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01/04/2017

La SNCF va crouler sous les dettes !

http://www.europe1.fr/emissions/la-une-de-leco/la-sncf-va...

07h08, le 31 mars 2017

http://www.dailymotion.com/video/x5gs9ya_la-sncf-va-croul...

La Une de l'éco est une chronique de l'émission Europe 1 bonjour

Selon un constat alarmant que dresse le gendarme du rail, l'Arafer, la SNCF devra faire face à une dette de 63 milliards d'euros à compter de 2026.

L'État a conclu un contrat de performance avec la SNCF.

L’objectif est de rénover le réseau existant. Bravo dit le gendarme du rail (L’Arafer) sur le fond, le réseau a besoin d'un coup de neuf. 28 milliards seront donc consacrés à cette rénovation.
Le second objectif est de remettre financièrement la SNCF sur les rails, l’Arafer est d’ailleurs beaucoup plus inquiet sur l'équation financière.

D'abord le document affirme que la SNCF va faire des gains de compétitivité notamment face à l'arrivée de la concurrence, mais il ne précise absolument pas comment.
Selon ce contrat de performance, la SNCF va pouvoir bénéficier de recette commerciale supplémentaires mais l’Arafer ne voit pas comment. Le TGV est déjà considéré comme trop cher, avec des rames à moitié vides.
Les jeunes préfèrent le covoiturage ou les compagnies aériennes low-cost.
Pour remplir ses TGV, la SNCF doit baisser ses prix notamment grâce à l’offre Oui Go.

Le gendarme du rail s'inquiète donc d'une explosion de la dette qui est aujourd'hui de 42 milliards et qui devrait atteindre les 63 milliards en 2026.

Que faudrait-il faire ?

L'État ferait bien de laisser la SNCF tranquille.
Le problème aujourd'hui, c’est que la SNCF est un jouet aux mains des politiques qui décident de lancer de nouvelles lignes déficitaires.
La ligne Paris-Bordeaux sera forcément déficitaire tout comme Poitier-limoge ou Lyon-Turin.
L'État interfère dans les discussions pour empêcher les réformes. Au printemps dernier, le gouvernement a demandé à Mr Pepy de suspendre sa réforme de compétitivité parce qu'il craignait des grèves en pleine manifestation contre la loi Travail.
Résultat, la SCNF se retrouve aujourd'hui en difficulté, du fait de cette ingérence de l'État dans ses affaires.

27/01/2017

SNCF : l'ARAFER demande une révision des règles de séparation comptable

http://www.deplacementspros.com/SNCF-l-ARAFER-demande-une...

Décidément, l'Autorité de Régulation des Activités Ferroviaires et Routières a SNCF dans son collimateur. Ce 24 janvier, elle demande au transporteur ferroviaire de revoir ses règles comptables.

En cause, les risques de discrimination d’accès au marché, de subvention croisée et de distorsion de concurrence. En imposant à SNCF Mobilités un cloisonnement financier de ses activités sous monopole et en concurrence, elle veut éviter les dérives comptables qui seraient un frein à la bonne marche de l'exploitation ferroviaire.

Dans un communiqué, l'ARAFER précise qu'après "avoir examiné le projet qui lui était soumis et recueilli l’avis de l’Autorité de la concurrence, l’Arafer a décidé de ne pas approuver les règles de séparation comptable de SNCF Mobilités. L’Autorité a relevé des non conformités et n’a pu analyser certains points, faute d’informations transmises par l’opérateur ferroviaire. Elle demande à être rapidement saisie d’un nouveau projet de référentiel de séparation comptable".

C'est la seconde fois que l'autorité rejette les plans comptables proposés par SNCF. Pour l'ARAFER, la séparation comptable de SNCF Mobilités est un enjeu fort de régulation pour l’élaboration des tarifs. Elle engage également, le contrôle du respect des règles de concurrence et de transparence pour tous les acteurs du marché. L'autorité avait déjà saisi SNCF pour lui rappeler les droits à venir de la concurrence européenne.

21/12/2016

L’Etat promet 46 milliards d’euros pour rénover le réseau SNCF

http://www.lemonde.fr/economie/article/2016/12/21/l-etat-...

Sur dix ans, l’effort portera sur les lignes les plus fréquentées et sur le réseau régional. Ce plan de financement pluriannuel était attendu.

LE MONDE ECONOMIE | • Mis à jour le | Par Éric Béziat

Travaux de maintenance sur la ligne D du RER, à Villeneuve-Saint-Georges, dans le Val-de-Marne, en novembre.
Travaux de maintenance sur la ligne D du RER, à Villeneuve-Saint-Georges, dans le Val-de-Marne, en novembre. Baptiste FENOUIL/REA

C’est une première. Et un effort public sans précédent en faveur du ferroviaire en France qui vient d’être affirmé. Mardi 20 décembre, le conseil d’administration de SNCF Réseau a approuvé le premier contrat de performance pluriannuel entre l’Etat et l’établissement gestionnaire des voies ferrées françaises.

