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03/06/2017

Un TGV nommé InOui

http://www.lemonde.fr/m-perso/article/2017/06/02/un-tgv-n...

La SNCF continue sa révolution lexicale pour redorer son image. Ces adeptes de la novlangue ont-ils déraillé ?

LE MONDE | | Par Clara Georges

Gare Montparnasse, à Paris
Gare Montparnasse, à Paris PATRICK KOVARIK / AFP

Je suis dans le TGV – ou plutôt, dans le InOui Annecy-Paris. La SNCF est coutumière de ces espèces de mini-révolutions langagières. Il y a désormais tout un champ sémantique du voyage en train : les IDTGV (appelés à disparaître) répartis en IDZen et IDZap, par exemple. Soit des wagons normaux – les Zen – et d’autres remplis de fous du ­téléphone et de braillards crachant du yaourt sur leur bavoir – les Zap. Je me suis toujours demandé qui pouvait bien cocher la case IDZap volontairement.

On voit là une certaine constance dans la politique maison de la SNCF, qui ­cultive la compartimentation depuis longtemps : jadis, le cauchemar ferroviaire, ce n’était pas les gens bruyants mais les fumeurs. Il suffisait de traverser un de ces wagons couleur Gauloises pour être parfumé pendant deux jours, comme ces locaux illégaux qui ont ­subsisté au journal après la loi Evin, des pièces aveugles de 5 mètres carrés aux murs jaunis qu’une consœur – fumeuse devant l’éternel – avait surnommées « le pavillon des cancéreux ».

« Quelle voiture on est ? »

Au rayon des innovations lexicales, on note aussi les OuiGo (les TGV à bas coût) et les OuiBus. Les twittos s’en ­donnent évidemment à cœur joie. Mon préféré est le message de @Plusdetrains : « Indiscret - Le patron de la SNCF renommé Guillaume Pépoui ».Les autres dénoncent l’emploi abusif de #novlangue, et c’est vrai qu’il y a quelque chose de dystopique dans cet enthousiasme forcené : oui, oui, ouiiiiii, prenons le train. Mais peut-être vois-je la menace partout parce que je suis en train de lire La Servante écarlate, de Margaret Atwood, où de tels néologismes sont mis au service d’une dictature religieuse nataliste et patriarcale.

« Passer un cap de qualité de service »

Rassurons-nous, il y a de la marge : même si les TGV deviennent InOui, les fondamentaux de notre vie collective demeureront. Il y aura toujours le voyageur qui fait semblant de dormir pour pouvoir garder la place côté fenêtre qu’il s’est arrogée ; celui qui demande « Quelle voiture on est ? », alors que c’est écrit à l’entrée de chacune ; le type qui regarde la dernière saison du Bureau des légendes et nous spoile par écrans interposés ; l’ado comateux qui bave recroquevillé sur deux sièges ; le couple qui déballe son œuf dur.

Pourquoi un nouveau nom ? Pour « passer un cap de qualité de service », ­explique la compagnie publique, et cela sonne tellement creux que c’est presque plus inquiétant. Il y a déjà des menus « bistro de chef » au wagon-bar, avec la bobine de Michel Sarran – pour avoir goûté, j’espère vivement que le Toulousain aux deux étoiles n’a rien à voir là-dedans. Demain, ce sera luxe à tous les étages, champagne, écrans plasma, et le prix qui va avec, certainement ? C’est sans doute là l’erreur de la SNCF : croire que les Français en ont ­assez de leur train-train.

09:58 Publié dans InOui, SNCF, TGV | Lien permanent | Commentaires (0)

SNCF: les syndicats déclenchent l'alarme sociale

http://www.lefigaro.fr/social/2017/06/02/20011-20170602AR...

Les syndicats convoqués jeudi dans le cadre du CHSCT «ont fait le constat de l'absence de réponses concrètes et complètes» de la direction de la SNCF.

Les organisations syndicales représentatives à la SNCF ont décidé de déposer une alarme sociale, après un premier trimestre 2017 jalonné d'un «nombre exceptionnel de drames», accidents ou suicides. Cette « demande de concertation immédiate » fait suite au CHSCT qui s'est tenu jeudi.

