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28/03/2018

Le dialogue de sourds se poursuit sur la SNCF

https://www.challenges.fr/entreprise/transports/le-dialog...

Par Challenges.fr le 28.03.2018 à 08h05

Les quatre syndicats représentatifs de la SNCF ont appelé mardi la ministre des Transports à ouvrir de "réelles négociations" sur la réforme du système ferroviaire, faute de quoi la grève unitaire censée débuter le 3 avril sera maintenue.

Le dialogue de sourds se poursuit sur la SNCF

Dans un courrier commun adressé à Elisabeth Borne, la CGT-Cheminots, l'UNSA-ferroviaire, Sud-Rail et la CFDT-Cheminots reprochent au gouvernement de ne pas avoir "pris la juste mesure du mécontentement des cheminots"

AFP - CHRISTOPHE SIMON

Dans un courrier commun adressé à Elisabeth Borne, la CGT-Cheminots, l'UNSA-ferroviaire, Sud-Rail et la CFDT-Cheminots reprochent au gouvernement de ne pas avoir "pris la juste mesure du mécontentement des cheminots", hérissés notamment par la fin programmée de leur statut et l'ouverture à la concurrence. "Il est nécessaire d'ouvrir de réelles négociations avec les cheminots et leurs organisations syndicales", écrivent ces dernières en réponse à une précédente lettre d'Elisabeth Borne, qui leur a été adressée la semaine dernière.

Sans faire de concessions sur le fond, la ministre y proposait un nouveau calendrier de discussions et évoquait des "négociations approfondies", plus seulement une "concertation", un infléchissement sémantique insuffisant pour les syndicats. "Le gouvernement fait le choix de n'ouvrir aucune négociation sérieuse", répliquent-ils dans leur lettre datée de mardi, dont Reuters a obtenu une copie, réitérant au passage leur menace d'un "conflit majeur".

Les quatre organisations demandent que soient inscrits huit chapitres à l'ordre du jour, notamment la dette et le financement en général, le statut de l'entreprise, l'ouverture à la concurrence et les droits sociaux des employés. Les positions sont difficilement conciliables dans la mesure où les syndicats espèrent faire reculer l'exécutif sur le principe de l'ouverture à la concurrence et sur la suppression du statut des cheminots pour les futures recrues, deux mesures au coeur du projet gouvernemental.

"La grève du 3 et du 4 n'est très probablement pas évitable"

"Il n'y a pas vraiment d'espoir de bouger, en tout cas à court terme", a déclaré à Reuters un négociateur de la CFDT-cheminots, Sébastien Mariani. "La grève du 3 et du 4 n'est très probablement pas évitable, sauf coup de théâtre."

Interrogée par franceinfo sur la possibilité que la mobilisation soit annulée, Elisabeth Borne a répondu que "l'intérêt de la SNCF et des cheminots (était) qu'on avance dans la concertation", sans répondre directement à la question. La ministre des Transports a précisé lors de cette interview qu'elle présenterait vendredi un premier bilan des concertations, qui ont selon elle permis d'avancer "sur des sujets concrets".

L'épreuve de force a débuté jeudi dernier, avec une manifestation qui a réuni entre 16.500 et 25.000 personnes dans le cortège des cheminots, à Paris. Elle doit se poursuivre avec une grève d'un genre inédit à la SNCF, à raison de deux jours par tranche de cinq jours, qui servira à jauger l'état des forces en présence.

Selon le nouvel agenda de discussions, les syndicats ont rendez-vous vendredi pour une réunion multilatérale, la dernière avant les deux premières journées de conflit.

(avec Reuters)

Lyon : Tout savoir sur la future ligne de tram T6 et les perturbations TCL prévues pendant le chantier

https://www.20minutes.fr/societe/2242323-20180326-lyon-to...

TRANSPORTS Les travaux d'aménagement, en cours, vont avoir des incidences sur la circulation des trams T2, T4 et T5 dès la fin avril...

Elisa Frisullo — 

L'aménagement de la nouvelle ligne T6 va perturber la circulation du T2 perdant plusieurs mois. Illustration.

L'aménagement de la nouvelle ligne T6 va perturber la circulation du T2 perdant plusieurs mois. Illustration. — C. VILLEMAIN / 20 MINUTES

  • La future ligne T6 sera mise en service entre Debourg et Hôpitaux Est fin 2019.
  • Pour construire la ligne, de lourds travaux sont nécessaires et vont entraîner des perturbations dès le 27 avril sur la circulation des trams T2, T5 et T4.

En décembre 2019, il sera possible de rallier les Hôpitaux Est, dans le 8e arrondissement de Lyon, depuis Debourg (Gerland) en 21 minutes. Mais d’ici à la mise en service du nouveau tram T6, de lourds travaux, engagés déjà depuis quelques mois, vont perturber la circulation des trams à compter du 27 avril et jusqu’à la fin août. 20 Minutes vous détaille ce qu’il faut savoir sur cette nouvelle ligne et l’impact de ce chantier sur la circulation TCL.

Des quartiers nettement mieux desservis

La nouvelle ligne T6 reliera la station Debourg, à Gerland, à Hôpitaux Est, dans le 8e. Construite dans le prolongement de la ligne T1 entre Confluent et Debourg, cette liaison de 6,7 km comptera 14 stations qui desserviront plusieurs secteurs, à cheval entre Lyon, Bron et Vénissieux, aujourd’hui mal desservis. La T6 sillonnera notamment les quartiers Challemel-Lacour, Moulin à Vent, Beauvisage, Grange-Rouge-Santy et passera aussi par le Vinatier.

  • Une création de ligne indispensable

L’objectif du Sytral, organisateur du réseau TCL, en aménageant cette ligne pour un montant de 161 millions d’euros est d’améliorer le maillage de la métropole et de favoriser les interconnexions avec le réseau de trams et de métros. La T6 sera ainsi connectée avec les lignes de trams T1, T2, T4 et T5, les lignes de métro B et D et le parc relais de Mermoz-Pinel. Dans la perspective de la mise en service de cette liaison et face à la hausse constante du nombre d’usagers du tram, le Sytral a engagé un plan « Capacité tramway ». Pour être en mesure de faire face aux 3 millions de voyages supplémentaires attendus dans les trams chaque année à l’horizon 2020, le syndicat mixte a prévu d’investir 60 millions d’euros pour augmenter les capacités d’accueil des lignes T1, T2 et T4. Une quinzaine de rames longues ont notamment été achetées par le Sytral pour accueillir plus de voyageurs et les centres de maintenance de Saint-Priest et de Meyzieu font l’objet de travaux d’extension.

Le parcours du futur tram T3, en construction à Lyon.
Le parcours du futur tram T3, en construction à Lyon. - Sytral

 

  • De grosses perturbations à venir pour les usagers du tram

Pour créer les infrastructures de la nouvelle ligne, des travaux vont être réalisés aux intersections du futur T6 avec le T2 et le T5 au croisement du boulevard Pinel et de l’avenue Roosevelt. Un gros chantier sera aussi engagé au croisement avec la ligne T4 à l’angle de la rue Beauvisage et du boulevard des Etats-Unis, dans le 8e. Parmi les travaux programmés, les voies ferrées doivent être démolies et remplacées par une nouvelle plateforme sur laquelle seront aménagées les voies du tram, indique le Sytral

>> A lire aussi : Lyon: 60 millions d'euros prévus pour augmenter la capacité d'accueil des trams

Pour permettre ces travaux, les lignes T2 et T5 seront coupées du 27 avril au 31 août entre les stations Grange Blanche et les Essarts-Iris dans les deux sens de circulation. Le T2 circulera alors sur deux portions distinctes entre Perrache et Grange Blanche, puis entre les Iris et Saint-Priest. Le temps du chantier, des bus relais assureront la desserte des arrêts non desservis par le tram et permettront de rejoindre le T2 et le T5. Ce tram verra lui son parcours limité entre le Parc du Chêne et des Iris. Pour permettre aux étudiants de gagner le campus de Lyon-II à Bron-Parilly sans trop de difficulté, les TCL conseillent vivement d’emprunter la ligne de bus C15 qui sera renforcée en semaine jusqu’au mois de juin entre Mermoz-Pinel et Bois de parilly.

La ligne T4 sera également perturbée entre le 1er juillet et la fin août. Son trajet sera limité à la portion La Doua (Villeurbanne)-l ycée Lumière. Des navettes circuleront entre Hôpital de Feyzin et le lycée Lumière pour desservir la quinzaine de stations concernées par l’arrêt d’exploitation.