« Cela acte la progression des budgets consacrés à la modernisation du réseau à un niveau jamais atteint auparavant », se réjouit SNCF Réseau dans un communiqué.

Au total, 46 milliards d’euros seront consacrés, en dix ans, à la régénération du réseau ferré hexagonal, soit autant que la dette colossale de l’entreprise (44 milliards d’euros à la mi-2016). L’effort porte tout particulièrement sur les lignes très fréquentées (les plus « circulées » pour reprendre le jargon maison).

Ce réseau structurant – les lignes à grande vitesse et les grandes lignes des trains Intercités – aura droit à un financement particulier de 27,9 milliards d’euros d’ici à 2027, avec une montée en puissance progressive. Dès 2017, 2,6 milliards d’euros lui sont consacrés et, à partir de 2020, chaque année, 3 milliards d’euros seront destinés à sa remise à neuf.

Les lignes régionales et les nœuds ferroviaires bénéficieront, pour leur part, de 12 milliards d’euros sur dix ans. Ainsi, 900 millions d’euros seront investis par les régions et SNCF Réseau dès 2017 pour rénover les lignes régionales dans le cadre des contrats de plan Etat-région. Là encore, une montée en puissance est prévue, avec plus de 1 milliard dès 2018 contre 600 millions aujourd’hui.

« Une étape très importante a été franchie »

Enfin, pour arriver aux 46 milliards d’euros promis, il faut ajouter 4,5 milliards d’euros de travaux de mise en conformité (suppression des passages à niveau, accessibilité aux handicapés…) et 1,8 milliard d’euros destinés aux achats industriels et technologiques (numérisation des voies, achat de trains-usines ou de grues spéciales pour poser les aiguillages…).

Pour la première fois, la France s’engage à long terme sur le ferroviaire, comme elle le fait sur le militaire

C’est peu dire que ce plan de financement pluriannuel était attendu. En interne, d’abord, où l’on se dit ravi de disposer d’une visibilité financière à long terme et d’échapper enfin aux aléas d’un financement de type budgétaire remis en question chaque année.

« Une étape très importante a été franchie, se félicite-t-on chez SNCF Réseau. Pour la première fois, nous avons droit à une enveloppe spécifique pour le réseau structurant. »

Au-delà de SNCF Réseau, toutes les institutions qui gravitent autour du ferroviaire réclamaient, depuis plusieurs années, ce contrat prévu par la loi sur la réforme ferroviaire de 2014 et exigé par les directives européennes sur le rail. L’Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières, dans un avis sévère émis le 15 décembre sur le projet de budget 2017 de SNCF Réseau, en rappelait la nécessité. « Il est urgent de conclure, dans les meilleurs délais, un contrat ambitieux », insistait le gendarme du rail, qui doit désormais valider le contrat du mardi 20.

Pour la première fois, donc, la France s’engage à long terme sur le ferroviaire, comme elle le fait sur le militaire. Il a fallu forcer la main de Bercy, très réticent à ce genre d’exercice, et qui rechignait, depuis plusieurs mois, à valider le chiffrage. L’Etat a fini par céder sous la pression des incidents, des accidents, des usagers, des élus… Il définit enfin un semblant de stratégie : investir massivement sur le réseau le plus fréquenté, éventuellement au détriment du reste.

« Cela ne suffit pas »

Mais ce contrat de performance suffira-t-il à rénover un réseau qui a vingt ans de retard ?

« Les moyens, c’est bien, mais cela ne suffit pas, réagit Jean Lenoir, vice-président de la Fédération nationale des associations d’usagers et ancien administrateur de SNCF Réseau. L’effort de productivité est essentiel pour y arriver. »

Le ­contrat, justement, prévoit un engagement de performance et d’économies à hauteur de 1,2 milliard d’euros à l’horizon 2026.

« Un réseau rénové entraîne moins d’entretiens correctifs, détaille-t-on chez SNCF Réseau. Nous allons aussi gagner sur les achats, grâce à la relation de long terme avec nos fournisseurs, permise par l’existence du contrat. »

SNCF Réseau compte aussi améliorer sa productivité, en allongeant les périodes de travaux nocturnes – de six heures actuellement à huit heures. Cela nécessitera des discussions avec les associations d’usagers, qui anti­cipent déjà une « gêne colossale sur les dessertes du soir, du matin, du week-end et les trains de nuit ».

Si une nouvelle étape a été franchie vers une modernisation de la gouvernance du rail français, il reste bien des inconnues. A commencer par la question, toujours pas réglée, de l’énorme dette de SNCF Réseau. Sans même parler de l’avenir du contrat lui-même, soumis à une révision dans trois ans et aux vicissitudes de la vie politique française, qui connaît une échéance majeure dans moins de six mois.

  • Éric Béziat  Journaliste au Monde
 
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