Les syndicats de cheminots vont déposer une alarme sociale à la SNCF. Insatisfaits à l'issue d'une «table ronde» qu'ils appelaient de leurs vœux depuis des mois et qui s'est tenue jeudi avec la direction, ils passent à l'étape suivante avec une «demande de concertation immédiate», dernière phase avant un éventuel préavis de grève.

Les quatre organisations syndicales représentatives (CGT, Unsa, CFDT et SUD Rail) pointaient déjà le «nombre exceptionnel de drames», accidents graves du travail ou suicides, enregistrés au premier trimestre 2017, mi-avril. En cause, dans la plupart des cas, selon le syndicat: «l'organisation de la production, les moyens humains et matériels, les objectifs irrationnels et donc souvent inatteignables, une ambiance favorisant la répression et les pressions managériales».

Convoquées jeudi dans le cadre du CHSCT (Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail) pour discuter des façons d'améliorer la prévention des risques psychosociaux dans le groupe public ferroviaire, elles ont constaté «l'absence de réponses concrètes et complètes» de la direction «face à la dégradation rapide et inquiétante des conditions de vie et de travail des cheminots».

Que propose la SNCF?

La SNCF, qui souhaitait aborder la question avec «humilité» et «volontarisme» jeudi, a répété ne pas constater d'aggravation par rapport aux années précédentes et se situer dans la moyenne d'autres entreprises de taille comparable. Elle refuse de communiquer sur le nombre de suicides en lien avec le travail, et assure dans le même temps ne pas constater de hausse de ces derniers

Néanmoins, elle propose de compléter le dispositif de soutien et de prévention existant (réseau de médecins, assistance 24h/24 par des psychologues, etc.). La SNCF s'engage également à améliorer l'accompagnement des changements en réalisant pour chaque projet de transformation une «étude d'impact». Elle promet enfin de mieux former les managers à la détection des «situations à risques», de sources concordantes.

Une procédure pour éviter les conflits

Insuffisant pour les syndicats. Le dispositif de «demande de concertation immédiate» leur permet d'obtenir de la direction la tenue d'une réunion, dans un délai de cinq jours. L'objectif est d'anticiper les conflits pour tenter d'éviter la grève ou, au moins, d'en réduire l'impact négatif.

La SNCF avait emboîté le pas de la RATP, première structure à mettre en place cette procédure après la grande grève de 1995. Signé en octobre 2004, l'accord relatif à l'amélioration du dialogue social et à la prévention des conflits dans l'entreprise, instituait le dispositif de «concertation immédiate», qui peut être déclenché par un groupe de syndicats comme par la direction, si elle détecte un sujet potentiellement conflictuel.

02/06/2017

Vendredi 2 juin 2017 Accients de personne à Vaulx Milieu et

Bonjour,

Depuis midi il est très difficile de rentrer chez nous pour le week-end de pentecôte.

Deux événements sont intervenus sur notre ligne coup sur coup entre l'accident de personne survenue en fin de matinée à Vaulx Milieu et une rupture de caténaire à Grenay

La reprise est progressive à 16h54 en gare de Bourgoin :

TER 887339 17:05 ST ANDRE GAZ Retard : 10 min A
TER 17627 17:10 GRENOBLE   A
TER 17628 17:18 LYON P DIEU Supprimé  
TER 18521 17:18 CHAMBERY Supprimé  
TER 887340 17:26 LYON PERR. Supprimé  
TER 887341 17:33 ST ANDRE GAZ   A
TER 17629 17:41 GRENOBLE   A
TER 18562 17:43 LYON P.DIEU   B
TER 887342 17:55 LYON PERR.   B
TER 17630 17:48 LYON P.DIEU Retard : 15 min B
TER 887343 18:04 GRENOBLE   A
TER 17631 18:10 GRENOBLE   A
TER 17907 18:18 BOURG ST M. Supprimé  
TER 887344 18:26 LYON PERR.   B
TER 17632 18:18 LYON P DIEU Retard : 20 min B

 https://www.ter.sncf.com/auvergne-rhone-alpes/SeekSchedul...

Vendredi 2 juin : Lignes Lyon - Grenoble et Lyon - Chambéry, reprise progressive des circulations suite à panne de signalisation près de La Verpillière. Perturbations à prévoir jusqu'en fin de soirée. Plus  d'information en gare.

Bon courage pour rentrer et bon week-end,

Eric

 
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