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24/06/2016

TER Lyon-Grenoble : les usagers manifestent devant la Région

http://www.leprogres.fr/lyon/2016/06/24/ter-lyon-grenoble...

Le 24/06/2016 à 05:00 mis à jour à 06:05Une délégation a été reçue.  Photo Joël PHILIPPON

Une délégation a été reçue. Photo Joël PHILIPPON

Les usagers des lignes Lyon-Grenoble et Lyon-Chambéry sont en colère. À l’appel de l’Association dauphinoise des usagers du train (Adut), une vingtaine d’entre eux, appuyée par trois élus du Rassemblement citoyens écologistes et solidaires, a manifesté devant le siège de la Région. Victimes des grèves de la SNCF mais aussi de la suppression de TER en raison d’un manque de conducteurs, de travaux cet été sur la ligne Lyon-Chambéry, l’Adut demande deux mois d’abonnement gratuit. Une délégation conduite a été reçue par Patrick Mignola, vice-président de la Région en charge des Transports. La présidente de l’Adut, Patricia Andre-Constantin, a rapporté ensuite que la Région a affirmé soutenir leur demande auprès de la SNCF et s’était montrée à l’écoute et décidée à faire preuve de fermeté. L’Adut s’en réjouit mais « attend de juger sur pièce ».

F. S.

23/06/2016

SNCF : Sud Rail va faire valoir son droit d'opposition aux accords conclus

http://www.boursier.com/actualites/economie/sncf-sud-rail...

Publié le 22/06/2016 à 15h30

La direction de la SNCF a signé des accords avec la CFDT et l'Unsa Cheminots portant sur le temps de travail, à l'origine du bras de fer entamé avec la direction...

 

 

 

SNCF : Sud Rail va faire valoir son droit d'opposition aux accords conclus

Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Si la situation à la SNCF se normalise après 23 jours de grève, Sud-Rail demeure opposé au nouveau cadre social de l'entreprise sur le temps de travail proposé en vue de l'ouverture à la concurrence du secteur.

Dans un communiqué, le syndicat prévient donc qu'il fera valoir son "droit d'opposition" aux accords conclus par la direction et la branche ferroviaire avec l'Unsa et la CFDT.

La CGT ne s'est pas encore manifestée

"Outre certaines dispositions régressives contenues dans la CCN - convention collective nationale - l'accord d'entreprise (...) introduit un régime dérogatoire qui permettra à la direction de la SNCF, de revoir, quand elle le souhaitera, au niveau où elle le souhaitera et autant de fois qu'elle le voudra, les dispositions de l'ensemble de l'organisation du travail", déplore l'organisation. La semaine dernière Sud Rail a appelé la CGT à faire de même, mais le syndicat n'a pas encore fait connaître sa décision.

Droit d'opposition

La CGT et Sud Rail ont obtenu 51% des voix aux dernières élections professionnelles à la SNCF. Pour empêcher la mise en oeuvre des accords, ils doivent tous deux faire valoir leur droit d'opposition. Pour le moment, la CGT a simplement indiqué qu'elle ne signerait pas. "C'est à l'appui des analyses et des éléments de réflexion issus de ses syndicats que la direction fédérale définira des suites qu'il conviendra de donner à l'accord d'entreprise et à la CCN", a-t-elle fait valoir le 14 juin dernier.

Le refus de signer un accord n'empêche pas de changer d'avis plus tard et d'y adhérer, ce qui n'est pas le cas pour le droit d'opposition, a récemment confié une source proche du dossier, à l'agence de presse Reuters.

Une grève qui va peser sur les comptes

Le coût de la grève a été estimé par le président de la SNCF, Guillaume Pepy, à "plus de 250 millions d'euros". Il pourrait s'élever à 300 millions d'euros. Dans le détail, il faut compter 190 millions d'euros de perte de chiffre d'affaires, à quoi s'ajoutent des remboursements d'abonnement et des pénalités payées aux clients, a indiqué mercredi le patron de l'entreprise publique, lors d'une rencontre avec l'Association des journalistes économiques et financiers (AJEF)...

Marianne Davril — ©2016, Boursier.com

Réseau ferroviaire : 760 millions à débloquer pour les petites lignes régionales

http://acteursdeleconomie.latribune.fr/territoire/infrast...

Par Marie-Annick Depagneux  | 

(Crédits : DR)
Usure parfois critique des voies sur certaines portions, obsolescence des systèmes de signalisation...le dernier diagnostic que SNCF Réseau consacre aux 22 lignes voyageurs (petites lignes) irriguant le territoire Auvergne Rhône-Alpes est alarmant. Ces petites lignes ou à faible trafic représentent 62 % du réseau ferroviaire en Auvergne et 20 % en Rhône-Alpes. Certains chantiers urgents doivent faire l'objet d'une confirmation des engagements financiers.

Le diagnostic ferroviaire qui sera soumis à l'assemblée régionale Auvergne Rhône-Alpes présidée par Laurent Wauquiez (LR), ce jeudi, est focalisé sur les 22 lignes voyageur classées de 7 à 9 (petites lignes ou à faible trafic). L'état des lieux effectué par SNCF Réseau, en lien avec le CPER (Contrat de plan Etat Région) chiffre les travaux à envisager pour conserver les performances actuelles de ce réseau d'irrigation du territoire à quelque 760 millions d'euros pour la décennie (2015-2025). Et plus de 400 millions sont à mobiliser sur le CPER 2015/2020.