Le régulateur ferroviaire tacle le gouvernement sur la réforme de la SNCF

http://www.liberation.fr/france/2018/03/27/le-regulateur-...

Par Franck Bouaziz

Des employés de la SNCF examinent les rails, le 20 février 2018 à Hazebrouck, dans le Nord

Des employés de la SNCF examinent les rails, le 20 février 2018 à Hazebrouck, dans le Nord Photo PHILIPPE HUGUEN. AFP

L'autorité de régulation ferroviaire s'inquiète notamment du manque d'indépendance de la structure propriétaire des voies ferrées alors que l'ouverture à la concurrence du rail français est programmée.

Le gouvernement avait déjà un front ouvert avec les syndicats à propos de la réforme de la SNCF. Il va, en outre, devoir composer avec les remarques plutôt acerbes de l’Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières (Arafer). Le gendarme du rail français est en effet loin d’approuver, des deux mains, la réorganisation future de la SNCF. En présentant, mardi, ses recommandations, en vue de l’ouverture prochaine à la concurrence du rail français, le président de l’Arafer, Bernard Romans a appuyé sur plusieurs points sensibles.

Il pointe d’abord la fréquentation en baisse du réseau ferroviaire français, pourtant le deuxième d’Europe par ses dimensions. Or, sur la même période, la mobilité, tous modes de transports confondus est en augmentation dans l’Hexagone. D’où la prise de position très claire de l’Arafer, en faveur de l’ouverture à la concurrence des chemins de fer français, aussi bien sur les lignes à grande vitesse que régionales. En Allemagne, en Grande Bretagne et en Suède, la fin du monopole s’est traduite par une augmentation de l’offre de trains comprise entre 20 et 53%.

Garde-fous

Reste que selon le gendarme du rail, cette ouverture à la concurrence doit s’opérer en respectant certains garde-fous et c’est justement là que le bât blesse avec la SNCF. L’Arafer estime tout d’abord que les autorités organisatrices de transport doivent disposer «de moyens humains et financiers suffisants pour gérer les processus d’appel d’offres et de coordination des entreprises ferroviaires». En clair, il va falloir que les conseils régionaux (qui ont en charge l’organisation des TER) qui jusqu’à présent ne traitaient qu’avec la SNCF, étoffent sérieusement leurs équipes pour sélectionner les concurrents et surtout calculer le niveau de subvention de ces lignes afin d’éviter les rentes de situation. Or, aujourd’hui, sur ces lignes régionales, les subventions représentent 75% du coût du transport. Le prix du billet ne couvre que les 25% restants.

L’Etat n’est pas non plus épargné par l’Arafer et tout particulièrement dans son projet de réorganisation de l’entreprise SNCF. Le gouvernement a prévu de regrouper, sous le contrôle d’une société de tête l’exploitation des trains, les gares et la propriété des 29 000 km de voie. Ce qui n’est pas du tout du goût du président de l’Arafer, Bernard Romans, qui martèle: «Notre mission est de veiller à l’indépendance du gestionnaire d’infrastructures.» Or, si la SNCF contrôle les rails et les gares via deux de ses filiales, quelles garanties de traitement équitable auront ses concurrents lorsqu’ils débarqueront sur le marché ferroviaire français ? Et au cas où le gouvernement persiste et signe, Bernard Romans n’exclut pas que la commission européenne s’en mêle et tape sur les doigts du gouvernement français.

Muselage

Le régulateur des activités ferroviaires est d’autant plus remonté contre l’actuel gouvernement, qu’il le soupçonne de vouloir, en catimini, lui rogner les ailes. Une disposition du projet de réforme de la SNCF prévoit que l’Arafer ne pourra plus, à l’avenir, exercer son véto sur le tarif des péages facturé par le propriétaire des voies ferrées, aujourd’hui réseau ferré de France (RFF) à l’exploitant des trains SNCF mobilités sachant qu’aujourd’hui les deux entités sont des filiales de la SNCF. Cette opération de muselage aurait été décidée à Bercy, contre l’avis du ministère des Transports, peu désireux de se mettre sur le dos le gendarme du rail, en plus des syndicats. Pour autant, Elisabeth Borne, la titulaire du portefeuille des transports n’a pas encore prévu d’inclure, dans son marathon de négociations, l’Arafer.

Franck Bouaziz

 
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