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27/03/2015

SNCF : politique tarifaire ultra compliquée et amendes en rafale pour les usagers un peu perdus

http://www.lefigaro.fr/voyages/2015/03/26/30003-20150326A...

Des contrôles plus systématiques comme ici à bord d'un TER. © SNCF Médiathèque - MATHIEU RAFFARD

La SNCF vient de lancer un grand plan pour lutter contre les resquilleurs. Tout en constatant que nombre d'irrégularités sont la conséquence d'une gamme tarifaire trop complexe et trop rigide.

Chaque année en France, les contrôleurs de la SNCF comptabilisent 7,5 millions de voyageurs en situation irrégulière selon les chiffres fournis par la compagnie ferroviaire. Cinq millions d'entre eux régularisent leur voyage directement à bord ( parmi eux un million sont sanctionné par une amende) Un million sont sanctionnés par une amende. Enfin, 2,5 millions de procès-verbaux établis dans le train font l'objet d'un contentieux (un préjudice que la société estime à 300 millions d'euros).

Les chiffres sont conséquents. Mais parmi ces irrégularités, une partie résulte de la politique tarifaire pas très claire de la SNCF. Comme pour les radars, lorsqu'on ne sait pas s'il faut rouler à 110, à 130 ou à 90 km/heure, perdus dans les changements d'indications. Pour le train, on estime que 3% des passagers des TGV et des trains avec réservations ne sont pas en règle. La plupart du temps, sans même le savoir ou parce que rebutés devant la la complexité de la tarification et surtout l'absence de souplesse de la SNCF unique en Europe.

Ainsi, dans l'Hexagone, il est impossible d'acheter un billet TGV «open» pour prendre le train de son choix en fonction des impératifs de son agenda. La modulation tarifaire est telle qu'il est très difficile de trouver un autre train au prix de celui qui a été initialement réservé. Alors qu'en Allemagne, en Autriche ou en Suisse, il est toujours possible de prendre le train que l'on veut avec un billet plein tarif.

Le compostage, c'est selon

La SNCF justifie sa rigidité en arguant qu'elle offre des tarifs TGV moins élevés que dans les pays voisins, grâce au yield management, un système de tarification en temps réel en fonction du nombre de places disponibles à bord, au moment de l'achat. Mais l'expérience conduit parfois à en douter: combien de fois des voyageurs munis de billets payés au prix fort se sont retrouvés dans des trains à très faible taux d'occupation?

Autre raison très fréquente de ces sept millions d'infractions, le billet non composté. La diversité des types de billets complique la règle. Faut-il composter un billet TER? Et, si oui, dans quel composteur? Concernant les voyages sur les grandes lignes, le e-billet imprimé à la maison ne se composte pas, en revanche, ceux émis en agence ou au guichet doivent obligatoirement l'être. De quoi s'y perdre et ne pas être en règle: si toutes les destinations TGV sont désormais ouvertes au e-billet, la chose se complique si l'on a une correspondance avec un TER, pour lesquels le billet électronique n'existe généralement pas. Il faut alors revenir au billet papier émis à un guichet ou à une borne, à composter, sauf contre-ordre écrit sur le billet s'il est émis peu de temps avant le départ du train.

Flexibilité promise

Vient ensuite la complexité tarifaire entre les billets non modifiables (par exemple les «prems») et les billets modifiables avec ou sans frais: une série d'embûches auxquelles est confronté celui qui veut modifier son voyage.

Autre mauvaise surprise, celle que réserve les billets pro seconde «échangeable-modifiable-remboursable jusqu'au départ du train». Quand ils ont été lancés, la différence de prix entre les billets «loisirs» et «pros» s'expliquait, disait-on, par leur flexibilité et les services complémentaires, comme l'accès à des guichets «pro» qui aujourd'hui se comptent sur les doigts de la main et ne sont ouverts que pour les départs immédiats. En fait, il existe deux tarifs pour les billets «pro» seconde: un pour la période de pointe, l'autre pour la période dite «normale». Ainsi, le détenteur d'un billet «pro» qui souhaite décaler son aller Paris-Lyon de 14h55 en période normale, pour prendre celui de 16h16, doit repasser par le guichet pour un rajustement tarifaire de 20 euros...ce qu'il ne fait pas toujours.

Source de revenus complémentaires

De même, la carte «Fréquence», très prisée des voyageurs d'affaires devrait, en plus des 50 % de réduction accordés, permettre de choisir le train qui leur convient. Ses titulaires rencontrent à nouveau le problème des tarifs qui varient selon l'heure. Sauf en première classe où la flexibilité au fil de la journée est totale. À titre de comparaison, l'abonnement Fréquence coûte 737 euros en seconde et 999 euros en première. En Allemagne, la carte équivalente est vendue 255 euros en seconde et 555 en première. Enfin, si par malheur, le détenteur d'un billet «loisir» décide de changer de train le jour du départ, la somme de 12 euros lui sera retenue, en plus du réajustement tarifaire.

