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03/06/2016

Grève à la SNCF : petit à petit les usagers s'organisent à Grenoble

http://france3-regions.francetvinfo.fr/alpes/isere/grenob...

Alors que le mouvement de grève des cheminots, entamé mercredi 1er juin 2016, se poursuit. Les usagers de la SNCF sont de nouveau dans la galère.

Par Anne Hédiard Publié le

Yves Gimbert, Président de l'association des usagers du TER Grenoble-Valence © France 3 Alpes

© France 3 Alpes Yves Gimbert, Président de l'association des usagers du TER Grenoble-Valence

Depuis le 1er janvier dernier, les usagers de la SNCF ont supporté près d'une quarantaine de jours de grève avec des retards, des trains annulés et des conséquences pour la vie sociale, la vie professionnelle importantes.

Il va falloir que la SNCF réagisse"

Les passagers du train se trouvent tellement souvent en galère, qu'ils commencent à s'organiser selon Yves Gimbert, le président de l'association des usagers du TER Grenoble-Valence. Ils se reportent vers les cars Transisère, mais aussi et surtout le co-voiturage.

"Il va falloir que la SNCF réagisse" menace le président de l'association des usagers du TER Grenoble-Valence. "BlaBlaCar a fait descendre des personnes de plusieurs centaines de rames TGV". "Les passagers s'organisent. Une fois qu'ils auront trouvé une organisation qui leur convient, ils ne reviendront pas au train"

A l'initiative des usagers de Tullins, un site de co-voiturage a été créé.

>> Revoir l'interview de Yves Gimbert dans le JT du jeudi 2 juin

 
Usager du TER Grenoble-Valence

SNCF : Hyperloop, hyperloupé

Bonjour,

Encore des dépenses complètement inutiles qui aurait pu permettre la rénovation d'une ligne de TER ou d'améliorer le réseau existant comme cela était prévu ou de tout simplement rembourser la dette de la SNCF
Quand est ce que ces décideurs assis sur leur très beau fauteuil descendrons voir les gens comme tout le monde
sachant que la SNCF doit rembourser 37 milliards d'euros : http://bfmbusiness.bfmtv.com/entreprise/le-gouvernement-a...
D’où l'expression : Être à coté de la plaque

Mais avec de grave conséquence pour l'avenir.

Eric

https://blogs.mediapart.fr/vincent-doumayrou/blog/020616/...

Selon la presse française, la SNCF aurait participé à une levée de fonds pour le projet Hyperloop à hauteur de plusieurs dizaines de millions d'euros : quel est le sens de cette décision ? Et, pour commencer par le commencement, en a-t-elle un ?

Sur le site web de la société Hyperloop, on peut lire les phrases suivantes : "Hyperloop est le cinquième moyen de transport. Il permettra de transporter les biens et les personnes d'une manière peu coûteuse, sûre, à des vitesses considérées il y a peu comme inaccessibles". Et plus loin : "Il faut des gens extraordinaires pour faire des choses extraordinaires. Nous avons rassemblé les éléments les meilleurs et les plus brillants de l'industrie aéronautique en un seul lieu, pour accomplir l'impossible".

Sceptique ? Pas Guillaume Pepy. La société qu'il dirige a en effet souscrit à une levée de fonds, à hauteur de 70 M€ paraît-il.

Hyperloop est né de l'imagination d'Elon Musk, un milliardaire américain d'origine sud-africaine, et consiste en un tube dans lequel circuleront (ou plus exactement, circuleraient) des capsules où prendraient place des voyageurs, et mues par un système de champs magnétiques, avec une vitesse maximale proche du mur du son. Le créneau visé serait celui de liaisons de quelques centaines de kilomètres ; ainsi, les 650 km qui séparent Los Angeles de San Francisco seraient parcourables en une demi-heure environ.

Le concept rappelle infailliblement les Maglev japonais, les Transrapid allemands voire, dans un contexte plus franco-français, l'Aérotrain, projet qui, dans les années soixante, concurrença le TGV, et auquel certaines institutions étaient favorables pour des raisons finalement assez proches de celles qui motivent Guillaume Pepy aujourd'hui : l'aspect futuriste qui le rend plus séduisant qu'une évolution du bon vieux chemin de fer, technique qui a le tort d'avoir été inventée au XIXème siècle, un tort impardonnable vu l'idéologie bougiste qui semble être devenue celle des sommets de la SNCF.

Je suis donc assez sceptique par rapport à ce projet ; mais, allez-vous me dire, les projets les plus fous n'ont ils pas paru infaisables à leurs débuts ? N'est-ce pas moi qui suis mesquin, coupable d'un manque d'imagination, et ne devrais-je pas me laisser gagner par l'enthousiasme communicatif de notre Guillaume Pepy national ?

Alors, pour ne prendre qu'un seul exemple, il est vrai qu'en 1804, quand Richard Trevithick a conçu la première locomotive, le concept de chemin de fer devait paraître dépourvu d'avenir, parce qu'en rupture avec ce qui existait. De nombreux ingénieurs pensaient que du fait de la médiocre adhérence, les locomotives ne pourraient pas avancer, et croyaient davantage en des systèmes de crémaillère, voire aux bons vieux chevaux, pour tracter des charges lourdes sur des rails. Ces sceptiques n'ont pas empêché la locomotive à vapeur de s'imposer.

Mais les systèmes à la mode d'Hyperloop se heurtent à un certain nombre de limites : il faut d'abord un réseau en site propre, cher à construire (bizarre d'ailleurs que la SNCF y souscrive quand même, quand dans le même temps elle présente la simple exploitation de trains Intercités comme insoutenable au plan financier, alors qu'il n'y a aucun réseau nouveau à construire) ; leur rapidité les confine à des dessertes en point à point, chose qu'aggrave l'absence d'effet de réseau liée à l'absence de continuité avec le transport ferroviaire ; bref, même si le projet devait voir le jour, le créneau visé serait très étroit. Et je ne parle pas du lobbying que ne manqueront pas d'exercer les compagnies aériennes, qui a contribué à ce que les projets de grande vitesse ferroviaire, jusqu'ici, restent dans les cartons aux Etats-Unis.

On notera d'ailleurs que le financement de ce genre de joujou par la SNCF n'est en fait pas une nouveauté. Peu de gens le savent, mais la société nationale a, dans les années soixante, participé au financement de l'Aérotrain, alors même, comme je l'ai dit plus haut, qu'il concurrençait le projet de TGV. Dans les cartons du service de la Recherche, créé au sein de la SNCF en 1966, le TGV était le projet C03 et l'Aérotrain le projet... C02. Celui-ci passait donc avant le TGV dans l'ordre technico-juridique interne à la SNCF !

Mais le contexte actuel, marqué par une dégradation tous azimuts du service ferroviaire, rend la chose plus grave. Les quelques dizaines de millions d'euros "investis" dans Hyperloop auraient pu contribuer au renouvellement de la flotte des trains Intercités, que l'Etat donc le contribuable va financer. Et en ce même mois de mai 2016, on apprenait la fermeture au service ferroviaire de la ligne entre Clermont-Ferrand et Saint-Etienne, lesquelles, si la mobilisation citoyenne n'y met pas bon ordre, risquent de s'ajouter à la liste des grandes villes françaises qui n'auront plus de relation ferroviaire l'une avec l'autre.

Bien entendu, la tutelle étatique n'a rien trouvé à redire : tu roupilles, Alain ?

L'autre impression qui émerge est celle de la fébrilité qu'a Pepy à sauter sur la moindre nouveauté qui apparait dans le monde de la mobilité, du moment... qu'elle n'est pas ferroviaire. Il y a là, incontestablement, une forme de mépris pour le coeur de métier de sa propre entreprise. La différence est patente avec la Deutsche Bahn qui, elle aussi engagée dans une diversification intermodale et internationale, affirme sur son site : "le coeur de métier de la Deutsche Bahn est le transport ferroviaire en Allemagne".