Ce montant, calculé sur la base d'une estimation sommaire des investissements nécessaires, est supérieur de 220 millions aux 540 millions d'euros investis lors de la décennie précédente. Sont concernés par cette revue, 1400 kilomètres de lignes :  812 en Auvergne (62 % du linéaire total ) et 524 en Rhône-Alpes (20 %).

Menace d'arrêt d'exploitation en l'absence de travaux

L'avertissement est clair : "cette étude montre qu'en l'absence de renouvellement à court terme, une baisse progressive de la performance de lignes, voire une suspension de l'exploitation dès 2016, pour certaines sections sont à envisager".

Pour les mesures à court terme, SNCF Réseau dit s'être organisé pour mener à bien les chantiers sans contraintes d'exploitation sur le réseau en 2016 et 2017 "sous réserve d'engagements financiers confirmés".

Il est bien stipulé que dorénavant les besoins de renouvellement des lignes 7 à 9 doivent être systématiquement cofinancés "avec une implication forte des partenaires", territoriaux. Dans le cas contraire "celles-ci poursuivront leur vieillissement jusqu'à un arrêt d'exploitation".

Voie, ouvrages d'art et signalisation.

En ce qui concerne la méthodologie, il est indiqué que le diagnostic, effectué au cours du troisième trimestre 2015, donne une vision quasi exhaustive des voies (ballast, rails, traverses) pour les cinq ans à venir, en particulier. Pour les ouvrages d'art et les ouvrages en terre, qui datent souvent de la construction des lignes, "il n'a pas été possible d'évaluer dans le cadre du diagnostic l'exhaustivité de la problématique", du fait de leur nombre.

A titre d'exemple, 362 ouvrages d'art et 34 ouvrages en terre sont recensés sur l'axe Lyon-Paray-le Monial, ligne Lozanne-Chaufailles. Quant à la signalisation, les investissements sont impératifs car il en va de la sécurité.

Sur certaines lignes la décroissance du trafic a généré une utilisation insuffisante de l'infrastructure conduisant potentiellement à des dysfonctionnements : non reconnaissance du passage des trains, notamment en Auvergne (phénomène de déshuntage).

Gare de Lozanne

Entrons dans le détail de quelques-unes de ces lignes fragilisées en commençant par Rhône-Alpes. Sur l'axe Lyon-Paray le Monial, ligne de Lozanne à Chauffailles, deux zones sont jugées particulièrement critiques. Il en va ainsi de la portion entre Chamelet et Lamure sur Azergue, dans le Rhône, "où l'état de la voie conduira à une suspension d'exploitation au plus tard en 2017" et de la gare de Lozanne, dans le Rhône.

Sur la ligne Bourg-Oyonnax-Saint-Claude, la voie sur la section Oyonnax-Dortan n'est plus pérenne et la limitation de vitesse (pour atténuer l'usure) arrivera en fin de vie à l'horizon 2020. De plus le système de signalisation est jugé proche de l'obsolescence entre Oyonnax Saint-Claude (Jura).

Exploitation dérogatoire

Sur l'axe Le Puy-Saint-Etienne "3 zones sont caractérisées par un état de l'usure du rail très prononcé conduisant à l'application de limitation permanente à 40 km/heure".

Dans l'Ouest lyonnais, la branche Tassin-Lozanne est fortement dégradée. Et un renouvellement de la voie à hauteur de 18 millions d'euros sera nécessaire à moyen terme, peut-on lire. Sur l'axe Valence-Gap-Livron-Die-Aspres, il est notamment précisé, qu'entre Die et Aspres certaines zones sont exploitées "de manière dérogatoire et que cette dérogation arrive à échéance en 2017".

Traverses en bois

En Auvergne, "il n'existe que peu de lignes réellement immunes de ralentissement potentiel dans la durée", avertit le rapport. Les études préliminaires du plan Auvergne en 2008 avaient identifié un besoin de régénération de 518 millions d'euros que le plan rail a couvert à hauteur de 213 millions correspondants aux actions les plus urgentes.

Il reste donc 431 millions d'euros à investir. Des points de grandes faiblesses sont relevés dans les "zones gares" où les traverses sont en bois. Sont notés aussi des problèmes d'usure du rail en cours de développement sur plusieurs lignes : Clermont-Aurillac, Clermont- Volvic, Lapeyrouse-Gannat, Gaillac-Viescamp, Aurillac-Brives, Aurillac-Figeac ou encore Aurillac-Arvant. Et la gare de Massiac (Cantal) devra être traitée en urgence 0 avant 2019. En gare de Langeac, en Haute-Loire, le système de signalisation, d'une technologie obsolète, doit être surveillé.

Hiérarchisation des actions

En conclusion, au regard des besoins d'investissements et du volume des travaux une hiérarchisation des actions "apparaît nécessaire". L'étude propose que soient prises en compte "une vision prospective de l'évolution de la mobilité ainsi que la capacité à mobiliser un financement".

La plupart des territoires bénéficie aujourd'hui d'une offre de mobilité diversifiée et multimodale est-il observé. Les temps ont changé à tous égards, mais les arbitrages ne seront pas simples.

 
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