De fait, quel que soit le tarif acquitté, ce manque de souplesse devient pour les voyageurs une cause d'irrégularité.

Un tarif inapplicable

La politique des petits prix a aussi ses limites et est souvent une affaire de communication. Par exemple, les billets «prems» du samedi: il est facile de trouver un coupon aller le matin à ce tarif. Mais il devient impossible de dénicher un retour équivalent le soir. Or, comme le tarif «prems» n'est applicable que sur un billet aller-retour, pas de voyage possible avec un aller en «prems» et un retour en loisir.

On pourrait faire la même observation à propos des deux réseaux à grande vitesse de la SNCF en Europe, Thalys et Eurostar. À bord de l'un ou l'autre train, il n'existe tout simplement pas de billet flexible sans frais en seconde.

20/02/2015

SNCF : le prix de l'amende passe de 35 à 50 euros

http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/02/20/sncf-le...

Le Monde.fr avec AFP | 20.02.2015 à 11h56 • Mis à jour le 20.02.2015 à 12h09

La SNCF a raccourci la durée de validité des billets TER, passé de deux mois à sept jours, afin d'empêcher l'utilisation répétée d'un billet lorsqu'il n'a pas été validé par un contrôleur à bord du train.  

La SNCF a raccourci la durée de validité des billets TER, passé de deux mois à sept jours, afin d'empêcher l'utilisation répétée d'un billet lorsqu'il n'a pas été validé par un contrôleur à bord du train. AFP/JEAN AYISSI

La SNCF a présenté, vendredi 20 février, un vaste plan de lutte contre la fraude, annonçant que le tarif de l'amende pour les voyageurs sans billets passerait, à partir du 2 mars, de 35 à 50 euros. Cette amende peut, si elle n'est pas réglée par le contrevenant, être majorée jusqu'à 375 euros.

Le montant de l'amende n'avait pas été revalorisé depuis 2003, a précisé la SNCF lors d'une conférence de presse. La SNCF va également augmenter les contrôles à bord des trains, ainsi qu'à quai, avant et après le voyage.

Le délai de recouvrement des procès-verbaux est par ailleurs allongé, passant de deux à quatre mois, tandis qu'un droit de communication a été ouvert par le ministère de l'intérieur, donnant accès à ses fichiers pour la SNCF, afin de permettre l'identification des fraudeurs.

La répression à l'encontre des 22 000 multi-fraudeurs recensés sera en outre durcie : le seuil au-delà duquel un fraudeur devient multi-fraudeur est abaissé de 10 à 5 procès-verbaux, et le dépôt de plainte devient systématique. « Nous voulons inverser durablement la tendance et casser la fraude organisée », a commenté lors d'une conférence de presse la directrice des trains, Maud Bailly.

UN MILLION D'AMENDES PAR AN

Une première mesure avait été prise au mois de septembre, avec le raccourcissement de la durée de validité des billets TER, passé de deux mois à sept jours, afin d'empêcher l'utilisation répétée d'un billet lorsqu'il n'a pas été validé par un contrôleur à bord du train.

Chaque année, un million d'amendes sont payées à bord des trains, mais le taux de recouvrement des procès-verbaux n'est que de 10 %. La fraude coûte chaque année 30 millions d'euros à la SNCF. Le secrétaire d'Etat aux transports, Alain Vidalies, avait affirmé en janvier que l'intensification de la lutte contre la fraude dans les transports publics figurait parmi ses priorités pour l'année 2015.

 

12:25 Publié dans amendes, SNCF, TER | Lien permanent | Commentaires (1)

18/12/2014

Les amendes SNCF pourraient augmenter de 40 à 100%

Bonsoir,

«Les Français sont très attachés au service public mais les Français ne le respectent pas»

Guillaume Pépy aussi aime bien le service public et ces très juteuses subventions mais ne le respecte pas. Il ne suffit pas de faire de beaux discours mais simplement des actes !

Répondez favorablement à ceux qui prennent le train tous les jours, nous vous avons écrit sans obtenir une réponse positive. Le problème est qu'il est générale dans toutes les régions !

En clair commencez pas vous mêmes Mr Pépy car vous avez certainement la chance d'avoir une population très docile et qui supporte beaucoup pour aller au travail tous les jours.

De plus Je trouve irrespectueux de votre part de nous prendre pour des voleurs. Personnellement je n'ai JAMAIS triché et j'ai toujours payé mon billet ou mon abonnement. Très facile comme argument pour dire que la SNCF va mal !