Le but de Pepy est peut-être de faire le "buzz" sur les réseaux sociaux pendant un quart d'heure ; force est de reconnaître que c'est réussi, même si, à 70 M€, cela fait un peu cher du fil d'actualité.

Le financement de ce projet, et l'annonce qui l'a entouré, révèle un autre problème qui cohabite et contraste avec le précédent : le biais long-termiste (1) des chemins de fer français, où l'annonce d'un grand projet pour dans trente ans tient lieu de politique et camoufle la panne de stratégie. De ce point de vue, le projet d'Hyperloop, ceux de TGV "POCL" ou de tunnel Lyon - Turin, bien qu'opposés du point de vue technique, sont les symptômes de la même maladie, celle de l'absence de boussole des chemins de fer français.

Bien cordialement,

Vincent Doumayrou,
Auteur de La Fracture ferroviaire - pourquoi le TGV ne sauvera pas le chemin de fer,
Les Editions de l’Atelier, Ivry-sur-Seine, 2007. Préface de Georges Ribeill.
=-=-=-=-=-
Note (1) : rendons à César ce qui est à César, le mot de "long-termiste" est apparu sur le blog Transportrail :
http://transportrail.canalblog.com/archives/2016/05/04/33...
Signez la pétition pour la défense de la ligne Clermont-Ferrand - Saint-Etienne :
https://www.change.org/p/rregeffe-boen-fr-sauvez-ligne-fe...
=-=-=-=-=-

Pour me contacter : vincent-doumayrou{a}laposte.net

08:07 Publié dans SNCF, TGV | Lien permanent | Commentaires (0)

SNCF : l'Unsa suspend son préavis de grève reconductible

Bonjour,

Malgré cela et que seulement 15% des cheminots sont en grève, nous subissons toujours autant, les usagers sont à bout.

Pourquoi faire souffrir autant ses clients ?

Surtout lorsque l'on interroge les usagers 99% ne savent pas pourquoi : Ils pensent tous que c'est contre la loi El-Komri et non la réforme férroviaire.

Logique nous subissons 36 jours de grève depuis le 1er janvier 2016, Il est impossible de savoir quel est le grand malheur qui touche les cheminots.

SMS reçu hier à 18h46 :

SNCF INFO TRAFIC: Compte-tenu de la poursuite du mouvement de grève en cette veille de week-end et des intempéries qui frappent une partie de la France, SNCF recommande aux personnes qui le peuvent de reporter leurs voyages. Plus d'information sur le site SNCF TER Rhone-Alpes page grève. Stop SMS au 38638.

=> Ben voyons on ne prend pas le train de gaieté de cœur, nous n'avons pas le choix de voyager 3 jours par semaine debout et serré comme des sardines, si on a la chance de pouvoir monter.

Merci à Nicolas pour l'article

Eric

 

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2016/06/02/97002-2016060...

Par Lefigaro.fr avec AFP Mis à jour Publié

L'Unsa-ferroviaire, deuxième syndicat à la SNCF, a annoncé jeudi "suspendre son préavis" de grève reconductible lancé mardi soir tout en affirmant ne "rien s'interdire dans les jours à venir" pour "maintenir la pression sur les négociations" des conditions de travail des cheminots.

Un porte-parole du syndicat a précisé à l'AFP qu'il ne "lèverait formellement son préavis qu'après l'ultime table ronde de négociation avec la direction" que le syndicat demande "d'avancer à vendredi", au lieu de lundi. Après le retrait de la CFDT lundi et celui maintenant de l'Unsa, les seules organisations représentatives à la SNCF appelant encore à la grève reconductible sont la CGT-cheminots et SUD-rail.

 
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