCF

http://www.usinenouvelle.com/article/alstom-et-bombardier...

Par  - Publié le 17 octobre 2014, à 15h13

Alstom - Le train Régiolis

Les retards dans les livraisons des nouveaux TER vont coûter cher aux deux constructeurs de matériel roulant. La SNCF envisage de leur faire payer des pénalités. Une histoire qui se répète après celle des Francilien.

100 à 150 millions d’euros ! C’est la somme que pourraient verser les constructeurs Alstom et Bombardier à la SNCF en compensation des retards importants sur les livraisons des nouveaux TER. Ceux-ci atteindraient environ un an sur un certain nombre de rames.

Il y a quelques mois, lors de la polémique des quais trop larges, la SNCF laissait entendre à L’Usine Nouvelle que ces retards de livraisons n’existaient pas, malgré les rumeurs insistantes.

Aujourd’hui, Alstom et la SNCF ne nient plus que la production ne suit pas. C’est un sujet qui devient récurrent entre les constructeurs et l’opérateur de transport. Les livraisons des nouveaux Transilien de Bombardier ont été un casse-tête pendant deux ans. Alors, on peut se demander si les relations entre les deux parties ne sont pas biaisées. La SNCF impose des délais intenables et les constructeurs acceptent les conditions sans en mesurer les conséquences, de peur de perdre les contrats gigantesques qu’on leur fait miroiter.

Revoir les planning de livraison

Les régions sont déjà montées au créneau, à commencer par l’Aquitaine, qui a suspendu depuis avril 2013 le paiement de 43 millions d’euros à la SNCF pour la facture de ces nouveaux trains régionaux. Toutefois, la SNCF indique que des discussions sont en cours et que son but n’est pas de mettre en péril les industriels.

À ce jour, Alstom a reçu une commande de 184 rames Regiolis pour 13 régions, et Bombardier doit livrer 159 rames Regio2N pour 10 régions. Mais seules 36 rames Regiolis ont été livrées à ce jour. Chez Alstom, on confirme: "Nous recalons le planning de livraisons car le programme est ambitieux. C’est un train très apprécié des usagers."

Au départ, le contrat gigantesque signé par les régions avec les deux constructeurs concernait près de 1 900 rames, mais la crise économique est passée par là.

Olivier Cognasse

29/05/2014

Cet autre scandale des TER de la SNCF dont personne ne parle

http://www.challenges.fr/entreprise/20140527.CHA4280/l-au...

Publié le 28-05-2014 à 07h34Mis à jour à 16h05

Depuis 10 ans, des trains régionaux hybrides roulent au diesel même sur les voies électrifiées. Une pollution inutile liée à un manque de signalisation.

 Une rame AGC hybride utilisée dans la région Languedoc-Roussillon (Photo Bombardier) Une rame AGC hybride utilisée dans la région Languedoc-Roussillon (Photo Bombardier)

Il n'y a pas que l'affaire des TER trop larges pour certains quais de gare qui pose problème dans le paysage ferroviaire français. Celui de l'utilisation optimale des trains régionaux bimode (thermique/électrique) en constitue un autre. Plus de dix ans après leur mise en service, les rames TER Bombardier AGC circulent encore le plus souvent moteur thermique allumé même lorsqu'elles circulent sous caténaire.

Une véritable hérésie alors que les grandes agglomérations sont régulièrement confrontées à des pics de pollution. Mais pourquoi ces trains hybrides ne circulent-ils pas de manière optimale, c'est-à-dire en traction électrique sur le réseau électrifié et en traction thermique sur le reste du réseau ?

Juste un problème de signalisation 

Tout est, en fait, affaire de signalisation. Le fond du problème est, en effet, de savoir qui doit payer pour la mise en place des panneaux de signalisation indiquant au conducteur de train de lever ou de baisser le pantographe suivant qu'il se trouve sur une ligne électrifiée ou pas. Visiblement encore peu mobilisées pour lever cette incongruité, sans doute par manque de connaissance exacte des conditions d'utilisation de leurs matériels, les Régions ne souhaitent pas avoir à endosser cette dépense.

Ce sont pourtant elles qui ont financé à grands frais l'acquisition des matériels bimode. A titre d'exemple, le surcoût pour une rame B 82.500 (bimode-bicourant) capable de circuler sur l'ensemble du réseau classique était de 32% par rapport à une rame thermique comparable. Certes, des avancées sont bien réalisées mais elles restent notoirement insuffisantes. Ainsi, des plaques comportant les mentions "bimode" au-dessous du signal dans un sens et le symbole "baissez panto" existent depuis décembre 2013 sur la relation Lyon-Roanne. Il était temps. Les premières rames bimode ont été mis en service en Rhône-Alpes le... 10 juin 2004. Et entre temps, les voyageurs ont aussi eu à subir d'autre nuisances que les émissions de gaz à effet de serre. Sur les quais de Lyon-Part-Dieu, par exemple, ils doivent aussi supporter les nuisances sonores de ces trains stationnant avec leurs moteurs thermiques allumés.

La transition thermique vers l'électrique est pourtant simplissime. Elle ne prend qu'une quinzaine de secondes. "Tout dépend cependant de la température extérieure", nous explique un conducteur d'AGC. "En fait, il faut anticiper le lancement des moteurs Diesel en les préchauffant durant plusieurs minutes en période froide. Sans problème de température, cette transition s'effectue en une minute seulement". Mais si le sujet n'est pas prioritaire, c'est que la réduction de la facture carburant (Diesel) pèse peu par rapport aux investissements à consentir pour équiper tout le réseau de la signalisation adéquate.

Olivier Constant

20/05/2014

SNCF : 2.000 rames de TER commandées sont trop larges, selon Le Canard enchaîné

http://www.francebleu.fr/infos/sncf-2-000-rames-de-ter-co...

par Marina Cabiten, France Bleu

Mardi 20 mai 2014 à 18h01

La SNCF a commandé près de 2.000 rames TER neuves qui sont trop larges pour un grand nombre de quais, selon Le Canard enchaîné daté du mercredi 21 mai. L'hebdomadaire ajoute que Réseau ferré de France a déjà dépensé 80 millions d'euros pour raboter ces quais.

Départ du nouveau TER de la SNCF, Régiolis (Alstom), fin avril 2014 à Strasbourg Clément Lacaton © Radio France

Ca se joue à "une dizaine de centimètres" de chaque côté, selon Le Canard enchaîné. Dans son numéro du mercredi 21 mai, le journal satirique relate que la SNCF a commandé près de 2.000 nouvelles rames pour ses futurs TER, qui sont trop larges pour 1.200 quais concernés, dans des centaines de gares en France.

Résau ferré de France aurait déjà déboursé en urgence 80 millions d'euros pour raboter 300 quais, notamment en Midi-Pyrénées. Si l'on multiplie ce chiffre par quatre pour atteindre le nombre de quais annoncés comme trop étroits par l'hebdomadaire, on arrive à une facture totale de 320 millions d'euros pour cette erreur.

D'où vient-elle ? Toujours selon Le Canard enchaîné, la SNCF a communiqué aux ingénieurs d'Alstom et de Bombardier, pour ces nouvelles rames plus larges, des dimensions basées sur les données de Réseau ferré de France (RFF). Mais ces mesures datent d'une trentaine d'années, rappelle le journal, alors que de nombreuses gares ont été construites plus de cinquante ans avant ces normes. Les trains étaient alors encore plus fins.

 
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