Quand à la fraude c'est vraiment bizarre que la SNCF découvre le problème que maintenant. Pourquoi ne pas avoir agit avant ? Est-ce pour noyer le poisson ? Alors que les aléas sont quasi-quotidien !

Vos trains sont très souvent en retard mais c'est parce que c'est la faute de votre voisin qui n'a pas payé son billet !

«Ceux qui paient le train n'en peuvent plus des fraudeurs», a expliqué Guillaume Pepy, patron de la SNCF

Il faut vraiment qu'il prenne le train le TER pour comprendre ce qu'il se passe

Du gros n'importe quoi comme si tous nos retards et suppressions de trains étaient dut aux fraudeurs.

Des fraudeurs qui étaient ivres, fortement alcoolisés nous ont bloqués à Vénissieux il y a quelques années en arrière évacués par les forces de l'ordre.

Dommage qu'il y ait un immense fossés entre les décideurs et les personnes sur le terrain !

Le manque d'information comme la grève spontanée était-elle dut aussi aux fraudeurs ?

Si la SNCF se dit Service public alors elle a le devoir de nous informer de respecter ses horaires qu'elle a elle même mis en place.

Dommage aussi que Mr Pépy ne sache pas non la définition d'un service public que sa société doit rendre des compte à l'état français et à tout ces citoyens.

Eric

http://www.lefigaro.fr/societes/2014/12/18/20005-20141218...

«Ceux qui paient le train n'en peuvent plus des fraudeurs», a expliqué Guillaume Pepy, patron de la SNCF.

«Ceux qui paient le train n'en peuvent plus des fraudeurs», a expliqué Guillaume Pepy, patron de la SNCF. Crédits photo : François BOUCHON/Le Figaro

L'entreprise ferroviaire doit décider avec le gouvernement ce jeudi du renforcement de la lutte contre la fraude qui lui coûte 500 millions d'euros chaque année.

Les fraudeurs sont plus que jamais dans la ligne de mire de Guillaume Pepy. Le patron de la SNCF promet depuis plusieurs mois de renforcer la lutte contre la fraude, «un mal français» qui lui coûte chaque année 500 millions d'euros. Ce jeudi, un rencontre est prévue entre la SNCF, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve et celui des Transports Alain Vidalies pour confirmer un durcissement des règles qui entreront en application dès le 2 mars prochain selon RTL.

D'après la radio, les amendes pourraient bondir de 40 à 100% selon les infractions. L'amende forfaitaire pour un billet non composté passerait de 10 à 20 euros. Les voyageurs sans billets paieront de 35 à 50 euros, voire 50 à 100 euros si l'amende n'est pas réglée sur le champ. Les voyageurs sans billet qui se présenteront spontanément au contrôleur pour acheter leur ticket subiront aussi une majoration: ils devront payer 7 euros contre 4 auparavant pour les distances inférieures à 150 kilomètres, et 15 euros (contre 10 jusqu'ici) pour les parcours supérieurs à 150 kilomètres. Par ailleurs, les habitués de la fraude pourraient être descendus du train après cinq procès-verbaux au lieu de dix.

«Les Français sont très attachés au service public mais les Français ne le respectent pas»

Guillaume Pepy

Le libre accès aux trains pourrait aussi être revu afin de «simplement vérifier, comme cela se fait souvent, que les personnes qui vont monter à bord ont bien un titre de transport», expliquait Guillaume Pepy dimanche dernier, lors du Grand Jury RTL/LCI/Le Figaro. Plusieurs pistes ont déjà été évoquées, comme la présentation obligatoire de la carte d'identité avant l'accès au train. Ou encore la fermeture des quais des TGV pour ne laisser passer que les passagers munis de leurs titres de transports. Ce système est déjà utilisé pour les ID-TGV et l'Eurostar. «On y travaille en ce moment. Il faut regarder site par site, train par train», a précisé Guillaume Pepy.

En septembre dernier, la SNCF avait déjà annoncé une limitation de la durée de validité des billets de train sans réservation. «Quand vous êtes un fraudeur, vous êtes un voleur, c'est un délit. Je veux qu'il soit sanctionné comme tel», avait souligné à l'époque Alain Le Vern, directeur général Régions et Intercités à la SNCF. «C'est une question vraiment importante car ceux qui paient le train - 90%, 95% des gens - n'en peuvent plus des fraudeurs», a expliqué Guillaume Pepy.

Pour le patron de la SNCF, la fraude dans les transports publics implique aussi «un travail de conviction à faire, parce que les Français sont très attachés au service public mais les Français ne le respectent pas». L'entreprise publique, qui présente aussi son budget 2015 ce jeudi, veut agir vite et fort car seul 11,6% des PV envoyés au domicile des fraudeurs sont réglés.

23:09 Publié dans amendes, SNCF, TER, TGV | Lien permanent | Commentaires (2)

 
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