Avertir le modérateur

22/05/2018

Grève du Mercredi 23 Mai 2018 (jour perlé)

Bonjour,

La SNCF nous a mis a disposition (en avance sur l'horaire prévu !) les horaires pour demain Mercredi 23 Mai:

https://www.ter.sncf.com/auvergne-rhone-alpes/horaires/gr...

01 - Lyon - Bourgoin - Grenoble

Grenoble - Bourgoin-Jallieu - Lyon / mercredi 23 mai

54 - Chambéry - Lyon

Chambéry - Lyon / mercredi 23 mai

62 - Grenoble - St André le Gaz

Grenoble - St-André-le-Gaz / mercredi 23 mai

Mis à jour le mardi 22 mai à 16h30

Dette SNCF: le gouvernement prévoirait de reprendre 35 milliards d'ici 2022

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2018/05/22/20002-20180...

Dette SNCF: le gouvernement prévoirait de reprendre 35 milliards d'ici 2022
La reprise de la dette de la SNCF figure parmi les revendications des syndicats (photo d'illustration). GERARD JULIEN/AFP

Cette reprise de la dette du groupe ferroviaire se ferait en deux temps, en 2020 puis en 2022, selon des informations du journal LesEchos. Le Sénat doit entamer cette semaine l'examen du projet de loi «pour un nouveau pacte ferroviaire» contesté par les cheminots.

Alors que le Sénat entame cette semaine l'examen du projet de loi «pour un nouveau pacte ferroviaire» contesté par les cheminots, la question cruciale de la reprise de la dette de la SNCF serait sur le point de se clarifier. Selon Les Échos , le gouvernement prévoirait la reprise d'environ 35 des 47 milliards d'euros de dette de l'opérateur ferroviaire. Le premier ministre Édouard Philippe doit recevoir successivement vendredi les syndicats de cheminots pour leur préciser les modalités retenues pour cette opération. L'évolution du groupe ferroviaire vers le statut de société anonyme imposant à SNCF Réseau de contenir sa dette en deçà de 10 à 12 milliards d'euros de dette, «le projet du gouvernement serait de délester à terme d'environ 35 milliards la future société», détaillent Les Echos.

Au début du mois de mai, Édouard Philippe avait précisé que s'il n'était plus question de revenir sur le statut des cheminots, dont la suppression était actée, il était ouvert à la discussion sur la dette du groupe. D'après le quotidien économique, cette reprise partielle se ferait en deux temps: une première partie en 2020 puis une seconde en 2022.

Contenir la dette sous les 10-12 milliards d'euros

Le gouvernement - qui souhaite que le système ferroviaire revienne à l'équilibre financier d'ici 2022 - compte atteindre cet objectif «par une diminution de la charge de la dette, des gains de productivité supplémentaires par SNCF Réseau, et une contribution financière accrue de SNCF Mobilités, l'entité chargée de faire rouler les trains», précise le quotidien. Concrètement, l'État entend réduire les intérêts liés à la dette et qui coûtent chaque année 1,5 milliard d'euros. Il souhaite ensuite faire contribuer davantage SNCF Mobilités en exigeant plus de productivité et d'économies: l'effort demandé devrait ainsi passer de 2,3 milliards d'euros à 3 milliards. La fin des embauches au statut devrait par ailleurs permettre 10 à 15 millions d'euros d'économie supplémentaire à partir de 2020.

La reprise de la dette - au moins partiellement - figurait parmi les revendications des syndicats, qui mèneront mercredi et jeudi le onzième épisode de la grève en pointillé entamée le 3 avril et programmée jusqu'au 28 juin. Une grève qui «va coûter jusqu'à 350 ou 400 millions d'euros», selon le PDG de la SNCF Guillaume Pepy, interrogé ce matin sur CNews.


L'exécutif reste ferme mais se dit prêt à des concessions

Le gouvernement se montre en revanche inflexible concernant la suppression du statut des cheminots, qui ne seront plus recrutés à ce statut à partir du 1er janvier 2020, ainsi que sur l'ouverture à la concurrence. «Nous avons demandé au niveau du gouvernement un moratoire d'un mois pour négocier, notamment sur la question du statut», expliquait ce matin le secrétaire général de FO Pascal Pavageau, sur Public Sénat. «Le gouvernement en profite pour casser le statut», a-t-il également déploré.

Selon Les Echos, lors de l'examen du texte au Sénat, le gouvernement prévoit tout de même d'introduire par voie d'amendement certaines concessions faites aux organisations réformistes (CFDT et Unsa) pour tenter de mettre fin au conflit social le plus dur du début du quinquennat. Une moindre hausse des péages ferroviaires dans les années à venir et une augmentation des investissements destinés à rénover le réseau sont notamment évoquées. Mais selon Les Echos, l'exécutif compte tout de même «inscrire dans la loi qu'en cas d'appel d'offres perdu par la SNCF, si les volontaires ne sont pas suffisamment nombreux, certains cheminots seront obligatoirement transférés vers le nouvel opérateur».

SNCF : les trois quarts des Français et des usagers du train favorables à la réforme ferroviaire

http://www.lemonde.fr/economie/article/2018/05/22/les-tro...

Un sondage mené pour le compte de la SNCF ne montre aucune bascule de l’opinion en faveur des grévistes, malgré la durée du conflit.

LE MONDE ECONOMIE | • Mis à jour le | Par Éric Béziat

Manifestants et voyageurs lors de la journée de grève contre la réforme de la SNCF, à Paris, le 14 mai.Manifestants et voyageurs lors de la journée de grève contre la réforme de la SNCF, à Paris, le 14 mai. FRANCOIS / AP

Le conflit à la SNCF vient d’entrer de plain-pied dans une semaine capitale qui verra le texte de la réforme ferroviaire examiné par le Sénat et des annonces importantes du premier ministre Edouard Philippe sur la dette de la SNCF.

Selon Les Echos du mardi 22 mai, le gouvernement prévoit la reprise d’environ 35 milliards des 47 milliards d’euros de dette de SNCF Réseau en deux temps – en 2020, puis 2022 – et s’apprête à annoncer un surcroît d’investissement de 700 millions. Voilà qui pourrait remonter le moral des cheminots en lutte contre la réforme, car du côté de l’opinion publique, la bataille est loin d’être gagnée.

Alors que le Journal du dimanche (JDD) indiquait, dimanche 20 mai, dans son onzième baromètre IFOP sur la grève SNCF, que le soutien au mouvement de protestation restait minoritaire (42 %), un autre sondage en ligne effectué auprès de 1 000 personnes pour le compte de la SNCF, et que Le Monde a pu consulter, révèle qu’une grande majorité de Français (75 %) trouve justifiée la réforme du système ferroviaire mise en œuvre par le gouvernement.

Cette enquête, diligentée également par l’IFOP du 9 au 14 mai, est la cinquième du genre commanditée par la direction de l’entreprise ferroviaire depuis le début du mouvement. Elle montre une stabilisation des perceptions par rapport aux vagues précédentes. Un détail rend l’étude particulièrement intéressante : l’opinion des clients et des usagers de la SNCF est isolée.

Réduction des clivages

Le sentiment de ces derniers se distingue très peu de celui de la moyenne des Français : 76 % des clients trouvent la réforme justifiée et 57 % d’entre eux considèrent que les cheminots ont trop d’avantages (58 % pour l’ensemble des Français).

Pas d’empathie avec les grévistes, donc, mais plutôt un rejet d’autant plus fort que les personnes ont été gênées par le conflit : 54 % des utilisateurs réguliers du train et 57 % des usagers des TER et Intercités (les plus touchés par le mouvement) se déclarent opposés ou hostiles à la grève, contre 51 % pour l’ensemble des Français. L’un des autres enseignements de cette enquête est la réduction des clivages (jeunes/vieux, public/privé) pour aller vers une moyenne autour de 70 % -75 % en faveur de la réforme.

« Ne pas voir l’opinion basculer en faveur des grévistes lors d’un conflit aussi long est quasiment inédit, remarque Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’IFOP. Cela a été constaté seulement lors de la réforme des retraites en 2007, mise en œuvre par Nicolas Sarkozy. Et encore, à l’époque, l’opinion avait tendance à critiquer le rythme trop rapide des changements. En 2018, ce n’est pas le cas. »

Les syndicalistes cheminots trouveront quand même dans ce sondage de quoi apporter un peu de carburant à leur lutte : 70 % des Français (+ 4 points) pensent que la privatisation à terme de la SNCF est inéluctable et 62 % (+ 4 points également) que l’on se dirige tout droit vers la fermeture de nombreuses petites lignes.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu